"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

25 septembre 2006

SAINT MATERNE, APÔTRE DE LA BELGIQUE ET LA PRIMO-ÉVANGÉLISATION DES GAULES

En cette fête du saint patron de ce site, mais qui est avant tout le saint évangélisateur de mon cher pays, voici un texte assez touffus, dense et un peu brouillon, avec des redites, des approximations, tout ce qui fait que je suis limité, et texte que pourtant j'ose jeter "en vrac" sur la toile, épuisé par un tas de soucis (dont la santé). Je ne fignolerai pas cette année. Peut-être l'an prochain, si Dieu me prête vie. Texte sans prétention scientifique ou universitaire - je ne suis ni l'un ni l'autre : je ne suis qu'un gros rien, c'est tout.

N'hésitez pas à y apporter contribution (positive et constructive, merci), par le biais du bouton "commentaire" en bas de page. Je ne censure rien - il y a déjà des injures qui m'ont été adressées et que vous avez pu voir publiées, elles ne font que confirmer que je ne suis qu'un vil pécheur. Mais les "hors propos" n'apportant rien, je les laisse au domaine du courriel privé.


Primo-évangélisation.

Entre la Tradition et les petites "traditions", les légendes hagiographiques et les légendes tout court, voire les mythes, entre la froide étude qui ne tient compte que de documents écrits sans tenir compte si la culture analysée avait la même culture de l'écrit et de la "preuve" que l'analyste, et aussi l'attitude de tout prendre pour argent comptant, il y a bien de l'espace. Ce texte sans prétention est là pour essayer de rendre sa place au saint patron de ce site internet, saint Materne, que nous refêtons ce jour. Le 20 septembre 2003, pour la première fois depuis que la politique avait arraché notre pays à la Foi Chrétienne et l'avait fait basculer du côté du Schisme de Rome, une Icône de saint Materne a été consacrée en notre pays. Réalisation en Belgique mais dans un monastère dépendant du patriarcat de Moscou. Et le premier Office à saint Materne le 25 septembre 2003, mais par un prêtre dépendant du patriarcat de Constantinople.

N'est-ce pas paradoxal que celui qui a amené le saint Évangile chez nous y soit placé au rencart? Ou l'illusoire "chrétienté", cette institution séculière qui a remplacé l'Église du Christ en nos pays après la déchirure, n'a-t'elle pas intérêt à prolonger cet oubli? En tout cas, la remplaçante, pour faire oublier l'imposture, a très rapidement remplacé nos saints, les vrais, par une collection de gens de sa boutique, prêchant des idées nouvelles contraires à la Foi salvatrice .. qu'un saint Materne était venu prêcher ici. On comprend mieux pourquoi dans cette Institution séculière, qui a son siège dans l'État du Vatican, on préfère passer sous silence tous les évangélisateurs et grands docteurs de l'Église Indivise. Que ne se laissent-ils toucher au fond de leur âme?! Tout changerait, pour le bien de l'humanité! C'est tout le bien que je leur souhaite.

Enfin, essayons, modestement, chez nous, de retrouver ce fil d'Ariane que nous avons perdu, c'est déjà difficile de le faire pour soi-même...

Pour en revenir à ces évangélisateurs, les scientifiques qui font du bon boulot pour dégommer les faux (voir plus loin) ont souvent tendance, le faisant "hors de l'Église", à finir par tout supprimer – aussi érudit soit-on, et véritable érudit, il manquera toujours cette petite touche qui fait la différence, celle du sceau de l'Esprit, que seule l'Église sait dispenser... Ils suppriment donc des tas de choses en oubliant que si saint Paul parle de cette diffusion de la Foi dans tout l'empire, à savoir "dans le monde entier" de l'époque – dans l'épître aux Romains 1,8; 10,18; cette célèbre lettre où il s'adresse aux Chrétiens de l'Église du Christ qui est à Rome, sans ne fut-ce que mentionner saint Pierre, démontrant que contrairement à la Galatie (cfr Gal. 2), ce dernier n'y était pas encore venu à la fin des années 50. Saint Paul parle aussi de cette diffusion de la Bonne Nouvelle dans tout l'empire dans son épître aux Colossiens (1,6). C'est donc que la sainte Église, par la bouche & la plume de l'Apôtre des Nations, enseignait ce fait depuis le milieu du premier siècle! On n'est pas dans la légende mais dans le fait. Saint Paul aurait prêté le flanc à la critique la plus facile s'il avait inventé de toutes pièces. Il avait déjà assez difficile à faire avec la défense de la doctrine pour prendre le risque du mensonge facile à but d'auto-glorification de l'Église – c'est un vrai saint, un fidèle docteur, très orthodoxe, pas un zazou..
Comment alors aller écarter et rejeter comme "fables pour bonnes femmes crédules" l'intégralité des textes parlant de cette primo-évangélisation, quand c'est au coeur même des textes canoniques qu'elle est enseignée et annoncée?! Que les détails ne concordent pas, d'accord, que du merveilleux un peu stéréotypé y revienne, pourquoi pas, qu'il y a ait nécessaire analyse pour tirer le vrai du faux, oui, mais de là à dire que tout est faux et à repousser systématiquement à des périodes fort tardives les évangélisations de nos régions, c'est se retrouver avec un gros problème : comment expliquer ce foisonnement d'églises et lieux de cultes aux fondations archéologiquement prouvées si anciennes?

