"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

27 janvier 2007

P. Schmemann – La structure liturgique du Grand Carême

http://www.schmemann.org/byhim/lent.html

Pour comprendre les diverses particularités liturgiques de la période du Grand Carême, nous devons nous souvenir qu'elles expriment et véhiculent pour nous la signification spirituelle du Carême et sont reliées à l'idée centrale du Carême, à sa fonction dans la vie liturgique de l'Église. C'est l'idée de repentance. Cependant, dans l'enseignement de l'Église Orthodoxe, la repentance signifie bien plus qu'une simple énumération de péchés et transgressions auprès d'un prêtre. La confession et l'absolution ne sont que le résultat, le fruit, "l'apogée" de la véritable repentance. Et, avant que ce résultat ne puisse être atteint, devienne vraiment valide et significatif, on doit accomplir un effort spirituel, passer par une longue période de préparation et purification.
Dans l'acception Orthodoxe de ce terme, la repentance signifie une réévaluation profonde, radicale, de toute notre vie, de toutes nos idées, jugements, préoccupations, relations mutuelles, etc. Elle ne s'applique pas seulement à quelques "mauvaises actions", mais à l'entièreté de notre vie, et c'est un jugement Chrétien qui s'y applique, sur ses présupposés de base. A chaque instant de notre vie, mais en particulier durant le Grand Carême, l'Église nous invite à concentrer notre attention sur les valeurs et buts ultimes, à nous mesurer nous-mêmes à l'aune du critère de l'enseignement Chrétien, à contempler notre existence dans sa relation à Dieu. Voilà ce qu'est la repentance, et elle consiste dès lors, avant toute autre chose, en l'acquisition de l'esprit de repentance, c'est-à-dire un état d'esprit particulier, une disposition spéciale de notre conscience et une acuité spirituelle.

Le culte liturgique du Grand Carême est dès lors une école de repentance. Il nous enseigne ce qu'est la repentance, et comment acquérir l'esprit de repentance. Il nous prépare et nous guide vers la régénération spirituelle, sans laquelle "l'absolution" reste vide de sens. En bref, c'est à la fois l'enseignement à propos de la repentance et le chemin de la repentance. Et, puisqu'il ne saurait y avoir de véritable vie Chrétienne sans repentance, sans cette constante "réévaluation" de la vie, le culte liturgique du Carême est une partie essentielle de la tradition liturgique de l'Église. Le négliger, le réduire à quelque obligations et coutumes purement formelles, en déformer les règles de base, cela constitue une déficience majeure dans notre actuelle vie d'Église. Le but de cet article c'est de présenter dans les grandes lignes au moins les structures les plus importantes de la liturgie du Grand Carême, et dès lors aider les Chrétiens Orthodoxes à retrouver une idée plus Orthodoxe du Grand Carême.

(1) Dimanches de Préparation.

Trois semaines avant que ne commence réellement le Grand Carême, nous entrons dans une période de préparation. C'est une caractéristique constante de notre tradition liturgique que chaque événement liturgique majeur – Noël, Pâques, Carême, etc, est annoncé et préparé longtemps à l'avance. Connaissant notre manque de concentration, l'état "matérialiste" de notre vie, l'Église attire notre attention sur l'aspect important de l'événement qui s'approche, nous invite à en méditer les différentes "dimensions"; dès lors, avant que nous ne puissions pratiquer le Grand Carême, on nous en donne la théologie de base.

La préparation de l'avant-Carême comporte les 4 dimanches consécutifs précédent le Grand Carême.

(1) Dimanche du Publicain et du Pharisien.

La veille de ce jour-là, à savoir le samedi lors de l'Office de Vigile, le Triode, livre liturgique de la période de Grand Carême, fait sa première apparition et des textes en sont extraits pour être ajoutés au matériau liturgique usuel de l'Office de la Résurrection. Ils développent le premier thème majeur de la période : celui de l'humilité; la leçon de l'Évangile du jour (Luc 18, 10-14) enseigne que l'humilité est la condition de la repentance. Nul ne saurait acquérir l'esprit de repentance sans rejeter l'attitude du Pharisien. C'est un homme qui est toujours satisfait de lui-même et pense qu'il se conforme à toutes les obligations de la religion. Cependant, il a réduit la religion à des règles purement formelles, et la mesure en fonction de la contribution financière qu'il fait au Temple. Pour lui, la religion est une source d'orgueil et d'auto-satisfaction. Le Publicain est humble, et l'humilité le justifie devant Dieu.

(2) Dimanche du Fils Prodigue.

