"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

12 juillet 2006

Le monde occidental est déprimé à cause de la solitude spirituelle et la nostalgie de la tradition Chrétienne

Archiprêtre Vsevolod Chaplin
http://www.interfax-religion.com/?act=news&div=1710
12 Juillet 2006, 11:44
Moscou, 12 juillet, Interfax – Un des principaux problèmes spirituels que l'Occident expérimente de nos jours, c'est la solitude spirituelle, pense
l'archiprêtre Vsevolod Chaplin, vice-président du département des affaires ecclésiales externes du Patriarcat de Moscou.
"S'étant séparé de l'Empire Romain d'Orient et l'ayant spirituellement anathémisé, puis ayant envahi et pillé Constantinople, l'Occident, pour utiliser la métaphore catholique-romaine favorite, a commencé à ne respirer qu'avec un seul poumon. Pour faire simple, il a commencé à suffoquer, dès lors affaiblissant l'organisme par des congestions," écrit le père Vsevolod dans une autre partie de ses chroniques titrées "Bribes", publiées dans l'édition de juillet du quotidien Pravoslavnaya Moskva.
D'après le prêtre, "le monde éclairé ["des Lumières"], ayant réduit toutes les nations en esclavages sauf la Russie et la Chine mais n'ayant rien appris d'aucune... s'est profondément établit dans son 'auto-suffisance' et s'est persuadé qu'il était à lui tout seul le modèle idéal pour tous."
"L'Occident n'entend pas les critiques venant de l'extérieur, alors que la critique interne est de plus en plus banale et aveugle. Sa solitude grandit," remarque le p. Vsevolod dans ses notes.
Il partage aussi à ses lecteurs la conclusion qu'il a tiré de contacts avec nombre d'Européens, tant croyants qu'incroyants, disant que ce qui était typique chez eux de nos jours, c'était "une détresse intérieure à propos de leur propre tradition Chrétienne."
"D'un côté, ils s'en sont séparés pour de bon, l'ayant ensevelie sous les cendres des révolutions et les masses de dépliants publicitaires à propos de la rénovation ecclésiale. Mais ils en sont toujours nostalgiques. En effet, ils se sentaient si bien lorsqu'elle était là," note le p. Vsevolod.

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