"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

03 mars 2007

Saint Guénolé + Carême 2 Rite Occidental EORHF: la Syro-Phénicienne, ou la puissance du jeûne et de la prière (Mt 5,27-37)

A (re)lire, les très importantes notes introductives et remarques explicatives, voir Septuagésime Orthodoxe + le Calendrier de Rite Occidental EORHF + l'explicatif sur ces dimanches de "-gésime" dans la tradition orthodoxe occidentale.

Matines
Psaume 118,1-35
Ezéchiel 18,1-4;25-35
Saint Matthieu 5,27-37

Prière de "Collecte" pour Carême II
O Dieu tout-puissant, qui vois que nous n’avons de nous-mêmes nulle force pour nous venir nous-mêmes en aide; garde-nous tant extérieurement nos corps qu'intérieurement en nos âmes; afin que nous soyons protégés de tous les accidents qui pourraient arriver à nos corps, et de toutes les mauvaises pensées qui pourraient assailir et blesser nos âmes.
Par Jésus-Christ notre Seigneur, Qui vit et règne avec Toi et le Saint-Esprit, Dieu Un, pour les siècles des siècles.

Liturgie :
1 Thes 4,1-8
Saint Matthieu 15,21-28 : "Jésus partit de là Se retirer dans les environs de Tyr et Sidon. Et voilà qu'une Cananéenne, originaire de ce pays, s'écria: "Seigneur, Fils de David, aie pitié de moi! Ma fille est cruellement tourmentée par un démon." Jésus ne répondit mot. Et Ses disciples vinrent Lui dire avec insistance: "Renvoie-la; elle nous poursuit de ses cris." Il répondit: "Ma mission se borne aux
brebis perdues de la maison d'Israël." Mais alors cette femme vint se prosterner devant Lui en disant: "Seigneur, secours-moi!" Il répondit: "Il ne convient pas de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens." - "Assurément, Seigneur, reprit-elle, du moins les petits chiens mangent-ils les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres." Alors Jésus lui dit: "Ô femme, grande est ta foi! Qu'il te soit fait comme tu le souhaites." À l'heure même, sa fille fut guérie."


HOMÉLIE DU DIMANCHE DE CARÊME 2

Le ton général des Collectes, Épîtres et Évangile de ce dimanche et de toutes les Liturgies de la semaine qui s'ouvre est celui de la discipline du Carême. C'est un appel à vaincre la partie sensuelle de notre nature en demandant sérieusement, quand nous sommes tentés, à pouvoir participer à la puissance de Celui Qui a été tenté, et cependant en est sorti victorieux. Le triomphe de notre Seigneur sur Satan (proclamé la semaine dernière) est à mettre en parallèle avec le triomphe de l'Évangile de la Liturgie de ce jour (Matthieu 15,21). La fille de la Cananéenne était possédée un peu de la même manière que d'autres dans l'Évangile, quoique nous n'en sachions en fait rien, parce qu'il était habituel d'attribuer toutes les maladies à la possession, mais elle était sûrement fort malade. La confrontation de Jésus avec satan, au désert, s'était achevée quand Jésus avait oeuvré dans le cadre de ses limites humaines pour battre satan. En fait, Il n'avait pas fait grand chose de plus que ce que les Apôtres auraient pu faire par la suite. Là, et dans les miracles contre les possessions, Jésus utilise la puissance Divine pour vaincre le mal. Ici, nous voyons Jésus utiliser la formule de base qu'Il utilisera si souvent : "ta Foi t'a guérie". Il insista pour le bien de la suppliante et pour les spectateurs, sur le fait que c'était la foi de la suppliante, ou d'autrui, qui avait rendu la guérison possible. Il était nécessaire, au moins dans ce cas, d'être simple, d'avoir une confiance absolue et sans complexe, sans le moindre doute, dans le fait que Jésus pourrait accomplir le résultat espéré parce qu'Il était Celui qu'Il était. Ensuite il était nécessaire qu'on fasse appel à Lui pour réaliser la guérison – dans leur foi et dans leur démonstration de foi. Dans le cas de Ses Disciples, quand ils avaient besoin d'accomplir de telles guérisons et des exorcismes, il était nécessaire qu'ils aient l'absolue certitude que le miracle serait accomplit par Lui grâce à leurs prières et gestes. Dès lors que la foi était présente, la puissance Divine pouvait se libérer et le miracle s'accomplir. Sans la présence de la foi, rien ne pouvait se produire, comme ils ont eu la désagréable sensation de le constater en certaines occasions. C'est dans le contexte d'un tel échec dans un exorcisme que le Christ a lié le plus fortement jeûne et foi au succès de la prière (Math. 17,21). Cette foi est nécessaire non seulement pour accomplir les guérisons et réaliser les miracles, mais aussi, plus important, elle nous est nécessaire afin que nous ayons l'espérance du Salut. C'était et c'est d'une particulière importance. Une telle foi est en premier lieu un don de Dieu – ce n'est pas quelque chose que nous nous fabriquons. On l'acquiert en aspirant à la recevoir et en la demandant avec insistance. Comme Christ l'a conseillé (Math. 7,7; Luc 11,9) : demandez avec insistance, et il vous sera donné, et c'est pour avoir la foi que nous devons demander, et continuer à demander. Mais qu'est-ce que c'est que cette foi? Nous utilisons sans cesse ce terme de "foi", et c'est encore un autre de ces mots du jargon Chrétien qui intimide ceux qui viennent se renseigner et qui trouble les fidèles. Je suis certain qu'un bon nombre s'éloigne sans bruit de l'Église parce qu'ils sont sans arrêt frappés par ce mot (entre autres) et que nous leur donnons, nous, le sentiment qu'ils sont des étrangers qui jamais n'y parviendront. Alors donc, qu'est-ce que cette "foi"? Une réponse brève et cependant exacte, c'est que c'est une combinaison de croyance et de confiance. La partie "croire" est, en premier lieu, l'assentiment à la vérité contenue dans la Révélation de Dieu, en particulier comprenant la juste croyance dans l'actualité du Christ et dans Sa Divinité, telle que contenues dans la Bible et la tradition de l'Eglise. La partie "confiance" est la confiance en Christ comme étant Celui Qui va sauver le croyant, Qui va agir au mieux des intérêts spirituels du croyant, en tout temps. Voilà un bon résumé de ce qu'est la "foi". C'est au-delà de la raison humaine (supra-rationnel), dès lors ce n'est pas une réalisation de notre intelligence. C'est en premier lieu un don de Dieu et c'est, dans son état le plus avancé, un début d'union de la volonté du croyant avec celle de Dieu. Celui qui a la foi aspire à vouloir ce que Dieu veut. Il réussira rarement, mais il voudra toujours y parvenir. Pour éviter toute confusion : un autre terme est souvent utilisé : "La Foi" se réfère au corpus de la vérité tel que contenu dans les Ecritures canoniques, les définitions des 7 premiers Conciles Oecuméniques, et les Credo de l'Eglise – qui ensemble avec les enseignements des Pères de l'Eglise, forment ce que nous appelons la Tradition de l'Eglise.


Saints qui ont soutenu le Rite Occidental dans la sainte Orthodoxie
Abbé Léon + vers 990, fondateur du monastère de Rite Occidental "Amalfion", sur le Mont Athos. Ce monastère continua dans le Rite Occidental plus de 2 siècles après le Grand Schisme.
Saint Tikhon (Belavin), patriarche de Moscou. Adressa une demande pour le Rite Occidental auprès du Saint-Synode de Russie, 1904-07, Martyr + 1925.
Saint Raphaël (Hawaweeny), chorévêque de saint Tikhon (Belavin) + 1915.
Saint Jean (Kochuroff) - assistant de Saint Tikhon (Belavin), Martyr + 1918.
Saint Gorazd (Pavlik) – évêque du diocèse de Rite Occidental de Prague (fondé en 1989). Martyr + 1941.
Saint Jean (Maximovitch) de Shanghai, Archevêque de Bruxelles, a lui-même célébré la Liturgie Occidentale, supervisa l'Église Orthodoxe de France de Rite Occidental et consacra
Jean-Nectaire, l'évêque de Rite Occidental. + 1966.
Aucun saint Orthodoxe n'a jamais condamné ou parlé contre le Rite Occidental dans la sainte Orthodoxie.

