"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

06 avril 2006

Réalisme, Réunification et Rome

realism-reunion-and-rome.html

Dom James (Deschene)

Récemment, un prêtre Anglican (p. David Stokes) convertit au Catholicisme-Romain, invita Dom James à écrire au journal local qui avait publié sa lettre. Un autre lecteur lui répondit; voici la réponse de Dom James:

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Dr. Fritz Wenisch
Département de Philosophie
Université de Rhode Island
24 Septembre 1999

Cher dr. Wenisch:

C'est avec intérêt que j'ai lu votre récente réponse dans le "Providence Journal" sur mon commentaire récemment publié par eux sur la conversion de David Stokes. C'est très flatteur d'être pris suffisamment au sérieux que pour se voir gratifié d'une réponse. Avant d'examiner certains points avec vous, je dirais que j'ai reçu une correspondance chaleureuse et cordiale de la part de David Stokes, lorsque l'article a été publié. Comme je le lui ai signalé, sa conversion ne m'a pas fourni un sujet de critique, mais une occasion de réflexion sur certains problèmes. Il a compris que je n'avais rien suggéré de personnel dans mon commentaire. J'espère que vous comprendrez qu'en ce courrier que je vous adresse, je n'ai nulle intention de critique personnelle, mais souhaite plutôt corriger certaines erreurs ou fausses idées.

La première d'entre elles est partagée par nombre de Catholiques-Romains cultivés. On peut raisonnablement dire que pour la plupart des Catholiques-Romains, les Eglises orientales ne sont qu'une réalité vague et éloignée, y compris ces groupes Uniates qui sont en communion avec eux. Quand aux autres églises – les Eglises Orthodoxes – elles sont en général envisagées comme une sorte de "Catholicisme sans le pape". Vous qui êtes bien plus instruit que la plupart, vous connaissez d'autres différences que vous mentionnez : la discipline du mariage et le problème du "filioque". Vous caractérisez ces différences (y compris celle de l'autorité papale) comme "mineures". Mais c'est précisément en cela que les Catholiques-Romains semblent avoir un étrange aveuglément.

C'est un fait largement reconnu que l'actuel pape espère la réconciliation entre les Eglises orientales et occidentale. Il considère les Eglises Orthodoxes comme Eglises "soeurs" et comme "l'autre poumon" de sa propre église. En bref, il considère la rupture, bien que réelle, comme étant légère et facilement raccommodable; car comme vous et beaucoup d'autres Catholiques-Romains, il commet une grande erreur d'appréciation quant au profond fossé que les Orthodoxes voient, qui existe entre eux et l'église occidentale. Ceci s'est particulièrement remarqué il y a un peu plus d'un an lorsque l'actuel Patriarche oecuménique Bartholomeos est venu en visite aux USA.

Vu sa relation personnelle avec Rome et avec l'actuel pape, nombreux dans le mouvement oecuménique pensaient qu'il poserait quelque geste d'ouverture ou de réconciliation. Au lieu de cela, comme vous vous en rappellerez peut-être, les gens furent choqués de l'entendre calmement décrire le fossé séparant l'Orthodoxe du Catholicisme-Romain comme étant "ontologique" et très profond. Sa vision n'est ni particulière ni isolée au sein de l'Orthodoxie. Mais c'est justement ce que les occidentaux ne parviennent pas à comprendre – c'est que les différences sont profondes et ontologiques, et nullement légères, et dès lors en rien facile à réparer.

Les causes de cette fausse idée sont nombreuses, et il ne me serait pas possible de les expliciter toutes de manière satisfaisante en une lettre. Et bien évidement, moi comme la plupart des Orthodoxes cultivés, nous aspirons comme notre Sauveur à l'union des Eglises. Mais on n'obtient rien de bon en étant aveugle au sujet des différences réelles et considérables. Mieux vaut tirer tout ça au clair et examiner convenablement, afin qu'aucune union superficielle ne voit le jour, qui serait basée sur l'illusion d'une ressemblance si en fait cette ressemblance n'existe pas encore. Dès lors, comme le ferait le Patriarche oecuménique lui-même, je me dois de me démarquer de votre manière de considérer les différences comme mineures.

