Un passeport pour le Ciel
Le p. Païssios avait déjà creusé sa future tombe près de sa cellule de Panagouda, et il se concentrait toujours sur le jour où il prendrait congé de ce monde qui passe. Du fait de sa très profonde humilité, il se sentait toujours aussi peu préparé pour ce dernier voyage. Mais une vision le combla de joie.
Un jour, étant en prière, il se retrouva en un lieu qui ressemblait à un aéroport, d'où les gens partaient pour leur voyage vers le Ciel. Il y avait beaucoup de monde; il était demandé aux voyageurs qu'ils vérifient si ils avaient avec eux leurs passeport et billet de voyage. Si quelque chose manquait, ils devaient rester. Quand vint le tour du p. Païssios, il se rendit compte qu'il n'avait pas les documents nécessaires avec lui. Soudain apparu la Vierge Marie, toute d'or vêtue, telle une reine. Elle ressemblait à son image sur l'Icône de la Vierge de Jérusalem. Elle s'adressa aux contrôleurs et leur dit:
- Celui-ci est mon serviteur. Laissez-le passer, car j'ai déjà tous ses documents.
Elle sortit les documents de son pallium, les posa devant les contrôleurs, et reparti. C'est ainsi que le père Païssios fut admis et pu passer.
Par la suite, le p. Païssios nous raconta ceci :
- La Vierge Marie ressemble vraiment beaucoup à la représentation sur l'Icône de la sainte Vierge de Jérusalem [Panagia Ierosolimitissa; ndt]. C'est tout à fait elle. J'ai eu le bonheur de pouvoir plusieurs fois la rencontrer, et je ne connais aucune autre Icône qui lui ressemble aussi bien.
Un jour, le père Païssios priait avec son komboschini [chotki, chapelet byzantin; ndt], quand il pressentit une visite divine. Soudain, il entendit des bruits de pas dans le couloir de sa cellule. Il alla à la porte et regarda dans le couloir, vers la porte de sa petite chapelle. Il vit la Vierge Marie, qui apparu telle une reine. Jean le Théologien la suivait. Après qu'ils soient entrés dans la chapelle, ils disparurent. Seule resta une lumière bleue-blanche, la Lumière Incréée, et elle disparu après un moment. L'âme du père Païssios déborda de gratitude et de clarté. Il fondit en larmes, parce que la Vierge-Mère l'avait visité, alors que lui se considérait comme le plus grand pécheur du monde.
p. Païssios de la sainte Montagne,
édition NL du monastère de Pervijze, pages p.147-148
Conclusion? Pour un passeport céleste toujours en règle, devenez vous aussi serviteur/servante de la Mère de Dieu!
Libellés : Athos, Mère de Dieu, père Païssios
























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