"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

15 janvier 2007

Athos & Constantinople, oecuménisme & Orthodoxie, mission & harcèlement

Les autorités turques harcellent le personnel du patriarcat Orthodoxe
http://www.aina.org/news/20061208203540.htm
Cité par :
http://www.orthodoxytoday.org/articles6/CompassPatriarch.php


Photo ci-contre : le patriarche Bartholomeos 1er de Constantinople
et le pontife du Vatican, Benoît 16, à Istanboul, le 30/11/06.

Posté GMT 9 déc. 2006 2:35:40
ISTANBOUL – Le pape Benoît 16 est encore occupé à savourer le succès de sa visite historique de la semaine dernière en Turquie, mais les employés volontaires Chrétiens Orthodoxes disent que sous la surface de cette visite de 4 jours, il y a eu une dure lutte avec les autorités Turques.
Durant la visite de Benoît la semaine passée, disent-ils, le Ministère Turc de la Presse a tenté à au moins 4 reprises de faire fermer le bureau de presse du Saint Siège du Patriarcat, parvenant à un moment à obtenir une fermeture temporaire. Les métropolites et autres officiels de l'Église ont été forcés de remettre leur passeport ou autres documents d'identification aux points de contrôle de la sécurité, et les Chrétiens locaux ont été empêchés d'accéder à la rencontre historique du 30 novembre entre le Patriarche Bartholomeos et Benoît.

"Je me sens personnellement blessé par ça parce que je crois à la liberté de religion et de la presse," dit le p. Alex Karloutsos, assistant en communications pour le Patriarche Bartholomeos durant la visite de Benoît. "Il était évident qu'en Turquie, il n'y a ni l'une ni l'autre."
Une officielle du Ministère Turc de la Presse, qui a décliné de donner son nom, a nié que le bureau de presse du Patriarcat aie jamais été fermé.
"Il n'a pas été fermé, comment cela aurait pu se produire?" demande-t'elle. "Ils étaient à l'hôtel pour plusieurs jours et rien de tel ne s'est produit."

Le p. Karloutsos avait un siège au premier rang pour nombre des événements durant la visite papale, tant avec que sans caméra. Mais la chose la plus frustrante, dit-il, c'était de voir les pèlerins Chrétiens se voir refuser l'entrée au patriarcat pour participer à la Fête de saint André, à laquelle Benoît était l'hôte d'honneur de Bartholomeos.
Lorsque des pèlerins Chrétiens parvenaient à l'enceinte du patriarcat, les forces de sécurité Turques en repoussaient nombre d'entre eux. Refusant de reconnaître leurs invitations pour participer à la Liturgie, la police leur a dit qu'ils avaient besoin d'un laisser-passer des autorités Turques et exigeaient qu'ils leur remettent leurs passeport ou autres pièces d'identité, dit-il.
"La police leur arrachait du cou leurs laisser-passer et leur disait qu'ils n'étaient pas autorisés à rentrer ainsi dans l'église," dit le p. Karloutsos. "Les fidèles d'Istanboul n'étaient pas autorisés à rentrer dans leur propre église."

Parvenir au patriarcat était un défi en lui-même. Les métropolites âgés et autres participants à la Fête de Saint André ont eu à marcher près de 1,5km pour y parvenir, à cause des routes fermées par l'énorme barrage de sécurité entourant la visite de Benoît. Le chemin prenait presqu'une heure, et certains métropolites sont arrivés "complètement épuisés", dit-il.

En façade, le voyage de Benoît en Turquie aurait difficilement pu avoir l'air plus réussi : lui et Bartholomeos se sont accueillis mutuellement dans leurs offices religieux respectifs en symbole d'unité chrétienne. La presse Turque, habituellement hostile envers le Christianisme, s'est enthousiasmée pour le pontife. Les employés le disent, tous les problèmes étaient cachés.