Bien que quelques portes-parole Orthodoxes très en vue sont très prompts à accepter la notion de l'actuel pape "d'églises soeurs", la très grande majorité des croyants Orthodoxes souscrira à la déclaration d'un évêque Orthodoxe Américain, "L'Epouse du Christ n'a pas de soeurs". Par cela il signifie que l'Eglise Orthodoxe se considère comme étant elle l'Epouse du Christ, l'ayant été sans discontinuer depuis les jours des Apôtres, ne reconnaît aucune église en dehors d'elle-même : il y a une Eglise, une Epouse, et l'église occidentale Latine a chuté hors de cette unité.

Et c'est ici précisément que l'aveuglément précité des Catholiques-Romains a, si ce n'est son origine, au moins ce qui l'entretien. Car les occidentaux ont grandit en étant habitués à considérer l'unité de l'Eglise comme étant enracinée dans une personne ou un office, celui du pape de Rome, et ne conçoivent aucune unité en dehors de cela. L'Orthodoxie n'a jamais connu, pas même aux temps apostoliques les plus reculés, un tel fondement pour l'unité. Le rocher sur lequel l'Eglise est bâtie et unie n'est pas le ministère de Pierre mais la foi de Pierre, et l'unité n'émane pas d'un évêque universel (catholique), mais tient en la communion de chaque évêque Orthodoxe à travers le monde. N'ayant jamais connu un évêque universel monarchique, l'Orthodoxie n'a jamais pensé trouver son principe d'unité dans un tel ministère.

Au contraire, comprenant le profond principe Trinitaire dans les mots du Christ "qu'ils soient un, comme Moi et Toi sommes Un", l'Orthodoxe trouve sa vision de l'unité dans celle de la Sainte Trinité. Et au lieu de regarder pour une allégeance terrestre et légale de croyants envers un évêque universel, l'Orthodoxie a toujours compris cette unité comme résultant de l'unité de foi et de la célébration commune de l'Eucharistie, à chaque célébration de laquelle Eucharistie l'entièreté de l'Eglise Catholique est présente et rendue réelle, de même que dans n'importe quelle Personne de la Trinité, la plénitude de Dieu est présente, avec rien de manquant. Donc là où l'actuel pape pense à l'unité dans son encyclique "Ut Unum Sint", il continue à penser à ces mots, et à celui d'unité, en terme de soumission à lui en tant que source et lien d'unité. Cette compréhension n'est pas partagée par le moindre croyant Orthodoxe.

Ce n'est pas une mince différence, mais une profonde. Et elle signifie que, d'un point de vue Orthodoxe, le seul chemin d'unité pour les églises orientales et occidentales, c'est pour le pape de renoncer à son hérésie, de confesser sa rupture de communion avec tous les évêques Orthodoxes, de renoncer à sa prétention à être la source et l'origine de l'unité, et ensuite de prendre humblement sa place parmi ses collègues évêques, ne conservant que la primauté d'honneur. Alors, et alors seulement, il sera revenu à la Foi Catholique et Orthodoxe. Comme l'actuel pontife n'est pas prêt à faire cela, et comme les Orthodoxes ne sont pas prêts à abandonner la Foi et la pratique qu'ils ont conservées depuis les temps Apostoliques, les possibilités d'une réunification imminente ne sont pas très grandes. Aussi triste que cela puisse être, c'est, je pense, mieux de s'en tenir à ce fait et de travailler à partir de cela, plutôt que d'espérer de manière invraisemblable après quelqu'improbable réunification imminente.

