Familles, Dieu vous aime! ... et l'économie aussi!
Par DAVID CRARY, AP National Writer
Dimanche 8 octobre 2006
(10-08) 14:06 PDT NEW YORK, (AP) -- Laura Bennett ne se sent pas liée par ce qui est conventionnel. Professionnellement, à 42 ans, elle est dans un changement de milieu de carrière, passant à la création de mode. A la maison, elle est maman de 5 enfants – le 6ème arrivant le mois prochain."C'est pas que nous ayons planifié cela à l'avance," dit Bennet. "C'est plutôt que nous apprécions tous les enfants. Nous avons une maisonnée heureuse. Pourquoi ne pas avoir autant d'enfants que nous le pouvons?"
C'est tout juste un fléchissement dans la croissance démographique de la nation – 11% des naissances américaines en 2004 l'étaient chez des femmes ayant déjà 3 enfants, contre 10% en 1995. Mais il semble y avoir une ouverture croissante pour avoir plus de 2 enfants, et dans certains cas plus de 4.
Les raisons sont diverses – cela va du religieux jusqu'à la raison donnée par Bennett, "pourquoi pas?"
Les familles concernées se trouvent dans tous les milieux sociaux, quoiqu'une partie non négligeable de cette croissance est attribuée au "baby boom" dans les riches faubourgs, avec une portion plus importante de familles du haut de la classe moyenne qui décident qu'une maisonnée avec 3 ou 4 enfants peut être à la fois abordable et amusante.
Celles comme Bennett sortent encore du lot. Parmi les autres familles aisées à Manhattan, 3 enfants est en général le maximum – un ou deux étant plus courant lorsque les parents se soucient des frais d'école privée, 25.000 dollars par an, même pour l'école maternelle, et le marché de l'immobilier étant loin d'être orienté vers les familles.
Le mari de Bennett, Peter Shelton, est un architecte apprécié, et la famille peut se permettre les gardes d'enfant pendant que Bennett – qui est aussi architecte de formation – s'occupe de ses aspirations à travailler dans la mode en participant comme finaliste à une émission de télé-réalité "Project Runway." Mais leurs motifs évoqués ressemblent bien à ceux d'autres, ces parents moins riches un peu partout dans le pays qui ont opté pour 5 enfants ou plus.
Le dr. Jeff Brown, un pédiatre affilié au Greenwich Hospital dans les riches faubourgs du sud-ouest du Connecticut, a remarqué une claire tendance au cours des récentes années.
"Je n'entend plus les gens dire 'nous en aurons 2 puis on s'arrêtera', comme j'avais l'habitude d'entendre auparavant," dit-il. "Les gens sont bien plus ouverts pour des familles à 3 enfants qu'il y a 10 ans d'ici."
Cependant, les familles de très grande taille sont rares, dit Brown, en partie parce que nombre de femmes donnent naissance en étant plus âgées – elles n'ont pas leur 3ème enfant avant d'atteindre les 40 ans, lorsqu'envisager un 4ème pourrait sembler intimidant.
Le Département du Recensement dit qu'il n'y a pas de données nationales spécifiant quels secteurs démographiques ont plus d'enfants actuellement. Mais un expert reconnu en matière familiale, le sociologiste Philip Morgan, de la Duke University, dit que cela a du sens que des couples aisés optent pour avoir plus d'enfants alors que diminue la préoccupation à propos d'un surpeuplement global, du fait de la diminution générale du nombre de naissances.
"L'explosion de la population – les craintes à ce sujet ont disparu," dit-il. "Les gens pensaient qu'avoir plus de 2 enfants n'était pas seulement coûteux, mais aussi immoral. A présent les gens disent que si vous savez vous permettre 3 ou 4 enfants, c'est génial."
Cependant, Morgan, qui a 3 enfants, doute qu'il y aura accroissement du nombre de très grandes familles.

"Peu importe l'argent dont disposent les parents, la plupart pensent que chacun de leurs enfants devrait avoir son propre espace et temps," dit-il. "Plus de 4 enfants – c'est alors que les gens commencent à penser que vous êtes fou, que vous n'entretenez pas bien ceux que vous avez déjà."
Bonny Clark, mère de 5 enfants, habitant dans la banlieue de Minneapolis, au faubourg de Cicle Pines, a rencontré un tel scepticisme. Lorsqu'elle se retrouva enceinte de ses jumeaux il y a 4 ans – ayant déjà 3 enfants – certains de ses amis furent consternés.
"Il y a eu beaucoup de commentaires amers, du genre 'si j'avais 3 enfants et devait attendre des jumeaux, je me tuerais'," dit Clark. Agée de 38 ans, elle est au courant de cette rumeur que les familles nombreuses, au moins dans les riches faubourgs, serait un nouveau signe de prestige.
"Je pensais que c'était amusant," dit-elle. "La plupart des gens qui ont beaucoup d'enfants n'ont pas le temps ou l'énergie de se soucier de ce que pensent les autres."
