"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

13 janvier 2007

Orthodoxie Occidentale : Quel Rite est "le bon"?

("Which Rite is Right?", par le prêtre Nicholas Alford)
http://members.cox.net/stgregoryoc/december06newsletter.pdf
crédit photos de l'article :
http://members.cox.net/frnicholas/Photo.pdf

Saint Gregory the Great Orthodox church
http://www.stgregoryoc.org/1443 Euclid St NW,
Washington DC 20009
archives du bulletin :
http://members.cox.net/frnicholas/archive.htm

De temps à autres, la paroisse Saint Gregory reçoit une correspondance de gens intéressés dans le Rite Occidental. Une question qui revient fréquemment est "pourquoi utilisez-vous le Rite Tridentin plutôt que le Rite Sarum, plus ancien?"

Il est difficile de donner une brève réponse au demandeur. Sa question présuppose à la fois que notre Liturgie ne daterait que du Concile Catholique-romain de Trente, au 16ème siècle, et que la Liturgie Sarum (la Liturgie de la cathédrale de Salisbury en Angleterre) est ancienne. Un coup d'oeil à l'histoire liturgique occidentale montre le contraire.

Quelles sont les origines de notre Liturgie? Nous utilisons l'ancienne Liturgie de Rome, qui n'a ni été écrite lors du Concile de la Contre-Réforme à Trente, ni par notre patron saint Grégoire le Grand.

En fait, notre Liturgie est bien plus ancienne. Le spécialiste catholique-romain de liturgie monsignor Klaus Gamber écrivait au sujet de la Liturgie pre-Vatican II :
"Au sens strict du terme, il n'y a pas de 'Messe Tridentine', car, au moins à la conclusion du Concile de Trente, il n'y a pas eu de création d'un nouvel ordo de la Messe; et le 'Missel de st Pie V' n'est rien d'autre que le Missel de la Curie Romaine, qui avait vu le jour à Rome des siècles auparavant.. le Rite Romain, pour des parties importantes, remonte au moins au quatrième siècle, plus précisément à l'époque du pape Damase (366-384). Dès l'époque du pape Gélase (492-496), le Canon de la Messe avait atteint la forme qu'il a conservée jusqu'à maintenant, en dehors de quelques modifications réalisées sous le pape saint Grégoire (590-604). Depuis le 5ème siècle, la seule chose sur laquelle les papes ont insisté sans cesse, c'est que le Canon Romain soit adopté; leur argument étant qu'il émanait de l'Apôtre Pierre..."

Saint Grégoire a prit la Liturgie, qui était déjà ancienne à son époque, en a retiré des additions plus récentes, et a donné à la Liturgie la structure que nous connaissons de nos jours. D'une manière quelque peu similaire, le Concile de Trente retira un certain nombre d'accroissements médiévaux pour restaurer la Liturgie à sa forme plus ancienne (et ils standardisèrent les rubriques dirigeant les actions du cérémonial). En aucun cas une nouvelle Liturgie n'a été produite. Certaines des prières privées du prêtre, dites silencieusement, sont d'une origine plus tardive (de même que sont l'addition des rites d'avant et après la Messe), mais ce que l'assemblée entend à la Messe aujourd'hui est essentiellement ce qu'une assemblée entendait à Rome il y a 1400 ans d'ici.

Pendant que la Liturgie de l'Église de Rome devenait la norme dans toute l'Église d'Occident, il y a eu un certain nombre de variantes et alternatives locales. Lorsque saint Augustin de Canterbury arriva en Angleterre via la Gaule, il fut préoccupé parce que l'Église en Gaule utilisait une Liturgie différente, et il écrivit à saint Grégoire pour lui demander conseil. Comme rapporté par saint Bède le Vénérable, voici ce que saint Grégoire répondit :

"Mon frère, tu connais les coutumes de l'Église Romaine dans laquelle, bien sûr, tu as été élevé. Mais il est de mon désir que si tu trouvais quelques autres coutumes dans l'Église Romaine ou Gauloise ou quelqu'autre Église qui pourrait être plus agréable au Dieu Tout-Puissant, tu y effectuais une sélection soigneuse et enseignais avec zèle l'Église des Anglais, qui est encore nouvelle dans la foi, avec ce que tu aurais pu récolter d'autres Églises. Car les choses ne doivent pas être aimées pour l'amour d'un endroit, mais les endroits doivent être aimés pour l'amour de leurs bonnes choses. Dès lors, prend en chaque Église individuelle toutes choses qui sont pieuses, religieuses et correctes. Et lorsque tu auras collationné toutes ces choses comme si c'était un seul paquet, veille à ce que les esprits des Anglais s'y habituent progressivement."

Ici, saint Grégoire, conscient qu'il peut y avoir des expressions locales de ce qui est bon et vrai, approuve l'idée de "Liturgies locales" et ces dernières ont continué de se développer jusqu'au Concile de Trente.

La Liturgie de Sarum (l'ancien nom pour Salisbury) est simplement une variante locale, post-schisme, du Rite Romain. Elle n'est pas antérieure au 13ème siècle, mais s'est rapidement répandue pour devenir l'usage dominant en Angleterre, Écosse, Irlande et Pays de Galles jusqu'à sa suppression en 1549, au début de la Réforme Anglaise (bien qu'elle fut brièvement rétablie durant le règne de la reine Mary). L'historien Anglican J. Robert Wright a écrit : "Les érudits du 19ème siècle ont attribué en général ses origines à saint Osmund, le second évêque du diocèse (1077- 1099), un noble Norman qui était venu en Angleterre avec Guillaume le Conquérant; mais cela a été sérieusement remis en question du fait qu'on ne trouve nulle attribution de la moindre disposition liturgique ou innovation de sa part avant le 14ème siècle. L'opinion qui prévaut est que c'est Richard le Poore, doyen de Salisbury de 1198 à 1215, puis évêque du diocèse de 1217 à 1228, qui a été la personne qui a le plus contribué au développement de l'Usage de Sarum."