S'ajoutant à cette difficulté, on a le spectacle de ces décennies récentes où l'Eglise Romaine semble rejeter sa propre tradition, y compris ces quelques vestiges qu'elle avait conservé de l'Orthodoxie, en particulier dans sa liturgie et dans sa dévotion à la Mère de Dieu. Quiconque réalise une étude soigneuse de la révolution liturgique des 30 dernières années dans le Catholicisme-Romain ne peut qu'être scandalisé par l'abandon total, massif, d'un héritage liturgique vieux de 2 millénaires. Même certains Catholiques-Romains en ont été choqués. Mais pour les Orthodoxes, qui pendant des siècles ont observé l'église occidentale rejeter progressivement les éléments Orthodoxes l'un après l'autre, ce n'est pas une surprise, bien que cela soit source de beaucoup de tristesse (ou cela devrait l'être). En tout cas, ça ne peut que réduire l'optimisme de tout croyant Orthodoxe concernant un retour du Catholicisme-Romain dans l'unité de l'Eglise.

Vous mentionnez dans votre article que l'Eglise Catholique-Romaine a toujours été pleine de sollicitude envers les formes de culte chrétien utilisées en Orient. C'est un difficile à croire face à l'histoire troublée des églises Uniates et à la latinisation à laquelle elles ont été soumises – un processus qui n'a considérablement diminué qu'au cours des récentes années – mais qui a fait beaucoup pour décourager les Orientaux de faire confiance dans les offres Romaines d'unité et du respect de leur tradition. Et l'absence pratique de sollicitude dont font preuve la plupart des évêques Catholiques-Romains envers les Catholiques-Romains désirant célébrer dans leur propre rite occidental traditionnel démontre aussi la fausseté de cette affirmation. Officiellement, la théorie est que le pape a dit aux évêques de donner large permission pour ce faire. En pratique, cependant, c'est donné très parcimonieusement, à contre-coeur, quand seulement c'est donné.

C'est comique que vous mentionniez que je n'aurais aucune difficulté à trouver une liturgie de Rite Russe dans l'Eglise Romaine. Je n'en doute pas. Mais en fait, moi comme beaucoup d'autres croyants Orthodoxes, nous n'utilisons pas les rites orientaux, mais pratiquons les anciennes Liturgies Orthodoxes de l'occident. Ces Liturgies, qui ont leurs racines remontant au jours où l'Eglise d'Occident était encore Orthodoxe, ont aussi leur place aujourd'hui dans l'Eglise Orthodoxe. C'est ainsi qu'ici à Rhode Island, notre congrégation utilise une liturgie qui n'est pas si différente de celle que votre église a abandonné après son deuxième Concile du Vatican. Nous utilisons essentiellement l'anglais, mais aussi occasionnellement le latin, et nous pratiquons les chants traditionnels Grégoriens et Ambrosiens. L'Eglise Orthodoxe aussi, est pleine de sollicitude envers ceux qui suivent le rite Orthodoxe occidental traditionnel. Ce n'est pas le rite qui unit les Orthodoxes, mais la réalité qui se trouve derrière le rite – l'unique Corps et Sang du vivant Christ Ressuscité offert en sacrifice et reçu dans les Saints Mystères.

Vous mentionnez que Rome reconnaît sans hésiter les Ordinations et Sacrements Orthodoxes, et bien sûr, ceci est vrai. Par contre, il n'est pas vrai que l'Orthodoxie reconnaisse les ordinations ou sacrements Romains. Et la raison pour cette absence de reconnaissance mutuelle reflète une différence plus profonde. Pour les Romains, l'Apostolicité des Orthodoxes ne saurait être mise en doute, ni leur intention de maintenir la prêtrise et les sacrements traditionnels. S'il y a bien une chose qui est vraie de l'Orthodoxie c'est cela – qu'on n'y change pas les anciennes choses. Donc la charge de la preuve n'est jamais chez eux pour justifier leurs habitudes – car leurs façons sont simplement celles qui ont été transmises depuis les Apôtres jusqu'à nos jours. La charge de la preuve repose toujours sur les innovateurs, ceux qui changent ou quittent la tradition.