Hiéromoine Michael,
abbé du monastère Saint-Petroc
extrait du sacramentaire-pontifical Saint-Colman, usage autorisé dans les paroisses de Rite Orthodoxe Occidental au sein de l'Église Orthodoxe Russe Hors Frontières (EORHF)

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Publié ce 3 mars, en la fête de saint Guénolé

Notre père parmi les saints, Guénolé, est né en Bretagne de parents exilés de Grande Bretagne, fuyant les ravages des Saxons comme tant de leurs compatriotes Chrétiens (Matthieu 10,23).
Certaines sources disent que la naissance aurait eu lieu au Pays de Galles. Peu importe!
Dès sa plus tendre enfance, il a été confié à un monastère. Sur l'Île Verte, il est devenu disciple de Saint Budoc (9 décembre). Il a longtemps pensé suivre les pas de Saint Patrick (17 mars) en Irlande, mais a finalement fondé le monastère dont il devint abbé, celui de Landevennec près de Brest, dans la Cornouaille Bretonne. Il y a plusieurs églises de Cornouailles Brittannique dédiées à Saint Winwaloe, y compris Landewednack dans la Péninsule de Lizard et Gunwalloe, qui semble indiquer qu'il était en relation avec la région.
Un longue "Vita S. Winwaloei v. Wrdisten" a été composé à Landevennec vers 880 – très romancée. Une autre plus brêve existe aussi - connaissant leurs méthodes de falsification sans la moindre gène (et c'est prouvé), on ne sous-estimera pas le rôle des copistes d'après le Schisme dans certaines affirmations qu'on y retrouve... Encore un de nos saints Pères qui est malmené, quelle misère!
Le culte de Saint Guénolé est toujours vivant même dans cette Bretagne devenue massivement hétérodoxe (et largement repaganisée). Saint Guénolé s'est pieusement endormi dans le Seigneur en 523.


ruines de la seconde abbaye de Llandevenecruines de l'abbaye de Landévenec, qui ressemble à tout sauf à l'abbaye de saint Guénolé. Comme toutes les oeuvres de l'orgueil humain, elle n'aura pas pu compter sur Dieu pour la faire subsister. Sic transit gloria mundi.
Au fond, à droite de l'ancien autel, une statue du 16ème siècle. Paraît que c'est notre père saint Guénolé. Ben voyons... il ressemble à un de ces cardinaux du vatican de l'époque, avec vêtements efféminés et bagues à chaque doigt, pierreries partout sur le costard. Il a fallu que le sculpteur n'aie jamais rien connu de la vie du saint pour l'affubler de la sorte. C'est honteux. Vivement qu'un bon iconographe ou enlumineur Orthodoxe reprenne le travail là où le fil a commencé à s'interrompre, il y a près de 1200 ans en ce qui concerne cette région-là.

Reliquaire de saint Guénolé, dans cette ancienne abbaye devenu musée. Le 17 août 2005, nous avons eu le privilège, en famille, de pouvoir prier devant ce reliquaire contenant de précieux restes de notre père dans la Foi. J'vous raconte pas la tête des visiteurs "normaux" du musée :-))


Saint Guénolé vénéré en Italie Orthodoxe? Hé oui!
"Saint Guénolé dans d'anciennes litanies arétines de l'église Sainte-Flore et Sainte-Lucille" (9ème siècle)

http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=15083146



The Saints of Cornwall - Complete set of 6
D. H Doble

http://www.llanerchpress.com/




Vie résumée en anglais, du message "Celtic Saints" du hiéromoine Ambrose (EORHF, Nouvelle Zélande) :

http://groups.yahoo.com/group/celt-saints/message/2598




Saint Guénolé de Cornouaille


http://la-france-orthodoxe.net/fr/saint/guenole



Informations sur Wikipedia. On y voit clairement se dessiner le Schisme, avec les Francs tombés dans l'hérésie qui commencent à imposer par l'épée leurs idées un peu partout en Occident. On n'est qu'en 813, Ludovicus Pius regnantes... (Louis le Débonaire)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Land%C3%A9vennec
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Gu%C3%A9nol%C3%A9

Louis "le Pieux"

Un peu fumeux mais charmant, "la légende de la ville d'Ys", un de ces romans médiévaux où saint Guénolé se retrouve mèlé. Avec nombre de saints de terres Celtiques, les auteurs médiévaux les mélangeront à leurs romans et adaptations de mythes plus anciens, au risque de décrédibiliser le saint que souvent aussi, ils pensaient honorer.. L'enfer est pavé de bonnes intentions, n'est-ce pas?


tete de saint Guenole, statue de l'Ile de SeinStatue de saint Guénolé, Ile de Sein

Tropaire de saint Guénolé
Comme exemple des moines et soutien du roi, tu fus, o Guénolé, un des trois rayons de la Lumière du Salut éclairant la Cornouaille. Ascète inlassable, tu portas en tout lieu la Parole du Sauveur Ami des hommes. Prie-Le sans cesse, pour qu’Il sauve nos âmes.


la mer s'ecrasant sur les rochers a Saint-Guenole, photo noir et blancMmmhh... je me sens chez moi... j'ai l'odeur du varech et des embruns pleins les narines... cette mer, saint Guénolé aussi l'a contemplée, parcourue...






Merci pour cet air des côtes que vous nous permettez de respirer,
exilés dans nos vertes Ardennes!
Kenavo!

Divine Énergies (DYNAMIS)

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Dimanche de Grégoire Palamas : second dimanche du Grand Carême
Grand Jeûne, ton 5
4 mars 2007
Kellia Grégoire Palamas: Isaïe 11,1-5
"Un rejeton sortira de la souche de Jessé, un surgeon poussera de ses racines. Sur lui reposera l'Esprit du Seigneur, Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de prudence et de courage, Esprit de connaissance et de crainte du Seigneur. La crainte du Seigneur l'inspirera; il ne jugera pas sur les apparences, il ne décidera pas sur ce qu'il entendra dire; mais il jugera les faibles avec justice, il fera droit aux pauvres gens du pays, il frappera l'homme violent des arrêts de sa bouche, et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant. La justice sera comme une ceinture à ses reins, la loyauté entourera ses flancs."

Epître: Hébreux 1,10-2,3
Évangile: Saint Marc 2,1-12


Divine Énergies: Isaïe 11,1-5, en particulier les versets 2-3: "Sur lui reposera l'Esprit du Seigneur, Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de prudence et de courage, Esprit de connaissance et de crainte du Seigneur. La crainte du Seigneur l'inspirera.."
Au cours de la Divine Liturgie, les prêtres Orthodoxes se tiennent devant le Trône et s'adressent à Dieu pour nous – à Celui que le Seigneur Jésus nous enseigne d'appeler par le nom très personnel de "notre Père" (Mt 6,9). Cependant, la formule par laquelle le prêtre prie le Dieu du Ciel – le choix du vocabulaire – parle à Dieu au niveau de Son altérité et, quant à la perception terrestre, de Son extrême invisibilité: "Tu es le Dieu ineffable, inconcevable, invisible, incompréhensible, existant depuis toujours et éternellement le même."

icone de saint Gregoire PalamasA cet égard, l'évêque Kallistos [Ware] de Diokleia fait remarquer que pour les Chrétiens Orthodoxes, le principal problème pour avoir une relation avec Dieu – en Le connaissant – c'est "comment combiner les 2 affirmations, que nous humains connaissons Dieu et que Dieu est par nature inconnaissable." Cependant, aussitôt que l'évêque Kallistos nous a placé devant ce dilemme, il nous dirige vers saint Grégoire Palamas qui a répondu au problème en déclarant que "nous connaissons les énergies de Dieu mais pas Son essence."

Ce que saint Grégoire affirme est "que l'énergie incréée de Dieu est indivisiblement divisée et multiple.. [venant] de Dieu, non pas dans la singularité mais dans la multiplicité.. accordée proportionnellement à ceux qui y participent." De plus, en opposition avec ceux qui "maintiennent comme des fous" que les énergies divines "sont créées" par Dieu, il demande "comment alors est-ce que ces esprits (c-à-d les énergies) qui reposent sur l'humanité que le Seigneur a assumée pour nous ont un caractère créé." Dans cette observation, il fait référence à Isaïe 11,2-3, rejoignant saint Grégoire de Nazianze, et affirmant que "Isaïe aime à parler des énergies comme étant les esprits de l'Esprit."

Dès lors, comprenons que les 7 énergies, ou esprits, "sont processions, manifestations, et opérations naturelles de l'unique Esprit", de sorte que lorsqu'elles reposent sur le Seigneur Jésus ou opèrent en un de Ses serviteurs, elles révèlent la présence de Dieu le Saint Esprit et deviennent des moyens par lesquels nous connaissons Dieu personnellement. Elles sont plus que les 7 dons du Saint Esprit, elles sont Dieu Lui-même.

Dès lors, nous connaissons le Seigneur Jésus en tant que Sagesse Divine (verset 2), comme le fit l'Apôtre Pierre à qui Dieu révéla Jésus en tant que Christ, et qui pu en retour déclarer que quiconque "croit en Lui ne sera pas confondu" (1 Pierre 2,6) alors que nous savions aussi que, pour les multitudes, le Seigneur Jésus demeurerait "la pierre d'angle, une pierre d'achoppement, un rocher de scandale (Ps 117,22;Is 8,14). Ils y trébuchent parce qu'ils n'obéissent pas à la parole; tel était bien leur destin" (1 Pierre 2,8).

Est-ce que vous comprenez le Seigneur Jésus lorsqu'Il vous invite : "Venez à Moi... et Je vous donnerai le repos" (Mt 11,28)? Si tel est le cas, alors la compréhension de Dieu est venue de Lui à vous.
Peut-être que confronté à une question, vous avez ouvert votre copie du Nouveau Testament, et tout en lisant, la réponse vous est directement venue du Seigneur Jésus ou d'un de Ses Apôtres. A nouveau, vous avez été conseillé par le Seigneur Lui-même.

Est-ce que le Christ notre Dieu ne vous a pas donné la force pour vaincre en toutes vos luttes? Alors dans ce cas vous êtes un de ceux qui "avez persévéré avec Moi dans Mes épreuves" (dit le Seigneur en Luc 22,28).
Assurément, vivant en Christ, Il vous donne la connaissance qui manque à ceux qui ne Le connaissent pas!
C'est Son don à tous ceux qui maintiennent piété et crainte du Seigneur, en Le connaissant.
Comme l'enseigne saint Grégoire et "saint Jean l'écrit dans l'Apocalypse, 'à vous, grâce et paix de par Celui qui est,
qui était et qui vient, de par les sept Esprits en faction devant son trône, et de par Jésus Christ' (Apoc. 1,4-5), manifestant aux fidèles que ces esprits, c'est le Saint Esprit."

