"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

01 janvier 2007

1er janvier 2007, Europe : Orthodoxia kai Athanasia


Enfin... grâce à Sofia et Bucarest, quelques millions d'Orthodoxes de plus en Europe. Deo gratias!

Eglise Orthodoxe de Roumanie, un hieromoine

Eglise Orthodoxe de Bulgarie

Entre Grèce et Roumanie, la Bulgarie. L'Europe politique a enfin son entrée sur la Mer Noire et ne dépend plus de l'Asie pour cet accès.
(Crédit pour les photos des festivités : ap/afp sur yahoo.com)

REUTERS/Stoyan Nenov, BULGARIE
Instant historique : le premier ministre de Bulgarie, Sergei Stanishev, rajoute un dessin de la Bulgarie sur la carte de l'Europe, durant les célébrations de l'An Neuf au centre de Sofia, ce 1er janvier 2007. Le ciel était rempli de feux d'artifices et les gens dansaient dans les rues de Roumanie et Bulgarie, pour célébrer l'entrée ce lundi des 2 anciens pays de la Mer Noire, anciennement sous joug Soviétique, dans l'Union Européenne.


Un Bulgare célèbre l'An Neuf sur la place principale de Sofia, tôt ce 1er janvier 2007. (admirez le bas de la photo, "Qui" pend au cou de l'homme :-)

La Roumanie et la Bulgarie rejoignent l'Union Européenne
http://www.iht.com/articles/ap/2007/01/01/europe/EU_GEN_Romania_Bulgaria_EU.phpThe Associated Press
Dimanche 31 décembre 2006

BUCAREST
Les feux d'artifices et drapeaux aux couleurs de l'Europe mêlés aux drapeaux nationaux ont coloré le ciel de Roumanie et Bulgarie à minuit, au moment où les 2 nations européennes devenaient les dernières à se joindre à l'Union Européenne.
"Ce fut difficile, mais nous sommes arrivés au bout du chemin. C'est le chemin de notre futur. C'est le chemin de notre joie," a déclaré le président Roumain, Traian Basescu, provoquant les salutations de dizaines de milliers de réveillonneurs amassés sur la Place de l'Université.
Triaan Basescu

"Nous sommes arrivés en Europe. Bienvenue à l'Europe," dit Basescu du haut d'une estrade, où il fut rejoint par le Commissaire Européen à l'Élargissement, Olli Rehn, et des ministres de son gouvernement. Les ministres des Affaires Étrangères d'Allemagne, Danemark, Autriche et Hongrie, eux aussi participants, ont souhaité aux citoyens Roumains une Heureuse Nouvelle Année. Ces représentants officiels s'envoleront ce lundi pour la Bulgarie pour les célébrations officielles.

La Roumanie et la Bulgarie amènent quelque 30 millions de nouveaux membres à l'Union, et accroissent le nombre de nations membres du groupe à 27.
"Entrant dans l'Union Européenne, nous sommes assurés de la paix et de la prospérité. C'est une chance énorme pour les nouvelles générations," dit Basescu, au moment où l'horloge frappait minuit. Ensuite, il a agité un énorme drapeau roumain et dit qu'il espérait que les Roumains garderaient leur identité nationale.

(Sofia, photo de la cathédrale Saint Alexandre Nevsky, lors de la visite de Bill Clinton)
A Sofia, la capitale Bulgare, des milliers de fêtards attroupés sur la place Battenberg se sont salués et embrassés les uns les autres aux 12 coups de minuit. Les feux d'artifices ont éclairé le ciel au dessus du bâtiment où autrefois le Parti Communiste avait ses quartiers, et l'hymne de l'Union Européenne a résonné dans de puissants hauts-parleurs.
Dans un discours émouvant adressé à la nation quelques minutes avant minuit, le président Bulgare, Georgi Parvanon, a qualifié "d'instant céleste" l'entrée du pays dans l'Union Européenne.
"Ce jour que nous accueillons – 1er janvier 2007 – trouvera indubitablement sa place parmi les plus importantes dates de notre histoire nationale," dit Parvanon. "Mais soyons clairs – notre succès futur comme nation dépend non pas des fonds européens, mais de notre propre travail."