A une époque plus ancienne, la Liturgie en Angleterre était intentionnellement romaine (quoiqu'avec des variations locales mineures, comme il en existait partout aux jours d'avant l'imprimerie). Le Synode Anglo-Saxon de Clevesho en 747 décréta : "Que d'une seule et même manière nous célébrions tous les Fêtes Sacrées se rapportant à la venue de notre Seigneur dans la Chair; et ainsi en tout, dans la manière dont nous conférons le Baptême, dans notre célébration de la Messe, et dans notre manière de chanter. Tout doit être accompli selon le modèle que nous avons reçu par écrit de l'Église Romaine." Lorsque le premier Livre de Prières Publiques [Book of Common Prayer, anglican; ndt] fut compilé en 1549, l'Usage de Sarum lui fournit la plupart du matériau, quoiqu'expurgé de la dévotion catholique. La Liturgie Orthodoxe de Rite Occidental de saint Tikhon tire une grande partie de sa beauté de l'héritage de Sarum préservé dans le Livre de Prières Publiques.

Il règne une considérable confusion à propos du Rite Sarum au sein des cercles Orthodoxes à cause des efforts de publication d'un groupe non-canonique de Rite Occidental qui a une présence non-négligeable sur internet. Les livres liturgiques de ce groupe, bien que publiés sous forme attractive, sont une construction moderne basée sur l'Usage de Sarum avec des matériaux rajoutés d'autres sources. Ils prétendent que leur liturgie serait l'unique "authentique" liturgie orthodoxe occidentale et dès lors sèment la confusion parmi les fidèles, malgré le fait que leurs prétentions ne sachent pas être soutenues par de l'érudition de bonne réputation.

Il y a d'autres anciennes Liturgies encore en usage dans la Chrétienté occidentale de nos jours. La Liturgie Ambrosienne est utilisée par l'Église Catholique-romaine à Milan, et elle porte le nom d'un grand saint du 4ème siècle qui était l'évêque de cette ville. La Liturgie Gallicane était en usage en Gaule entre les 5ème et 8ème siècles, et une forme modifiée est utilisée de nos jours par certains groupes Orthodoxes de Rite Occidental en France. La Liturgie Mozarabe, qui remonte au 6ème siècle voir plus loin encore, était utilisée en Espagne jusqu'après le grand schisme du 11ème siècle, et n'est actuellement maintenue que par quelques chapelles Catholiques-romaines à Toledo et Salamanca.

Au sein de l'Archidiocèse Antiochien, nous sommes bénis avec 2 belles Liturgies. Le Rite Romain était la principale Liturgie Orthodoxe occidentale jusqu'au Schisme au 11ème siècle. La Liturgie de saint Tikhon (une variante du Rite Romain) maintien le meilleur de l'héritage liturgiques anglais. Le Saint-Synode de Moscou et le Patriarcat d'Antioche ont tous deux reconnu que ces Liturgies sont des expressions authentiques de la sainte foi Orthodoxe et nous rendons grâce que nous puissions exprimer notre foi Orthodoxe comme l'ont fait avant nous saints Columba, Patrick, Grégoire et Augustin [de Canterbury; ndt].

P. Nicholas Alford



*-*-*-*-*-*-*-*

Notes du traducteur (qui n'engagent pas l'auteur de l'article bien entendu)

1. la partie musicale n'est bien entendu pas celle d'il y a 1400 ans, la musique évoluant, partout, même dans nos paroisses de rites byzantins. Certaines paroisses Antiochiennes utilisent cependant largement le plain-chant occidental, aussi appelé "chant grégorien."
2. la partie vestimentaire n'est pas abordée, mais il est nécessaire de dire que là il y a bien eu un changement radical, avec les vêtements liturgiques féminisés portés par le clergé "tridentin" masculin. Il suffit de comparer avec les tableaux et enluminures, c'est irréfutable. Mais ce qui était vêtement liturgique en usage au moment où l'Occident était Orthodoxe, en usage à ce moment-là pour ces Liturgies-là, n'a bien entendu rien de mauvais. Surtout pas pour l'aspect catholicité de l'Église, auquel toute véléité d'uniformisation nuirait hautement.
3. un autre prêtre Antiochien de Rite Occidental parlait de 12 points de différence entre ce Rite Romain, qu'il célèbre, et la version du Concile de Trente. Il faut se rendre compte que pour un "iota" dans le qualificatif théologique du Christ tel qu'exprimé conciliairement, le Fils de Dieu n'était d'un coup plus que "semblable" à Dieu le Père (homo"i"ousios). Alors si un seul iota rajouté par les impies était capable de radicalement changer la foi, que dire de 12 points, dont certains clairement opposés à la foi de l'Église Indivise, patriarcat de Rome compris? Le propos du p. Nicholas est donc de rappeler que ce qui "ressemble" à du "tridentin" dans l'Église Orthodoxe ne l'est pas, car cela existait déjà AVANT ce Concile de Trente, qui l'a lui en grande partie adopté, et en partie légèrement "adapté."
Le p. Nicholas ne dit pas "ouvrez un missel tridentin, retirez l'hérésie du filioque et quelques autres dévotions douteuses voire parfois hérétiques et célébrez", parce que le texte n'est pas tout à fait le même, il a été changé dans son essence en quelques petits points, petits mais essentiels. Plusieurs siècles de Schisme étaient déjà passés par là, et n'oublions pas leur "tremblement de terre liturgique" de 1256, équivalent à ce qu'ils vivront après Vatican 2.
Le propos ci-dessus c'est donc resituer en perspective historique les faits. Saint Grégoire le Grand, c'est un évêque orthodoxe, pas autre chose. Orthodoxe n'est pas "grec", n'est pas confessionnel, mais signifie "foi exacte, vraie, droite". L'Église dite "Orthodoxe" a été fondée à la Pentecôte à Jérusalem par le Saint-Esprit. Ce n'est pas injurieux ou méchant mais simplement respect de la vérité historique que de rappeler que nous étions là des siècles avant les catholiques-romains et leur "rite tridentin", et qui a servit d'inspiration à qui. Car plusieurs siècles d'absence en Occident font penser aux gens le contraire. Simple erreur d'information. Il est important de rétablir les faits. Je précise que je rajoute ces notes exclusivement à destination du lectorat Orthodoxe; ceux qui ne sont pas dans l'Église ne souscriront probablement pas aux faits établis de l'antériorité de l'Église sur leur organisation. C'est leur choix, je n'ai pas à (les) juger ni à m'en mêler.