Envoie Ton Saint Esprit sur nous jusqu'à l'accomplissement du Royaume des Cieux!

Dynamis est une publication quotidienne de la cathédrale Saint-George, Wichita, Kansas, archidiocèse grec-orthodoxe antiochien d'Amérique

La Malédiction (DYNAMIS)

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Samedi 3 mars 2007, Grand Carême
Hiéromartyr Theodoretos d'Antioche
Kellia Grégoire Palamas : Genèse 3,17-19
Epître: Hébreux 3,12-16
Évangile: Saint Marc 1,35-44
saint Gregoire Palamas, icone orthodoxe contemporaineIcône de saint Grégoire Palamas
source
La Malédiction : Genèse 3,17-19
"Il dit ensuite à l'homme: "Parce que tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé du fruit de l'arbre dont Je t'avais défendu de goûter, maudit soit le sol à cause de toi. C'est au prix d'un travail pénible que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie. Il te produira des épines et des chardons, et tu mangeras de l'herbe des champs. C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras le pain, jusqu'à ce que tu retournes à la terre dont tu as été tiré; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière."

Dieu ne tergiverse avec personne – pas avec un seul d'entre nous, ni aucune créature qu'Il a faite! Par un amour inimaginable et un souci pour le meilleur et pour l'amélioration de nous les hommes, Il indique Ses attentes et, ensuite, jamais ne varie. Il veut dire ce qu'Il dit. Étant Ses créatures vivant dans Sa Création, nous sommes cependant libres de Lui répondre en obéissant, oubliant, ou désobéissant – c'est aussi simple que ça.

Avant que ne vienne notre réponse, Dieu est si bon qu'Il décrit les conséquences de l'oubli ou de la désobéissance. Cependant, à la suite de notre péché, le Seigneur ne compromet ni ne négocie. Il n'y a nulle hésitation de Sa part. Dès lors, la Genèse nous enseigne de regarder aux conséquences du péché, la malédiction. A l'unique exception du Christ notre Dieu, nul être humain n'a entièrement vaincu la malédiction qui ressort du péché. Saint Paul dit cela fort simplement: "Tous meurent en Adam" (1 Cor. 15,22), et c'est vrai parce que nous sommes membres les uns des autres, comme insiste saint Paul (p.ex. 1 Cor. 12,26).

Cependant, ne désespérons pas en face des labeurs, peines, épines, sueur et mort (Genèse 3,17-19). Le message apostolique aborde cette malédiction avec l'espérance débordante jaillissant du Mystère du Christ. Cette bienheureuse espérance est exprimée simplement dans le restant de l'explication de saint Paul aux Corinthiens : "ainsi tous revivront dans le Christ" (1 Cor. 15,22). De même, évitons assidûment n'importe quelle sotte confusion en pensant que la déclaration de l'Apôtre contrerait la malédiction.

Regardant des 2 côtés de cette réalité divinement établie – la malédiction et l'espérance en Christ – saint Grégoire Palamas nous rappelle qu'il faut approcher la malédiction avec réalisme mais aussi l'espérance avec sagesse. "Car la transgression du commandement est devenue par tous les moyens la cause de la mort tant de l'âme que du corps, soit durant cet âge, ou au cours de la punition sans fin. Voici la véritable mort: le retrait de l'âme hors de la grâce divine et son attachement au péché." Bien sûr, la Bonne Nouvelle des Apôtres et de l'Église affronte la malédiction avec le chemin de Dieu pour quitter le péché et la mort, en nous encourageant à nous tourner vers la Vie Elle-même et à nous consacrer à Elle.

Dans le Mystère Chrétien donné au Baptême et à la Chrismation, l'Église parle sans cesse d'une "robe de lumière, la lumière du Salut, et l'illumination." Le but de la lumière que le Christ jette au plus profond du coeur est d'exposer cette "mort réelle" à nos yeux aveuglés – une mort que saint Grégoire nous décrit franchement comme étant "plus terrifiante que le tourment dans la géhenne. C'est pourquoi nous la fuyons de toutes nos forces," renonçant "à tout ce qui nous détruit et nous sépare de Dieu et à tout ce par quoi une telle mort existe."

Saint Grégoire continue en disant que "de même que la mort de l'âme est la véritable mort, ainsi la vie de l'âme est la véritable vie. La vie de l'âme est son union avec Dieu, de même que la vie du corps est son union avec l'âme. Et de même que par la transgression du Commandement, l'âme, étant séparée de Dieu, a été mise à mort, de même sa réunification avec Dieu, à travers l'obéissance aux Commandements, lui accorde la vie."

Dès lors, nous trouvant entre la malédiction et l'espérance donnée en Christ, que faut-il faire? Bien écouter saint Grégoire: "le temps de cette vie est un temps pour la repentance", pour nous convertir, rognant "tout... ce qui empêche le mûrissement des fruits dignes de la divine récolte... la richesse, la luxure, la vaine gloire, tout ce qui est destructeur et éphémère, tout ce qui est dégoûtant et toute mauvaise passion de l'âme et du corps, toutes les divagations imaginaires de l'esprit, toute rumeur et spectacle, et toute parole à même de porter atteinte à l'âme." Tournons-nous vers la beauté du Christ!

Brille en mon coeur avec le véritable Soleil de Ta Justice; illumine mon esprit et garde tous mes sens, afin que marchant sur le droit chemin de Tes décrets, je puisse obtenir la vie éternelle.

Dynamis est une publication quotidienne de la cathédrale Saint-George, Wichita, Kansas, archidiocèse grec-orthodoxe antiochien d'Amérique

02 mars 2007

Papa Nicolas Planas: encore un saint de notre époque


Dans le Synaxaire, un des saints que nous commémorons ce jour est Papa Nicolas Planas, un humble prêtre de paroisse qui est parvenu à la sainteté dans la ville bruyante et animée d'Athènes. [Son culte, existant depuis son départ, a été reconnu par le Patriarcat de Constantinople en 1992; ndt]
Né en 1851 sur l'île de Naxos, même sa jeunesse fut marquée par la simplicité et la générosité. Il donnait tout ce qui arrivait entre ses mains. Il se maria à 17 ans, mais son épouse mourut quelques années après. Dès ce moment-là, sa seule aspiration fut de servir dans l'Église, et à cet effet, il servira Liturgie, Vigiles et autres offices, chaque jour durant 52 ans. Il passa la plus grande partie de son temps dans une très petite église, saint Jean le Chasseur, située dans un quartier ouvrier d'Athènes. Lorsqu'il y arriva, la paroisse ne comprenait que 8 familles, et il ne gagnait pratiquement rien. Néanmoins, il ne refusa jamais de commémorer et de prier pour qui que ce soit lors de ses offices, et il emportait dans ses poches des liasses de papiers contenant des milliers de noms pour qui il allait prier durant la "proscomédie" [*] et à la Liturgie. Nombre de récits parlent de son comportement durant la Liturgie, où il était si absorbé par la prière que ses servants d'Autel l'ont vu s'élever du sol en face de l'Autel. Bien que commençant la Liturgie à 8 heures du matin, habituellement, il n'avait pas terminé avant 14 ou 15h. Quand, pour quelque raison que ce soit, il n'avait pas la possibilité de célébrer à Saint Jean, il célébrait là où c'était possible, même dans des chapelles de campagne qui étaient à moitié en ruine.

Lorsqu'il ne célébrait pas, Papa Nicolas était toujours occupé à prendre soin de son troupeau : recevoir les confessions, donner des conseils, visiter les pauvres et les malades. Sa distraction était célèbre, il était si absorbé par les choses célestes, et aussi bien connu pour donner aux pauvres tout ce qu'on pouvait lui avoir donné. Il n'était pas fort instruit en tout ce qu'on peut imaginer, mais il était immensément saint, un humble et juste qui nous montre l'exemple du chemin vers la déification, la théosis. Il s'endormit dans le Seigneur, son visage couronné d'un sourire, en 1932, et des milliers de gens vinrent lui rendre honneur.

Lorsque nous étions à Athènes, nous avons eu le bonheur de visiter Saint Jean le Chasseur. Une nouvelle église avait été construite, et ses reliques y sont contenues. S'exhalant hors de son reliquaire, nous avons remarqué un parfum doux, indescriptible. Après cela, nous avons visité le lieu de l'ancien Autel dans l'église originale, qui avait été conservé. Comme la plupart des sanctuaires en Grèce, les gens déposent fleurs, icônes, et requêtes quand ils viennent y allumer un cierge et prier devant l'Autel où Dieu, à travers Son serviteur Nicolas, accomplit tant de miracles.

sanctuaire de saint Nicolas Planas, Athenes, Grece*-*-*-*
[*] c'est le nom grec de l'office de la préparation des Saints Dons, qui précède la Liturgie. Pendant cet office, le prêtre commémore les noms des défunts et vivants pour lesquels les fidèles ont sollicité des prières, ainsi que ses listes propres.

