La Loi de Moïse, impuissante à nous sauver (Trinité 13, R.O.O Eorhf)
Psaume 30 In Te, Domine, speravi
Ps. 71 Deus, judicium
AT : Habacuc 2,1-14
Je vais me tenir en sentinelle, et me poster sur le bastion; je vais guetter ce que me dira le Seigneur, et ce qu'il va répondre à ma requête. Et le Seigneur me fit cette réponse: Mets par écrit cette vision, grave-la sur des tablettes, afin qu'on la puisse lire couramment; car c'est encore une vision pour un terme fixé, elle se hâte vers son terme et ne mentira point. Si elle tarde, attends-la cependant, car elle se réalisera sûrement, sans faillir. Voici que succombe celui dont l'âme n'est pas intègre, tandis que le juste vit par sa fidélité. Oui certes, le vin est perfide; l'homme arrogant ne goûte aucun repos, il ouvre une bouche avide comme le séjour des morts, il se montre aussi insatiable que la mort; il amasse pour lui toutes les nations, et englobe en soi tous les peuples. Mais tous ceux-ci ne se mettront-ils pas à proférer contre lui une satire, une raillerie et des épigrammes à son adresse? "Malheur, dira-t-on, à qui amasse le bien d'autrui, - jusques à quand? - à qui accumule sur soi le poids de la dette!" Tes créanciers ne vont-ils pas soudain se lever, tes pressureurs ne surgiront-ils pas? Et tu deviendras leur proie. Parce que tu as pillé de nombreuses nations, tous les peuples qui restent vont te piller, à cause du sang humain répandu et des violences commises contre les pays, les cités et les populations. Malheur à qui poursuit pour sa maison un profit criminel, à qui veut placer son aire assez haut pour échapper aux atteintes de l'adversité. C'est à la honte de la famille qu'ont abouti tes desseins; en détruisant beaucoup de peuples tu t'es fait tort à toi-même; car des murailles les pierres crient vengeance, et des charpentes les poutres leur font écho. Malheur à celui qui bâtit une cité à prix de sang, qui fonde une ville sur l'iniquité! N'est-ce point ici un ordre du Seigneur des armées: que les peuples peinent pour le feu, et que les nations s'exténuent pour le néant? Car la terre se remplira de la connaissance de la gloire du Seigneur, comme les eaux recouvrent la mer.
NT : Timothée 6,1-21
COLLECTE POUR DIMANCHE TRINITÉ 13
Dieu Tout-Puissant et miséricordieux, dont le seul don fait à Ton peuple fidèle est de pouvoir louablement Te servir de manière juste : nous T'en supplions, daigne nous accorder la grâce de Te servir si fidèlement en cette vie, que nous ne manquions pas d'obtenir à la fin Tes célestes promesses. Par Ton Fils Jésus-Christ, notre Seigneur, Qui vit et règne avec Toi et le Saint-Esprit, Dieu Un, pour les siècles des siècles.
Divine Liturgie (Sarum)
Épître : Galates 3,16-22
Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance . Il n'est pas dit: à ses descendants , comme pour plusieurs, mais: à ta descendance (Gn 12,7), comme pour un seul. C'est le Christ. Voici ce que je veux dire: la Loi, survenue 430 ans plus tard, ne peut annuler une disposition déjà prise en bonne et due forme par Dieu et ne peut rendre la promesse sans objet. Or, si l'héritage s'obtenait par la Loi, il ne résulterait plus de la promesse, et c'est par une promesse que Dieu a octroyé sa faveur à Abraham. Pourquoi donc la Loi? Elle a été ajoutée en vue des transgressions, jusqu'à l'arrivée de la descendance à laquelle est adressée la promesse; elle a été promulguée par des Anges, en passant par un médiateur. Or, il n'y a pas de médiateur quand il n'y a qu'une personne, et Dieu est seul. La Loi va-t-elle donc à l'encontre des promesses de Dieu? Jamais de la vie! Si l'on avait donné une loi qui pût vivifier, la justice viendrait vraiment de la loi; mais l'Écriture a tout enserré sous l'emprise du péché, pour que la promesse fût donnée aux croyants par la foi en Jésus Christ.