Hors de la sainte Église aussi, cette évangélisation est confirmée. Prenez par exemple Sénèque: "Une religion, qui avait naissance sous Tibère, avait déjà gagné toutes les parties de l'empire sous Néron" (et souvenons-nous que Néron se sentait menacé par cette "sédition" intérieure).
On a vu aussi avec les historiens romains que sous l'empereur Claude, avant que saint Pierre ne vienne à Rome, l'Église était DÉJÀ fondée ("Vies" par Suétone : Claude, ch. 25,11). Les pèlerins qui sont venus au Temple à la Pentecôte, par milliers, venant d'un peu partout dans tout l'empire (cfr Actes 2,9-10), transformés radicalement par l'expérience du Dieu Vivant, sont repartis pour la plupart chez eux. Se sont-ils tûs? Mais comment pourrait-on taire une telle nouvelle (cfr Actes 4,20)? La primo-évangélisation, ce n'est pas faire apprendre par coeur un traité de théologie aux gens, c'est leur annoncer le Christ Ressuscité, la déification, dès ici bas la participation au Dieu Vivant, et le Royaume après la repentance - un saint Patrick ne prêchera rien d'autre d'ailleurs, montrant bien cette continuité apostolique.

Mais, "objection votre honneur", ces évangélisateurs précoces, dans quelle langue parlaient-ils pour que les peuplades puissent les comprendre? Ceux qui sont rentrés chez eux parlaient la langue de chez eux. Simple. Les autres? Pour la classe dirigeante, du grec est prévisible. Du latin en partie pour les autres. MAIS ne négligeons surtout pas les populations d'origine Celtique qui habitaient la Galatie – les célèbres Galates – dont saint Jérôme rapporte l'origine : TRÊVES! Et que lisons-nous chez saint Irénée de Lyon, dans sa préface à son chef d'oeuvre "Contre les Hérésies", pr. 3? "Tu n'exigeras pas de nous, qui vivons chez les Celtes et qui, la plupart du temps, traitons nos affaires en dialecte barbare, ni l'art des discours, que nous n'avons pas appris[...]"
Primo, saint Irénée dit qu'il est chez les Celtes, et il est à Lyon. Secundo, il dit qu'il parle en dialecte "la plupart du temps". Il vient d'Asie Mineure, où se trouve la Galatie. Il comprend la langue du pays. C'est pas moi qui le dit, c'est saint Irénée. En faire un "Grec" est un peu léger.
Le pr. Henri Hubert, dans sa "somme" reparue chez Albin Michel en 2001, "Les Celtes", mentionne même qu'un savant linguiste a retrouvé dans les fragments grecs de "Contre les Hérésies", texte qui sera la base de la traduction latine ultérieure (et qui, elle, est entière) des traces montrant que le texte a été traduit d'une autre langue vers le grec, ou contient tout le moins des traces nettes d'une habitude de dialecte. Et c'est un dialecte celtique. Je n'ai pas réussi à retrouver cet après-midi, dans les 725 pages de la réédition en petits caractères, où se trouvait la référence, mais dès que je met la main dessus, je rajoute l'info!

Ne nous égarons pas trop vite et revenons à la diffusion de l'Évangile dans nos contrées! Saint Justin le Philosophe et Martyr, dans son "Dialogue avec le Juif Tryphon", chap. 117, page 279 dans la traduction des éditions Migne rapporte bien clairement qu'en 140, époque vers laquelle il écrivait, l'évangélisation avait touché toutes les parties de l'Empire et ... au-delà..
On aura confirmation de cette évangélisation dans les Indes par l'Apôtre saint Thomas par les témoignages de Panthène, saint Clément d'Alexandrie, etc. A la fin du 2ème siècle, cette diffusion ad extram ne s'est pas arrêtée, saint Irénée de Lyon le dira, comme un saint Cyprien de Carthage au début du 3ème siècle, saint Hilaire de Poitiers, saint Jérôme, saint Ambroise de Milan au 4ème siècle, etc. Donc que ce soit hors des frontières de l'empire romain ou en son sein, c'était un fait accompli. Très important, factuel : les Romains n'auront de cesse de s'en plaindre, un Pline le Jeune demandera en 110 ce qu'il fallait faire avec ces Chrétiens. Tacite (Annales, 15, ch. 44) parle aussi de nous, sous Néron. Partout dans l'empire, la Bonne Nouvelle s'est répandue. Il y a certes bien des endroits où il n'y a pas encore d'Église locale, c'est certain (c'est pourquoi le mot "catholique", forgé par saint Ignace d'Antioche, ne saurait signifier "universel", mais bien "selon la plénitude"). Mais il n'y a pas de contrée où l'Évangile n'aie pas déjà retentit.