Vie et Office en anglais, par l'archimandrite Nektarios Serfes:
http://www.serfes.org/lives/stnicholas.htm

Fresque de saint Nicolas Planas
Greek Orthodox Church of the Annunciation
Greek Orthodox Archdiocese of America
313 Tokay Avenue, P.O. Box 707, Modesto, CA 95353, Californie

S. Théodore Studite: Jeûne et impassibilité

Petites Catéchèses de saint Théodore le Studite – cathéchèse 54
http://www.anastasis.org.uk/ths50-56.htm

cité par :
http://southern-orthodoxy.blogspot.com/2007/02/on-fasting-dispassion.html

Sermon prononcé au début du Grand Carême

Frères et pères, la saison du Grand Carême, lorsqu'on la compare à l'année entière, peut être comparée à un havre de paix loin de la tempête, dans lequel tous ceux qui viennent s'amarrer jouissent d'un calme spirituel. Car la saison présente n'est pas seulement une saison du Salut pour moines et moniales, mais aussi pour les laïcs, petits et grands, dirigeants et administrés, pour les empereurs et les prêtres, pour chaque race et chaque âge. Que les villes et villages réduisent leur vacarme et leur effervescence, et que viennent à leur place la psalmodie et les hymnes, les prières et les suppliques, par lesquels Dieu est concilié et ainsi guide nos esprits vers la paix et pardonne nos offenses, si, d'un coeur sincère, nous acceptons seulement de nous prosterner devant Lui avec crainte et tremblement et larmes, promettant de nous amender à l'avenir. Que les dirigeants des églises parlent de ce qui est approprié pour les laïcs, comme ceux qui courent dans le stade ont besoin du soutien vocal de leurs amis spectateurs, ainsi les jeûneurs ont besoin de l'encouragement de leurs enseignants.

Mais moi, puisque j'ai été placé à votre tête, honorés frères, je vais aussi vous parler brièvement. Jeûner est un renouvellement de l'âme, car le saint Apôtre disait : Mais lors même que notre homme extérieur se disloque, l'homme intérieur se renouvelle de jour en jour (2 Co 4,16). Et s'il est renouvelé, c'est qu'il est clairement rendu beau selon sa beauté originelle; étant rendu beau en lui-même, il est attiré avec amour à Celui Qui dit "Mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure" (Jean 14,23). Si dès lors telle est la grâce du jeûne, qui nous transforme en demeure pour Dieu, nous devons l'accueillir, frères, avec joie, et pas en se plaignant de la sobriété du régime alimentaire, car nous savons que le Seigneur, bien qu'Il soit à même de nourrir somptueusement, fit un banquet pour des milliers dans le désert rien qu'avec du pain et de l'eau. De plus ce qui est inhabituel, avec l'enthousiasme, cela devient acceptable et sans peine.

Le jeûne ne se définit pas uniquement par la nourriture, mais aussi par l'abstention de tout mal, comme nos saints pères l'ont expliqué. Dès lors, je vous en supplie, abstenons-nous de l'abattement, de la paresse, de l'indolence, de la jalousie, des querelles, de la malice, de la complaisance, de l'autosuffisance; abstenons-nous des désirs destructeurs que le serpent aux multiples formes glisse sous nos pas lorsque nous jeûnons. Écoutons celui qui dit "Le fruit qui m'a attiré était beau à regarder et semblait bon à manger" (Gen. 3,6). Et observons : il dit beau à regarder, pas beau de nature. Car de même que quelqu'un prenant une grenade parée d'une écorce écarlate devait la trouver pourrie à l'intérieur, ainsi le plaisir simule la douceur indicible, mais quand on l'analyse, on le trouve plus amer que la bile, ou plutôt qu'une épée à double tranchant bien acérée qui dévore l'âme qu'elle a capturée.

C'est ce dont notre ancêtre Adam souffrit lorsqu'il fut trompé par le serpent; car lorsqu'il toucha le fruit défendu, il trouva aussitôt la mort plutôt que la vie. C'est de cela aussi qu'ont tous souffert ceux qui jusqu'à maintenant ont été trompés de manière semblable par le dragon. Car de même que celui-là, qui est ténèbre, se transforme en ange de lumière, ainsi sait-il comment transformer du mal en bien, de l'amer en doux, de la ténèbre en lumière, du laid en beau, du mortel en vivifiant; et ainsi le maître de tout mal ne cesse pas d'égarer le monde en chaque occasion. Mais nous au moins, frères, ne nous laissons pas égarer par ses multiples tromperies, ne nous laissons pas subir le sort des oiseaux qui s'approchent avec envie de ce qui ressemble à de la nourriture et tombent dans le piège du chasseur. Regardons plutôt les apparences extérieures que prend le mal comme n'étant que des excréments, et quand en esprit nous aurons regardé le mal dans toute sa nudité, nous le fuirons aussitôt.

De plus, accueillons le temps de la psalmodie, soyons enthousiastes pour l'hymnodie et attentifs pour les lectures, prosternons-nous comme il convient à chaque heure; travaillons de nos propres mains, parce que le travail est bon et parce que celui qui ne travaille pas n'est pas jugé digne de manger. Soutenons-nous mutuellement dans nos charges, car l'un est faible et l'autre est fort, utilisons la nourriture et la boisson et les autres nécessités avec modération, de sorte de ne pas provoquer la jalousie parmi les gens de mal, mais le zèle pour la bonté. En tout, soyez bons les uns pour les autres, pleins de compassion, raisonnables, obéissants, pleins de miséricorde et de bons fruits, et la paix de Dieu qui surpasse tout entendement viendra garder vos coeurs et vos pensées.

Puissiez-vous être trouvés dignes d'atteindre sans condamnation le jour suprême de la Résurrection, et dans le siècle à venir lors de la résurrection des morts, d'obtenir le Royaume des Cieux en Jésus-Christ notre Seigneur, à Qui soit la gloire et la puissance, avec le Père et le Saint Esprit, dans les siècles des siècles.
Amen.

Icône : saint Théodore le Studite (mosaïque du 11ème siècle), Nea Moni, Chios.
Source

01 mars 2007

Découverte d'une rare icône du maître iconographe Emmanuel Tzanes

Découverte d'une Icône rare

Par Dimitris Alexopoulos
28 Février 2007 17:54:00
Sources: ΝΕΤ-ΝΕΤ 105.8
Une Icône rare de saint Jean Prodromos [saint Jean le Baptiste], datant de 1646, oeuvre du maître iconographe de Rethimi, Emmanuil Tzanes, a été découverte par hasard dans une église à Kranidi après avoir enlevé le cadre en argent couvrant la plus grande partie de l'Icône. Elle va être restaurée dans l'église de Kranidi où elle a été découverte pour éviter tout changement dans le taux d'humidité ambiante qui pourrait avoir un impact négatif sur le bois. Après restauration, l'Icône sera restituée à l'église à laquelle elle appartient.

source & (c) photos de l'Icône : Athens News Agency


ville de Kranidi, Peloponese, GreceLa cathédrale et ville de Kranidi

Prêtre iconographe Emmanuel Tzanes
Emmanuel Tzanes, ou Emmanuel Tzanes Bouniales (né vers 1610 à Rethymnon; + le 28 mars 1690 à Venise), était l'un maître Iconographes célèbres de Crête au 17ème siècle.Venise, paroisse orthodoxe San Giorgio dei Greci
Tzanes était théologien et prêtre. Il peignait ses Icônes conformément à la tradition byzantine, suivant les grands maîtres de "l'École Crétoise" du 15ème siècle. Cependant, il adapta ses oeuvres quant aux techniques en suivant les méthodes d'Italie.
Avec l'invasion de Rethymnon par les Turcs mahométans en 1646, il s'échappa vers Corfou, et de là gagna Venise, où il décida de se fixer. Il y avait depuis longtemps à Venise une importante communauté grecque. Le p. Tzanes y continua son oeuvre iconographique.
Il devint prêtre de la paroisse grecque-orthodoxe locale, San Giorgio dei Greci. Il mourut à Venise le 28 mars 1690.

photo : la paroisse San Giorgio
Source (en allemand) :
http://de.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Tzanes


Icône de la Mère de Dieu ""Amolyntos", 1641
Source de cette Icône et liens vers d'autres Icônes d'Emmanuel Tzanes :
http://www.iconsexplained.com/iec/iec_masters.htm#tzanes

D'autres Icônes du maître, au musée Paul et Alexandra Canellopoulos
http://www.canellopoulosmuseum.gr/fr/p5/index.htm

saint Georges, icone du p. Emmanuel TzanesIcône de saint Georges (23 avril), par Emmanuel Tzanes (1660-80)
église Saint-Sauveur, Khania, Crête


Une rare Icône du 17ème siècle identifiée
http://www.ana-mpa.gr/anaweb/

Une Icône peinte par Emmanuel Tzanes, un artiste influent de ce qu'on appelle l'École Crétoise de peinture, a été découverte par hasard lorsqu'elle fut amenée pour travail de restauration par une église à Kranidi, dans le nord-est du Peloponnese, dans le sud de la Grèce.
Le ministre de la Culture George Voulgarakis a déclaré mercredi que l'Icône était unique et n'était pas reprise dans les catalogues officiels, et qu'elle est préservée dans un bon état parce qu'elle avait été exposée derrière une vitre anti-effraction.
L'Icône provient de la région de Nafplio, une importante ville médiévale de l'est du Péloponnèse, et date de 1646. Elle dépeint saint Jean le Baptiste debout et tenant un agneau en ses bras. L'image du saint est entourée de 12 scènes miniatures de sa vie.