Traduit et publié en la fête de saint Hilaire de Poitiers, Père de l'Église d'Occident, alter ego Latin de saint Basile le Grand pour toute l'Église.


Antique enluminure représentant saint Hilaire composant son commentaire biblique

Chapelle Saint Hilaire, 11ème siècle, Matagne-la-Petite (anciennement seignieurie d'Ossogne)
Toute la région mosane belge a bénéficié d'une primo-évangélisation très antique, le passage de saint Servais dans l'Entre-Sambre-et-Meuse étant solidement attesté, tout autant que la présence de communauté Chrétienne bien implantée. L'archéologie, ça a du bon!

Images de Poitiers, fresques, églises, etc :
http://homepage.mac.com/joel.jalladeau/poitou/page2.html

facstaff.uww.edu/henigec/imagesearch/public/lighttable.cfm

et saint Hilaire :

http://facstaff.uww.edu/henigec/imagesearch/fullview.cfm?photo=03poitiers08.jpg


La paroisse Orthodoxe de Poitiers
http://perso.orange.fr/potsh/index.htm


fresque de Montpellier, 11ème siècle

Anecdote liturgique et leçon que j'en tire.
Le "Livre d'Heures" de l'abbaye de Bangor (Irlande) et le "Livre des Hymnes" Irlandais, qui datent de la période Orthodoxe (et flamboyante) de l'Irlande, alors "île des saints", reprennent tous les 2 une Hymne composée par saint Hilaire de Poitiers. Comme quantité de compositions de géants de la Foi tels que saint Ambroise de Milan ou saint Martin de Tours, etc. Une richesse spirituelle immense.
Ce que j'en déduis? N'en déplaise à certains "convertis", la transmission de l'héritage théologique et liturgique Orthodoxe complet ne sera PAS possible sans passer par NOS racines, et s'imaginer qu'on pourra "se contenter" de l'Orient est une erreur, un gâchis, et un rejet d'une partie du don de Dieu. A moins bien sûr qu'ils ne viennent prétendre que saint Ambroise ou saint Hilaire n'ont aucune importance. Quand je lis saint Dimitri de Rostov et d'autres auteurs Orthodoxes byzantins, que je vois (et admire) leur large panel de fréquentation patristique, aussi occidental, je me dis que ma réflexion est bel et bien ancrée dans l'Église, et pas dans une sorte de réflexe "national" de mauvais aloi.

Quelques Icônes de saint Hilaire de Poitiers :
https://www.comeandseeicons.com/pc60.htm

avec son grand ami saint Athanase, pape d'Alexandrie :
http://www.atelier-st-andre.net/opengallery/iconia18.html

12 janvier 2007

Marche pour la Vie: un primat Orthodoxe participe pour la 19ème année consécutive

Comme en 2006, le primat de l'Église en Amérique va participer à la marche pour la vie et contre la culture de mort dominante en notre monde devenu fou.

Le métropolite Herman se joindra aux marcheurs le 22 janvier, à la Marche pour la Vie à Washington DC – Église Orthodoxe d'Amérique (OCA)

SYOSSET, NY [OCA Communications] – Sa béatitude le métropolite Herman et d'autres hiérarques et clercs va à nouveau être à la tête du groupe "Orthodox Christians for Life" lors de la Marche annuelle pour la Vie à Washington DC le lundi 22 janvier 2007.
L'événement annuel porter le deuil de la légalisation de l'avortement en 1973 et affirme le côté sacré de la vie à tous les étapes de son développement.
Tous les Chrétiens Orthodoxes sont encouragés à participer. Les marcheurs se rassembleront près de la grande bannière blanche avec l'Icône du Christ et des enfants et les paroles "Orthodox Christians for Life", au Mall, près de 7th Street, à 11h30, quelle que soit la météo. Les marcheurs sont encouragés à apporter des Icônes appropriées, des bannières ou signes distinctifs. Le programme des activités commencera à midi, la marche partant en direction de la Court Suprême des États-Unis vers 13h00. Un bref Office pour les enfants morts avortés sera célébré près de la Court Suprême.
"C'est un important événement, qui témoigne 'sur la place publique' de l'enseignement de l'Église Orthodoxe sur l'inviolabilité de la vie humaine", dit le diacre John Protopapas, d'Orthodox Christians for Life, une organisation pro-vie inter-orthodoxe. "La présence Orthodoxe à cet événement a été fort visible depuis 1987."
On pourra obtenir des informations complémentaires en visitant le site internet d'Orthodox Christians for Life :
http://www.oclife.org , en appelant le 631-271-4408, ou en envoyant un courriel à : oclifehq@aol.com

Message 2007 de sa béatitude le métropolite Herman sur l'inviolabilité de la vie
Article posté: 11/jan/2007 16:24


Icône "Kasperovskaya" de la très sainte Mère de Dieu

Mes chers frères et soeurs en Christ,

En contemplant l'Icône de la très sainte Mère de Dieu et de notre Sauveur, nous nous voyons rappeler les vérités dans lesquelles notre foi en tant que Chrétiens Orthodoxes est enracinée : Celui Qui est la Vie S'est vidé de Lui-même et a prit notre nature humaine, afin que nous puissions devenir participants à Sa nature divine.
La sainte Vierge a donné naissance dans le temps et l'espace au Dieu éternel, Qui est venu dans le monde pour nous libérer du péché, de la mort et de la corruption. Il a endossé notre nature humaine pour nous transformer, nous réconcilier avec le Père, et pour restaurer en nous tout ce qui avait été perdu à cause de la tromperie du démon. Toute la Création se réjouit, comme nous le chantons dans la Liturgie de saint Basile le Grand, lorsque Dieu "a fait de son corps [celui de la Theotokos; ndt] un trône, et rendu son sein plus spacieux que les Cieux."
L'Icône de la Mère de Dieu, cependant, révèle une autre vérité. La Mère de Dieu embrasse tendrement son Fils, Le caressant alors qu'Il s'accroche à elle. Comme toutes les mères, elle protège son Enfant contre tout mal ou danger. Elle Le rassure avec le même amour maternel que chaque mère offre à son enfant. Le reconnaissant comme étant le plus grand don de Dieu au monde, elle accepte avec amour et abnégation sa charge de devoir défendre ce précieux Don de la Vie Elle-même, sans égard aux coûts ou conséquences.