Le sud de l'Angleterre, on en parle dans les Menées. Bon, ok, ce ne sont pas des textes "scientifiques" stricto sensu. Mais quand on parle de saint Joseph d'Arimathie dans un endroit bien précis du Pays de Galles, un comptoir du commerce d'étain vers le Moyen-Orient via l'Espagne, une route pluri-séculaire, si on n'a pas la photo de saint Joseph y débarquant avec une croix en main, on y a tout de même les uniques églises qui lui sont dédicacées depuis la plus haute antiquité. Ca ne s'invente pas. Saint Joseph est partie intégrante dans la Divine Liturgie selon saint Jean Chrysostome, à l'approche du "moment très périlleux".



Pour saint Aristobule, lui aussi dans les Menées, il est aussi très présent dans l'histoire ancienne du sud de l'Angleterre, et rien de rationnel ne permet d'expliquer cette persistance des traditions tant de siècles durant, si ce n'est justement un fondement historique. Et la diffusion du Christianisme.



Tacite rapporte l'accusation que Pomponia Graecina, femme du proconsul Aulus Plautius, en Angleterre donc et sous l'empire de Claude, avait "embrassé une superstition bizarre et étrangère". La seule chose d'étrangère aux Romains était le Christianisme, puisqu'ils avaient même finit par tolérer le Judaïsme et son culte très exclusiviste, pourvu que les sacrificateurs y offrent aussi pour l'empereur.
Et heureux "hasard", on a la preuve matérielle de la Christianisation du sud de l'Angleterre (voir futurs articles ici) au 2ème siècle, de manière très concrète, parmi les tribus Celtiques qui se trouvaient sous domination de Rome, des lieux qui n'avaient pas une influence capitale dans l'empire et les missionnaires y seraient passés... en évitant les Gaules? Restons sérieux!

Et au sud des Gaules? L'Espagne était reliée à l'Italie par la Via Aureliana, la Voie Aurélienne, aboutissant à Cadiz en passant par tout le littoral de la "Provincia", la Provence, cette ancienne terre de comptoirs commerciaux (et culturels) Grecs. Tertullien déclare que l'Espagne est soumise au Christ, elle aussi - Contre les Juifs ch. 7 :
"Qui Dieu le Père prend-il par la main, si ce n'est Jésus-Christ, son Fils, que toutes les nations ont écouté, c'est-à-dire, dans lequel ont cru toutes les nations, et dont le Psalmiste nous désigne ainsi les Apôtres chargés de prêcher son nom : « Leur parole s'est répandue dans tout l'univers; elle a retenti jusqu'aux extrémités de la terre? » Je le demande, en quel autre les nations ont-elles cru, sinon en Jésus-Christ, qui est déjà venu? En quel autre ont cru les nations, « Parthes, Mèdes, Elamites, et ceux qui habitent la Mésopotamie, l'Arménie, la Phrygie, la Cappadoce, le Pont, l'Asie, la Pamphylie, l'Egypte, cette partie de Libye qui est près de Cyrène, et les étrangers venus de Rome? » En qui ont cru les Juifs qui habitaient Jérusalem et les autres nations, telles que les différentes races des Gétules, les frontières multipliées des Maures, les dernières limites des Espagnes, les nations des Gaules, les retraites des Bretons, inaccessibles aux Romains, mais subjuguées par le Christ; les Sarmates, les Dacés, les Germains, les Scythes, tant de nations cachées, tant de provinces, tant d'îles qui nous sont inconnues » et que par conséquent il nous serait impossible d'énumérer?"

Rien de surprenant alors d'y trouver une inscription latine dans la province espagnole de Burgos félicitant Néron de les avoir débarrassés de la "superstition", terme usuel chez les païens de l'époque pour décrire le Christianisme - terme qui sera repris par nos païens depuis 2 siècles, nil novi sub sole. Si l'auteur de la page en lien sur Néron dit que d'après lui, cette inscription est fausse, il ne dit pas pourquoi. Ni comment il s'arrange pour expliquer que saint Irénée, qu'il cite, décrit comme tant d'autres les Églises bien installées en Espagne... Et donc que les évangélisateurs sont bel et bien passés tout au long de cette côte du sud de la Gaule française. Ont franchit le Rhône... qui remonte.. Les Gaules sont encerclées de contrées évangélisées, et elles auraient été oubliées, malgré leur importance? Allons, allons.