D'après les experts en art, la signature du peintre était couverte lorsque l'Icône fut enchâssée dans un "rizza" en argent en 1760. Le nom de l'artiste a été découvert lorsqu'on a retiré ce coffrage en argent pour restaurer l'Icône.
L'École Crétoise est une remarquable école de peinture, florissante aux 16ème et 17ème siècles dans une Crête sous domination Vénitienne. Les artistes influencés par ce style, dont El Greco, on développé un style particulier d'iconographie mélangeant tant les traditions orientales qu'occidentales et les mouvements artistiques.
Mercredi 28 février 2007. ANA-MPA / STR
*-*-*-*-*


Le ministre de la culture Giorgos Boulgarakis présente l'Icône
Une Icône nouvellement découverte de saint Jean est exposée durant une présentation au ministère de la culture à Athènes, mercredi 28 février 2007. L'Icône, qui provient de la paroisse de Kranidi dans le sud de la région grecque de Nafplil, date de 1646, est unique et absente des catalogues officiels. On a découvert par hasard au dos de l'Icône la signature de l'iconographe, Emmanuel Tzanes – le principal représentant de l'École Crétoise de peinture.
ANA-MPA/CULTURE MINISTRY/STR

source et (c) photos de l'Icône : Athens News Agency

Nombreux sites étrangers en parlent aussi, par exemple

Au Québec :
"Une icône du XVIIe siècle découverte en Grèce
Des experts grecs ont identifié une icône représentant Saint Jean-Baptiste attribuée au grand maître grec Emmanuel Tzanes datant de 1646, provenant d'une église de Kranidi, dans l'est du Péloponnèse, a annoncé mercredi le ministre de la Culture, Georges Voulgarakis...."
lire la suite : http://www.cyberpresse.ca/

Au Mexique :
Presentan icono recién descubierto de San Juan

En Afrique du Sud :
Hidden 17th century icon discovered

Au Brésil :
Restauradores gregos descobrem ícone raro do século 17

Gregos descobrem ícone raro do século XVII

Saint David de Galles et saint Aubin d'Angers, pères de notre Église

source de l'Icône : Aidan Art Icons

Pourquoi m'intéresser à saint David et au Pays de Galles? Dans le grand tourbillon des invasions barbares et subséquents déplacements de populations locales, les anciennes tribus celtiques vont maintes fois tourner entre Continent et Îles Brittoniques, et là entre les terres face au Continent et la Cornouailles et le Pays de Galles. Saint Samson de Dol et nombre de "pères de la Bretagne" (dont les 7 saints fondateurs) viendront ainsi à travers mer de Grande Bretagne vers la Petite Bretagne, chassés par les invasions des Saxons.
La Gaule Belgique, ancienne terre celtique, ne fera pas exception dans le grand mouvement. Ceux qui partiront un jour quelque part, 2 ou 3 générations plus tard, leurs descendants reviendront au point de départ ancestral, et recommenceront l'évangélisation, souvent avec ferveur. Progressivement, les siècles passant, les dialectes d'origine se perdront, le roman et le teuton deviendront nos langues, les ancêtres du français et du flamand (et de l'allemand) qui sont encore de nos jours les langues nationales – Parenthèse : il faut être vraiment volontairement inculte pour aller prétendre que le pays n'aurait que 176 ans d'existence et pas de fondement socio-culturel et historique, passons.... Pour ne rien dire du fondement spirituel, Orthodoxe bien sûr vu sa si haute antiquité.
On retrouve de manière irréfutable cet important détail linguistique dans la vie de saint Mommelin, le successeur de saint Éloi sur le siège épiscopal de Tournai-Noyon. Il est bien précisé, ce bilinguisme requis pour gérer son immense diocèse couvrant plus du tiers de l'actuelle Belgique..
Cependant, vers la même époque, un saint Feuillen et ses frères saint Fursy et saint Ultan pourront venir, au moins pour le premier et le dernier s'installer chez nous, fondant leur monastère sur l'emplacement de la future Fosses-la-Ville. Ce n'est pas en causant un latin que seuls les érudits causaient encore qu'ils auraient pu ré-évangéliser la région! Le fond celtique était donc encore, nécessairement, présent à l'époque. D'où l'intérêt évident pour saint David de Galles, dont le monastère formera - comme ceux d'Irlande - tant de ces grands évangélisateurs qui reviendront semer la Bonne Nouvelle du Royaume, sentant bons les vertus du Christ et répandant la joie céleste autour d'eux, réensemençant les terres de leurs cousins ou lointains ancêtres, selon les cas.
majestueuse croix celtique sur la place publique de Saint David, Pays de Galles
Le Jour de la saint David – 1er mars 2007
Dewi Sant (en gallois) ou Saint David est le saint patron du Pays de Galles.

Saint David a vécu au 6ème siècle, mais les récits de sa vie ne furent mis par écrit en détail que près de 500 ans après sa mort. De ce fait, la fiabilité de l'information le concernant peut être sujette à caution. Cependant, voici ci-dessous quelques faits qui sont indiscutables.
Dewi Sant ou Saint David, patron du Pays de Galles, dessin contemporain le montrant occupe a precher

* Saint David a existé

* Il fut au coeur de l'Église Galloise au 6ème siècle

* Il provenait d'une famille aristocratique de l'ouest du Pays de Galles

* Sa mère était une sainte - sainte Non

* Son maître fut aussi un saint – saint Paulin

* Il a fondé un grand monastère dans l'ouest du Pays de Galles

* Il fut un des anciens saints qui ont aidé à répandre le Christianisme parmi les tribus Celtiques païennes de l'Ouest de la Grande Bretagne

* Il devint archevêque du Pays de Galles, mais resta dans sa communauté à Menevia (à présent appelée Saint Davids)

* Il a activement lutté contre l'hérésie Pélagienne

* Son tombeau devint un célèbre lieu de pèlerinage; 4 visites au tombeau de saint David étaient considérées comme équivalant à 2 à Rome et une à Jérusalem.

David est né près de Capel Non (Chapelle de Non), sur la côte sud-ouest du Pays de Galles. Né de lignée royale, le père de David était le prince de Ceredigion, et sa mère, Non, la fille d'un chef local. Il fut élevé dans un monastère par Paulin, un moine aveugle et un récit affirme que David aurait guéri cette cécité en traçant le Signe de la Croix. Réalisant que David possédait un don de guérison, Paulin l'envoya comme missionnaire pour répandre la Parole du Christ.

David était aussi connu sous le nom de Dewi Ddyfrwr (David le buveur d'eau) parce qu'il ne buvait jamais rien d'autre. Il fonda 12 monastères dont un à Glyn Rhosyn (Rose Vale) sur la rivière Alue – à présent l'emplacement de la ville de Saint David. On dit que dans un de ces monastères, les moines tentèrent de l'empoisonner parce qu'il était sévère envers eux, et que bien qu'il fut averti, il décida de continuer le repas mais bénit le pain empoisonné avant de le manger – et il vécut. Il y a tant d'histoires à son sujet, comme la plus célèbre, celle du Synode à Llanddewi Brefi où ils étaient à débattre pour savoir si David devrait devenir archevêque. Une telle foule était rassemblée que lorsque David commença à parler, une clameur s'éleva "nous n'arriverons pas à le voir ou à l'entendre ." Soudain, le sol remonta, permettant à tous de voir et d'entendre David, et naturellement, il devint archevêque.

Le 1er mars 589 a été donné comme date de la mort de David et il fut enterré là où la cathédrale se trouve à présent dans la ville de Saint David. Il a été canonisé en 1120 [*] quand le jour de Saint David a commencé à être célébré, et Saint-David devint un lieu de pèlerinage – sa sainteté était telle qu'on disait que 4 visites équivalaient à 2 à Rome et une à Jérusalem.

Quoique disent les légendes, saint David a été et demeure une figure-clé dans l'histoire galloise. Le jour de la Saint David est célébré dans tout le Pays de Galles par les écoles, et les associations culturelles organisent des événements spéciaux et des offices religieux. Traditionnellement, on porte un poireau ou une jonquille sur le revers de son manteau et les jeunes filles s'habillent en costume national qui consiste en un grand chapeau noir, une cape à volants blanche et un long vêtement noir qui remonte au 18ème siècle.

*-*-*-*-*-*

[*] Canonisation - Note très importante du traducteur : La méconnaissance de ce qu'est vraiment l'Église fait que les gens, en Occident, prennent tel ou tel fait accompli par tel ou tel personnage portant un costume d'apparence religieuse comme si c'était vraiment un acte de l'Église. Et pourtant, notre Occident a inventé le dicton "l'habit ne fait pas le moine". Visiblement, depuis mille ans, il l'a déjà oublié...
Ce dont parlent les auteurs des textes traduits ci-dessus et ci-dessous, c'est de la "canonisation" hétérodoxe.. puisque saint David était d'ores et déjà vénéré dans l'Église locale, orthodoxe, du Pays de Galles, bien avant l'invasion du pays par les troupes à la solde hétérodoxe. Mais c'est une autre (et triste) histoire. C'est important, puisque l'Église ne vénère ni ne saurait vénérer ceux qui n'y ont pas appartenu, ou qu'elle n'a pas, elle, reconnu pour saints selon ses voies souveraines propres. Les autres font ce qu'ils veulent, l'Église ne les juge pas, mais on ne s'en mèle pas non plus ni n'introduit dans l'Église ce qui lui est étranger, ce sont de simples principes de la Foi de l'Église depuis toujours.