Hélas, la culture dans laquelle nous vivons semble avoir oublié que la vie est un don de Dieu – ce même Dieu Qui bien trop souvent n'est pas du tout reconnu comme étant la Source de la Vie, quand seulement on veut bien Le reconnaître comme Dieu. L'avortement à la demande, étiqueté "droit de l'homme," demeure une loi de la terre et un déni flagrant de l'image même de Dieu dans laquelle toute vie humaine est créée. Hâter la mort des vieillards ou des malades en phase terminale sous l'aspect trompeur d'un "soulagement de la douleur" et de "mort dans la dignité" est rarement un événement isolé de nos jours.
Sacrifier la vie humaine au nom de la liberté ou comme moyen de "protéger" la société contre des "éléments criminels" est devenu un fait admis. La pensée même que la vie est un don sacré et qu'il y a la possibilité de repentance est rejetée parmi les "éclairés", qui estiment que la moindre relation que ce soit entre la Création et son Créateur serait "politiquement incorrecte." Notre société claironne partout son engagement à assurer "la vie, la liberté et la poursuite du bonheur." Cependant, nous, en tant que peuple de foi, ne pouvons nous volontairement fermer les yeux sur le fait que la société a non seulement embrassé la "culture de mort", mais hélas l'a perfectionnée – aux dépens de ceux créés à l'image de Dieu, au rangs desquels on ne trouve pas moins que ces millions d'innocents enfants à naître envers qui la peine de mort a été proclamée pour nulle autre raison que le simple fait de leur existence.

Je vous appelle à me rejoindre en prière afin que notre société, tel le Fils Prodigue, retrouvera ses sens et expérimentera une repentance collective. Prions afin que chacun, des dirigeants civiques et religieux jusqu'aux simples citoyens, dénoncera courageusement la culture de mort qui nous entoure et étouffe cette vie – depuis le sein maternel jusqu'à la tombe et partout entre les deux – vie qui est un don sacré de Dieu qui doit être protégé par tous les moyens. Si nous, en tant que peuple de foi, croyons vraiment que nous possédons la plénitude de la foi révélée, alors il est de notre devoir – ou plutôt c'est notre appel divin – que de proclamer, par nos paroles et nos actions, les vérités que l'Icône de la Mère de Dieu et de notre Sauveur nous révèlent. Nous ne pouvons pas nous isoler de la société dans laquelle notre Seigneur nous a plantés. Bien que nous ne soyons pas "de ce monde", comme saint Paul nous le rappelle, nous n'en sommes pas moins "dans ce monde" – exactement comme notre Seigneur proclama son Salut en étant en plein milieu de ce monde.

Puisse Celui Qui est la Vie Elle-même ouvrir vos yeux, vos coeurs, vos esprits et vos vies à Sa présence en ce monde, et puisse-t'Il nous renforcer pour proclamer le précieux don de vie qui trouve sa vie en Lui.

Dans l'amour du Christ,
+ HERMAN
Archevêque de Washington et New York
Métropolite de toute l'Amérique et du Canada

crédit photos : page de la marche de 2006
http://www.oclife.org/march4life2006.html

QI, humour et pensées orthodoxes 1

http://listserv.goarch.org/(prêtre Jon Magoulias, Annunciation Church parish bulletin extracts, Modesto, CA)


Question biblique du jour :

Q. Où trouve-t'on dans la Bible la première fois où le Messie est prophétisé?
(réponse plus bas)

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Pensée du jour:

"Ayant Christ en votre coeur, craignez de pouvoir Le perdre, et avec Lui, perdre la paix de votre coeur. Il est difficile de recommencer; les efforts pour s'attacher à nouveau à Lui après s'en être éloigné seront très pénibles, et dans bien des cas, ils causeront d'amères larmes. Accrochez-vous au Christ de toute votre force, restez fortement unis à Lui, et ne perdez pas votre audace à L'approcher."

- Saint Jean de Cronstadt
ma vie en Christ, de saint Jean de Cronstadt
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Brin de sagesse

"Une foi correcte ne bénéficie en rien, si la vie est corrompue."

- Saint Jean Chrysostome

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-- TESTEZ VOTRE Q.I. ORTHODOXE :

Les enseignements de notre précieuse Foi Chrétienne Orthodoxe nous présentent une multitude de témoins qui ont été fidèles au Christ et à Son Église. C'est une merveilleuse chose que d'étudier les vies des saints parce qu'ils sont une inspiration pour vivre en Christ. Au cours des semaines à venir, je vous donnerai des citations de divers saints ou d'hymnes et vous demanderai de remplir les blancs avec mots manquants. Nous allons voir comment vous vous en tirez..

Q. Qu'est-ce que saint Clément d'Alexandrie a dit que l'on choisissait lorsque l'on "pèche de sa propre libre volonté"?

A. 1. Le besoin de repentance.
2. Du bon temps.
3. Punition.
4. Entre le bien et le mal.

(réponse plus bas.)

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Humour
Maria, la nouvelle petite amie de Yiannis, venait de trouver un petit emploi dans une épicerie locale. "Le patron ne veut pas nous voir traîner avec nos amis ici," lui dit-elle. "Si tu viens ici, dis-lui que tu es mon frère."

Lors de sa première visite au magasin, Yiannis demanda à la dame qui se trouvait au comptoir "Est-ce que Maria est-là?" Comme la dame le regardait d'un air interrogateur, il ajouta "Je suis son frère."

Elle sourit.
"Ca alors, quelle bonne surprise," dit-elle, "il se fait que je suis sa mère!"


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-- RÉPONSE À LA QUESTION BIBLIQUE:

Q. Où trouve-t'on dans la Bible la première fois où le Messie est prophétisé?

R. Genèse 49

Dans le Livre de la Genèse, Jacob prédit que c'est la tribu de Juda d'où sortira un "Shiloh", "Messie", "Christ" (49,10-12). Saint Justin le Martyr écrivait : "Toutes les choses que le Seigneur a accomplies, Il les a faites en premier lieu afin que ce qui avait été dit à Son sujet chez les prophètes puisse être accompli, 'pour que les aveugles reçoivent la vue et que les sourds entendent' (Isaïe 35,5), etc; mais aussi pour amener à croire que dans la résurrection, la chair tout entière se relèvera. Car si en étant sur terre, Il a guérit les maladies de la chair, et rétablit les corps, encore plus le fera-t'il dans la résurrection, de sorte que la chair se relèvera parfaite et entière. De cette manière, alors, les souffrances de tout un chacun seront guéries."