Les festivités à Bucarest ont clôturé une journée de célébrations. Auparavant, le drapeau de l'Union avait été hissé à 20m de haut lors d'une cérémonie à laquelle participaient Basescu, le premier ministre Calin Popescu Tariceanu, Rehn et le président du Parlement Européen, Joseph Borrell. Mais les 2 nations ex-communistes des Balkans – provenant d'une des régions les plus pauvres d'Europe – se joignent sous conditions fort strictes, et en un moment où les dirigeants d'Europe mettent des freins pour d'autres élargissements.
"L'Europe nous adopte comme des parents pauvres ou des orphelins, mais j'espère qu'ils vont finir par nous aimer parce que nous sommes des gens inventifs et travaillant dur," dit Ana Maria Zarnescu, 64 ans, retraitée, habitant Cluj.
Les 2 pays doivent envoyer un rapport à l'Union Européenne tous les 6 mois, montrant le progrès dans les réformes – ou risquer de perdre une partie de l'aide économique.
Rehn a loué la Roumanie et la Bulgarie pour leurs "impressionnantes réformes renforçant la démocratie, modernisant leurs pays, rendant leurs systèmes judiciaires plus efficaces et indépendants."
Il dit que leur intégration européenne va "apporter des améliorations concrètes à la vie quotidienne de leurs citoyens," en accroissant la sécurité alimentaire, l'amélioration de l'environnement et l'entretien des routes.
Mais certains Roumains étaient dubitatifs quand à ce que l'appartenance à l'Union Européenne signifierait pour eux.
Ionut Budi, 38 ans, propriétaire d'un club dans la ville portuaire de Constanta, sur la Mer Noire, dit que l'Union Européenne apporterait à la Roumanie une discipline grandement nécessitée, mais était préoccupé que cela puisse aussi apporter trop d'uniformité.

Et certains disent que le succès pour obtenir l'adhésion à l'Union Européenne était gâché par la décision de la Grande-Bretagne et de l'Irlande d'imposer des restrictions sur le travail pour les nouveaux membres de l'Union – chose qui n'avait pas eu lieu lorsque 10 autres nations ex-communistes avaient adhéré en 2004.
Sofia et Bucarest ont protesté contre ces restrictions, craignant que la décision puisse influencer d'autres pays européens dans leurs discussions sur l'ouverture de leur marché du travail.
La Bulgarie et la Roumanie s'étaient débarrassées du communisme en 1989, et avaient demandé à adhérer à l'Union Européenne en 1995, et entamé les pourparlers d'adhésion en 2000. Les négociations avaient abouti il y a 2 ans, et la Commission Européenne avait déclaré en septembre 2006 que les 2 pays étaient prêts à rejoindre l'Union.
Malgré des problèmes subsistants dans le domaine de la corruption et des réformes judiciaires, les 2 pays ont eu une forte croissance économique après des années de profonde récession. Pour 2006, la croissance est estimée à 5,5% en Bulgarie et 7% en Roumanie. Malgré cela, les salaires restent fort bas par rapport aux normes européennes. En Bulgarie, le salaire mensuel moyen est de 180 € (US$ 235); en Roumanie, c'est 305 € (US$ 400).
Zarnescu, la retraitée de Cluj, dit que l'entrée de la Roumanie dans l'Union Européenne a nourrit en elle le rêve de voyager à Paris. "Je lève mon verre de champagne avec cet espoir," dit-elle.
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La rédactrice d'Associated Press à Sofia, Bulgarie, mmer Nevyana Hadjiyska, a contribué à cet article.

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La Libre Belgique, 01/01/2007 :
"L'entrée des Roumains et Bulgares: bénéfices palpables"
(dessin de La Libre Belgique de ce jour, voir l'article)

Athènes et Bruxelles..

30 millions de nouveaux citoyens Orthodoxes en Europe
http://www.orthodoxie.com/2006/10/au_1er_janvier_.html

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