"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

17 février 2008

Dimanche du Publicain et du Pharisien, commencement du Triode du Grand Carême (OCA)

http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?FSM=2&FSD=17

Le dimanche qui suit le Dimanche de Zachée est consacré au Publicain et au Pharisien. Aux Vêpres la veille au soir, commence le TRIODON (le livre liturgique utilisé pour les offices du Grand Carême).

Deux hommes allèrent au Temple pour prier. L'un était un Pharisien qui observait scrupuleusement les règles religieuses: il priait, jeûnait et contribuait financièrement au Temple. Ce sont de très bonnes choses, qui devraient être imitées par quiconque aime Dieu. Celui qui ne remplit pas ces obligations aussi bien que le Pharisien le fait ne devrait pas se sentir autorisé à le critiquer pour être fidèle. Son péché à lui, c'était son mépris, sa condescendance vis à vis du Publicain, et de se sentir justifié du fait de ses observances religieuses extérieures.

Le second était un Publicain, un percepteur d'impôts, méprisé par le peuple. Cependant, lui, il fit preuve d'humilité, et cette humilité le justifia devant Dieu (Luc 18,14).

La leçon à apprendre, c'est que nous ne possédons ni la piété religieuse du Pharisien, ni la repentance du Publicain, à travers laquelle nous pouvons être sauvés. Nous sommes appelés à nous voir nous-mêmes tels que nous sommes réellement dans la lumière de l'enseignement du Christ, Lui demandant de nous être miséricordieux, de nous délivrer du péché, et de nous guider sur le chemin du Salut.

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