"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

29 février 2008

Du camp de concentration de Dachau, un saint parle à l'Europe: "le Seigneur S'est dressé pour te juger..." (saint Nicolas Velimirovic)

photo de saint Nicolas Velimirovic prechant, croix a la mainun extrait du journal tenu par saint Nicolas dans le camp de concentration, où il imagine le dialogue entre l'Europe déchristianisée et le Christ, l'Europe osant faire procès à Dieu, voulant "tuer le Père."


L'exode vers l'Autriche, après que la Serbie ait versé son sang pour protéger l'Europe de l'invasion Ottomane...
Et l'Europe l'en remercie en lui arrachant son berceau historique, cette "preuve historique" des racines Chrétiennes de l'Europe, sa province du Kosovo, avec pourtant sa frontière et intégrité garanties par l'ONU et tout et tout...

Source des textes ci-dessous : p. Andrew (EORHF, Felixstowe)



UN SAINT S'ADRESSE A L'EUROPE DEPUIS DACHAU
http://orthodoxengland.org.uk/dachaust.htm





Du 15 septembre 1944 au 8 mai 1945, le grand théologien Orthodoxe Serbe et père de l'Église contemporain, l'évêque saint Nicolas (Velimirovic) de Zica, fut emprisonné par les Nazis dans l'abominable camp de concentration de Dachau. Là, il y tint un journal composé de 76 chapitres, "A travers la fenêtre d'une prison," dans lequel il s'adressait au peuple de Serbie.

Saint Nicolas le Serbe, comme beaucoup l'appellent à présent, n'y mentionna jamais ses propres souffrances, mais au contraire, exprima sa profonde tristesse face à la décadence spirituelle et morale de l'humanité contemporaine, qu'il appelait "une vie sans but et une mort sans espérance." D'après le saint, c'est cette vacuité et cette désespérance qui expliquaient la catastrophe européenne du 20ème siècle et ses guerres mondiales.

Ci-après, voici une traduction d'un de ces chapitres. Que Dieu daigne nous accorder le temps pour traduire d'autres chapitres de cette oeuvre unique et inspirée de ce saint contemporain, qui continue d'appeler l'Europe à la repentance.

42: Le Seigneur S'est levé pour juger
http://orthodoxengland.org.uk/dachau4.htm

Comment pourrions-nous appeler l'Ancien Testament dans le langage contemporain? Il pourrait être qualifié de procès-verbal du tribunal du procès de Dieu et de Son peuple, à savoir à l'époque le peuple élu. Les prophètes disent littéralement que Dieu entre en procès avec Son peuple (Isaïe 3, 13-14; Michée 6,2; Malachie 3,5). De nos jours, le soit-disant rapport secret ou "Protocoles" des Sages de Sion a été publié. C'est supposé être un plan juif pour soumettre le monde. Dans ces "Protocoles," il n'y a ni Dieu, ni parole prophétique, ni testament, ni sainteté céleste dans ses paroles, pas de marque divine. C'est parce que ce n'est que du vain journalisme. Ces procès-verbaux contemporains juifs comportent une centaine de pages [1]. Mais le procès-verbal du procès de Dieu avec le peuple Juif sur des milliers d'années représente un millier de pages. En lisant ces anciens procès-verbaux – l'Ancien Testament – chacun d'entre nous ressent 2 profonds sentiments. Le premier, c'est l'émerveillement devant la divine fidélité et patience à toute épreuve. Le second, c'est la honte face à l'attitude perfide du peuple élu dans sa relation à Dieu, son bienfaiteur, la résistance à Dieu, qui ne peut être expliquée que comme une malignité démoniaque, Lui désobéir, une désobéissance que même une mule ou quelqu'autre bête ne montrerait pas envers son maître et celui qui la nourrit.

Mais nous, qui vivons au 20ème siècle, nous n'appartenons plus à l'Ancien Testament mais au Nouveau Testament. Quelle est la différence? Elle est grande. Dans l'Ancien Testament, Dieu parla au peuple par la bouche des prophètes et des Anges, mais dans le Nouveau Testament, où Il parut comme un homme dans la chair, Il parle personnellement et directement. Que pourrait-on dire de ceux qui fuient la lumière de l'Évangile pour les ténèbres de l'Égypte, et qui cherchent à entrer en procès avec Dieu, avec la même obstination juive des temps de l'Ancien Testament? Nous pourrions seulement dire que les Chrétiens qui entrent en procès avec Dieu, qui renoncent au Christ, font preuve de méchanceté et de désobéissance envers Dieu Qui S'est manifesté, et qu'ils sont fous et pécheurs, pires que les Juifs de l'Ancien Testament, qui ne voulurent pas entendre les Anges de Dieu, les prophètes et les justes, car eux, ils furent insolents envers les serviteurs du Maître, ceux [qui renoncent au Christ] sont insolents envers le Maître Lui-même.

Si l'histoire des 3 derniers siècles – 18ème, 19ème et 20ème – devait recevoir son véritable nom, alors on ne pourrait pas lui trouver de nom plus approprié que "Procès-verbaux du procès entre l'Europe et le Christ," car tous les événements d'importance en Europe au cours des 3 siècles passés sont reliés à notre Seigneur Jésus-Christ.

En réalité, voici ce qui s'échange dans le procès entre l'Europe et le Christ.