Nick Furris, coordinateur des communications du voyage papal au patriarcat oecuménique, dit qu'une lutte virtuelle a eu lieu entre le Ministère Turc des Affaires Étrangères et le bureau de presse du Saint Siège du Patriarcat à Istanboul, qui accueillait 3000 journalistes étrangers durant le voyage papal.
La veille de l'arrivée de Benoît, les autorités Turques ont temporairement fermé le bureau de presse Orthodoxe installé dans l'hôtel Hilton suite à un désaccord au sujet des accréditations de presse. Le gouvernement Turc a remis ses propres laisser-passer aux journalistes, exprimant sa désapprobation que les Orthodoxes distribuaient leur propres documents d'enregistrement pour leurs conférences de presse.

Le Ministre Turc de la Presse, Necmettin Altuntas, a déclaré le 27 novembre qu'il voulait que cesse la distribution par les Orthodoxes d'accréditations pour la presse. "Nous avons déjà notre propre carte d'accréditation, et nous leur avons dit qu'il n'était pas nécessaire pour eux d'en donner," dit-il. L'office Turc de la presse cite la sécurité comme une des nombreuses raisons pour limiter à lui-même le droit d'attribuer les cartes de presse.

L'office de presse dit aussi qu'il a eu un court problème avec un sabotage technique d'origine inconnue. Un technicien Turc qui préfère rester anonyme a dit que le matin du 29 novembre, tous les paramètres de son ordinateur qui accédait aux systèmes pour le centre de presse avaient été changés. Il dit que les problèmes étaient bien trop complexes pour que cela puisse avoir été le fruit du hasard.
La panne a temporairement coupé l'accès de la connection sans fil à Internet pour le centre, accès vital pour les centaines d'ordinateurs portables des journalistes étrangers. "Le mot pour qualifier tout ceci est harcèlement," dit Furris. "C'était au delà de tout ce que nous aurions pu attendre."

Signaux d'avertissement
Avant l'arrivée de Benoît, il y avait eu des signaux d'avertissement comme quoi la vie du pape de Rome serait en danger. Deux jours avant son arrivée (26 novembre), le parti conservateur de la Justice a organisé une manifestation de 25.000 personnes contre cette visite. Le 2 novembre, un homme avait été arrêté en face du consulat d'Italie à Istanboul où il déclara avoir "tiré les coups de feu pour Dieu" pour protester contre la visite papale, d'après Associated Press.
Durant le voyage de 4 jours, les forces de sécurité Turques n'ont rien laissé au hasard. Les mesures de sécurité comportaient des milliers de policiers en tenue anti-manifestation, des hélicoptères militaires, de faux cortèges de voitures et de fréquents barrages de contrôle de sécurité qui ont mis le trafic d'Ankara et d'Istanboul à l'arrêt.
Mais les employés volontaires pensent que le vrai problème n'était pas la sécurité mais un mot posant problème et se trouvant au recto des laisser-passer réalisés par l'Église, décrivant le patriarcat comme "oecuménique."
La Turquie refuse le titre "oecuménique" au patriarche Bartholomeos, ne le reconnaissant que comme le chef de la petite population Grecque de Turquie, qui ne représente maintenant plus que 2.500 personnes. Les nationalistes Turcs l'accusent de conspirer pour fonder un État Orthodoxe indépendant sur le modèle du Vatican.

Les Chrétiens Grec-Orthodoxes ont une longue histoire de difficultés avec le gouvernement Turc. En 1971, la Turquie a nationalisé les écoles privés, y compris le Séminaire d'Halki, où tout le clergé Orthodoxe, y compris Bartholomeos, a été formé. Sous l'actuelle loi turque, seul le clergé musulman Sunnite peut être formé pour devenir dirigeant religieux.
Bien que la communauté internationale a lancé à maintes reprises un appel à la Turquie pour rouvrir le Séminaire, le patriarcat dit que leurs demandes ont été ignorées.