En plus des autres devoirs familiaux, Clark a une charge supplémentaire, qu'elle s'est imposée – l'école à domicile pour ses 5 enfants, des jumeaux jusqu'à leur adolescente. "Une de mes plus grandes difficultés," dit-elle, "c'est que les intérêts de ceux qui ont 4 ans ne sont pas les mêmes que ceux de celle de 13 ans."
Son mari, qui s'occupe du tri du courrier à un collège local et qui est aussi paysagiste, a peu de temps libre, et la famille doit constamment improviser pour boucler son budget.
Carmen et Frank Staicer de Virginia Beach, Va., ont une progéniture encore plus grande – 6
enfants, âgés de 2 à 14 ans. Les 2 plus jeunes – y compris Riley, 2 ans, qui est autiste – restent durant la journée à la maison avec Carmen; les autres fréquentent les écoles catholiques-romaines du coin.Carmen relève les défis d'élever une si grande famille mais elle ne les minimise en rien.
"Il y a de nombreux soirs où je me couche au lit en étant mentalement épuisée, après avoir dû m'occuper des petits durs en école secondaire et de l'orthographe des primaires," dit-elle. "Mais je n'arrive pas à penser à autre chose que je préférerais faire que de m'occuper de ces personnages marrants et merveilleux."
Même avec le salaire de son mari, qui est directeur financier d'un concessionnaire automobile, Staicer dit que la balance du budget familial peut nécessiter d'acheter de l'équipement de sport de seconde main et de réduire la facture alimentaire avec les bons de réductions et les produits en vente rapide. Chaque après-midi de la semaine, elle se transforme en chauffeur, pour conduire ses enfants aux activités extra-scolaires.
Je ne veux pas qu'ils grandissent en pensant qu'à cause du fait que nous avions tant d'enfants, ils n'ont rien pu faire," dit-elle. Ses enfants les plus âgés - Nikolas, 14, et Allegra, 11 – sont parfois fatigués du niveau de décibels dans la maison, mais ils voient aussi les points positifs. Si elle entre parfois en conflit avec un de ses frères et soeurs, dit Allegra, il y a toujours quelqu'un d'autre avec qui jouer.
Un des niveaux de la vie de la maison des Staicers, c'est la laverie – 20 machines pour une semaine normale.
A South Orange, N.J., où Diana et Ronald Baseman ont élevé leurs 10 enfants, les poubelles sont le défi – les employés de la voirie demandaient un pourboire avant de vouloir embarquer toutes les poubelles de la famille.
Les Baseman ont eu 6 enfants biologiques, puis – après que Diana aie fait 3 fausses-couches – ils ont adopté 4 enfants du Guatemala, le plus âgé ayant 8 ans et le plus jeune à peine 1 an.

Un des facteurs était le refus de Diana Baseman, en tant que catholique-romaine, d'utiliser des moyens artificiels de contraception [1], mais déjà étant enfant, elle aspirait à avoir une famille nombreuse.
J'ai tant appris de mes enfants que je ne voudrais avoir appris autrement," dit Baseman.
Même avec ses 2 aînés qui ont une vingtaine d'années et vivent ailleurs, Baseman est toujours occupée avec l'école à domicile pour les autres.
"Ma plus grande frustration c'est que je planifie le travail, et puis il y a une urgence – en pratique, c'est chaque jour le cas," dit-elle. "Mais bien des gens sont fatigués de s'occuper de leurs enfants. Pas moi."
Se trouvant dans des communautés fort éloignées, nombre de parents de familles nombreuses aiment comparer les situations. Plusieurs sites internet sont apparus pour accueillir de tels échanges, y compris LargerFamilies.com, fondé cette année par Meagan Francis de Williamston, Michigan.
Francis, 29 ans, a 4 enfants – moins que nombre de ses visiteurs réguliers sur son site, mais suffisamment pour provoquer des froncements de sourcils dans sa banlieue près de Lansing. "Les gens pensent que je suis folle," dit-elle.
En supervisant le site internet, Francis en a tiré comme conclusion que les familles nombreuses ne correspondaient pas aux stéréotypes qu'on leur impute parfois.
"Certaines sont vraiment religieuses, d'autres pas. Beaucoup pratique l'école à domicile, mais beaucoup d'autres non," dit-elle. "Il y a les mère au foyer, les mères qui travaillent à l'extérieur, certaines avec beaucoup d'argent et d'autres pas... Nous ne rentrons pas tous dans le même moule."
Francis est perplexe par la récente rumeur prétendant que les familles nombreuses seraient un signe de prestige."La majorité des familles nombreuses que je connaît ont dû s'adapter – les enfants partagent les chambres, ils ne reçoivent pas toujours des jouets neufs," dit-elle. "C'est plutôt une question d'apprécier un peu différemment les choses."
Laura Bennett croit que les mères avec beaucoup d'enfants devraient se décider à faire quelque chose juste pour elles-mêmes de manière régulière. Dans son cas, c'est bien s'habiller chaque jour, "ne pas traîner en survêtement et chaussures de sport."