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saint Clement d'Alexandrie
--RÉPONSE AU TEST DU Q.I. ORTHODOXE :

Q. Qu'est-ce que saint Clément d'Alexandrie a dit que l'on choisissait lorsque l'on "pèche de sa propre libre volonté"?

R. 3. Punition.

Saint Clément d'Alexandrie : "Chacun d'entre nous qui pèche de sa propre libre volonté choisit la punition. C'est celui qui fait le choix qui est à en blâmer. Dieu n'en porte pas la responsabilité."

11 janvier 2007

Radio internet orthodoxe "Come and receive the Light" 01/2007 : La beauté sauvera le monde, contemplation chez saint Jean, etc


LA BEAUTÉ SAUVERA LE MONDE
Cette phrase de Dostoevsky souvent citée, "la beauté sauvera le monde," présente une perspective éminemment Chrétienne Orthodoxe. Préservée au coeur de l'Orthodoxie, on trouve l'ancienne façon de penser Chrétienne, qui se concentre sur un cosmos racheté par la grâce de Dieu et rendu à sa magnificence Édenique.
Je me souvient avoir discuté de théologie avec un athée engagé. Ce jeune homme était fort brillant, éduqué et s'exprimant bien. Il argumentait sans arrêt sur base d'une logique comme quoi il n'y aurait pas de Dieu. Je lui rappelai que la beauté dans le monde disait le contraire, et il répondit "ah, oui, mais qu'est-ce que la beauté?" Il resta sans voix quand je lui répondit que c'est l'existence du concept même de beauté qui entraîne l'âme à la connaissance de Dieu. Le fait même qu'il y a même l'idée de beauté me mène à croire qu'il y a un Dieu.

Mais est-ce que la beauté est interne ou externe? Un vieux dicton dit "la beauté est superficielle." (litt. "à fleur de peau")

Bien, peut-être que la beauté physique n'est que superficielle, mais la beauté durable rayonne depuis l'intérieur. C'est pourquoi les Icônes Orthodoxes resplendissent d'une beauté intérieure. Elles dépeignent l'âme transfigurée par la grâce de Dieu qui agit de sorte à devenir visible à tous autour de cette personne. La beauté superficielle vieillit vite, mais l'authentique beauté intérieure a la capacité de grandir avec le temps.
Alors, pourquoi est-ce que "la beauté sauvera le monde?" Est-ce que la beauté est vraiment une idée "théologique?" Vous pouvez le croire. D'où pensez-vous que l'humanité aurait l'idée qu'il y ait quelque chose comme la beauté?

Voici 3 aperçus à propos de la beauté authentique qui nous offrent à chacun, et oui, même au monde entier, le salut.

D'abord, la Beauté Commence avec Dieu. Le psalmiste disait : "Je n'adresse au Seigneur qu'une seule demande, je la répète sans cesse : c'est d'habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, c'est d'y goûter la beauté du Seigneur,
et de contempler Son sanctuaire" (Psaume 26,4) C'est Dieu Lui-même Qui a enseigné au monde la signification de la beauté. Il a planté les jardins de l'Eden et Il a regardé vers Sa Création et l'a déclarée "très bonne." Dès lors la beauté, comme la Vérité, commence d'abord avec une Personne – Dieu Lui-même. Hors de Dieu nous ne pouvons qu'espérer entrevoir un soupçon d'ombre de beauté, mais sur Sa Face, nous voyons ce que la beauté devait devenir.

Ensuite, la Beauté Élève l'Esprit. Saint Paul recommandait aux Philippiens "Au reste, frères, tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui a bon renom, tout ce qui est vertueux et louable, que tout cela soit l'objet de vos pensées" (Phi. 4,8). Lorsque nous évitons les laideurs du monde et demeurons dans ce qui est "aimable", nous commençons à développer le regard de Dieu Lui-même. Dieu voit Son monde dans toute sa beauté et Il aime Sa Création. Les Pères ont souvent enseigné qu'être capable de voir la beauté en toutes choses était la première étape pour arriver à aimer même vos ennemis. A moins de ne s'efforcer pour voir la beauté tout autour de vous, vous serez avalé par la laideur de la vie. Dieu vous a créé pour bien mieux que ça.

Et troisièmement, la Beauté Ravive l'Âme. Saint Pierre nous encourageait : "votre parure ne sera pas extérieure : cheveux tressés, bijoux d'or, élégance de la toilette; mais qu'elle soit cette parure cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, ce qui, aux yeux de Dieu, est si précieux" (1 Pierre 3,3-4). L'authentique beauté Chrétienne orne d'abord l'âme et ensuite rayonne vers l'extérieur. Cette beauté est la radieuse Présence de Dieu dans la vie du fidèle et cette Présence même est l'abondante vie que le Christ a promise à chacun de Ses disciples (Jn 10,10). Cette vie de Dieu rend le fidèle libre pour mener une vie quotidienne caractérisée par la beauté de l'âme Chrétienne. Loin d'être un grandiose étalage de maquillage, de coiffure et de vêtements chics, c'est une beauté simple et paisible faite des choix et actions quotidiens d'un Chrétien qui a été transformé par la Présence de Dieu en sa vie.

In fine, la beauté Chrétienne est vraiment définie différemment des idées de beauté qui ne décorent que l'extérieur. Cette beauté est une flamme intérieure allumée par l'amour de Dieu et l'amour pour Dieu. Cette beauté se diffuse ensuite d'elle-même vers l'extérieur, pour embrasser le tout de notre vie. Lorsque ceci a lieu, alors l'Écriture est accomplie, là où Jésus nous appelle "une ville située sur une colline, que nul ne saurait cacher" (cfr Matthieu 5,14). Puisse Dieu nous accorder le courage et la foi pour posséder CETTE sorte de beauté.