Une preuve que saint David était déjà canonisé? Le Martyrologe d'Oengus, Irlande, 8ème siècle. A la date du 1er mars, il mentionne:
"Saints Senan d'Inis Cathaig, Moinenn, Moïse (ou Moïsi ou Maïsi) moine d'Égypte, David (ou Dauid) de Cell Muine des Britons du Sud [= Pays de Galles]
Aux calendes du mois de mars - ils ne font pas mauvaise oeuvre, ceux qui adressent leurs prières à ceux-ci - Senan, Moinenn, Moïse, David de Cell Muini."
Il était donc déjà vénéré non seulement hors de sa terre natale, mais en plus était présent dans le calendrier liturgique officiel de l'Église dans ces régions. Ce qui est bien la marque d'une canonisation, c'est irréfutable.


icone grecque-orthodoxe de saint David, patron du Pays de GallesDEWI SANT, saint patron du Pays de Galles
Icône de G. Papageorgiou
Orthodox Church of the Holy Protection, Blaenau Ffestiniog


Saint David et le Jour de la Saint David.

Adapté d'un exposé donné à une rencontre hebdomadaire l'OICCU (Oxford Inter-Collegiate Christian Union), au Regent's Park College, lundi 28 février 1994.

Si vous avez assez de bonheur pour venir au Pays de Galles le 1er mars, vous trouverez le pays dans une atmosphère festive. Quiconque se respecte, homme, femme et enfant, célébrera le Jour de Saint David d'une manière ou d'une autre. Mais qui était saint David, et en quoi est-il si important pour les Gallois? Et pourquoi célèbre-t'on la Saint David de nos jours au Pays de Galles?

Saint David, ou Dewi Sant comme on dit en gallois, est le saint patron du Pays de Galles. Ce fut un moine Celtique, puis abbé et évêque, qui vécu au 6ème siècle. Durant sa vie, il fut archevêque du Pays de Galles, et a été un de ces nombreux très antiques saints qui ont aidé à répandre le Christianisme au milieu des tribus Celtiques païennes dans l'ouest de la Grande Bretagne.

Pour les détails de la vie de Dewi, on dépend principalement de son biographe, Rhigyfarch. Il a composé Buchedd Dewi (Vie de David) au 11ième siècle. Gerallt Gymro (Giraldus Cambrensis), qui a écrit un livre à propos de ses voyages à travers le Pays de Galles au 12ème siècle, donne aussi quelques informations sur le début de la vie de Dewi.
Dewi est mort au 6ème siècle, donc près de 500 ans se sont écoulés entre sa mort et les premiers manuscrits rapportant sa vie [du moins encore existants; ndt]. Dès lors, on ne sait pas clairement quelle proportion de la vie de Dewi tient plus de la légende que du fait.

Cependant les 2 sources disent, et dès lors nous pouvons en être relativement certains, que David était un homme très doux, menant une vie frugale [ascète; ndt]. Il est dit qu'il se nourrissait principalement de pain et d'herbes – probablement du cresson de fontaine, qui était largement consommé à l'époque. Malgré ce régime supposé, fort limité, il est dit qu'il était grand et physiquement fort.

On dit que Dewi était de lignée royale. Son père, Sant, était fils de Ceredig, qui était prince de Ceredigion, une région du sud-ouest du Pays de Galles. Sa mère, Non, était la fille d'un chef local. Une légende dit que Non était aussi la nièce du roi Arthur.

Dewi naquit près de Capel Non (Chapelle de Non), sur la côte sud-ouest du Pays de Galles, près de l'actuelle ville de Saint David. Nous savons fort peu de son enfance – il fut élevé dans un monastère appelé Hen Fynyw, son maître étant Paulinus, un moine aveugle. Dewi y resta quelques années avant de partir avec un groupe de disciples pour ses voyages missionnaires.

Dewi partit au loin durant ses voyages missionnaires à travers le Pays de Galles, et il y fonda plusieurs églises. Il partit aussi pour le sud et l'ouest de l'Angleterre et la Cornouailles, de même que la Bretagne. Il est aussi possible qu'il ait visité l'Irlande. Deux de ses amis, saint Paterne et saint Teilo, l'auraient souvent accompagnés dans ses voyages, et ils auraient entrepris le pèlerinage de Jérusalem pour y rencontrer le patriarche.

Parfois, David est appelé en gallois "Dewi Ddyfrwr" (David le buveur d'eau) et en effet, l'eau était une partie importante de sa vie – on dit qu'il ne buvait rien d'autre. Parfois, à titre de punition auto-infligée, il se tenait plongé jusqu'au cou dans un lac d'eau froide, récitant l'Écriture. Rien d'étonnant que certains auteurs aient considéré Dewi comme un Puritain avant l'heure.

Il fonda un monastère à Glyn Rhosyn (Vallée de la Rose) sur les bords de la petite rivière Alun, où de nos jours on trouve la ville cathédrale de Saint David. La communauté monastique fondée par David était très stricte, les frères ayant à travailler très dur en plus de la prière et de la célébration des messes. Ils devaient se lever au matin très tôt pour les prières et ensuite travailler très dur pour aider à maintenir la vie au monastère, cultivant la terre et même tirant la charrue. Ils pratiquaient plusieurs types de métiers – l'apiculture était particulièrement importante. Les moines devaient veiller à avoir de quoi se nourrir eux ainsi que les nombreux pèlerins et voyageurs qui avaient besoin d'un logis. Ils avaient aussi à nourrir et à vêtir les pauvres et les nécessiteux de leur voisinage.

Il y a beaucoup d'histoires à propos de la vie de Dewi. On dit qu'il ressuscita un jour un jeune d'entre les morts, et les étapes au cour de sa vie furent marquées par l'apparition de sources d'eau. Ces événements sont sans doutes plus apocryphes que réels [l'auteur n'est clairement pas Orthodoxe! Ndt], mais sont si bien connus des écoliers parlant gallois que cela mérite mention.

Probablement que la plus connue des histoires au sujet de la vie de Dewi est celle qui aurait eu lieu au Synode de Llanddewi Brefi. Ils devaient décider si Dewi allait devenir archevêque. Une grande foule s'était rassemblée au Synode, et lorsque Dewi se leva pour parler, l'assemblée cria "nous n'arriverons pas à le voir ou à l'entendre ." A l'instant, le sol remonta, permettant à tous de voir et d'entendre David. Et sans surprise, il fut décidé peu après que Dewi serait archevêque..

On affirme que Dewi vécu plus que centenaire, et il est généralement accepté qu'il mourut en 589. Ses dernières paroles adressées à ses disciples furent dans un sermon sur le dimanche précédent. Rhigyfarch les transcrit ainsi : Soyez joyeux et gardez votre foi et votre credo. Faites ces petites choses que vous m'avez vu faire et dont j'ai parlé. Je marcher sur le chemin sur lequel nos pères ont marché avant nous."
"Faites ces petites choses" ('Gwnewch y pethau bychain'), de nos jours, c'est une phrase bien connue en gallois, et elle s'est montrée source d'inspiration pour beaucoup. Le mardi 1er mars 589, on dit que le monastère fut rempli "d'Anges pendant que le Christ recevait son âme."

Le corps de Dewi fut enterré dans l'enceinte de son propre monastère, où se trouve à présent la cathédrale de Saint David. Après sa mort, son influence grandit au loin – d'abord à travers la Grande Bretagne, le long de ce qui subsistait de voies Romaines, et par mer vers la Cornouailles et la Bretagne.

Le Jour de la Saint David, tel que célébré de nos jours, remonte à 1120, lorsque Dewi fut canonisé par le pape Callixte 2 (Callactus II), et le 1er mars inclut dans le calendrier ecclésial [* grosse erreur, voir plus haut; ndt]. Après la canonisation de Dewi, nombre de pèlerinages furent organisés à Saint-David, et il fut rapporté que 2 pèlerinages là valaient un à Rome, et 3 valaient un à Jérusalem. Le 1er mars fut célébré jusqu'à la Réforme Protestante comme jour saint. Nombre d'églises sont dédiées à Dewi, et certaines à sa mère Non.

On n'est pas certain de ce qui, dans l'histoire de saint David, relève du fait et de ce qui n'est que simple spéculation. Fin 1996, on a retrouvé des ossements dans la cathédrale Saint David et certains ont affirmés qu'ils étaient ceux de Dewi. Malheureusement, par la suite, on a découvert que c'était des restes médiévaux.

Nonobstant cela, saint David était et est un personnage très important pour les Gallois. Dès lors, bien entendu, le Jour de la Saint David est un temps de grande célébration au Pays de Galles. Les associations de tout le pays célèbrent avec des rencontres et événements spéciaux. Au St. David's Hall, Cardiff, chaque 1er mas, il y a un concert donné par un choeur de mille hommes, spécialement rassemblé pour l'occasion. Les choeurs mâles s'en vont dans tous les coins de la planète le Jour de la Saint David, pour divertir les communautés galloises. J'ai mes propres souvenirs, bien vivaces, des souvenirs très spéciaux de la Saint David quand j'étais enfant, qui sont représentatifs de comment la Saint David se fête dans les écoles galloises.