Pour les Orthodoxes, qui croient que l'unité de l'Eglise est enracinée dans les sacrements et la communion de leurs évêques entre eux, il est logique qu'aucun sacrement ni évêque ne pourrait exister en dehors de cette foi et cette communion. Avec cette chute de Rome hors de l'Orthodoxie, il y a eu inévitablement une chute hors des véritables sacrements. Rien de ceci ne veut dire que Dieu ne pourrait accomplir Ses desseins et Sa volonté à travers les rites quasi-sacramentels des non-Orthodoxes – la vieille devise est d'application : Deus non alligatur sacramentis. Et en fait, la position des Orthodoxes concernant les rites du Baptême ou de l'Ordination accomplis par les Catholiques-Romains est qu'ils sont que des vases vides aptes à être remplis de la grâce sacramentelle par le ministère de l'Eglise Orthodoxe. Dès lors, si un Catholique-Romain a été convenablement baptisé, il peut être reçu dans l'Orthodoxie rien que par la Chrismation, qui est considérée comme remplissant de grâce le rite vide de son Baptême, le transformant en fait en vrai Baptême; mais jusqu'à ce moment-là, il n'est pas considéré comme un vrai Baptême. Et de fait, les Orthodoxes conservateurs insistent que l'imperfection du baptême non-Orthodoxe est si "ontologique" qu'il doit être accompli "de novo" pour être effectif. A nouveau, ceci reflète une différence qui ne peut pas être considérée comme "petite".

Vue de l'Orthodoxie, la notion du pape d'incorporation d'idées orientales dans le Catholicisme-Romain ressemble à vouloir greffer des pousses vivantes sur un tronc d'arbre mort. Ca "ne prendra pas", ni ne redonnera vie à l'arbre une fois qu'il est mort. Ce qui est nécessaire, c'est, pour la branche brisée du Catholicisme-Romain, de se voir regreffée sur l'arbre vivant de l'unique véritable Eglise dont il est tombé il y a un millénaire. Tant que les Catholiques-Romains n'auront pas compris ce point-là, ils n'auront pas commencé à comprendre l'étendue de leur séparation ni la profondeur des différences qui existent entre orient et occident. C'est simplement la différence entre un corps vivant et un mort, jamais une "légère" différence. Et cependant, cette vie est encore maintenant accessible à l'Eglise Romaine si elle surmonte son aveuglément et cherche la lumière. L'Orthodoxie ne demande pas la soumission de Rome elle-même, mais le retour du fils prodigue à la maison du Père, pour y être accueilli chaleureusement, dans la joie et la fête. Tant que le fils prodigue n'a pas compris la profondeur et l'étendue de son exil et de son éloignement, il ne sait pas commencer à "rentrer en lui-même" et penser à revenir à la maison de son Père.

Je me permettrais de vous recommander la lecture de plusieurs livres récents, publiés pour permettre aux occidentaux de saisir les véritables différences entre eux et l'Eglise Orthodoxe :

1. "The Truth: What Every Roman Catholic Should Know About the Orthodox Church", Clark Carlton (Regina Orthodox Press: 1999) ISBN: 0-9649141-8-2. Ce livre est exactement ce que son titre suggère.

2. "Two Paths: Papal Monarchy - Collegial Tradition", Michael Welton (Regina Orthodox Press: 1998) ISBN: 0-9649141-5-8 (A moins d'avoir été réimprimé, ce livre est gâché par de multiples problèmes d'édition. On m'a dit que le mauvais exemplaire aurait été envoyé à l'imprimerie. Mais c'est un bon ouvrage pour voir les différences entre orient et occident).

3. "The Mystery of the Church", William Bush, (Regina Orthodox Press: 1999) ISBN: 0-9649141-7-4. Un convertit de l'Anglicanisme à l'Orthodoxie passe en revue les différences entre orient et occident.

4. "The Non-Orthodox: The Orthodox Teaching on Christians Outside of the Church", Patrick Barnes (Regina Orthodox Press, 1999) ISBN: 0-9649141-6-6.

Tous ces livres sont publiés par Regina Orthodox Press, PO Box 5288, Salisbury, MA 01952 (1-800-636-2470).

