"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

06 mai 2008

Russie: l'ADN offrirait-il enfin le repos aux reliques de la famille impériale martyre?


(cliquez sur l'Icône pour l'obtenir en très grande définition)



Saint-Sauveur, avant destruction par les libres-penseurs marxistes
Ils ne s'en sont pas tenus aux pierres, ils ont aussi librement détruits les pierres vivantes, à savoir les fidèles...



"L'oint du Seigneur" et son impériale épouse, saint Nicolas II et sainte Alexandra Fedorovna de Russie.

saint Nicolas II, tsar de Russiesainte Alexandra Fedeorovna, tsarine de Russie

La dynastie des Romanov était née au monastère Ipatiev, à Kostroma.. elle s'acheva dans la "maison d'Ipatiev," à Yekaterinburg, à des milliers de km de là. C'est tout de même troublant comme coïncidence, non?

L'église "sur le sang" – construite sur le lieu du meurtre rituel de la famille impériale, un massacre commis au nom de la libre pensée, comme en Vendée, etc...


Concernant les articles traduits ici, rappelons avant tout que les données historiques présentées le sont par des journalistes, et c'est tout. Et il est rarissime qu'en matière historique, ils se donnent la peine de dépasser les ragots et aillent se plonger dans les sources historiques. C'est ce qu'on appelle la "vérité médiatique," si importante pour nos contemporains. C'est un préambule important à garder à l'esprit.
On aimerait bien enfin connaître le mot de l'histoire, mais tant qu'il subsiste le moindre doute fondé, mieux vaut être prudent. Et ne pas savoir l'intégralité des faits ne nous empêchera pas à prier les martyrs en question. La quantité de miracles obtenus par leur intercession un peu partout dans le monde ne laisse à cet égard aucun doute possible...

L'ADN identifie des os des derniers enfants manquants du Tsar
http://news.scotsman.com/latestnews/DNA-identifies-bones-of-last.4038316.jp


