"Soleil d’hiver est né un soir de rage.
Un soir de mal. Comme une dernière tentative d’auto-médication contre une douleur tenace.
[...]
Mal de France
[...]
Mal de Chrétienté
[...]
Soleil d’hiver fut un pélerinage. Un long chemin vers un ailleurs indéterminé, vers un espoir de guérison, comme ce paralytique qui descend à travers un toit défoncé.
Pèlerinage à étapes, bornes d’un chemin difficile où je n’ai rien appris que je ne sache déjà mais où ce que je savais depuis si longtemps m’est simplement descendu de la tête au cœur.

Oui tout cela je le savais, comme le savant sait plein de choses que, pour autant il ne voit pas, il ne vit pas, jusqu’au jour où …..
« De vos cœurs de pierre, Je ferai des cœurs de chair »
Il est ressuscité !
En vérité, Il est ressuscité !
En vérité, Il est ressuscité !
Cri de victoire, ébahi, sans cesse répété depuis deux mille ans par cette Eglise Orthodoxe, pauvre, humble, un peu anarchique parce que libre comme le sont les enfants de Dieu et qui chante la joie de Pâques comme personne, parce que, comme personne, elle a gardé intacte et inaltérée la Bonne Nouvelle.
Contre cette joie, contre cette victoire déjà acquise, actuelle, le Mal ne peut faire qu’une chose : « Pchit » comme dit l’autre. Evanoui, vaporisé, « miragisé » le Menteur !
Oh, bien sur, le mirage continuera, jusqu’à la fin des temps, et en abusera encore beaucoup.
Et c’est contre la rémanence de ce mirage qu’il faut savoir quoi faire.
[...]"
C'est un bel extrait de l'auto-épitathe de "Soleil d'Hiver". Le printemps est là, Ivan s'est entretemps pleinement tourné vers l'Unique Soleil.
Il nous y invite toutes et tous, nottament par le témoignage puissant, bouleversant, du parcours du père Cistercien Placide Deseille, devenu l'higoumène Placide l'Athonite.
Lisez, relisez Soleil d'Hiver. C'est une bouffée de bonne humeur qui se cache derrière des déchirements à la Charles Péguy, des hurlements à la Georges Bernanos, des pamphlets à la Léon Bloy, des élans poétiques à la Ronsard.
Bon vent sur la vraie Barque de Pierre, moussaillon, celle qui ne prend pas l'eau, même si tout autour ça bouillonne pas mal. Il manque des bras à tous les postes. Et je m'en vais justement aller briquer un peu le pont, que j'ai souillé de mes propres vomissures pas plus tard qu'hier encore, vomissures où tel le petit chien je reviens sans cesse. Je penserai à te relire de temps en temps, Ivan, frère en Christ et en Eglise à présent. Histoire d'un peu moins retourner à mes errements si récurrents.
Merci!
Jean-Michel
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