La lecture de l'Évangile de ce jour-là (Luc 15, 11-32) fournit le second thème du Grand Carême : celui du retour à Dieu. Il ne suffit pas de reconnaître ses péchés et de les confesser. La repentance reste stérile sans le désir et la décision de changer de vie, de revenir à Dieu. La véritable repentance a comme source la beauté spirituelle et la pureté que l'homme avait perdues. "..Je reviendrai dans les larmes vers le Père plein de compassion, reçois-moi comme un de Tes serviteurs." A Matines, ce jour-là, aux Psaumes usuels du Polyeleos "Louez le Nom du Seigneur" (Ps. 134), on rajoute le Psaume 136 "Sur les bords des fleuves de Babylone, nous étions assis tout en larmes au souvenir de Sion... Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite se paralyse!" Le Chrétien se souvient et sait ce qu'il a perdu : la communion avec Dieu, la paix et la joie de Son Royaume. Il a été Baptisé, introduit dans le Corps du Christ. Dès lors, la repentance est le renouvellement du Baptême, un mouvement d'amour, qui le ramène vers Dieu.

(3) Dimanche du Jugement Dernier. (Dernier jour de viande)

Le samedi précédant ce dimanche (samedi du dernier jour de viande), le Typikon prescrit la commémoration universelle de tous les membres défunts de l'Église. Dans l'Église, nous dépendons tous les uns des autres, appartenons les uns aux autres, sommes unis par l'amour du Christ. C'est pourquoi nul Office dans l'Église pourrait être "privé." Notre repentance ne pourrait être complète sans cet acte d'amour envers tous ceux qui nous ont précédés dans la mort, car qu'est-ce que la repentance, si ce n'est pas aussi retrouver l'esprit d'amour, qui est l'esprit de l'Église. Liturgiquement, cette commémoration comporte les Vêpres le vendredi, les Matines et la Divine Liturgie le samedi.

L'Évangile du dimanche (Mt. 25, 31-45) nous rappelle un troisième thème de la repentance : la préparation au Jugement Dernier. Un Chrétien vit sous le Jugement du Christ. Il nous jugera sur la manière dont nous aurons pris au sérieux Sa présence dans le monde, Son identification avec tout homme, Son don d'amour. "J'étais en prison, J'étais nu..." Toutes nos actions, attitudes, jugements et en particulier nos relations à autrui doivent se référer au Christ, et nous appeler nous-mêmes "Chrétiens", cela signifie que nous acceptons la vie comme un service et un ministère. La parabole du Jugement Dernier nous donne les "critères de référence" pour notre auto-évaluation.

La semaine suivant ce dimanche-là, un jeûne limité est prescrit. Nous devons nous préparer et nous entraîner pour le grand effort du Grand Carême. Le mercredi et le vendredi sont des jours non-liturgiques avec des offices de Carême (cfr infra). Le samedi de cette semaine (Samedi de la fin des laitages), l'Église commémore tous les hommes et femmes qui ont été "illuminés à travers le jeûne", à savoir les saints Ascètes et Pères. Ils sont le modèle que nous devons suivre, nos guides dans "l'art" difficile du jeûne et de la repentance.

(4) Dimanche du Pardon. (Dernier jour des laitages)

C'est le dernier jour avant le Grand Carême. Sa liturgie développe 3 thèmes :
(a) "l'expulsion d'Adam hors du Paradis de Béatitude." L'homme a été créé pour le paradis, c'est-à-dire la communion avec Dieu, pour la vie avec Dieu. Il a perdu cette vie, et son existence sur terre est un exil. Le Christ a ouvert à chacun les portes du Paradis et l'Église nous guide vers notre patrie céleste.
(b) Notre jeûne ne doit pas être hypocrite, on ne doit pas faire les m'as-tu-vu. Nous ne devons pas "le montrer aux hommes mais il doit être connu de notre Père, Qui est dans le secret" (cfr l'Évangile du Dimanche, Mt. 6, 14-21), et
(c) sa condition est que nous nous pardonnions les uns les autres comme Dieu nous a pardonnés – "Si vous pardonnez aux autres leurs offenses, votre Père Céleste vous pardonnera aussi."

Le soir de ce jour, aux Vêpres, le Grand Carême est inauguré par le Grand Prokimenon : "Ne détourne pas Ta face loin de Ton serviteur, car je suis dans l'épreuve; écoute-moi vite. Viens au secours de mon âme et délivre-la." Après l'Office a lieu le rite du pardon, et alors l'Église entame son pèlerinage vers le glorieux jour de Pâques.

(1) Le Grand Canon de saint André de Crète.

Durant les 4 premiers jours du Grand Carême – du lundi au jeudi – le Typikon prescrit la lecture aux Grandes Complies (c'est-à-dire après les Vêpres) du Grand Canon de saint André de Crète, divisé en 4 parties. Ce Canon est entièrement consacré à la repentance et forme, pour ainsi dire, "l'inauguration du Grand Carême." Il est répété dans son entièreté aux Matines du jeudi de la 5ème semaine du Grand Carême.


(2) Jours de semaine du Grand Carême – le Cycle Quotidien.