Je dois dire que j'ai eu la chance de naître dans une famille parlant gallois. Ma langue maternelle est le gallois, et ce n'est que lorsque j'ai des visiteurs anglophones qu'on entend le moindre anglais dans ma maison. Naturellement, j'ai suivit les cours dans une école galloise, où tout est enseigné en gallois, sauf l'anglais.

Il y a 14 siècles d'ici, saint David lui-même parlait une ancienne forme de gallois, et le saint était devenu synonyme de la conservation du langage en tant que langue vivante, ainsi que de tout ce qui est bon dans l'art de vivre gallois. Le gallois est une des plus vieilles langues vivantes d'Europe, et bien qu'il ait été opprimé des siècles durant, il a refusé de mourir et est vivant et en pleine croissance de nos jours. Les écoles moyennes galloises, dont on a refondé beaucoup d'établissements au cours des 4 dernières décennies, ont joué un rôle important pour faire de cette langue la langue usuelle, plutôt que de rester une langue académique.

jeunes gens en costume gallois pour la Saint DavidA l'école primaire, la Saint David commençait par un office religieux dans une des chapelles ou églises à Carmarthen. Nous allions à l'école revêtus de nos costumes gallois. Les filles étaient charmantes dans un "pais a betgwn" – une jupe avec une cape faite de flanelle galloise, et un haut chapeau de laine, porté par-dessus un bonnet blanc brodé. Les garçons portaient une chemise blanche à jabot et volants de manches, un gilet de flanelle galloise, une culotte noire, de longues chaussettes noires et des chaussures noires. Pour compléter le tout, nous portions un haut chapeau de laine. J'ai porté avec fierté mon costume national jusqu'à l'âge de 7 ans, et ensuite... j'ai dû être forcé pour le faire.. Par la suite, j'ai porté un gilet de flanelle galloise en honneur de ce grand jour.

Les élèves marchaient à travers la ville, guidés par le maire et les dignitaires publics. Les gens se rassemblaient pour nous voir passer et nous applaudissaient. Peu se rendaient compte que nous jeunes Gallois, fils et filles du Pays de Galles, nous étions presque gelés à mort ces matins-là. Après tout, une chemise blanche c'était bien peu pour se protéger des vents glacés d'un matin de mars, malgré le pull de laine que nous portions en dessous. S'il pleuvait, nous étions encore plus malheureux. Pour rajouter à notre inconfort, les églises et chapelles étaient plus froides, et les offices longs. Dewi était très strict sur la discipline : il aurait été fier de nous.

petits enfants en costume traditionnel gallois, pour la Saint DavidMais nous retournions à l'école pour un bol de "cawl" – ou "leek broth" [bouillon de poireaux; ndt] : repas traditionnel de la Saint David. Après le repas, nous dansions des danses galloises, chantions des chants du folklore gallois et récitions des poèmes gallois. Le sommet de la journée était le verdict de la compétition du plus de poireau avalé, mais je n'ai jamais envié le gagnant, parce qu'il était acclamé par un "remange encore de ton poireau." Là aussi, Dewi aurait approuvé, car comme vous vous souviendrez probablement, il était aussi végétarien.

Pour l'école secondaire, qui était aussi galloise, ce n'était plus obligatoire de porter le costume gallois le jour de la Saint David. Mais nous célébrions encore : nous organisions un Eisteddfod – un festival de compétition de chant, danse et récitation. Il durait toute la journée et s'achevait par une compétition inter-maison de choeur. Et inutile de le dire, toutes les compétitions étaient en gallois.

J'espère qu'à présent vous avez quelqu'idée de qui était saint David, et pourquoi il est si important pour les Gallois. Les paroles de Dewi traversent encore les âges. Alors peut-être qu'au fur et à mesure que nous avançons dans notre vie, nous serions avisés de nous souvenir de ses dernières paroles, et de "Faire ces petites choses."

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Notez que c'est tout de même cocasse que de considérer comme "traditionnel" quelque chose qui est venu, au Pays de Galles, remplacer ce qui était vraiment traditionnel. Parce que bon, ces costumes, c'est l'héritage des Puritains Protestants, pas de la culture galloise de haute antiquité!

Cuisine - (hors Carême sauf en la Saint David :-) - à tester:
le Welsh Cawl à l'agneau


http://www.bbc.co.uk/wales/ilovewales/sections/food/cawl.shtml



croquis de fondation monastique dans l'Orthodoxie Celtique au temps de saint David, patron du Pays de GallesCroquis d'un type de fondation monastique galloise de son époque
source : http://www.saintdavid.org.uk


La cathédrale Saint David est certes posée sur l'emplacement du monastère original de saint David, mais les plus anciens éléments sont tous de la période hétérodoxe, la structure, l'esprit même de sa réalisation, n'a plus rien à voir avec le père Orthodoxe du Pays de Galles. C'est beau, mais l'esprit des Pères est absent.
Source des photos de la cathédrale & croix
http://www.galenfrysinger.com/wales_saint_david.htm


source de l'Icône : Aidan Art Icons



synaxaire de mars en slavon, époque medievaleLe 1er mars, comme tous les jours, il y a des milliers et des milliers de saintes et saints Orthodoxes à fêter, une telle richesse est impossible à cataloguer en entier. On regardera par exemple chez nos Pères vers saint Aubin d'Angers, en Bretagne, dont voici une photo d'ancien vitrail à la collégiale de Guérande (Gwenrad). C'est un grand saint et artisan de paix dont voici la vie romancée racontée en français de 1636 :
http://perso.orange.fr/pennker/saints/saubin.htm

28 février 2007

S. Nicodème l'Hagiorite: Comment se préparer à la confession + Pères de l'Athos d'Occident




A gauche : Saint Nicodème de la sainte Montagne
Au centre, saint Aquila et à droite, saint Justus
tous 3 fêtés le 14 juillet
source (en grec)

Un extrait de l'Exomologètarion (Pénitentiel)

http://www.uncutmountainsupply.com/proddetail.asp?prod=exomo



Par saint Nikodemos l'Hagiorite

Qu'est-ce que la conversion [ou le repentir]?

Mon frère pécheur, c'est la préparation que tu dois entreprendre avant que tu te repentes et vienne à la confession.

Sache d'abord que la conversion, d'après saint Jean Damascène, c'est revenir du démon à Dieu, et ça ne vient que dans la douleur et l'ascèse [25]. Dès lors toi aussi, mon bien-aimé, si tu veux convenablement te repentir, tu dois quitter le démon et les oeuvres diaboliques et revenir à Dieu et à la vie propre à Dieu. Tu dois abandonner le péché, qui est contre nature, et revenir à la vertu, qui est conforme à la nature. Tu dois tant haïr le mal que tu puisses dire avec David "Je hais le mal, je le déteste" (Ps 118,163), et au lieu du mal, tu dois aimer si fort le bien et les Commandements du Seigneur que tu puisse dire aussi avec David "mais j'aime Ta Loi" (idem), et aussi : "C'est pourquoi j'aime tes commandements plus que l'or, même l'or le plus fin" (Ps 118,127). En bref, le Saint Esprit t'informe à travers le sage Sirach ce qu'est en fait la véritable conversion, en disant : "Tourne-toi vers le Seigneur, quitte tes péchés; Reviens au Seigneur, détourne-toi de ton injustice, et déteste ce qui Lui fait horreur" (Sir. 17,21-23) [26].


Les aspects de la conversion

Ensuite, sache que les aspects de la conversion sont au nombre de 3: contrition, confession, et réparation. [27]

Contrition

La contrition, c'est la peine et le parfait regret du coeur [28], qui survient chez une personne qui, du fait des péchés commis, a déçu Dieu et transgressé Sa Loi divine. Cette contrition n'arrive qu'au parfait et à ceux qui sont enfants de Dieu, parce qu'elle ne procède que de l'amour pour Dieu, de même qu'un fils se repent simplement parce qu'il a déçu son père, non pas parce qu'il a été privé de son héritage ou parce qu'il sera chassé hors du domicile paternel. A cet égard, le divin Chrysostome disait : "Gémissez sur votre Péché, non pas à causé des peines que vous avez encourues; ces peines ne sont rien; mais parce que vous avez offensé Dieu; un Dieu si bon, si plein d'amour pour vous, si désireux de votre Salut, Qui n'a pas craint d'immoler Son Fils pour vous. Gémissez donc et ne cessez point de gémir" [29].

Affliction

L'affliction est en relation avec la contrition; elle est aussi peine et regret imparfait du coeur, qui provient non pas parce qu'une personne a déçu Dieu par ses péchés, mais parce que cette personne a été privée de grâce divine, a perdu le Paradis, et mérité l'enfer. Cette affliction appartient à l'imparfait, c'est-à-dire à l'ouvrier et à l'esclave, parce qu'il ne procède pas de l'amour pour Dieu, mais de la crainte, et de l'amour pour soi-même, de même que l'ouvrier se repent parce qu'il risque de perdre son salaire, et l'esclave se repent parce qu'il craint la punition de son maître. [30]

Dès lors toi aussi, mon frère pécheur, si tu souhaite acquérir cette contrition et cette affliction dans ton coeur, et à travers elles, pour que ta conversion soit agréable à Dieu, tu dois faire ce qui suit.

