"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

06 septembre 2007

Le chien de monastère qui chante avec les cloches (Ukraine)


Un chien se joint au chant du son des cloches dans un monastère ukrainien
http://www.interfax-religion.com/?act=mosaic&div=157

Odessa, 15 Juin 2007, Interfax – Belyi, un chien errant vivant près d'un monastère situé dans l'ouest de l'Ukraine, appelle les frères à l'église à sa manière à lui.

"Lorsque le sonneur commence à battre le carillon (il n'y a pas de clocher dans le monastère), Belyi accourt vers le beffroi, étire vers l'arrière sa tête brunâtre, et chante notre Seigneur
selon sa manière canine, tentant de suivre la mélodie du carillonneur," rapporte le site internet de l'association Yedinoye Otechestvo, faisant référence à un reportage de la télévision ukrainienne.

"Tout ce qui vit et respire chante louange au Seigneur", disent les frères en souriant.

Le chien a acquis cette étrange habitude après avoir subit un accident. Auparavant, Belyi était plutôt sauvage et agressif, même après que les moines en aient fait leur chien de garde. Mais un jour, un inconnu l'a quasiment tué à coups de hache. Belyi faillit mourir, mais les moines prirent bien soin de lui et sauvèrent la vie du chien. Après cela, son comportement changea du tout au tout. Le chien n'était plus cette bête sauvage d'avant, et il devint affectueux et commença à chanter fort joliment.


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"Всякое дыхание да хвалит Господа" (Пс. 150, 6)
14.6.2007

http://www.otechestvo.org.ua/main/20076/1401.htm


Les paroles de ce psaume du saint roi et prophète David, que chante l'Église au cours des vêpres, a trouvé une confirmation inattendue dans un monastère de l'ouest de l'Ukraine. Un reportage vespéral de la télévision a raconté cet étonnante histoire. Y vivait un chien surnommé Belyi, "blanchard" en français. On l'appelait ainsi du fait de la couleur de sa fourrure. Ce vagabond de race indéterminée était caractérisé par son agressivité et sa malveillance, et il s'en prenait à tout le monde dans le coin. Un jour, il est arrivé à ce monastère d'hommes, mais n'y a pas changé de comportement, restant toujours aussi peu commode. Dans cette maisonnée, il remplit les fonctions de gardien. Mais un jour, le malheur s'abattit sur ce chien. Quelqu'un le coupa presqu'en deux avec une hache. Belyi était à l'article de la mort, mais la communauté soigna le pauvre animal non-doué de parole. Quand il recouvra la santé, le caractère de Belyi changea radicalement. Il abandonna son comportement méchant, devint un gardien prévenant pour le monastère, et vivant en bonne compagnie avec la communauté. Mais le plus surprenant était à venir : Belyi apprit à chanter. Si, bien sûr, on peut parler de chant à propos d'un chien. Aussitôt qu'ils commencent à faire sonner le carillon du monastère – il n'y a pas de clocher dans la maison – Belyi accourt vers le carillon, et, après avoir étiré vers l'arrière son museau, élevant au ciel cette truffe couronnée de noir, il élève sa louange canine au Seigneur, tenant de se suivre à l'unisson le rythme et ton du carillonneur. Au monastère de Nasel'niki, souriant, ils disent "assurément, amis, tout ce qui respire loue le Seigneur."

Bien des gens, qui se considèrent eux-mêmes comme Orthodoxes, n'aiment pas beaucoup les chiens, les considérant comme des créatures tellement inférieures et impures. Mais voyez quel exemple nous est ici donné, par cette créature non-douée de la parole. Bien trop souvent, nous ne remarquons pas que nous vivons avec l'âme noyée dans le péché, et nous continuons à vivre comme si ça n'avait pas d'importance – nous allons à l'église, [soblyudayem??], nous nous confessons, mais nous ne changeons rien à nos vies, nous continuons à vivre dans le péché.
Que ce chien Belyi nous serve d'exemple à nous humains, nous le sommet de la Création, à nous amender et nous [vrazumleniyu??]. Apprenons nous aussi à ne pas seulement glorifier (Dieu) en paroles...

Olga KRAVETS, chroniqueuse du service de presse réuni Otechestva / SPGU

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Avec cette sorte de "conversion" bien visible, on comprend mieux pourquoi assurément, "tous les chiens vont au Ciel"!

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