Lactance, le poète Chrétien du 4ème siècle dont j'ai cité ici un poème, occasion d'une échappée lyrique sur la pie, nous apprend que Dioclétien (empereur de 284 à 305) a ordonné de détruire les églises situées dans les Gaules ("De mortibus persecutorum" chapitre 15). On était donc d'ores et déjà passé des oratoires et églises en bois à des églises en dur. Comme on en trouve les traces archéologiques en Angleterre, par exemple. La persécution de Dioclétien a eu lieu surtout en Occident. Il n'y aurait pas eu cela s'il n'y avait pas eu forte implantation de l'Église. Donc le fruit d'une évangélisation de longue date.
(Lucius Caecilius Firmianus Lactantius, De mortibus persecutorum)

Et que dire alors du témoignage rapporté par saint Grégoire de Tours, dans son livre 9 de l'Histoire des Francs, ch. 82?
"A la bienheureuse dame Radegonde, en Jésus-Christ fille de l’Église ; Euphronius, Prétextat, Germain, Félix, Domitien, Victoc et Domnole évêques. [...] Ainsi, lorsqu’à la naissance de la religion catholique, les habitants des Gaules commençaient à vivre dans la vénérable enceinte de la foi primitive [...]"
Certes, c'est pour introduire l'information sur le grandissime saint Martin de Tours. Mais que je sache, ce n'est pas au 4ème siècle qu'est née la sainte Église et la Foi Orthodoxe, mais bien en 33 à Jérusalem, lors de la Pentecôte. Donc les évêques, écrivant à la sainte reine et future diaconesse, Radegonde, lui répètent bien ce qui est tradition constante basée sur les faits : dans les Gaules, l'Évangile a été prêché dès les tous débuts de l'Église.

Certains objectent que saint Grégoire n'est pas toujours très précis, et qu'il écrit au 6ème siècle? Reprenons, si vous le voulez bien, le témoignage capital de saint Irénée de Lyon, "Contre les Hérésies", livre 1, chap. 10,2. : "Car si les langues diffèrent à travers le monde, le contenu de la Tradition est un et identique. Et ni les Églises établies en Germanie n'ont d'autre foi ou d'autres Tradition, ni celles qui sont chez les Ibères, ni celles qui sont chez les Celtes, ni celles de l'Orient, de l'Égypte, de la Lybie, ni celles qui sont établies au centre du monde[...]"
Saint Irénée parle DES Églises locales, et il utilise le pluriel pour toute l'Europe depuis l'Espagne jusqu'aux "Celtes" (terme très large dont nous faisions partie) et à la Germanie. Nous sommes donc "en plein dedans".

Alors, est-ce si exceptionnel que la Gaule Belgique, avec son important siège de Trêves, capitale administrative des Romains depuis quelques décennies, se retrouve "ciblée"? Si on a difficile à toucher les "élites" - c'est ainsi que s'appellent eux-mêmes ceux qui vivent dans l'illusion que leur intelligence non-éclairée les rends supérieurs aux paysans - en attendant, parvenir à toucher le coeur et l'âme d'un gouverneur, et c'est toute une province qui verra la persécution cesser et la Bonne Nouvelle progresser. Si c'est le cas pour une simple province, Trêves vaut bien Rome ou Athènes par son importance.

Saint Materne.

Saint Materne venait-il "de Rome"? Figurez-vous qu'une partie de ce que l'on pense savoir sur ce saint du 1er siècle, en réalité, c'est du pipeau. Invention pure et simple. Par Pierre Canisius, un Jésuite du 16ème siècle. Pourquoi sait-on qu'il a menti? (sur ça aussi!) Parce qu'on a des documents d'avant le Schisme, bien clairs, et l'archéologie, etc, je ne vais pas me répéter. Et que l'un ne correspond pas à l'autre. Et qu'il n'y a RIEN de paru entre les derniers documents sur saint Materne, une compilation du 9ème siècle, et Canisius. Rien, strictement rien, qui ne viendrait plaider en faveur des mensonges de Canisius. Or, que vient nous raconter ce grand défenseur de l'Etat du Vatican? Que la Belgique serait "liée" à Rome. Parce que voyez-vous saint Materne étant disciple direct de saint Pierre, et dans leur tête, saint Pierre étant le premier président de l'Etat du Vatican, donc fatalement... On est aux antipodes de la vérité historique bien entendu, et demandez-leur d'apporter des preuves de leurs affirmations! Mais pour ces précurseurs du marxisme, le révisionnisme est une vertu. On a des légions (comme les bêbêtes de l'Evangile) d'exemples du même acabit. Pour être complet et honnête, signalons tout de même que les confrères Jésuites de Canisius connus sous le nom de "Bollandistes" le contrediront..... mais faisant du saint Materne du 1er siècle, épiscope de Trêves et Tongres, une seule et même personne avec le saint Materne de Cologne au 4ème siècle. Comme si tous les ânes s'appelaient Martin et habitaient tous la même prairie..