Évangile : Saint Luc 10,21-37
À ce moment-là, Jésus tressaillit de joie dans l'Esprit-Saint, et il dit: "Je te bénis, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que, tout en cachant ces choses aux sages et aux intelligents, tu les as découvertes aux tout petits. Oui, Père, je te bénis de ce que tel a été ton bon plaisir. Toutes choses m'ont été remises par mon Père. Nul ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, ni qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut bien le révéler." Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier: "Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Je vous le déclare: Beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu; entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu." Un légiste se leva et lui dit pour l'éprouver: "Maître, que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle?" Jésus lui dit: "Qu'est-il écrit dans la loi? Qu'y lis-tu?" Il répondit: "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée (Dt. 6,5); et ton prochain comme toi-même (Lv. 19,18)." Jésus lui dit: "Bien répondu; fais cela, et tu vivras." Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: "Oui, mais qui est mon prochain?" Jésus reprit: "Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands, qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s'en allèrent, le laissant à demi mort. Par hasard, un prêtre descendait la même route; il vit l'homme, et passa outre. Un lévite arriva sur les lieux, le vit, et passa outre. Mais un Samaritain en voyage, arrivé près de lui, fut, à sa vue, touché de compassion. Il s'approcha, et banda ses plaies en y versant de l'huile et du vin; puis il le jucha sur sa propre monture, et le conduisit dans une auberge où il s'occupa de lui. Le lendemain, il tira deux deniers et les donna à l'hôtelier: Prends soin de lui, dit-il, et si tu as des frais supplémentaires, je te paierai lors de mon retour. Lequel de ces trois hommes te semble avoir été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des brigands?" - "C'est, répondit le légiste, celui qui s'est montré plein de pitié envers lui." - "Eh bien! lui dit Jésus, toi aussi fais de même."
Homélie 2007
L'Évangile de la Liturgie de ce jour comporte ces paroles-ci (Luc 10,23) : "Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Je vous le déclare: Beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu; entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu." L'Épître de la Liturgie de ce jour nous apporte aussi celles-ci (Galates 3,16) : "Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance . Il n'est pas dit: à ses descendants , comme pour plusieurs, mais: à ta descendance, comme pour un seul. C'est le Christ."
Jésus-Christ est le Messie, le Fils de Dieu. Il a été l'Incarnation de la promesse faite à Abraham. Il a été la promesse attendue par les Juifs de l'Ancienne Alliance. Ils désiraient voir Sa venue, Son avènement.
Ils attendaient, soumis à l'ancienne Loi qui ne pouvait les délivrer de toutes leurs transgressions. Le seul Salut possible dans l'ancienne Loi, c'était de la suivre intégralement et à la perfection. Bien entendu, une telle observation tout au long d'une vie humaine était impossible pour des humains ordinaires. Les Juifs avaient une croyance qui disait que si cette loi pouvait être observée par absolument tous les Juifs durant une courte période, alors le Christ de Dieu viendrait. Mais c'était impossible à réaliser. Seul le Christ pouvait observer la Loi à la perfection.
Les Juifs, guidés par leurs dirigeants religieux qui étaient complètement dans l'erreur, se retrouvèrent pieds et poings liés dans un légalisme, et par conséquent égarés loins de l'essence de la Loi donnée par Dieu. Qu'il y en avait certains qui comprenaient au moins en partie l'essence de cette Loi, on le remarque avec la réponse du légiste à Jésus, dans laquelle il cite un verset de Deutéronome et un du Lévitique : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même." Cependant, la suite démontre qu'il avait une mauvaise compréhension de ce que cela signifiait réellement.
Le Christ avait à venir pour être le révélateur de la Loi, pour racheter et eux et nous, et pour nous nous montrer l'esprit de la Loi. Il ne prêcha pas un légalisme réducteur, qui tue l'esprit, mais l'amour de Dieu et du prochain, ce qui, lorsque convenablement pratiqué, amène à l'observance intégrale de tout l'esprit de la Loi. Car la conséquence de cet amour, c'est l'observance de la Loi. Nous ne savons pas l'observer parfaitement, mais nous sommes assurés de Sa miséricorde face à notre imperfection.