Rejoignez-moi cette semaine pour écouter Matushka Jenny Shroedel partager avec nous comment la beauté de Dieu peut orner nos maisons.

A la semaine prochaine.
Bien à vous pour la diffusion de l'Orthodoxie,

Prêtre Chris Metropulos
*-*-*

Programme pour janvier 2007 de la radio orthodoxe "Come Receive the Light"
http://www.receive.org/index.php?submenu=23

FT. LAUDERDALE, FL — Thème: La beauté

06 / 01 / 2007 Sujet : la beauté dans la maison chrétienne orthodoxe
Invitée : Matushka Jenny Shroedel
matushka jenny schroedel
Comment définissez-vous la beauté, est-ce que ce sont les caractéristiques externes ou celles que l'on trouve à l'intérieur? Matushka Jenny Shroedel rejoint le p. Chris pour discuter des caractéristiques de la "beauté" que nous devrions tous montrer dans nos maisons de Chrétiens Orthodoxes. Jenny insiste que nos maisons devraient être une abondance d'ordre, de paix, et Christo-centrées, comme c'est le cas dans l'Église. Ne manquez pas cette émission et découvrez que faire pour rendre votre maison belle au regard de Dieu.

Fichier Real Media :
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13 / 01 / 2007 Sujet : L'Évangile de Jean – Contempler la Gloire
Invité: Prêtre Lawrence Farley
Pretre Lawrence Farley, Orthodox Church of America
Le p. Chris accueille à nouveau le prolifique auteur qu'est le prêtre Lawrence Farley, qui vient juste de terminer son nouveau livre, "The Gospel of John – Beholding the Glory", qui est le dernier dans la série "Orthodox Bible Study Companion Series". Le p. Lawrence discutera à propos de la rédaction de l'Évangile de saint Jean, et comment il témoigne vigoureusement de Jésus, s'efforçant de persuader les coeurs et les esprits des indécis comme quoi Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et l'unique source de vie éternelle. Ne manquez pas cette émission pour voir comment saint Jean place son Évangile dans un contexte cosmique, révélant le Christ comme la Lumière éternelle de Dieu, la Vérité et la voix du Père, la Gloire divine rayonnant au milieu des hommes.

20 / 01 / 2007 Sujet : Portrait de famille royale en Icônes
Invité: Laurence Manos
Laurence Manos, iconographe americain
Les Icônes représentent au sein de l'Église la Beauté de la Vie du Christ, de la Mère de Dieu, et des saints, qui y sont dépeints. CRTL accueille un iconographe, Laurence Manos, qui va nous partager la gloire qu'il y ressent à écrire ces Icônes. Il nous parlera ensuite de la beauté en dépeignant la famille royale en Icônes.

27 / 01 / 2007 Sujet : Le souci actuel de notre apparence extérieure
Invité: Prêtre Stanley Harakas
Pretre Stanley Harakas
Dans la société actuelle, nous tous nous soucions de notre aspect physique, externe, mais est-ce que c'est l'important? Le p. Christ reçoit à nouveau le prêtre théologien Stanley Harakas, qui va nous parler de cette préoccupation actuelle de l'image de soi et à propos de quoi devrions-nous vraiment nous soucier. Ce ne sont pas nos attributs physiques et les biens matériels que nous avons qui sont importants mais plutôt ce qui est spirituellement en nos coeurs. Ne manquez pas ce programme spirituellement tonifiant, où nous aurons l'occasion de nous examiner nous-mêmes et voir en quoi nous correspondons à la société actuelle, nous préoccupant de notre apparence extérieure ou ce que nous avons intérieurement côté spirituel. C'est ce qui est en nous qui nous rend tous beaux.

Pour plus d'informations, contactez (en anglais):
Sub Deacon Nicholas Tentzeras, Booking Director
Come Receive The Light (CRTL)
The National Orthodox Christian Radio Ministry
Washington DC Office: 240-403-1185
Fax: 301-515-9234
Toll Free Phone: 1-888-211-4141
Email:

Délicieuses religieuses!


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Je voulais simplement proposer une recette de cuisine retrouvée dans un livre d'une de mes arrières-grands-mères (bouquin de 1948, extrait de magazine qui doit être des années 1950), quelque chose "qui prend bien au corps", à ne pas envisager en période carémique : un cassoulet grand-mère en plat principal, et des "religieuses" au dessert - la patisserie bien entendu, pas une moniale..

recette du cassoulet et des religieuses, une bonne patisseriecliquez sur l'image pour obtenir en grand format imprimable

Comme le grand Carême commence tôt cette année, autant se mettre au fourneaux avant :-). D'ailleurs, mardi soir, pour nous c'était un curry de poulet façon Seychelles avec "mango shutney" fait maison; j'avais épluché une caissette de mangues bien mûres et la marmaille s'était régalée des surplus.

bon appétit!

10 janvier 2007

Épître de Noël de mgr Hilarion de Sydney (EORHF)


Épître de Noël
de Sa Grâce l'archevêque Hilarion
de Sydney, Australie & Nouvelle Zélande

Rocor Australia

"aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur vous est né,
qui est le Christ, le Seigneur"
(Luc 2,11).

Bien-aimés dans le Seigneur, clergé et fidèles
du diocèse d'Australie et Nouvelle Zélande!


Longtemps durant, à cause de la désobéissance au Commandement de Dieu et de la perte de la béatitude du Paradis, l'humanité a languit dans la vallée des larmes, en état d'ignorance, de captivité pécheresse et de désespoir, sans fondement spirituel, et avec quelque très rares espoirs entretenus dans la venue du Messie divinement promis, le Rédempteur du monde.

Lorsque fut accompli le temps fixé par la pré-éternelle Providence de Dieu, "le Verbe S'est fait chair et a demeuré parmi nous... plein de grâce et de vérité" (Jean 1,14), le Verbe étant Dieu Lui-même (Jean 1,1), le Fils de Dieu, la seconde Personne de la Très Sainte Trinité.

Le Fils de Dieu est né de la Vierge Marie et du Saint Esprit (Luc 1,35) et a été semblable en toutes choses à nous sauf le péché, et en même temps, restant Dieu. Le Christ n'a pas été un homme ordinaire en qui le Fils de Dieu serait venu habiter, formant de la sorte 2 personnes, comme Nestorius, le faux enseignant du 5ème siècle, autrefois l'expliquait de manière impie. Le Fils de Dieu, étant né pré-éternellement du Père, est né de la Vierge Marie, dans le temps, recevant d'elle chair et nature humaine et devenant le Dieu-Homme.

