Daniel, une colonne de prière dressée entre Ciel et terre
[Détail touchant : si les Stylites ont été une "spécialité orientale", il s'est tout de même trouvé un Belge pour relever le gant, et ça dans les conditions climatiques bien rudes de nos vertes Ardennes : saint Walfroy. Il n'a pas eu de moins grand honneur que de voir son histoire contée par saint Grégoire de Tours, qui l'a rencontré en personne. Mais c'est vrai qu'il est l'exception dans cette partie-ci de la Chrétienté Orthodoxe du premier millénaire.]
Moins connus et victimes d'une hagiographie tardive et dès lors souvent douteuse (et c'est bien le cas), nous fêtons aussi ce 11 décembre les saints Victoric et Fuscien. En s'épargnant les détails mythiques, on en sait encore ceci. A l'époque de l'empereur Maximin et de sa persécution, ces 2 évangélisateurs ayant parcouru Thérouanne et la Morinie, à savoir les Flandres côtières, se font arrêter par un célèbre préfet romain grand tueur de Chrétiens.
Traduits au tribunal du féroce préfet des Gaules, Rictiovarus, ils subissent un long interrogatoire:
"Quel Dieu adorez-vous? leur dit-il.
– Nous adorons Jésus-Christ, Fils de Dieu, Qui a sauvé le monde après l'avoir créé.
– Quittez cette folie et sacrifiez aux dieux, ou bien je vous accablerai de supplices.
– Quand on sert Dieu, on ne craint pas la mort."
Et ils finissent décapités près d'Amiens, aujourd'hui en France.
Sous leur dédicace, on trouve une église (à présent catholique-romaine) dans le village où ils ont rendu le témoignage ultime au Christ. Sains-en-Amiénois : Eglise Saint Fuscien, Saint Victoric et Saint Gentien. "Cette église modeste renferme un monument funéraire de la fin du XIIe siècle -ou du début du XIIIe siècle- tout à fait remarquable. C'est une grande table de pierre rectangulaire soutenue par six faisceaux de courtes épaves de l'ancienne abbaye, détruite à la Révolution."http://catholique-amiens.cef.fr/firmin/html/patrimoine/amierns.htm






















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