Hélas, il y a bien des gens – des sectes entiers de gens se disant Chrétiens – et de gens sécularisés qui détournent le concept de garder la Loi de l'Amour pour se justifier de leur absence d'obéissance à la Loi morale, que le Christ avait aussi enseignée, et qui n'avait jamais varié par rapport à la Loi de Moïse. Ils confondent le comportement libertaire avec la Loi de l'Amour. Et c'est bien la situation que nous voyons tout autour de nous dans la société contemporaine. A savoir le détournement de la Loi d'Amour du Christ pour parvenir à une omniprésente dérive morale – je veux dire par là, l'utilisation de principes moraux pour justifier des comportements immoraux.
mon saint patron, presqu'un Ange sur terre, quasiment parfait dans l'observance de la Loi.. mais pas intégralement, puisque c'était humainement impossible... Donc même à lui, il fallait le Christ pour être sauvé, même à lui...Homélie 2006
La gloire de la Nouvelle Alliance qui est notre héritage, se présente à nouveau à nous dans les lectures de l'Ecriture Sainte qui sont prévues pour la Liturgie de ce jour. La Parabole du Bon Samaritain est considérée comme appropriée pour l'époque des moissons (le 13ème dimanche après la Trinité a presque toujours lieu entre le 17 août et le 19 septembre), en ce qu'en cette période, notre gratitude pour la bonté de Dieu que nous voyons dans les moissons devrait se refléter particulièrement dans notre bonté envers ceux dans le besoin. La parabole nous explique par des phrases mystiques la surabondance de bonté du Seigneur Lui-même. Il devient le Bon Samaritain pour la nature humaine, qui a chuté entre les mains de ses ennemis spirituels, a été dépouillée de son revêtement de justice originelle, et a été laissée à moitié morte dans l'héritage du péché des origines et la continue inclination vers la transgression.
C'est de l'amour que Dieu nous a donné en envoyant Son Christ en tant que notre sauveteur, le Bon Samaritain, que vient la thérapie de guérison qui est l'essence du Christianisme. Le véritable Christianisme – c'est-à-dire le Christianisme Orthodoxe - est une thérapie, une guérison : c'est uniquement de ça qu'il s'agit. Dans son annonce de la Nouvelle Alliance, le Psalmiste dit : "Guéris mon âme, car j'ai péché contre Toi" (Ps. 40). Jérémie a plaidé pour que son péché soit guéri (Jér. 17,14). Jésus Lui-même a mit en exergue la prophétie d'Isaïe Le concernant, disant qu'Il était envoyé ".. pour guérir le coeur brisé.." (Luc 4,18; Is. 61,1). Les dons terrestres que Dieu nous donne sont pour notre santé corporelle et notre bien-être, et à leur tour, ils devraient nous faire ressentir le besoin de notre bien-être spirituel. Nous sommes vraiment dans un piteux état – comme l'homme de la parabole : nous gisons battus et proches de la mort. Nous avons besoin du Médecin Qui est le Christ, et la guérison qu'Il nous amène est administrée par Son Eglise – le Christ sur terre aujourd'hui.
Nul ne va chez le médecin avant qu'il ne ressente qu'il est malade. Il doit reconnaître son besoin avant d'agir. Nous et toute l'humanité, nous avons désespérément besoin de la médecine que seul le Christ possède, mais tant que nous n'avons pas reconnu ce besoin, nous ne ferons rien. Ce n'est pas parce que nous sommes membres de l'Église que cela veut dire que nous sommes spirituellement solides et forts, loin de là. Pour emprunter un bon mot aux "Alcooliques Anonymes" : dans le meilleur des cas, nous sommes des pécheurs occupés à se rétablir – et aucun d'entre nous n'est jamais en état de dire qu'il est "guéri". La tendance à la transgression est si bien enracinée en nous que nous devons rester sous traitement pour le restant de notre vie terrestre si nous voulons avoir une chance de nous faufiler à travers la Porte du Ciel. C'est pourquoi, suite à une vague appréciation de notre état de maladie, nous nous sommes approchés en titubant du Christ. C'est pourquoi, malgré notre peu de compréhension, nous restons. Ceux qui ne parviennent pas à saisir leur besoin continu s'en vont. Il est facile pour nous de cesser de prendre le traitement et de retomber dans notre maladie. Nous pensons que nous sommes meilleurs – et en fait, nous n'avons pas tué le virus, en rien, nous l'avons tout au plus placé sous contrôle.