L'aînée de Bennett, une fille née d'un premier mariage, va au collège à Houston. Les 4 enfants qu'elle a eus avec Shelton, des fils de 3 à 10 ans, partagent une chambre avec des lits superposés. Un cinquième frère est attendu pour fin novembre. La réaction principale que Bennett entend de la part de mères avec moins d'enfants c'est : "mais comment faites-vous?".
"Ma répons est : 'je n'y pense pas trop'," dit-elle. "Vous faites ce qu'il faut faire, et vous ne laissez aller que quelques bricoles. N'espérez pas que tout sera chaque jour parfait."
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Sur internet:
http://www.largerfamilies.com/
http://www.thestate.com/mld/thestate/news/nation/15713283.htm
http://www2.ljworld.com/news/2006/oct/09/big families coming back fashion/
http://stmaterne.blogspot.com/2006/11/le-peuple-des-avorts-et-lglise-du.html
L'Office Fédéral des Statistiques l'admet : le plongeon démographique allemand est à présent "irréversible"
Par Gudrun Schultz, BERLIN, Allemagne, 9 Novembre 2006 (LifeSiteNews.com) – (site catholique-romain américain, article en anglais)
Mardi, l'office fédéral des statistiques a dit que la spirale de la perte démographique en Allemagne n'était plus réversible. Le taux de natalité a chuté si bas que même une immigration massive ne pourrait plus compenser. "La chute de population... par lsn@LifeSiteNews.com on 10/11/2006 12:23
http://www.lifesite.net/ldn/2006/nov/06110903.html
Quelques liens en français :
Familles de France :
http://www.familles-de-france.org/
"Asbl Familles Unies", une association catholique-romaine belge :
http://users.skynet.be/bs991384/famunie/
Wallonie : 8,5 mariages sur 10 terminent par un divorce. En Flandre, c'est 2 sur 3, mais 3% de couples se "marient" bizarrement et ne sauront pas avoir d'enfants "naturellement".
http://www.lalibre.be/article_print.phtml?art_id=309476
États-Unis d'Amérique : l'économie va bien grâce à l'immigration bien pensée mais surtout à la forte natalité

Avec autorisation de republication par Europe 1, que je remercie
(Date sent: Wed, 25 Oct 2006 09:44:56 +0200)
Erik Izraelewicz : 300 millions d'Américains, et moi, et moi, et moi
Les Etats-Unis franchissent aujourd'hui le cap des 300 millions d'habitants. Dans la plupart des pays riches, la population stagne, voire diminue, celle des Etats-Unis continue, elle, à augmenter, rapidement, Erik Izraelewicz ? Oui, l'Amérique gagne encore chaque année 2,8 millions d'habitants ; elle se gonfle ainsi de l'équivalent d'une ville comme Chicago. Ce dynamisme démographique, c'est une exception dans le monde, c'est aussi le secret le mieux gardé de la croissance américaine. C'est d'abord une exception. Dans tous les pays développés, la population n'augmente plus que marginalement, elle diminue même parfois comme en Allemagne et au Japon. Aux Etats-Unis, elle continue donc à augmenter - de 1% l'an. A ce rythme, la barre des 400 millions d'Américains pourrait être franchie avant 2050 ! Cette vitalité démographique, c'est ensuite la principale origine de la croissance américaine. Depuis vingt ans, les Etats-Unis font, en moyenne et chaque année, un point de croissance de plus que la France. Ce point-là, ils ne le doivent ni à leur flexibilité, ni à leurs politiques économiques, ni à leur monnaie, le dollar impérial, non, ils le doivent d'abord et avant tout à leur population, à la croissance de leur population. Plus de bras, plus de cerveaux, c'est aussi plus de travail, plus de production, plus de croissance donc. A l'origine de ce dynamisme démographique, il y a la natalité qui reste forte, il y a l'immigration aussi ? Tout à fait. La natalité d'abord. Là où les Allemandes font la grève des maternités, les Américaines continuent à faire des bébés. C'est le premier facteur. Le second, c'est l'arrivée, légale ou non, chaque année, sur le territoire américain d'un million d'étrangers. L'immigration, ce n'est certes pas nouveau : l'Amérique s'est faite par vagues successives d'immigration. Elle reste aujourd'hui une terre d'accueil. Cette immigration, désormais d'origine latinos ou asiatique, c'est pour l'économie américaine, du sang neuf, c'est aussi une concurrence qui conduit à une remise en cause permanente de toutes les positions acquises. Grâce à cette immigration, l'Amérique s'enrichit, chacun de ses habitants aussi. Les Américains pourraient pourtant renoncer à ce moteur de la croissance, l'immigration ? Là-bas aussi, le débat sur cette question est particulièrement vif. Le pays construit ainsi un gigantesque mur le long de la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Objectif : stopper l'entrée des Mexicains sur le territoire américain. La fin de l'immigration, ce serait, à coup sûr, un sacré coup de frein à la croissance des Etats-Unis. Il n'y a de richesses que d'hommes, disait l'humaniste français Jean Bodin. L'Amérique en était, en tout cas jusqu'à présent, la meilleure preuve.
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en Windows Media via l'interface d'Europe 1 :
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