Le patriarcat se trouve aussi dans la ligne de mire de la colère des nationalistes.
Sous l'accusation qu'il a planifié d'établir un État Orthodoxe indépendant sur le modèle du Vatican, en septembre 2004, plus de 1.000 protestataires ont manifestés en face du patriarcat et brûlé une effigie de Bartholomeos.
[Voir - 1 - 2 - 3 - 4 ]

Malgré tous les problèmes rencontrés en Turquie, les responsables Orthodoxes étaient satisfaits du succès du voyage papal de Benoît. Le fossé vieux de 1000 ans entre les Catholiques-Romains et les Orthodoxes est moins large, disent-ils, et au moins dans un pays islamique, la réputation de Benoît s'est grandement améliorée.

Les media turcs ont répondu très positivement à la décision de Benoît de faire face à la Mecque en priant dans la Mosquée Bleue aux côtés du principal mufti d'Istanboul.



Le gros titre du quotidien national turc Millyet du lendemain matin était "La paix d'Istanboul." Le quotidien islamiste Zaman a noté "Le pape n'a pas fait son signe de croix," approuvant la décision de Benoît de ne pas s'agenouiller après sa prière dans la Mosquée Bleue.


Le plus beau compliment, cependant, pourrait bien être celui du journaliste bien connu Cemal Ussak. "Ratzinger est devenu pape alors qu'il était en Turquie," a déclaré Ussak.

Compass Direct News

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Un journaliste Turc analyse la situation du Patriarcat et les idées préjugés turcs : "Une croix, mille policiers"
http://www.orthodoxie.com/2007/01/une_croix_mille.html

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Unanimes, les monastères du Mont Athos condamnent les démarches pseudo "oecuméniques" actuellement en cours dans l'Orthodoxie hellénistique, estimant qu'elles vont trop loin en l'absence d'un retour à la Foi de la part de Rome. Un quotidien d'Athènes, "ethnos", a publié cette vive critique signée par l'intégralité des responsables de l'Athos (et pas seulement par les habituels extrémistes "anti-Bartholomée" d'un tristement célèbre monastère où la police doit régulièrement intervenir). Il faut faire attention cependant à ce qui en a été dit, comme d'habitude. Ils ne dénoncent pas la coopération pour la lutte contre l'avortement ou le sécularisme ni la coopération pour tout ce qui est juste et bon. Ils dénoncent le fait que des prières liturgiques communes aient lieu, ce qui est totalement interdit par les Canons de l'Église, même en des circonstances pareilles, et ne sert à rien sinon à semer le trouble dans l'Église et en dehors et à provoquer de nouveaux schismes. Les moines sont le "pendant charismatique" à la partie hiérarchique, nous enseignait l'archimandrite Grigorios Papathomas (vicaire épiscopal de mgr Emmanuel à Paris, professeur de dogmatique à Saint-Serge à Paris et Saint-Jean à Bruxelles et actuellement professeur de droit canonique au séminaire de l'Eglise orthodoxe d'Estonie à Tallin). Dès lors, ils sont aussi là pour "rétablir l'équilibre." En agissant comme ils l'ont fait, les moines de l'Athos sont donc tout à fait dans leur rôle, rappelant les normes non seulement aux hiérarques concernés, mais aussi à l'entièreté de l'Église. Qu'on aie des prières informelles, non pas communes mais priant les uns pour les autres en un lieu commun, c'est une chose qu'apparemment ils ne condamnent pas, de moins leur lettre le laisse sous-entendre. Mais qu'un secrétariat de patriarche en soit réduit à publier dans la précipitation un communiqué de presse pour dire que "contrairement à toutes les apparences", il n'y aurait pas eu concélébration liturgique avec les représentants hétérodoxes (pourtant tous avec soutane et étole et en position liturgique jusque dans le sanctuaire!) en dit long, à mon humble avis, sur le fond du problème. C'est la dangereuse baignade dans le relativisme absolu, où on confond politique et foi - Florence-Ferrare ter??
Et, comme l'indiquent les moines Athonites, cela ne profite ni à l'Orthodoxie, ni aux confessions hétérodoxes. Parce que leur intéressante lettre le dit clairement : ils se soucient aussi du bien d'autrui! Le Salut avant tout. Ca c'est la Foi, la vraie.
Nous, fidèles, n'avons pas à juger la personne, même si le patriarche de toute évidence a "dérapé" et qu'on peut constater et désapprouver l'acte. Ce faisant, tout en se rappelant les circonstances : je ne voudrais pas être à sa place et porter une pareille responsabilité, face à tant de persécutions larvées au quotidien. On a un peu facile à critiquer quand on est dans un pays où on est certes confronté à des lois iniques et anti-Dieu, mais pas au point de ce que lui doit vivre.