Se confesser auprès d'un père spirituel expérimenté.

Tout d'abord, renseignes-toi et cherche pour savoir qui est le père spirituel le plus expérimenté, parce que Basile le Grand dit, de même que les gens ne montrent pas leurs maladies et blessures corporelles à n'importe quel médecin, mais à un médecin expérimenté qui sait comment les soigner, de même nos péchés ne doivent pas être révélés à n'importe qui, mais à ceux qui sont capables de les soigner : "La même manière devrait être observée dans la confession des péchés que pour présenter les maladies corporelles. Puisque les hommes ne révèlent les maladies du corps non à tout le monde ou au premier venu mais à ceux qui sont expérimentés pour les soigner; ainsi la confession des péchés devrait avoir lieu en présence de ceux qui sont capables de les traités, car comme il est écrit : "Nous qui sommes les forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas" (Romains 15,1) – c'est-à-dire, les enlever par vos soins." [31]

Comment faire son examen de conscience personnel

Ensuite, de la même manière que tu t'assoirais et compterais ta monnaie après avoir accomplit une transaction commerciale, va en un lieu particulier, mon frère, et 2 ou 3 semaines avant d'aller voir le père spirituel que tu as trouvé, en particulier au début des 4 périodes de jeûne de l'année [32], assieds-toi en ce lieu de quiétude, et courbant la tête, examine ta conscience, ce que Philon le Juif appelle "éprouver la conscience", et devient "non pas un avocat, mais un juge de tes péchés", comme disait le divin Augustin. Considère, comme Ezéchias, la durée de ta vie avec regret et amertume de l'âme : "Je traîne le temps qui me reste à vivre dans l'amertume" (Isaïe 38,15). Considère aussi combien de péchés tu as commis en actes, paroles, et en y rajoutant les pensées [33] depuis que tu t'es confessé pour la dernière fois, et réfléchit avec zèle à ces choses-là afin de trouver chacun de tes péchés. Voici comment d'un côté le sage Sirach te conseille en disant : "interroge-toi toi-même avant le jugement" (Sir. 18,20), et de l'autre côté, Grégoire le Théologien dit : "Examinez-vous vous-mêmes plus que votre prochain. Compter ses actes est plus important que compter son argent. Car l'argent est sujet à la corruption, mais les actions demeurent." [34]

Et de même que les chasseurs ne sont pas satisfaits de n'avoir fait que trouver une bête dans la forêt, mais tentent par tous les moyens de la tuer, toi aussi, mon frère pécheur, tu ne dois pas te satisfaire d'avoir simplement examiné ta conscience, et d'avoir trouvé tes péchés, car cela ne te profite guère, mais lutte par tous les moyens pour tuer tes péchés par la lamentation en ton coeur, c'est-à-dire par la contrition et l'affliction. Et afin d'acquérir la contrition, considère à quel point, par tes péchés, tu as mal agit envers Dieu. Afin d'aussi acquérir l'affliction, considère à quel point tu t'es fait du tort par tes péchés.

Notes :
[25] "La conversion, le passage du contre-nature au selon-la-nature, du diable vers Dieu, se fait par l'ascèse et les souffrances." (De Fide Orthodoxa 2, 30, PG 94, 976A).

[26] Au sujet de la véritable conversion, voyez "Homélie sur la Conversion" à la fin de ce livre.

[27] Écrivant à propos des Mystères, Georgios Koressios (île de Chios, + 1633) rajoute un 4ème aspect du repentir, la libération du péché (aussi appelé "clés"), qui a lieu par la grâce du Saint Esprit par la médiation du père spirituel, et qui, dit-il, définit particulièrement le Mystère de la Conversion (d'après sa "Théologie").

[28] Ce regret ne consiste pas seulement en ses manifestations sensibles, comme les gémissements et les larmes, mais consiste principalement dans la volonté intérieure de l'homme haïssant le péché et dans le souhait que le péché n'aie jamais eu lieu, et la résolution de ne plus jamais commettre le péché. Et, notez aussi que ce regret et cette contrition du coeur, d'après Koressios, est un élément de la conversion et aussi longtemps qu''il se trouve dans le coeur, la personne est en état de conversion. Mais aussitôt que le regret quitte le coeur, alors la personne quitte l'état de conversion, ce qui signifie que le regret et la contrition doivent être perpétuellement présents dans le coeur du pénitent, car de la sorte, sa conversion est réelle. Au sujet de ce regret, voyez plus en profondeur dans l'Homélie sur la Conversion à la fin de ce livre.

[29] Sermon sur II Corinthiens, Homélie 4, 6, PG 61, 426.

[30] Certains enseignants divisent la peine et le regret qu'un pécheur a du fait de ses péchés en 3 parties : le regret qu'il a avant la confession, qu'ils appellent l'infliction (blessure) ou reproche (pros-tribe); le regret qu'il a durant la confession, qu'ils appellent la contrition (syn-tribe); et le regret qu'il a après la confession, qu'ils appellent l'affliction (epi-tribe). (mots grecs translitérés par l'auteur du site internet d'origine).

[31] Regulae Brevius 229, PG 31, 1236A; en anglais "Ascetic Works of Saint Basil", pp. 313-314.

[32] Mes frères Chrétiens, n'attendez pas jusqu'au dernier moment pour vous confesser et allez auprès de votre père spirituel lorsque les jours où vous souhaitez communier sont fort proches, mais allez-y plusieurs jours à l'avance. Et certainement durant les 4 périodes de jeûne de l'année, aussitôt qu'elles commencent, allez vous confesser à loisir et quand vous avez le temps, de sorte que vous soyez convenablement repris. Un ou deux jours avant que vous n'alliez communier, allez voir votre père spirituel de sorte qu'il puisse lire une prière d'absolution sur vous pour les péchés pardonnables que vous aurez commis entre le moment de votre confession et votre réception de la Communion, et communiez dès lors de cette manière suivant cette bonne habitude qui est suivie par les moines de la Sainte Montagne.

[33] Puisque les gens d'aujourd'hui trouvent soit pesant de pratiquer ce léger examen de leur conscience, ou du fait de leur distraction, ils sont incapables de se rappeler de leurs péchés, vois les passages en rapport dans la première partie de ce livre, "instructions au père spirituel", que nous avons préparé pour toi, frère, et en particulier le chapitre 3, au sujet des sortes de péchés et le chapitre
Echelle Sainte, de saint Jean Climaque 4, au sujet des Dix Commandements, où nous expliquons qui pèche dans ces Commandements, afin d'alléger ta conscience en t'aidant à plus facilement te souvenir de tes péchés. Dès lors, va voir là et examine ta conscience et rappelle-toi les péchés que tu as commis d'après ce qui y est dit afin de les confesser. Lis aussi le chapitre 6, au sujet des pensées, afin d'en apprendre que tu dois aussi confesser tes mauvaises pensées, si pas toutes tes pensées, et certainement ces pensées qui te perturbent et t'assaillent le plus, parce que de même que les oeufs d'oiseau, une fois qu'ils sont cachés et enterrés dans le fumier, s'animent et font éclore la couvée, de même les mauvaises pensées, lorsqu'elles ne sont pas dévoilées à un père spirituel, sont vivifiées et deviennent des actes, d'après Jean Climaque : "Comme des oeufs d'oiseaux réchauffés dans le fumier éclosent, ainsi les mauvaises pensées qui ne sont pas manifestées éclosent et produisent des oeuvres." (Échelon 26, PG 88, 1085C; traduction L'Échelle, p. 267).


[34] Carmina Moralia 33, PG 37, 932A.

Extrait du chapitre 1, 3ème partie, de l'Exomologetarion (Pénitentiel), par saint Nicodème l'Hagiorite (Thessalonique, Grèce, 2006, Uncut Mountain Press).

http://www.uncutmountain.com/



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Publié en la fête d'un des 2 fondateurs de l'ancien "Athos d'Occident", saint Romain de Condate (frère de saint Lupicin, fêté lui le 21 mars)

Saint Romain, prie Dieu pour nous!

église abbatiale de l'abbaye Saint-Oyend, actuellement cathédrale Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-André. Ensemble des 12 bas-reliefs des jouées des stalles sud. Deuxième jouée haute : saint Romain et saint Lupicin.Source & (c) photos : http://www.culture.fr/public/mistral/

Avec son frère saint Lupicin, saint Romain sera le fondateur de 2 monastères dans le Jura, qui deviendront la pépinière pour une multitude de monastères dans ces montagnes, qui fonctionneront au cours des siècles "à l'ancienne". C'est dans cette région que saint Colomban viendra lui aussi fonder son célèbre monastère, à Luxeuil.
Quelle était la formation spirituelle et théologique des 2 fondateurs de cet Athos occidental? Orthodoxe, exclusivement, bien sûr! Ils se sont abreuvés aux sources des Pères du Désert d'Égypte, grâce à saint Jean Cassien (que nous fêtons aussi aujourd'hui en anticipation, puisque sa fête est au 29 février), qui ramènera le trésor spirituel dans ses bagages. Il n'y a plus rien de nos jours, mais comme sur l'Athos où des monastères et des skites sont tombés en décrépitudes parfois des siècles durant, il suffirait de quelques fidèles Orthodoxes répondant à l'appel du Seigneur pour que...

Sancti Cassiani Abbatis,
ora pro nobis!