Quantité d'hagiographies ont été outrageusement falsifiées, sans aucune vergogne, pour répondre à des intentions apologétiques non pas Chrétiennes mais politiques. Strictement politiques, puisqu'un Etat ne saurait avoir d'autre fonction que politique. Allez lire les spécialistes Bénédictins et leur détricotage des inventions et autres fadaises, ils sont très explicites en la matière. Il n'est pas un jour où ils ne trouvent dans le calendrier des calembredaines et autres foutaises que l'on utilise pour affirmer des propriétés et dominations terrestres... et extorquer de l'argent aux simples fidèles, bien entendu, tout cela se terminant en célébrations avec collecte à la clé.

Nous savons donc que saint Materne, et ses frères saint Valère et saint Euchaire sont venus de Terre Sainte. Ils étaient probablement des prosélytes, c'est-à-dire des croyants mais pas d'ethnie juive, donc non-admis dans le "peuple élu" d'après la jurisprudence pharisienne très détachée de la Foi - voyez la généalogie du Christ, on y trouve certaines personnes qui sont entrées dans l'Alliance sans être "ethniquement" liées.
Ces 3 frères ont fait partie de cette nébuleuse tournant autour du Christ dès les débuts. Certains affirment "faisaient partie des 72 Disciples".. oui, pourquoi pas, mais bon, on n'a rien de sûr en la matière, et si on additionne tous ceux que les "petites traditions hagiographiques" présentent comme en faisant partie "à coup sûr" des 70 ou 72, on dépasse très largement le nombre en question. Après tout, saint Paul parle de plus de 500 frères ayant vu le Christ ressuscité (1 Co 15,6) – ce qui, par rapport à la population d'alors et extrapolé par rapport à l'actuelle, doit bien faire un petit cent mille, mais gardons ces 500, ça fait déjà beaucoup de monde. Saint Materne a nécessairement dû en faire partie. Comment tout lâcher et tout risquer, à l'époque, sans avoir eu les exemples précédents montrant que c'était L'UNIQUE voie? Par la suite, sur la parole de ceux qui avaient vu et avaient montré au péril de leur vie, et par le changement radical de leur vie, que ce qu'ils prêchait était bien vrai, d'autres se lèveront, qui n'auront pas vu d'eux-mêmes – voyez les témoignages de saint Polycarpe, saint Ignace d'Antioche, saint Irénée de Lyon, etc. Mais la première génération, elle, a vu le Christ, elle a entendu les saints Apôtres prêcher l'enseignement du Christ. Et poussés par cette force de l'amour de Dieu les dévorant comme un feu intérieur, cette génération s'est répandue comme un feu de savane dans tout l'empire romain, en utilisant les routes militaires & commerciales, les voies navigables aménagées, etc. Tout ce qui avant servait pour mener la guerre et administrer un pays se transforma en formidable outil pour la diffusion de la Bonne Nouvelle!

Donc on pense avec forte certitude qu'ils étaient dans "l'équipe" d'évangélisation montée vers l'Alsace (des sanctuaires du 2ème siècle y existent encore, saint Materne y est vivace). Les chemins par route étaient aussi facilités que par voie navigable. A partir de la conquête de la Gaule française par Iulius Gaius Caesar (et ses célèbres déboires dans une des 2 Gaules Belgique...), des voies de communication seront installées. Il en partira 4 de Lyon : la Gaule française se voyait partagée en 4 zones faciles à parcourir. C'est ce que rapporte Strabon : les commerçants en avaient profité pour améliorer leurs échanges entre Rome et l'Ouest de la Gaule Celtique, à savoir la pointe de Bretagne. Donc la direction de l'Alsace et de la Germanie n'est qu'une formalité en ces régions conquises.

Puis qu'eux ont poussé jusqu'à l'antique capitale de la tribu Celtique Belge des Trévires, à savoir Trêves (aujourd'hui en Allemagne et portant le nom de "Triër"). Ville qui était devenue véritable capitale de l'empire romain suite à sa conquête par César Auguste en 18 avant Jésus-Christ. Et à la fin du 1er siècle, ces 3 saints ont entamé la primo-évangélisation de nos contrées. Au milieu du 2ème siècle, nous avons le nom d'un 5ème épiscope ou évêque, en tout cas chef de communauté Chrétienne, avec son tombeau, etc, - saint Celse - des informations données par un grand évêque de Trêves, Egbert. Or, un 5ème dans la liste, vivant au 2ème siècle, ça ne donne rien de plus que la certitude qu'il y en a eu 4 avant lui :-), et surtout, que le premier sait difficilement remonter à avant les années 70.. d'autant que les 3 premiers étaient les 3 frères en question, et cela a donc été une alternance ou une co-surveillance, épiscope voulant dire "surveillant", avant d'évoluer en signification vers l'actuel sens d'évêque. Ce qui sera plutôt tardif en Occident, comme le rappellent les Bénédictins quand ils évoquent l'histoire "sans oeillères et falsifications" de saint Anicet, l'ami de saint Polycarpe de Smyrne (+ vers 156). Ce saint Anicet que les calendriers actuels de l'Etat du Vatican et la tombe bidon qui s'y trouve appellent "pape" l'a été autant que saint Pierre : il était "presbytre", principal presbytre, mais pas "évêque", ce titre n'apparaissant dans les textes à Rome que vers les années 170, pas avant. Bueno.

