10/3/2008: début du Grand Carême (prière de saint Nicolas Velimirovic)

La Divine Liturgie au monastère du patriarcat de Pec, présidée par le métropolite Amfilohije du Montenegro, un des principaux membres du Saint-Synode (photo Dragan Tanasijevic)
Doxologie: prière solenelle dans l'église du monastère de Decani(photo Dragan Tanasijevic)

source photos ci-dessus
Le jeûne accélère ma préparation pour Ta venue, seule attente
de mes jours et mes nuits.
Jeûner allège mon corps, de sorte que ce qui reste puisse plus facilement
briller avec l'esprit.
Alors que j'attends après Toi, j'aimerais ne jamais me nourrir de sang
ou enlever la vie – de sorte que les animaux puissent ressentir la joie de mon attente.
Mais en vérité, m'abstenir de nourriture ne me sauvera pas. Quand bien même
je mangerais tout le sable du lac,
Tu ne viendrais pas à moi, à moins que le jeûne
ne soit pénétré au plus profond de mon âme.
J'en suis venu à comprendre à travers ma prière que le jeûne corporel
est plus un symbole du véritable jeûne, très bénéfique pour celui qui
a seulement déjà commencé à espérer en Toi, et cependant très difficile
pour celui qui se contente de le pratiquer.
Dès lors j'ai amené le jeûne jusqu'en mon âme, afin de la purifier
de ses nombreux impudents fiancés, et la préparer pou Ta venue telle une vierge.
Et j'ai amené le jeûne en mon esprit, pour en expulser toutes
les rêveries à propos des choses de ce monde, et y démolir tous les châteaux d'air,
fabriqués par ces rêveries.
J'ai amené le jeûne en mon esprit, afin qu'il puisse évacuer
le monde et préparer à recevoir Ta Sagesse.
Et j'ai fait descendre le jeûne dans mon coeur, afin que par ce moyen,
mon coeur puisse étouffer toutes passions et l'égoïsme matérialiste.
J'ai fait descendre le jeûne en mon coeur, afin que la paix céleste
puisse ineffablement régner en mon coeur, quand Ton bouillant Esprit le rencontrera.
Je prescris le jeûne à ma langue, pour briser en elle l'habitude
des vains verbiages, et pour rester sur la réserve et ne dire que les paroles
qui préparent le chemin pour Ta venue.
Et j'ai imposé le jeûne à tous mes soucis, de sorte qu'il puisse les disperser
au loin tel le vent qui disperse le brouillard, afin qu'ils ne se tiennent pas
comme un épais brouillard entre moi et Toi, de peur qu'ils ne détournent
mon regard vers le monde.
Et jeûner a amené en mon âme la tranquillité face aux royaumes
créés et incréés, et l'humilité envers les hommes et les créatures.
Et il a instillé le courage en moi, d'un niveau que je n'avais jamais connu
quand j'étais armé de toutes sortes d'armes de ce monde.
Quelle était mon espérance avant que je ne commence à jeûner, sinon tout au plus une autre histoire
racontée par d'autres, qui passait de bouche à oreille?
Le récit raconté par d'autres, parlant du Salut à travers la prière et le jeûne,
il devint mien.
Le faux jeûne accompagne le faux espoir, de même que l'absence de jeune accompagne
le désespoir.
Mais de même qu'une roue suit une roue, ainsi le véritable jeûne suit
la véritable espérance.
Aide-moi à jeûner joyeusement et à espérer joyeusement, car Toi, ma Très Joyeuse Fête,
Tu t'approche de moi avec Ton sourire resplendissant.
Amen
Prières sur le lac, n° 41, saint Nicolas (Velimirovic), évêque de Zica et Ochrid
traduit de :
http://www.sv-luka.org/praylake/pl41.htm


Libellés : Grand Carême, saint Nicolas Velimirovic






















0 Comments:
Enregistrer un commentaire
Links to this post:
Créer un lien
<< Home