"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

20 février 2008

saint Léon de Catane, ou la preuve que les flammes de l'Hadès ne peuvent rien contre le Chrétien (saint Leo)

Saint Léon (Leo), évêque de Catania en Sicile (+ vers 780)
http://ocafs.oca.org/FeastSaintsViewer.asp?FSID=100569


icone orthodoxe de saint Leo de Catane

Saint Léon était évêque de la ville de Catane, en Sicile. Il était renommé pour sa bienveillance et charité, et son amour Chrétien pour les pauvres et les vagabonds. Le Seigneur lui accorda le don de la guérison de diverses maladies, et celui d'accomplir des miracles.

Lorsque saint Léon devint évêque de Catane, il s'y trouvait un sorcier du nom d'Heliodore, qui impressionnait le peuple avec ses faux miracles. Ce concitoyen avait été Chrétien, mais avait rejeté le Christ et était devenu un serviteur du démon. Saint Léon exhorta souvent Heliodore à se repentir de ses maudits méfaits et de revenir à Dieu, mais en vain. Une fois, Heliodore poussa l'impudence jusqu'à entrer dans l'église où l'évêque était occupé à servir, et tenta de perturber grandement le tout, semant la confusion et la tentation par sa sorcellerie.
Voyant le peuple en proie aux démons par les maléfices du sorcier, saint Léon réalisa que le temps de la douce persuasion était terminé. Il sortit paisiblement du sanctuaire, et ayant attaché son omophore (étole) au cou du magicien, il le tira hors de l'église jusqu'à la place de la ville. Là il força Heliodore d'avouer tous ses actes maléfiques. Il ordonna d'élever un bûcher et de l'allumer, et il sauta avec le sorcier dans le feu. Ils se tinrent ainsi jusqu'à ce qu'Heliodore soit consumé, alors que saint Léon demeura intact par la puissance de Dieu. Ce miracle amena une grande renommée à saint Léon toute sa vie durant.

A sa mort, sur son tombeau, une femme atteinte de pertes de sang permanentes fut guérie. Le corps du saint fut placé dans une église dédiée à la sainte martyre Lucie (13 décembre), que lui-même avait bâtie. Par la suite, ses reliques furent transférées dans l'église de Saint Martin le Miséricordieux, évêque de Tours. (11 novembre)

Tropaire de saint Léon de Catane ton 1
Tu te manifestas comme un prêtre resplendissant,
un maître de pieuse vie et un thaumaturge, bienheureux hiérarque Léon;
par la lumière de la vertu céleste tu fus enrichi de la puissance de l'Esprit,
et tu guéris les âmes et les corps de ceux qui se hâtent vers toi.
Gloire au Christ Qui t'a glorifié!
Gloire à Celui Qui t'a couronné!
Gloire à Celui Qui donne la guérison pour tous à travers toi!


Kondakion de saint Léon de Catane ton 2
Venez couronnons Léon avec nos hymnes de louange,
Lui qui fut consacré par le Seigneur dès sa plus tendre enfance;
il reçut la grâce alors qu'il était encore dans ses langes.
Il est une étoile éclatante dans l'Église :
son vaillant défenseur et son ferme soutien!


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HOMÉLIE - Concernant le jugement et la condamnation
"Quiconque croira en Lui ne sera pas condamné, mais quiconque qui ne croit pas est déjà condamné" (Saint Jean 3,18).
Celui qui croit au Seigneur Christ n'est pas condamné car il ne juge que lui-même et dirige ses pas vers la Lumière, qui avance devant lui. Comme un homme dans une profonde obscurité, qui ajuste ses pas en suivant la lumière de la bougie en sa main, ainsi est celui qui croit en Christ, c'est-à-dire qui s'est embarqué à la suite du Christ comme à la suite d'une Lumière dans les ténèbres de la vie.
Celui qui ne croit pas "a déjà été condamné." C'est à dire que celui qui n'a pas un guide sur la route inconnue, à peine a-t'il posé le premier pas, qu'il a déjà perdu la route et s'est déjà égaré. Celui qui ne croit pas en Christ est condamné à l'ignorance, à la faiblesse, à la crainte, à tituber sur les chemins sinueux et tortueux, sur les chemins qui s'entremêlent, condamné au vice, au désespoir, et peut-être même au suicide. Il est condamné dans les 2 mondes : dans celui-ci à une existence physique qui n'a pas de sens, qui trompe, et dans l'autre monde, à la damnation éternelle! Oh qu'il est noir, le chemin des enfants de l'incroyance, et combien sont profondes les abysses entre leur tout premier pas et leur troisième!
O Seigneur, Toi le Tout-Miséricordieux, en vérité, nous n'avons rien ni personne en qui croire si ce n'est en Toi. Tu es notre Sauveur, nous tirant hors des ténèbres, du péché et de la mort.
A Toi soit la gloire et la louange à jamais. Amen.
Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur de ce Sanctoral "Prologue d'Ochrid".
(Et ça, c'est la véritable Serbie!)