Le Grand Carême consiste en 6 semaines ou 40 jours. Il commence le lundi après le "Dimanche des laitages" et s'achève le vendredi soir avant le Dimanche des Rameaux (ou Dimanche des Palmes). Le Samedi de la Résurrection de Lazare, le Dimanche des Rameaux et la Semaine Sainte forment un cycle spécial qui n'est pas analysé dans cet article. Les jours de semaine du Grand Carême – du lundi au vendredi – ont une structure liturgique très différente de celle des samedis et dimanches. Nous examinerons ces 2 jours-là dans un paragraphe séparé.

Le cycle quotidien du Carême, bien qu'il soit composé des mêmes Offices, tels que prescrits pour l'année entière (Vêpres, Complies, Minuit, Matines, Heures), comporte cependant certaines particularités importantes:

(a) Il a son propre livre liturgique – le Triodon / Triode. Tout au long de l'année, les éléments variables des offices quotidiens – les tropaires, stichères et canons – sont repris de l'Octoèque (livre de la semaine) et des Menées (livre des mois, donnant les Offices des saints du jour). La règle de base en Grand Carême est que l'Octoèque n'est pas utilisé durant les jours de la semaine mais remplacé par le Triode, qui fournit pour chaque jour :

- aux Vêpres, une série de stichères (3 pour "Seigneur, j'ai crié" et 3 pour l'apostiche) et 2 lectures ou "paramies" tirées de l'Ancien Testament.

- A Matines, 2 groupes de "cathismes" ("Sedalny", brefs hymnes chantés après la lecture du Psautier), un Canon de 3 odes (ou "Triode", ce qui a donné son nom à tout le livre), et 3 stichères pour les "louanges", c'est-à-dire chantées à la fin des Psaumes usuels du matin, 148, 149 et 150

– à l'Heure de Sexte, une "paramie" tirée du Livre du prophète Isaïe.

La commémoration du saint du jour ("Menée") n'est pas omise, mais combinée avec les textes du Triode. Ces derniers sont essentiellement, si pas exclusivement, de contenu pénitentiel. Les stichères "idiornela" ou "samoglasni" de chaque jour sont particulièrement belles et profondes – une à Vêpres et une à Matines. Mais il est triste que si peu du Triode aie été traduit en anglais. [ce qui n'est pas le cas pour le français, où tout est fait; ndt]

(b) L'usage du Psautier est doublé. Normalement, le Psautier est divisé en 20 cathismes qui sont lus une fois chaque semaine : 1 cathisme aux Vêpres et 2 aux Matines. Durant le Grand Carême, c'est double lecture – 1 à Vêpres, 3 à Matines, 1 aux Heures de Tierce, Sexte et None. Bien entendu, ceci est principalement accompli dans les monastères, et cependant il est important de savoir que l'Église considère les Psaumes comme une "nourriture spirituelle" essentielle pour la période du Carême.

(c) Les rubriques du Grand Carême mettent l'accent sur les prosternations. Elles sont prescrites à la fin de chaque Office avec la prière de Carême de saint Ephrem le Syrien "Seigneur et Maître de ma vie", et aussi après chaque tropaire spécifique au Carême lors des Vêpres. Elles expriment l'esprit de repentance comme "brisant" notre orgueil et auto-satisfaction. Elles font aussi prendre part à notre corps à l'effort de prière.

(d) L'esprit du Grand Carême s'exprime aussi à travers la musique liturgique. Les "tons" ou mélodies spéciaux du Carême sont utilisés pour les réponses aux litanies et "Alleluias" qui remplacent à Matines le chant solennel du "Le Seigneur est Dieu et Il nous est apparu."

(e) Une des caractéristiques des Offices du Carême, c'est l'utilisation de l'Ancien Testament, normalement absent du cycle quotidien. Des passages de 3 livres sont lus quotidiennement tout au long du Grand Carême : Genèse et Sagesse aux Vêpres, Isaïe lors de Sexte. La Genèse nous raconte l'histoire de la Création, de la Chute, et des débuts du l'histoire du Salut. Sagesse nous guide vers Dieu et Ses préceptes. Isaïe est le prophète de la rédemption, du Salut, et du Royaume Messianique.

(f) Les vêtements liturgiques à utiliser durant les jours de semaine en Carême sont noirs, violets en théorie.

On retrouve l'ordo pour les offices des jours de semaine du Carême dans le Triode ("Lundi de la première semaine de Carême"). Les règles pour le chant du Canon sont particulièrement importantes. Le Grand Carême est la seule période de l'année liturgique qui a conservé l'usage des neufs odes bibliques, qui formaient le cadre originel du Canon.

(3) Jours Non-liturgiques.

La Liturgie des Dons Présanctifiés.