Enfin, qui que ce soit qui aie commis la faute, ou qui aie tort, qu'il se repente et que la miséricorde de Dieu lui pardonne. Car l'erreur est humaine, l'infaillibilité n'appartient pas à ce monde, et l'Église n'est pas un musée de parfaits mais un rassemblement de pécheurs. Dieu merci.
JM

Samedi 6 janvier 2007 – Les moines critiquent la visite au Vatican, etc.
"ATHÈNES, Grèce – Les moines de la Sainte Montagne de l'Athos ont critiqué une visite au Vatican effectuée par le chef de l'Église de Grèce, l'archevêque Christodoulos, le mois dernier.
"Nous portons la lourde responsabilité devant les fidèles de Grèce qui (nous) regardent comme étant l'inviolable gardien de la sainte Tradition," ont écrit les
moines. Leur lettre a été publiée mercredi dans Ethnos, un quotidien d'Athènes. "C'est avec douleur que nous déclarons que le Mont Athos n'est pas d'accord avec les prières communes, la participation à des liturgies ou autres pieuses rencontres qui donnent l'impression que l'Église Orthodoxe accepte les Catholiques-Romains comme étant une église à part entière," ont écrit les moines dans une lettre signée par les représentants officiels de tous les 20 monastères auto-gérés de la péninsule."
Lire la suite (en anglais) :
http://southern-orthodoxy.blogspot.com/2007/01/monks-

D'intéressantes réactions et contre-réactions (en anglais) :
http://www.haloscan.com/comments/huneycutt/116808771905444639/

Hyperagia Theotoke, soson imas!
Très sainte Mère de Dieu, sauve-nous!

"Orthodox monks chide Greek church leader over Vatican visit"
www.iht.com/articles/ap/2007/01/03/europe/EU_REL_Greece_Vatican.php

Et plus important, puisqu'il permet d'éviter les coupures et extraits hors contexte, l'intégrale de la lettre de l'Athos
"Nous ne nous étendrons pas sur les éléments que la presse séculière a évalués comme positifs ou négatifs, pour nous concentrer sur les choses qui se rapportent à notre Salut, pour le bien duquel nous avons abandonné le monde pour vivre dans l'aridité de la Sainte Montagne...."
lire la suite :

en anglais :
http://www.oodegr.com/english/oikoumenismos/athos1.htm

l'original en grec :
http://www.agioros.com/papismos/aikb.htm

en français :
"Communiqué de la Communauté sacrée de la Sainte Montagne de l'Athos"
http://www.orthodoxie.com/2007/01/communiqu_de_la.html


Pourtant, quelques Orthodoxes Occidentaux, rarissimes il est vrai, malgré la poursuite incessante de l'uniatisme et même son aggravation flagrante (Ukraine, Biélorussie, Roumanie, Estonie, etc), l'absence intégrale de changement théologique ("Dominus Iesu" et les autres encycliques anti-Orthodoxes conçues par Rome depuis 1000 ans n'ont pas été dénoncées par leurs auteurs), etc, estiment cependant les faits positifs. Leur opinion aussi mérite lecture.
"Souvenez-vous de mes chaînes!" - par Michel Stavrou
http://www.orthodoxie.com/2007/01/souvenezvous_de.html


Les moines du Mont Athos opposés au réchauffement des relations avec la papauté
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=28115

3 intéressants fils d'échanges sur "forum-orthodoxe" :

a. "Le Mont Athos et grandes manœuvres de Benoît XVI"

b. on discute aussi sur l'Athos à cesser de commémorer le patriarche, entre autres

c. "le vrai texte de la déclaration des monastères de l'Athos"