Dès lors, il est digne et juste d'appeler la très pure Vierge Marie "l'Enfantrice de Dieu" ["Mère de Dieu", ndt], ou "Theotokos", comme les saints pères du 3ème Concile Oecuménique l'ont confirmé et comme Élisabeth, la mère de saint Jean le Baptiste, s'exclama en étant remplie du Saint Esprit, saluant sa parente Marie : "Et d'où me vient cet honneur que la mère de mon Seigneur vienne à moi?" (Luc 1,43).

Dès lors le Christ, "lequel est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement" (Rom. 9,5), "S'est livré Lui-même pour nous afin de nous racheter de toute iniquité et de Se faire, en le purifiant, un peuple qui Lui appartienne en propre, et zélé pour le bien" (Tite 2,14). Après que le Christ aie accompli la rédemption de l'humanité à travers Ses souffrances et Sa Crucifixion sur la Croix, "Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera aussi par sa puissance," dit le saint Apôtre Paul (1 Cor. 6,14). Tel est aussi l'espérance qui demeure en nous.

Saint Irénée de Lyon commente : "Le Verbe Unique-engendré a été uni avec Sa Création par la volonté du Père et devint chair, et (ce Verbe) est Jésus Christ notre Seigneur, Qui a souffert pour nous, et S'est relevé pour notre bien, et revient à nouveau dans la gloire du Père, afin de ressusciter toute chair et accorder le Salut à tous."

Montant au Ciel, le Sauveur ne nous laissa pas orphelins en ce monde, mais nous promit de demeurer constamment avec nous qui croyons en Son saint Nom : "Et voici, Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde" (Matt. 28,20).

Il a fondé Son Église, "qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit toutes choses en toute manière" (Eph. 1,23). Cette sainte Église, dont le Chef est le Christ Lui-même et qui est guidée et nourrie par la grâce du Saint Esprit, malgré les nombreuses attaques et terribles persécutions à son encontre, se tient inébranlable et ferme, comme notre Sauveur l'avait promis : "Je bâtirai Mon Église et les portes de l'Hadès ne prévaudront pas contre elle" (Matt. 16,18).

L'Église du Christ est l'Arche dans laquelle nous sommes sauvés, utilisant les dons pleins de grâce du Saint Esprit.


Saint Cyprien de Carthage nous expliquait admirablement la signification de la Sainte Église : "C'est elle qui nous engendre, c'est son lait qui nous nourrit, c'est son esprit qui nous anime. L'épouse du Christ ne saurait consentir à l'adultère : elle est incorruptible et pudique. Elle ne connaît qu'une maison, elle garde avec une chaste pudeur la sainteté d'un lit unique. C'est elle qui nous conserve à Dieu, c'est elle qui remet au royaume les fils qu'elle a engendrés. Quiconque se séparant de l'Église s'unit à une adultère se frustre des promesses de l'Église; s'il abandonne l'Église du Christ, il n'aura pas accès aux récompenses du Christ; il est un étranger, un profane, un ennemi. On ne peut avoir Dieu pour père quand on n'a pas l'Église pour mère. Quelqu'un a-t-il pu se sauver, en restant en dehors de l'arche de Noé ? Si oui, il le peut aussi, celui qui reste à l'extérieur, en dehors de l'Église."

Qu'il est important et nécessaire pour nous d'apprécier aujourd'hui la signification de ces paroles du saint père de l'Église Cyprien! Car ce serait si terrible si l'on se retrouvait hors des limites de l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique du Christ! Demeurons toujours en unité avec la sainte Église et ses dirigeants spirituels, parce qu'être en unité avec l'Église signifie être un avec le Christ.

Chers pères, frères et soeurs dans le Seigneur, je me réjouis grandement avec vous en notre Seigneur Qui est né ce jour. En cette époque difficile où nous vivons, nous avons particulièrement besoin de repentance, de la sagesse dans l'humilité, de l'amour mutuel et de la prière les uns pour les autres, et de la solidarité dans la Vérité avec l'Église et son épiscopat.

Puisse l'année qui vient nous apporter la paix, la joie, le bien-être, et en particulier la compréhension mutuelle. Comme nous sommes tous enfants de notre Père Qui est aux Cieux, puisse notre Père Céleste être miséricordieux envers nous tous!

Dans l'amour du Christ, Qui pour notre salut naquit dans une caverne à Bethléem,

+ Archevêque Hilarion de Sydney,
Australie & Nouvelle Zélande

L'art du sacré et le véritable rôle d'un iconographe

Le véritable rôle d'un iconographe
http://www.saintnicholas.org/gl-july-13-2003.htm
Depuis l'époque de l'Évangéliste saint Luc – le premier iconographe de l'Église – les images sacrées ont joué un rôle important dans le culte et la théologie de l'Église. Les Icônes sont des représentations visuelles du Christ, de la Théotokos (Mère de Dieu), des Anges et des saint(e)s. Bien que nous les vénérions et prions devant elles, il faut noter que notre révérence envers elles est dirigée vers ce qu'elles dépeignent, et non pas vers les objets en eux-mêmes. Les Icônes ont longtemps été vues comme une source d'éducation et d'édification par l'Église. Saint Jean Damascène écrit : "Si un païen vous demande de lui montrer votre foi, emmenez-le dans votre église et placez-le devant les Icônes." En effet, tous les mystères et les enseignements de notre sainte Foi orthodoxe sont manifestés de manière éclatante par le biais de notre iconographie.

Les iconographes, bien que possédant les compétences pour les styles et techniques de peinture, sont bien plus que des "artistes." Pour être à même "d'écrire" convenablement des Icônes (car les Icônes sont écrites, et non pas peintes), c'est en effet un appel du Seigneur. La prière et le jeûne sont des "outils" essentiel pour le véritable iconographe. Les iconographes doivent aussi être bien au courant des doctrines et dogmes de l'Église, qui sont exprimés à travers leurs oeuvres. Ils sont liés à la sainte Tradition de l'Église, et les icônes qu'ils écrivent ne peuvent jamais refléter leurs propres pensées ou interprétations personnelles.