Les jours de semaine durant le Grand Carême (du lundi au vendredi), la célébration de la Divine Liturgie est strictement défendue. Ce sont des jours non-liturgiques, avec une exception possible – la Fête de l'Annonciation (alors la Liturgie selon Saint Jean Chrysostome est prescrite pour après les Vêpres). La raison de cette règle est que l'Eucharistie est par sa nature même une célébration festive, la commémoration joyeuse de la Résurrection du Christ et Sa présence parmi Ses disciples. Pour une étude plus approfondie de ce point, voyez mon article "Eucharist and Communion" dans le Saint Vladimir’s Quarterly, Vol. 1, No. 2, Avril 1957, pp. 31-33. Mais 2 fois par semaine, les mercredis et vendredis, l'Église prescrit la célébration après les Vêpres, c'est-à-dire le soir, de la Liturgie des Saints Dons Présanctifiés.
Elle consiste en de Grandes Vêpres solennelles et la Communion aux Saints Dons consacrés le dimanche précédent. Ces jours étant des jours de jeûne strict (en théorie : abstinence complète), ils se voient "couronnés" par la participation au Pain de Vie, l'accomplissement ultime de tous nos efforts.

On doit reconnaître la négligence tragique de ces règles dans nombre de paroisses occidentales. La célébration de soi-disantes "liturgies de requiem" lors de jours non-liturgiques constitue une violation flagrante de la tradition universelle de l'Orthodoxie et ne peut être justifiée ni d'un point de vue théologique ni d'un point de vue pastoral. Ce sont des résidus "d'uniatisme" dans notre Église et ils sont en contradiction tant avec la doctrine Orthodoxe de la commémoration des morts que la doctrine Orthodoxe de l'Eucharistie et sa fonction dans l'Église. Tout doit être accompli afin de restaurer les principes liturgiques réels du Grand Carême.

(4) Samedis du Grand Carême.

Les Samedis du Carême sont des jours de commémoration des défunts, à l'exception du premier – dédié à la mémoire du saint martyr Théodore Tyron, et le 5ème, qui est le Samedi de l'Acathiste. Et au lieu de multiplier les "liturgies de requiem privé" les jours où elles sont interdites, il serait bon de restaurer cette pratique d'un jour universel de semaine pour la commémoration de tous les Chrétiens Orthodoxes ayant quitté cette vie, de leur intégration dans l'Eucharistie, qui est toujours offerte "par tous et pour tous."

Le Samedi de l'Acathiste est la commémoration annuelle de la délivrance de Constantinople en 620. L'Acathiste, une magnifique hymne à la Mère de Dieu, est chantée lors des Matines.

(5) Dimanches du Grand Carême.

Chaque Dimanche du Grand Carême, bien qu'il conserve son caractère de fête hebdomadaire de la Résurrection, possède un thème spécifique, le Triode est combiné avec l'Octoèque.

1er Dimanche – "Triomphe de l'Orthodoxie" – commémore la victoire de l'Église sur la dernière grande hérésie, l'Iconoclasme (842).

2ème Dimanche – dédié à la mémoire de saint Grégoire Palamas, un grand théologien Byzantin, canonisé en 1366.

3ème Dimanche – "de la Vénération de la Sainte Croix" – A Matines, la Croix est portée solennellement en procession depuis le sanctuaire et placée au centre de l'église, où elle restera toute la semaine durant. Cette cérémonie annonce
l'approche de la Semaine Sainte et la commémoration de la Passion du Christ. A la fin de chaque Office aura lieu une vénération spéciale de la Croix.

4ème Dimanche – Saint Jean Climaque, un des plus grands ascètes, qui a décrit dans son livre "L'Échelle Sainte" les principes de base de la spiritualité Chrétienne.

5ème Dimanche – sainte Marie l'Égyptienne, un des plus merveilleux exemples de repentance.

Les samedis et dimanches – jours de célébration Eucharistique – les vêtements noirs sont remplacés par ceux de couleurs claires, les mélodies de Carême ne sont pas utilisées, et on omet la prière de saint Ephrem et les prosternations. L'ordo des offices n'est pas de type de Carême, mais cependant le jeûne reste la règle et ne peut être rompu – cfr mon article "Fast and Liturgy," dans Saint Vladimir’s Quarterly, Vol. III, No. 1, hiver 1959). Chaque dimanche soir, les Grandes Vêpres sont prescrites avec un grand prokimenon spécial.

En conclusion de cette brève description de la structure liturgique du Grand Carême, permettez-moi d'insister à nouveau en disant que le culte liturgique du Carême constitue un des plus profonds, des plus beaux et des plus essentiels éléments de notre tradition liturgique Orthodoxe. Sa restauration dans la vie de l'Église, sa compréhension par les Chrétiens Orthodoxes, constitue une des tâches urgentes de notre époque.
"The Russian Orthodox Journal", Mars 1959, pp. 6-8

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