Ils sont bien écrits et bien documentés, et ils vous fourniront une lecture qui est à la fois source d'illumination et provocatrice. Moi-même, bien que n'étant pas étranger à l'histoire de l'Eglise et l'ecclésiologie, je les ai trouvés très éducatifs et enrichissants. Je suis pratiquement certain qu'après les avoir lus, vous aurez une vue considérablement plus profonde et large de l'Orthodoxie que vous n'en avez maintenant, et avec quelques aperçus du Catholicisme-Romain qui sont souvent inconnus de la plupart des occidentaux. Je ne fais rien d'autre que de vous suggérer d'appliquer à vous-même l'excellent conseil qui se trouve reprit à la fin de votre rubrique : "Un prérequis... c'est que les représentants de chaque bord s'informent eux-mêmes adéquatement sur ce que l'autre communauté de foi a comme position par rapport à sa propre église."

Pour terminer ce qui est devenu une longue lettre, j'offre tout ce qui est écrit ci-dessus dans un esprit de dialogue affectueux. J'espère que rien de ce que j'ai dit n'est une offense pour vous personnellement, bien que certains points semblent un affront à votre foi. C'est regrettablement dans la nature des choses, et cela provient de ces différences que vous avez, comme je le suggérerais, prises trop à la légère.

Je vous demanderais vos prières pour moi et mon petit troupeau de pécheurs Chrétiens Orthodoxes, qui aspirent après le retour de leurs frères et soeurs prodigues dans la maison du Père. Quelle joie il y aura lors de ce retour à la maison!

Sincèrement en notre Sauveur,
Dom James (Deschene)
Abbé de Christminster
http://www.christminster.org

Saint : voulez-vous être un petit ou un grand?


peu importe!

"On dit à propos d'un ancien orateur qu'il travaillait jour et nuit pour se perfectionner dans l'art oratoire. Quelqu'un lui dit : "Demosthenes ne veut pas que tu devienne chef orateur." Ce à quoi il répliqua aussitôt : "Pas plus que moi je n'accepterai qu'il soit le seul." Si vous ne savez pas être un saint de première classe comme saint Antoine, ne baissez pas les bras et ne dites pas : "Rien de bon ne sortira de moi!" Accroissez vos efforts et doublez votre talent. "Dans la Maison de Mon Père, il y a de nombreuses demeures" dit le Seigneur (saint Jean 14,2). Si vous méritez de vous installer dans la moindre de ces demeures, vous serez bien plus glorieux et plus heureux que tous les dirigeants qui ont jamais existé sur terre. Chacun, selon son propre talent. Pas plus que vous ne serez un saint Antoine, pas plus saint Antoine n'occupera, seul, le Royaume de Dieu."
saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid

02 avril 2006

Voir la Lumière de Pâques

un site internet existe avec une petite vidéo de qualité fort moyenne, et des images pareilles, montrant la descente de la Lumière Incréée à Pâques, le soir de la Vigile, dans la basilique du Saint Sépulchre à Jérusalem. Quantité de récits rapportent que toutes les tentatives par des évêques non-orthodoxes se sont soldées par des échecs, voire des punitions divines "en direct" et terribles.

Là, ma joie, j'ai trouvé en Roumanie un reportage d'assez bonne qualité sur cette descente de la Lumière Pascale

http://www.ortodoxtv.ro/media/sfanta-lumina.wmv

!! ce fichier fait 73mb, mieux vaut le télécharger et le visionner hors ligne... Le reportage est en roumain, mais les images se passent de commentaires. Ils montrent plusieurs années, plusieurs célébrations.

voir cette moniale (Orthodoxe bien sûr) qui passe tout son visage à la flamme de son cierge, sans que rien ne lui brûle, et pareil pour d'autres personnes, avec les volées de cloches qui battent à tout rompre - les véritables cloches de Pâques!!! - c'est phénoménal.

Dieu est grand dans Ses saintes oeuvres!