Les extraits suivants d'une "prière de l'iconographe" montrent la profondeur de la nature spirituelle impliquée dans cette noble vocation: "Conduis les mains de Ton indigne serviteur afin qu'il puisse représenter dignement et parfaitement Ton Image, celle de ta sainte Mère et celle de tous les saints, pour la gloire, la joie et l'embellissement de Ta Sainte Église. Pardonne mes péchés et les péchés de ceux qui vénéreront ces Icônes."

*-*-*
L'iconographie, art du sacré

icone a colorier: saint Luc peignant la Vierge Marie

Instructions de l'iconographe
"Avant de commencer ton travail trace sur toi un Signe de la Croix,
Prie en silence et pardonne à tes ennemis
Applique-toi avec amour à chaque détail de l'Icône comme si tu travaillais devant le Seigneur Lui-même.
Durant le travail prie afin de te fortifier intérieurement.
Évite surtout les paroles inutiles et garde le silence.
Prie spécialement en union avec celui dont tu peins le visage; garde ton esprit de la distraction et il sera près de toi.
Lorsque tu choisis une couleur, étends tes mains intérieures vers le Seigneur et demande-Lui conseil.
Ton icône terminée, rends grâce au Seigneur de ce que Sa miséricorde t'ait accordé la grâce de peindre des images saintes.
N'oublie jamais la joie de répandre les Icônes dans le monde, la joie du travail même de l'iconographe, la joie d'être en union avec celui dont tu peins l'image."
iconographe orthodoxe lituanien
Prière d'un iconographe anonyme du 14ème siècle
"Toi, Maître Divin de tout ce qui existe, éclaire et dirige l'âme et l'esprit de Ton serviteur.
Conduis ses mains afin qu'il puisse représenter dignement et parfaitement Ton Image, celle de ta sainte Mère et celle de tous les saints, pour la gloire, la joie et l'embellissement de Ta Sainte Église. Amen."


Scott Carroll, responsable d'une expédition archéologique de l'université de Michigan, tient une Icône découverte dans les ruines du monastère Copte de saint Jean le Court, vieux de 1000 ans, près du village de Waady Al-Natron, dans l'ouest du désert d'Égypte, à quelque 100km au nord-ouest du Caire, dimanche 31 mars 1996. L'expédition avait travaillé toute l'année écoulée sur ce site. On pense que quelque 50 autres monastères seraient ensevelis dans la même région. (AP Photo/str)

C. Griffith Mann, curateur du Walters Art Museum, tient une Icône de "Saint Georges à cheval", pièce de la nouvelle exposition "Sacred Arts and City Life : The Glory of Medieval Novgorod" à la Walters Art Gallery, 19 Novembre 2005, Baltimore, USA. (AP Photo/Gail Burton)

Olivier Clément, "A propos d'une Théologie de l'Icône"
http://www.myriobiblos.gr/texts/french/contacts_clement_theologie.html

revue orthodoxe CONTACTS : "Le Monde des Icônes"
(Olivier Clément, E. Behr-Sigel, R.P. Boris Bobrinskoy, Alexandre Embirikos, Paul Evdokimov, Photis Kontoglou, Wladimir Weidle, Eugène Troubetskoi)
http://www.myriobiblos.gr/texts/french/contacts_mondedicons.html


peintre d'icône-express!
(patriarcat d'Antioche, archidiocèse américain)

Histoire illustrée du Jubé, l'iconostase occidentale
http://stmaterne.blogspot.com/2006/11/historique-du-jub-ou-iconostase.html

Leonid Ouspensky : "André Roublev"
http://www.myriobiblos.gr/texts/french/ouspensky_roublev.html

Jean-Philippe Ramseyer : "Découverte de l'icône"
http://www.myriobiblos.gr/texts/french/ramseyer_decouverte.html


Pimen Sofronov, un des plus grands iconographes du 20ème siècle
http://stmaterne.blogspot.com/2006/07/vieux-croyants-traditionalistes-de-la.html

Wladimir Weindle : "L'Icône : Image et Symbôle"
http://www.myriobiblos.gr/texts/french/contacts_weidle_symbole.html

Un parent du Tsar russe saint Nicolas II, le grand Duc Dmitry Romanovich, à droite, et son épouse Dorothy, suivent un prêtre Orthodoxe portant une Icône du Sauveur, qu'ils ont donnée au couvent Novodevichy à Saint-Petersbourg, lundi 19 juillet 2004. Le descendant de la famille royale de Russie a rendu cette célèbre Icône orthodoxe russe à un couvent dans l'ancienne capitale impériale de Saint-Petersbourg, d'où elle avait été emportée à l'étranger à cause de la Révolution Bolchévique de 1917. (AP Photos/Dmitry Lovetsky)
Expositions récentes d'Icônes
Chez nous - A Wavre
http://stmaterne.blogspot.com/2006/06/exposition-dicones-wavre.html

Ailleurs, en voici quelques autres mais il y en a bien entendu dans tous les pays où l'on trouve des paroisses orthodoxes

Exposition d'Icônes des Balkans en Islande
http://stmaterne.blogspot.com/2006/06/islande-exposition-dicnes-des-balkans.html

Au Texas, une exposition annuelle
http://www.saintjonah.org/iconexhibit.htm
Fr. John Whiteford
St. Jonah Orthodox Church
P.O. Box 1427
Spring, Texas 77383
281-353-5430.
Du 17 au 19 février 2006, le p. Joseph Huneycutt faisait partie de nos orateurs

En Californie (visite virtuelle via internet possible!)
http://www.bulletin.goarch.org/ChurchBulletins/46/ParishNews.html
Icônes du Mont Sinaï
Le Getty Museum à Los Angeles présente en ce moment une exposition exceptionnelle d'Icônes byzantines du monastère de Sainte-Catherine au Mont-Sinaï. Le p. Jon dirigera une visite au musée Getty pour voir l'exposition du 23 au 24 janvier.
Informations sur l'exposition :
Musée Getty :
http://www.getty.edu

Sainte Catherine d'Alexandrie
Icône du Mont-Sinaï, 13ème siècle