Nous avons de la chance, à la campagne, de voir pulluler les hirondelles. Et les moustiques se font dévorer par nuages entiers. Pourtant, des gens mal informés préfèrent protéger leurs coins de fenêtres, occupés quelques semaines durant par nos jolies "hirondelles de fenêtres"... et ensuite, ils doivent asperger leurs maisons avec des produits toxiques pour eux et pour leurs enfants et tout ce qui vit dans la maison.Car contrairement aux hirondelles, garanties 100% non-toxiques, il n'existe pas le moindre produit pour tuer les moustiques qui ne soit pas aussi au moins partiellement toxique pour les autres êtres vivants. Dont nous...
Seuls les répulsifs naturels sont sans danger (citronelle, lavande, etc). Et les hirondelles :-)
Voici quelques ballets aériens & nourriciers de nos amies les hirondelles, à la ferme (logement au-dessus d'un tube néon, dans une étable!) ou dans la cour d'une ancienne école communale.


Prendre le temps de regarder, émerveillé, les couchers de soleil, les fleurs, les enfants, les mille et une beautés du quotidien, se remplir l'oeil, sentir les parfums de la création et de la vie, faire prier ses yeux et son nez. Nos oreilles accueillent les sons de la vie, le
bruissement du vent dans les feuilles, le crissement de la neige
sous nos raquettes, le cliquetis des branches givrées, le chant des hirondelles, le clapotis du ruisseau qui coule sur les roches, le roulement des vagues de la mer sur la plage.
Lucien Coutu, La méditation hésychaste, p. 32.
bruissement du vent dans les feuilles, le crissement de la neige
sous nos raquettes, le cliquetis des branches givrées, le chant des hirondelles, le clapotis du ruisseau qui coule sur les roches, le roulement des vagues de la mer sur la plage.Lucien Coutu, La méditation hésychaste, p. 32.

"Mais Guthlac était patient, même avec les créatures sauvages. Petit à petit, les animaux et les oiseaux commençèrent à lui faire confiance, comme à un ami. Un saint homme appelé Wilfrid visita Guthlac un jour, et fut étonné de voir 2 hirondelles se posant sur ses épaules, puis lui sautillant dessus. Guthlac lui dit : "N'as-tu pas appris, frère, que celui qui aura mené une vie conforme à la volonté de Dieu, les bêtes sauvages et les oiseaux lui deviendont intimes, comme pour ceux qui quittent le monde, les Anges se rapprochent?".Vie de saint Guthlac, ermite de Croyland (+ 714, fête le 11 avril)
(détail : saint Guthlac et sa soeur, sainte Pega)

Et cet automne, si vous prêtez bien l'oreille,
et êtes suffisament ami de la Création,
Peut-être que Dame Nature vous fera une fleur,
peut-être pourrez-vous, vous aussi,
comme Théophile, entendre et comprendre
ce qui se dira, dans le ballet des hirondelles

en partance vers le Levant...
Déjà plus d'une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis ;
Soir et matin, la brise est fraîche,Hélas ! les beaux jours sont finis!
On voit s'ouvrir les fleurs que garde
Le jardin, pour dernier trésor :
Le dahlia met sa cocarde
Et le souci sa toque d'or.
La pluie au bassin fait des bulles ;
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules :
Voici l'hiver, voici le froid !Elles s'assemblent par centaines,
Se concertant pour le départ.,

L'une dit : « Oh ! que dans Athènes
Il fait bon sur le vieux rempart !
« Tous les ans j'y vais et je niche
Aux métopes du Parthénon.
Mon nid bouche dans la corniche
Le trou d'un boulet de canon. »
L'autre : « J'ai ma petite chambre
A Smyrne, au plafond d'un café.Les Hadjis comptent leurs grains d'ambre
Sur le seuil, d'un rayon chauffé.« J'entre et je sors, accoutumée
Aux blondes vapeurs des chibouchs;
Et parmi des flots de fumée,
Je rase turbans et tarbouchs.»
Celle-ci : « J'habite un triglyphe
Au fronton d'un temple, à Balbeck.
Je m'y suspends, avec ma griffe
Sur mes petits au large bec. »
Celle-là : « Voici mon adresse :Rhodes, palais des chevaliers ;

Chaque hiver, ma tente s'y dresse
Au chapiteau des noirs piliers. »
La cinquième : « Je ferai halte,
Car l'âge m'alourdit un peu,
Aux blanches terrasses de Malte,
Entre l'eau bleue et le ciel, bleu. »
La sixième : « Qu'on est à l'aise
Au Caire, en haut des minarets !
J'empâte un ornement de glaise,
Et mes quartiers d'hiver sont prêts. »
« A la seconde cataracte,
Fait la dernière, j'ai mon nid ;
J'en ai noté la place exacte,
Dans le pschent d'un roi de granit. »
Toutes : « Demain combien de lieues
Auront filé sous notre essaim,
Plaines brunes, pics blancs, mers bleues

Brodant d'écume leur bassin ! »
Avec cris et battements d'ailes,
Sur la moulure aux bords étroits,
Ainsi jasent les hirondelles,
Voyant venir la rouille aux bois.
Je comprends tout ce qu'elles disent,
Car le poète est un oiseau ;
Mais, captif, ses élans se brisent
Contre un invisible réseau !Des ailes ! des ailes ! des ailes !
Comme dans le chant de Ruckert,
Pour voler, là-bas avec elles
Au soleil d'or, au printemps vert !
Théophile Gautier, poète Français (1811-1872)
"Ce que disent les hirondelles", du recueil "Emaux et camées"

Gaston Lagaffe, grand écologiste
devant l'Eternel, doux rêveur au
si grand coeur.
Dessin provenant du site internet :
http://lagaffemegate.free.fr/


Tombé le nid!
Envolés, les petits!
Bonne chasse aux moustiques!
Envolés, les petits!
Bonne chasse aux moustiques!

Le soleil se couche.. les moustiques sortent.. les hirondelles aussi!

(Extraits d'un exposé scolaire de 3ème année primaire,
réalisé par un de nos enfants.)
réalisé par un de nos enfants.)


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