Cliquez sur les pages pour obtenir le texte en grand format : la réaction originale du Mont Athos, avant intervention influente du patriarcat



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Oecuménisme moderne & mission Orthodoxe

"Ce qui est requis de tout (Chrétien) Orthodoxe, c'est de communiquer la bonne appréhension aux hétérodoxes, afin qu'ils puissent comprendre qu'ils sont dans l'illusion, de sorte qu'ils ne soient pas en paix avec leurs pensées et privés dans cette vie des riches bénédictions de l'Orthodoxie et dans la vie à venir, des bénédictions encore plus grandes et éternelles de Dieu."
Ancien Païssios l'Athonite


(Le Conseil Oecuménique des Églises) n'a jamais cessé d'être dirigé par le rêve Protestant Évangélique d'une mission mondiale et unifiée ne tenant pas compte des particularités et sensibilités dogmatiques – quelque chose qui est peut-être compréhensible pour les Protestants, avec les faibles différences dogmatiques qui existent habituellement entre eux, mais pas pour les Orthodoxes. Car pour les Orthodoxes la base même pour la participation – reconnaître une unité en Christ et en l'Église avec les hétérodoxes – annule la raison même de participation, à savoir, instiller aux hétérodoxes la "bonne appréhension" et le sens de leur séparation de l'Église. Cependant, ce qui rend leur rêve encore plus dangereux, c'est qu'aujourd'hui, le Conseil Oecuménique des Églises affiche son défaut comme un avantage et commence à honorer et à "célébrer" la "distinction" et les "différences" de ses membres au lieu d'en être affligé et de tenter de les surmonter..
(accentuations par le p. Joseph)

Si nous ajoutons à tout cela la séparation pré-existante de nombre de membres du COE par rapport à la Foi authentique et à l'ethos de l'Évangile, de même que son approche de plus en plus visible vers et sa réconciliation avec les religions du monde, une mission mondiale sans le Christ, prête à accepter et à prêcher l'Antichrist.

La seule et unique voie pour quitter l'impasse de cette ecclésiologie et mission oecuméniste – qui a déjà causé plus de division que d'unité au sein de l'Église Orthodoxe – c'est la voie de la mission Orthodoxe.

Si la mission Protestante nous a mené à l'oecuménisme, la mission Orthodoxe nous en sortira : la mission apostolique et patristique, essayée et testée, vraie, sans compromis, ascétique, divinement inspirée, et sacrificielle, qui tend vers les fins célestes et non pas temporelles. La mission dans l'esprit et la tradition des Apôtres Pierre et Paul, des saints Cyril et Méthode, saint Étienne de Perm, saint Cosmas d'Étolie, saint Innocent d'Alaska, et de nos jours, le bienheureux père Cosmas de Grigoriou et du Zaïre et le toujours mémorable évêque Nectarios de Madagascar.

Envers de tels témoins Orthodoxes, il ne saurait y avoir objection de personne. De tels témoins Orthodoxes peuvent unir tous les Orthodoxes dans la réalisation d'une authentique vision catholique de la mission, dans laquelle nous tous, selon les mots de l'Apôtre Pierre, seront prêts à répondre à tout homme qui nous demande raison de l'espérance qui nous habite (1 Pierre 3,15). Avec une telle Mission spirituelle et authentiquement ecclésiastique, nous serons à même de les appeler tous – les hétérodoxes et les croyants religieux – à entrer dans l'unique Arche du Salut, l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, qui est en vérité le Corps même du Seigneur Jésus-Christ Ressuscité.

- Extrait d'un exposé non-publié, "The Missionary Origins of Modern Ecumenism Milestones leading up to 1920", par le prêtre Peter Alban Heers; un discours préparé pour la Conférence Académique "The Mission of the Orthodox Church and The World Council of Churches" – Athènes, 15 Mai 2005.

prêtre Joseph Huneycutt, archidiocèse américain du patriarcat Grec-Orthodoxe d'Antioche, Houston, Texas, EUA.

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