Pour revenir à la chronologie à partir de saint Materne, les listes de succession épiscopale sont souvent bancales, voire falsifiées par la suite comme le restant. Et dans les premiers temps, qui s'intéressait dans l'Église à de l'administration? Mais voyons, relisons saint Paul dans sa première épître aux Thessaloniciens ou aux Corinthiens : le Christ, c'est demain matin qu'Il va revenir en Gloire! Par la suite, nos premiers parents dans la Foi ont mieux compris le sens profond des paroles, l'eschatologie s'est affinée. Mais au départ, l'attente, c'était pour du "tout de suite ou très bientôt". Est-ce qu'on perd son temps à construire des édifices dans ce cas? Et à composer des registres d'administration?
Cependant, en recoupant les listes (même falsifiées) avec les données liturgiques les plus anciennes (prières – collectes - et invocations de la Liturgie - diptyques), avec les données des reliquaires, des sépultures et autres monuments, divers auteurs ont finit par reconstituer une suite logique, acceptable, de la succession à Trêves à partir de saint Materne et ses 3 frères,
au moins jusqu'en 314 - et Constantin-le-Grand, puisque ça sera la ville où il grandira et où il fera bâtir la plus grande basilique du nord de l'Europe, encore existante d'ailleurs. Cette liste comporte 25 noms. Pas de place pour des "trous", ça se tient. A tout contradicteur, demandez-lui qu'il vous donne une liste assurée avec les noms des procurateurs Romains de cette période dans les Gaules et dans les Germanies. Et s'il ne trouve pas la liste (ou plutôt "puisqu'il n'aura pas cette liste, inexistante"), dites-lui que la zone n'était dès lors pas occupée... puisqu'il n'y a pas de liste assurée des responsables, pas de preuve écrite... C'est aussi ridicule que ça, mais voilà le genre d'argument utilisé pour rejeter un saint du 1er au 4ème siècle. Retournez l'argument en le dirigeant vers l'administration civile, qui était pourtant bien centralisée et organisée, et présente malgré tout des lacunes monstres, et vous verrez bien la réaction.



Trèves, la monumentale "Porta Nigra" constantinienne.
Pèlerinage famillial du 29/7/2004.
Dans la partie du côté gauche se trouve l'église saint Nicolas de Myre.

Au départ de Trêves, on est à un carrefour de routes. Nous avons la Voie romaine qui va de Reims à Trêves, celle qui va de Bavon via Arlon à Trêves – et une d'Arlon à Tongeren / Tongres, nous y reviendrons. Tout est fait pour faciliter les déplacements. Saint Materne a essaimé le long de la vallée de la Meuse. C'est un fleuve qui servait depuis la plus haute antiquité de canal de communication normal pour le commerce, et donc des établissements, futures villes, se trouvaient tout au long, dans les endroits les plus favorables pour l'installation de l'activité humaine. C'est là qu'on trouvait aussi, inévitablement dans le monde païen, le plus d'esclaves. Le plus de gens pour qui le mot "libération" avait du sens. On voit avec l'épopée des saints martyrs de Lyon – Saint Blandine, etc – que les conversions ont été surtout dans le petit peuple, au départ, mais rares dans l'intelligentsia. Ca n'a pas tellement changé de nos jours... sauf qu'on doit être encore moins nombreux comme Chrétiens en Belgique qu'à la fin du ministère des 3 frères venus labourer et ensemencer les Champs du Seigneur que sont aussi nos contrées.
Est-ce qu'il a pérégriné tout seul? Ca ne ressemble en rien aux habitudes apostoliques. Et les moines comme saint Brendan, saint Columban et consorts, par la suite, reprendront la méthode, et on les voit en groupe, généralement de 12, parcourant l'Europe pour y réensemencer la Foi. Saint Materne et ses disciples, ceux qu'il a formés, peut-être même certains ramenés eux aussi de Terre Sainte, on n'en sait rien, mais ce groupe parcours nos vertes Ardennes et la belle vallée de la Meuse.