Le Christ rappelle à l'Europe qu'elle a été baptisée en Son Nom et qu'elle doit Lui être fidèle, ainsi qu'à Son Évangile. L'Europe répond pour se défendre:

- Toutes les confessions sont égales. Les Encyclopédistes Français nous ont enseigné cela, et c'est une erreur de vouloir forcer quiconque à croire en la moindre d'entre elles. L'Europe fait preuve de tolérance envers toutes les confessions en tant que coutumes nationales, car elle souhaite garder ses intérêts impérialistes, mais l'Europe elle-même n'est attachée à aucune d'entre elles. Mais quand elle sera parvenue à ses buts politiques, alors elle réglera rapidement les comtes avec ces vaines croyances populaires.

Alors le Christ demande avec tristesse :

- Comment vous autres, vous pouvez ainsi vivre uniquement pour des intérêts impérialistes, c'est-à-dire, matérialistes, pour l'unique désir animal de la nourriture corporelle? J'ai voulu faire de vous des dieux et des fils de Dieu, et vous voulez faire de vous-mêmes les égaux aux bêtes de somme.

Mais l'Europe répond:

- Tu es démodé. Au lieu de ton Évangile, nous avons découvert la zoologie et la biologie. A présent, nous savons que nous sommes les descendants d'orang-outangs et de gorilles – des singes, nous ne sommes pas à toi ni à ton Père Céleste. Maintenant, nous nous perfectionnons nous-mêmes afin de devenir des dieux, car nous ne reconnaissons pas d'autres dieux que nous-mêmes.

Le Christ répond :

- Vous êtes plus obstinés que les anciens Juifs. Je vous ai tirés hors des ténèbres de la barbarie pour vous porter à la lumière céleste, mais à nouveau, vous foncez tête baissée vers les ténèbres, comme des porcs se jettent dans la boue. J'ai versé mon sang pour vous, je vous ai donné Mon sang, lorsque tous les Anges s'étaient détournés de vous, car ils ne pouvaient plus supporter votre puanteur infernale. Lorsque vous vous êtes tournés vers les ténèbres et la puanteur, Moi seul Me suis levé afin de vous illuminer et vous purifier. Revenez-à moi, autrement vous vous retrouverez à nouveau dans une insupportable puanteur et ténèbre.

Mais l'Europe sourit, moqueuse :

- Laisse-nous tranquilles. Nous ne te connaissons pas. La philosophie grecque et romaine nous sont bien plus proches. Nous voulons la liberté. Nous avons des universités. La science est notre étoile qui nous guide. Notre devise, c'est liberté, égalité, fraternité. Notre raison est le dieu des dieux. Tu es d'Asie, nous te répudions. Tu n'es rien d'autre qu'un conte de fées raconté par nos grand-parents.

Les yeux pleins de larmes, le Christ dit alors:

- C'est bon, Je m'en vais, mais vous verrez et vous comprendrez que vous avez quitté le chemin de Dieu et prit le chemin du diable. La bénédiction et la joie vous sont enlevées. Votre vie et votre mort sont entre Mes mains, car Je Me suis Moi-même livré pour vous à la Crucifixion. Mais ce n'est pas Moi qui vous punirai; vos péchés et votre égarement loin de Moi, votre Sauveur, vous puniront. Je vous ai montré l'amour du Père pour tous les peuples, et voulu tous vous sauver par l'amour.

Mais l'Europe réplique:

- Quel amour? Sérieuse et courageuse haine pour tous ceux qui ne sont pas d'accord avec nous, tel est notre programme. Ton amour n'est qu'une fable. Nous préférons nationalisme et internationalisme, l'adoration de la science et de la culture, de l'esthétique, de l'évolution, et du progrès, plutôt que ton amour. Voilà où se trouve notre salut, et quant à toi, fiche le camp!


O mes frères, de nos jours, le progrès est complet. Le Christ a quitté l'Europe, comme autrefois le Christ avait quitté Gadara à l'insistance des Géraséniens. Mais à peine est-Il partit qu'ont commencé guerres, catastrophes, horreurs, destruction, anéantissement. La barbarie pré-Chrétienne est revenue en Europe, celle des Avares, des Huns, des Lombards, des Vandales; seulement, elle est revenue cauchemardesquement multipliée par cent. Le Christ a repris Sa Croix et Sa bénédiction et est parti. Les ténèbres et la puanteurs se sont répandues. Alors décidez avec qui vous voulez être : avec les ténèbres et la puanteur de l'Europe, ou avec le Christ. Amen.

saint Nicolas Velimirovic, icone orthodoxe serbe
Note de traduction
[1] Il est nécessaire de resituer ce préambule dans son contexte historique. La véritable identité de l'auteur de ce faux que sont ces "Protocoles" n'a été connue qu'en 1992, et les mobiles appartiennent encore et toujours au domaine de l'hypothèse. Le Times avait bien publié en 1921 un démenti quant à l'authenticité, démenti limité donc au monde anglo-saxon; et il manquait donc des preuves formelles, sinon il n'aurait pas fallu encore attendre 71 ans de plus pour que l'auteur soit connu avec certitude. Personne ne peut donc reprocher de nos jours à un auteur de 1945 d'avoir pu croire, comme quasiment tout le monde, que le texte était réel.
Cfr : http://fr.wikipedia.org/wiki/Protocoles_des_Sages_de_Sion



Pierre Breughel l'Ancien : la Tour de Babel


le parlement européen à Strasbourg

quelle étonnante ressemblance, non?...


HT: Handmaid Leah

Les "vertus" de l'athéisme occidental :



1 commentaire:

Anonyme a dit…

j'ai pleuré de repentir et de joie en lisant ce texte. Une prière brûlante et sincère s'est élevée toute seule de mon coeur. Je remercie le Seigneur m'accorder ces
larmes merveilleuses.