Si tout ceci semble très pessimiste, c'est hélas vrai : il n'y a rien de rassurant dans notre besoin de continuer la thérapie que le Christ nous a apportée. Nous pensons que la vie est longue alors qu'en fait, elle est désespérément courte par rapport à tout ce que nous aurions à y faire. Nous pensons que notre emploi ou travail sont le besoin primaire alors que c'est secondaire. Pour utiliser une métaphore, nous devons passer un examen qui porte sur tout le cours de notre vie : on attend de nous de le réussir – et la plupart d'entre nous ne commencent pas à songer au fait que nous sommes en examen avant d'avoir déjà dépassé les 2/3 du chemin de leur vie. Alors, que nous considérions cela comme une thérapie continue ou une concentration continue pour un examen, le fait demeure que nous ne pouvons pas nous arrêter, nous ne pouvons pas nous reposer sur des lauriers imaginaires.
p. Michaël, higoumène (abbé), Saint-Petroc monastery, EORHF/Rocor
http://www.orthodoxresurgence.co.uk/
------------------------------------------------------------------------
Byzantins : 14e dimanche après la Pentecôte
source
Épître : 2 Corinthiens, 1, 21 à 2, 4 :
"Frères, c’est Dieu Lui-même qui nous affermit avec vous dans la vie avec le Christ ; c’est Dieu Lui-même qui nous a mis à part, qui nous a marqués à son Nom et qui a répandu dans nos cœurs le Saint-Esprit comme garantie des biens qu’Il nous réserve.
J’en prends donc Dieu à témoin – qu’Il me fasse mourir si je mens ! - : c’est pour vous épargner que j’ai décidé de ne pas retourner à Corinthe. Nous ne cherchons pas à vous imposer ce que vous devez croire, car vous êtes fermement établis dans la foi ; mais nous désirons travailler avec vous à votre joie.
Ainsi, j’ai décidé de ne pas aller chez vous, pour ne pas vous attrister de nouveau. Car si je vous attriste, qui peut encore me donner de la joie ? Ceux-là seuls que j’aurai attristés ! Voilà pourquoi je vous ai écrit comme je l’ai fait : je ne voulais pas arriver chez vous et être attristé par les personnes-mêmes qui devraient me donner de la joie. Je suis en effet convaincu que lorsque j’éprouve de la joie, vous aussi vous êtes tous joyeux. Oui, je vous ai écrit avec un cœur profondément affligé et angoissé, avec beaucoup de larmes, non pour vous attrister, mais pour que vous sachiez à quel point je vous aime."
Évangile : saint Matthieu 22, 1-14 :
En ce temps-là, Jésus utilisa de nouveau des paraboles pour parler à ses auditeurs. Il leur dit ceci. "Voici à quoi ressemble le Royaume des cieux. Un roi organisa un repas de mariage pour son fils. Il envoya ses serviteurs appeler les invités pour ce repas, mais ils ne voulurent pas venir. Il envoya alors d’autres serviteurs avec cet ordre. " Dites aux invités : Mon repas est préparé maintenant, mes taureaux et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt. Venez au repas de mariage ! " Mais les invités ne s’en soucièrent pas et s’en allèrent à leurs affaires, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; d’autres saisirent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère. Il envoya ses soldats tuer ces assassins et incendier leur ville. Puis il dit à ses serviteurs : " Le repas de mariage est prêt, mais les invités ne le méritaient pas. Allez donc dans les principales rues et invitez au repas tous ceux que vous pourrez trouver. " Les serviteurs s’en allèrent dans les rues et rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons ; et ainsi, la salle de fête se remplit de monde.
Le roi entra alors pour voir les invités et il aperçut un homme qui ne portait pas d’habit de mariage. Il lui dit : " Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir d’habit de mariage ? " Mais l’homme ne répondit rien. Alors le roi dit à ses serviteurs : "Liez-lui les pieds et les mains et jetez-le dehors, dans l’obscurité. C’est là qu’il pleurera et grincera des dents. Car, ajouta Jésus, beaucoup sont appelés, mais peu sont choisis."
Catéchèse de saint Ambroise de Milan : "Après le dédain orgueilleux des riches, Il s’est tourné vers les païens ; Il fait entrer bons et méchants, pour faire grandir les bons, améliorer les dispositions des méchants… ou bien… l’infirmité des péchés est guérie par la miséricorde du Seigneur, si bien que, puisqu’on est racheté non pas par ses œuvres, mais par sa foi, si l’on se glorifie, ce sera dans le Seigneur… Il fait donc chercher des invités nouveaux car " la Sagesse crie aux carrefours " (Pr. 1, 20)... Il a fait dire aux pécheurs de quitter les voies larges pour rejoindre le chemin étroit qui conduit à la vie (Mt. 7, 13). Il envoie sur les routes…, car sont capables d’atteindre le Royaume des Cieux ceux qui, sans être retenus par les convoitises des biens présents, se hâtent vers les biens futurs, engagés pour ainsi dire sur la voie de la bonne volonté."






0 Comments:
Enregistrer un commentaire
Links to this post:
Créer un lien
<< Home