Quantité de sympathiques légendes et "petites traditions" viennent perturber la lecture de la Tradition de la sainte Église, et parfois même parviennent à s'y infiltrer... quand tel ou tel hagiographe se laisse aller par le romantisme au lieu de regarder ce que l'Église lui a donné. Ce qui fait que les inventions d'un Canisius ont même réussi à influencer en partie certains textes Orthodoxes, un comble quand on sait que cela donne des prières qui sont dites en église... et le "lex orandi" dans tout ça, qu'est-ce qu'on en fait??
A côté de toutes ces petites histoires qui ne sont pas néfastes en elles-mêmes, peuvent même contenir des faits historiques, il y a surtout la leçon théologique, capitale, que l'on retrouvera proclamée dans la vie de la plupart des Pères et Mères de l'Église "Celtique" dans nos contrées : ce "tout lâcher" pour partir à la suite du Christ. Le "prendre sa croix et suivre le Christ", pour aller, chemin faisant, proclamer le saint Évangile, voilà bien l'exemple, la leçon, époustouflante par son radicalisme, que nous donnent un saint Materne et ses frères.

Les fruits mettront du temps à germer. Si on reprend les données de l'Histoire, on voit que la vallée de la Meuse a été victime de bien des invasions après leur passage d'évangélisation, comme la vallée de l'Escaut. Ce qui est un passage facile pour les évangélisateurs l'est aussi pour les troupes de barbares venus des lointaines steppes..
Mais on voit aussi que par la suite, vienne à passer un seul et unique saint évangélisateur, et refleurisse les communautés. Comme quoi, si ce qui avait été organisé avait en grande partie disparu, quand viendront les saints Chrysole, saint Piat et autres saint Servais, ce qui était encore "à couver sous la cendre" s'enflammait à nouveau. Comme le recommandera au 20ème siècle saint Raphaël (de Brooklyn) quand on n'a plus ou pas de paroisse à proximité, on dit les prières de l'Église chez soi, on y lit l'Écriture Sainte. Et ça, on ne le voit pas de l'extérieur... on transmet la Foi à ses enfants, à sa famille, de manière discrète. Vient un prêtre ou un missionnaire 3 ou 4 générations plus tard, il trouve certes un paquet de païens – demandez à saint Eleuthère, à Tournai.. - mais pas seulement. Il ne repart pas de zéro.

Saint Materne a été le premier à déraciner les ténèbres du paganisme dans nos régions. Ses frères seraient – apparemment – restés sur Trêves, s'occupant de cette ville bouillonnante, polluée par toute l'horreur du paganisme qui accompagnait les bagages des empereurs Romains. Le tristement célèbre Caligula est né à Trêves, ça situe un peu la fange qui y régnait, avant l'arrivée de nos saints Pères!

Une évidence de l'évangélisation locale au 2ème siècle? La présence de Chrétiens dans la Légion romaine stationnée localement, présence si peu discrète qu'on en a retrouvé des inscriptions distinctives.
Legio XXII "Primigenia Pia Fidelis" (22ème Légion de la déesse Fortuna, Pieuse et Fidèle) : Stationnée à Mayence (Allemagne), elle sauvera Trêves, assiégée en 197. Voici les 2 symboles de légionnaires Chrétiens de cette Légion, retrouvés à Arensberg (Land de Hesse), 2 terres cuites



Ces 2 inscriptions sont reproduites dans le volume 7 d'octobre des Bollandistes, dans la vie de Saint Florentin de Trêves, page 33 ("die decimaseptima octobris", édition latine), qui rappellent l'impossibilité de se tromper sur le sens du symbole : saint Clément d'Alexandrie donnait comme signes de reconnaissance des Chrétiens la Colombe, le poisson, la barque... Si quelqu'un veut prétendre que le premier dessin pourrait être autre chose qu'un poisson - un dauphin par exemple - que dire de la croix?! Et pour que des légionnaires Chrétiens en soient à oser graver leur signe de reconnaissance, c'est que nécessairement saint Materne, ses frères et leurs successeurs auront bien oeuvré dans la région. On n'a pas de registre de Baptême signé "saint Materne", on n'a pas de photo de légionnaires recevant le saint Baptême dans leur belle tunique blanche de catéchumènes en route vers le Salut, on n'a rien de tout cela. Mais on a des légionnaires qui osent indiquer clairement qu'ils sont Chrétiens. En une époque où, en certains endroits de l'empire, il est plus prudent de se montrer discret sur le sujet, ici cela ne peut que signifier qu'une partie des dirigeants avait déjà franchit le pas. Enfin, c'est mon opinion et je vous la partage.

Donc côté "canon fumant", on n'a rien. Comme pour 99,9999999% des Chrétiens du premier siècle qui sont présents dans les calendriers de la sainte Église. Mais comme pour nombre d'entre eux, on des traces archéologiques de développements du Christianisme, et des traces bien claires, comme des fondations de bâtiments ecclésiaux, des restants d'objet du culte, etc.
Pompéi et son célèbre cryptogramme du Pater Noster, reproduit par l'abbé Carmignac dans son étude sur le "Notre Père", page 450, édition Letouzey & Ané. En passant, anagramme montrant que si la Bible et les textes liturgiques n'étaient, de ce qu'on en sait avec certitude, pas encore traduits en latin, pour la prière, elle était déjà latinisée à cette époque-là.