2 commentaires:

Anonyme a dit…

20 février/5 mars : Saint Léon le Thaumaturge, évêque de Catane

C'est le corps d'un «Léon». Tu demandes: Qui est-ce?
Alors on te répond, comme à l'emporte-pièce:
L'évêque de Catane, pontife divin,
qui fut mis au sépulcre en février, le vingt.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen

Tropaire, t. 4

La justice de tes œuvres a fait de toi * pour ton troupeau une règle de foi, * un modèle de douceur, * un maître de tempérance; * c'est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l'exaltation * et par ta pauvreté la richesse. * Père saint, pontife Léon, * prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.

Kondakion, t. 2

Celui qui dès l'enfance fut voué au Seigneur * et reçut la grâce au berceau, * tressons-lui une couronne de nos chants: * c'est Léon, le luminaire de l'Eglise, son défenseur: * il en est le champion et le ferme soutien.

Ikos

Eclaire ma langue, Seigneur, * accorde-moi l'éloquence, ô mon Christ, * toi qui donnes la parole et nous procures la vie, * afin que je puisse louer * l'entière existence du Pontife divin, * cette vie que sur terre il acheva dans le feu de l'amour: * du ciel il a reçu le don des miracles, un véritable océan, * et la puissance de la doctrine, où l'Eglise trouve son éclat; * il en est le champion et le ferme soutien.

Exapostilaire (t. 3)

En toi, bienheureux Pontife, l'Eglise du Christ * voit un luminaire, un grand évêque, un docteur; * car ses enfants, vénérable Père, tu les as menés * sur les pâturages du salut * et comme fauves en as chassé les hérétiques, saint Léon.

L'astre aux mille feux qui sur Catane a resplendi, * le pontife thaumaturge Léon, * ce serviteur de la sainte Trinité, * a prêché de claire façon * que tu es, à juste titre, la Mère de Dieu, * Vierge pure, d'esprit, d'âme et de corps; * et nous chantons aussi, comme chose sûre, ta divine maternité.

Anonyme a dit…

Cet astre brillant de la Foi Orthodoxe et cet émule des Apôtres vécut au moment de la première vague de persécution contre les Saintes Icônes (vers 780). Issu d'une noble famille de Ravenne, il gravit, grâce à ses vertus, tous les degrés de la hiérarchie ecclésiastique, et fut chargé de gérer, tel un fidèle intendant, les affaires de l'Eglise de cette cité. Sa réputation s'étant répandue bien au-delà des limites de son diocèse, il fut élu Evêque de Catane, en Sicile, et entreprit aussitôt de purifier son troupeau spirituel de la contagion des hérésies et des restes de superstitions idolâtres. Par sa prière, il fit écrouler un temple païen et fit construire à son emplacement une église dédiée aux Quarante - Martyrs de Sébaste. Energique et tranchant en ce qui concernait la Foi, il débordait d'amour et de compassion pour les pauvres, les orphelins, les affligés, devenant comme l'Apôtre tout pour tous afin de leur procurer le Salut.

A cette époque, un mage du nom d'Héliodore, qui avait acquis un pouvoir redoutable à la suite d'un pacte contracté avec Satan, terrifiait la Sicile par ses artifices, non moins redoutables que les flammes de l'Etna qui menace toujours la ville d'une soudaine irruption. Le préfet envoya une lettre allarmée à l'empereur de Constantinople, qui ordonna d'arrêter le mage. Par un subterfuge démoniaque Héliodore se fit transporter, lui et son escorte, en un jour à Byzance où, condamné à mort, il disparut tout aussi mystérieusement, en s'écriant : « Salut, Empereur. Cherche-moi à Catane! » De nouveau arrêté et amené à Constantinople, il fit éteindre tous les feux, plongeant la grande cité dans les ténèbres. Puis, condamné à souffrir de la faim, c'est lui qui affama la ville, et il disparut encore une fois magiquement, au moment d'être exécuté.

A Catane, Léon avait bien essayé de convertir le mage, mais en vain. Un jour, Héliodore entra dans l'église au moment de la Liturgie, en piétinant comme un mulet et en se moquant des Saints Mystères, clamant de plus qu'il avait le pouvoir de forcer l'Evêque et ses Prêtres à se mettre à danser devant la foule. Après s'être recueilli en prière, Saint Léon sortit du Sanctuaire, vêtu de tous ses ornements, et il captura Héliodore au moyen de son omophorion, réduisant ainsi à néant toute sa puissance démoniaque. Puis, l'ordre ayant été donné par le Préfet de brûler vif ce serviteur du démon, l'Evêque monta avec lui sur le bûcher, d'où il sortit indemne, ses ornements intacts, pendant que le scélérat était réduit en cendres.

Ensuite invité à Constantinople par l'empereur, Saint Léon y répandit là aussi les merveilles de la grâce divine, pour la gloire de Dieu et la terreur des démons, des païens et des hérétiques. Il guérissait les aveugles, relevait les paralytiques, consolait les affligés, non seulement pendant le reste de sa vie terrestre, mais aussi après son trépas, par l'entremise de ses Saintes Reliques qui étaient vénérées dans une église qu'il avait fondée en l'honneur de Sainte Lucie.