Or, Pompéi disparaît sous les laves du Vésuve le 24 août 79. La population était en partie Chrétienne, nous dit l'anagramme.
Aquincum (Budapest, Hongrie), an 108, une autre inscription Chrétienne, sur laquelle on retrouve en anagramme le texte du Pater en latin – nous sommes très loin de l'Italie..

Et enfin, l'anagramme retrouvé à Watermoor, près de Cirencester, dans le Comté de Gloucester.
Ces cryptogrammes étaient une manière déguisée, mais connue, d'exposer la prière sans s'exposer soi-même.

Quel intérêt pour nous d'en parler ici? Nous voyons la prière Chrétienne qui nous "encercle". Voilà des exemples de traces de la plus haute antiquité montrant cette évangélisation "tout autour de nous". Ca vaut tous les documents écrits, toutes les fresques, toutes les Icônes même.

Et on peut suivre la traces des avancées via les datations de ces reliquats d'installation. On voit aussi la progression dans les changements progressifs du comportement des gens – quand un temple païen cesse d'avoir son lot de victimes humaines, ça se remarque aux restes humains qui cessent de s'amonceler à un moment donné.
Pour saint Materne, tout le long de la Meuse – et jusqu'à Walcourt, où se trouve la plus vieille basilique encore existante qui lui soit dédiée, construite au 10ème siècle – on trouve des "traces".

Sont-elles directement de lui, ou de ceux qu'il a formés, qui ont essaimé tout au long de la vallée et jusqu'au creux des Ardennes? Pensons à la fondation de Saint-Hubert, saint Bérégise installant son prieuré sur l'ancien oratoire de saint Materne, 7 siècles plus tard, par exemple. Alors disons que c'est comme le "disciple de saint Pierre" dans le tropaire : si on prend ça au sens strict, historique, on risque de se trouver confronté à un gros problème. On ne sait pas relier ces 2 saints par la Tradition directe, l'archéologie, ou les écrits internes à l'Église (Canisius n'en faisant pas partie, bien sûr). Par contre, si on prend ça au sens spirituel, de la continuité de la mission entamée par un autre "plus loin en arrière", oui, assurément, on pourra parler de disciple. Ne vivons-nous pas du spirituel?

Avant 627, saint Materne était fêté le 14 septembre, comme saint Jean Chrysostome. Puis vint Chosroès, le roi païen de Perse, qui s'empara de Jérusalem, en massacra une partie des habitants et déporta une autre, dont le patriarche. Et vola la Croix du Christ. Ce que l'Histoire nous montre comme ayant été sa plus grosse erreur : il n'aura que des ennuis par la suite... Byzance reviendra en force, et récupérera tout.
Nous fêtons cette victoire le 14 septembre depuis lors, tant en Occident qu'en Orient.
C'est pourquoi saint Jean Chrysostome comme saint Materne, saints "majeurs" par la place qu'ils tiennent vu leur rôle dans la formation de l'Église en tel ou tel lieu, verront leur Fête déplacée. Encore mentionnée au 14 dans certains calendriers, mais déplacée pour la célébration. Saint Materne aura plus de chance : 20 et 25 septembre, comme fêtes principales. Le 29 janvier, fête de son frère saint Valère, on le refête avec leur autre frère, saint Euchaire. Et le 15 septembre, Fête de saint Euchaire, on refête les 2 autres frères, leurs apostolats respectifs étant intimement liés.

Vu tout ceci, tant lors des Vêpres hier soir qu'au cours de la prière familiale de ce soir, nous chanterons d'un coeur battant notre reconnaissance à saint Materne, pour le don de Dieu qu'il nous a fait.

Ah oui, j'oubliais... l'Icône de saint Materne, une vraie, pas un (bri)collage, vous pouvez vous aussi vous en faire réaliser une. Contactez le monastère de la Mère de Dieu à Pervijze (B). Nous l'avons choisie réalisée à l'encaustique (boenwas), l'ancienne méthode, pas avec de l'or, ça donne des couleurs plus "chaudes", mais c'est fragile aussi.


Saint Materne, prie Dieu pour nous!
saint Valere de Treves
saint Euchaire de Treves

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour,
Je découvre votre site au cours d'une recherche concernant l'Orthodoxie.
Devant toutes les précautions prises par vous dans la présentation de votre article, j'ai souhaité le lire avec la plus grande attention... Et je voudrais vous dire que si votre présent travail comporte effectivement les caractéristiques que vous décrivez en préambule, il m'apparaît qu'il en recèle également quelques unes, pour certaines améliorable, mais, plus importantes, d’autres encore portées par la Vie.
Parlons-en si vous le souhaitez.
Merci à vous.
RJ (rjsapidus@hotmail.fr)

Anonyme a dit…

MERCI POUR TOUS!

SALUTATION
+
DE LA GRECE

MERCI+

(ANGEL)+