01 May 2008, par Catrina Stewart, à Moscou


Les scientifiques ont confirmé que les restes de 2 corps déterrés en Russie l'an dernier appartenaient à 2 des enfants du tsar Nicolas II, qui avait été assassiné avec sa famille en 1918, refermant un des plus intriguants chapitres de l'histoire russe au 20ème siècle.
Jusque l'an dernier, les corps du prince héritier Alexei, le tsarévitch, et de la grande duchesse Maria, étaient encore les seuls 2 derniers membres de la famille impériale de Russie à retrouver.
"Nous avons reçu entière confirmation que (les restes) appartiennent aux enfants du tsar," a déclaré Edouard Rossel, gouverneur de la région de Sverdlovsk, lors d'une conférence de presse, mercredi dernier.
"A présent, nous avons retrouvé toute la famille," dit-il, ajoutant que les expertises médico-légales de leur ADN avaient été réalisées aux États Unis.
L'été dernier, on a retrouvé les corps d'Alexei, qui avait 13 ans à l'époque de sa mort, et de sa soeur Maria, 19 ans, sur un site près de Yekaterinburg, capitale régionale de Sverdlovsk.
Les autorités régionales ont expliqué que les restes consistaient en 44 fragments, donnant crédibilité à la théorie qu'il s'agissait bien des 2 enfants Romanov manquants, assassinés par les Bolcheviques en même temps que leur famille, en 1918.
Les archéologues ont aussi retrouvé 7 dents, 3 balles et un fragment de vêtement.
Les Bolcheviques s'étaient emparés du pouvoir en 1917 au cour de la Révolution et avaient emprisonné la famille impériale.
En juillet suivant, les gardes Bolcheviques fusillèrent le tsar Nicolas, la tsarine Alexandra Fedorovna et leurs 5 enfants, à Yekaterinburg, sur ordre de Lénine.
Durant des décennies, les restes des Romanov restèrent introuvables. Cela resta ainsi jusqu'en 1991, quand une fosse commune fut découverte près de Yekaterinburg, contenant 9 corps, dont 5 étaient considérés comme étant des restes de la famille Romanov. Les 4 autres étant les serviteurs et le médecin de famille.
Des tests ADN vinrent par la suite confirmer que les restes étaient bien ceux des Romanov, quoi que certains scientifiques mirent en doute les conclusions.
Les corps du tsar, de la tsarine et de 3 de leurs enfants – Anastasia, Olga et Tatiana – reçurent des funérailles publiques en la crypte impériale de la cathédrale des saints Pierre et Paul en 1998.
Mais l'absence de 2 des membres de la famille ralluma la spéculation sur leur éventuelle survie aux exécutions.
Un des mystères les plus intriguants entourant la famille des Romanov fut le sort d'Anastasia, la plus jeune fille du tsar. Des rumeurs prétendant qu'elle aurait survécu en 1918 furent alimentées par des témoins oculaires affirmant que la police secrète avait mené des fouilles de maisons et de trains à la recherche d'Anastasia Romanov, après les meurtres. Des décennies plus tard, la rumeur gagna quelque crédit après les rapports mentionnant l'absence de 2 corps de la première tombe commune. Plusieurs personnes se sont présentées, prétendant être Anastasia, y compris feu Anna Anderson, qui prétendit jusqu'à sa mort en 1984 qu'elle était la fille du dernier tsar. Des tests ADN posthumes sur mme Anderson prouvèrent que ses prétentions étaient fausses.
Mais les experts ont mis en garde, estimant prématuré d'accepter les résultats scientifiques comme définitifs. Les chercheurs américains et russes ont encore à établir leur rapport final, et des études parallèles sont encore menées à Innsbruck (Autriche), dans un institut militaire aux États Unis d'Amérique.
"Il y a eu beaucoup de difficultés avec ces ossements," dit Peter Sarandiniki, président et fondateur de Search, une fondation américaine dédiée à l'investigation du sort des enfants Romanov. "Certains d'entre eux ont été brûlés.. et il y a encore des travaux en cours."
"Nous ne pouvons pas confirmer (ces résultats) avant que tous les laboratoires indépendants n'aient achevé leurs analyses," dit m. Sarandiniki.
On pense rendre publics les résultats finaux fin de ce mois ou début juin.
"Si ils sont positifs, alors nous auront déterminé que nous avons les restes de la famille royale.. et espérons ainsi clore un très triste chapitre de l'histoire de Russie," dit m. Sarandiniki.
L'Église Orthodoxe de Russie, qui a tenu son rôle dans les funérailles étatiques de 1998, s'est abstenue de reconnaissance des découvertes aussi longtemps que les scientifiques seront divisés sur le problème.
Les découvertes de l'été dernier ont rallumé le débat entre les scientifiques et l'Église quant à savoir si les ossements trouvés auparavant sont d'authentiques restes de la famille Romanov. L'Église s'est montrée prudente face aux dernières découvertes, dont les conclusions préliminaires avaient été publiées en janvier. "J'espère que l'Église participera au processus (de confirmation des identités) et leur donnera la sépulture honorable qu'ils méritent," a ajouté m. Sarandiniki.
Un représentant de la grande duchesse Maria Vladimirovna, l'héritière auto-proclamée du trône de Russie, a dit qu'elle ne se prononcerait pas sur l'authenticité des nouveaux restes avant que l'Église n'ait clarifié sa propre position.
Le clergé Orthodoxe à Yekaterinburg a déclaré qu'il n'était pas prêt à prendre une décision quant aux restes. "La position de ... la grande duchesse Maria Vladimirovna est que le mot de la fin appartient au chef de l'Église Orthodoxe de Russie," a déclaré Alexander Zakatov, chef de la chancellerie de la maison impériale auto-proclamée de Russie.
Il ajouta : "Il est essentiel d'être très prudent, de sorte que les résultats soient compréhensibles par toute la société."

Un prince héritier de la couronne affligé par la génétique
Le Tsarévitch – l'héritier de la couronne – de Russie, Alexei Nikolaevich Romanov, a été un des personnages les plus tragiques de l'histoire russe.
Plus jeune enfant et fils unique du tsar Nicolas II, Alexei souffrait d'hémophilie, une maladie génétique qui bloque la capacité du corps à contrôler la coagulation du sang.
La maladie était répandue parmi les dynasties royales d'Europe descendant de la reine Victoria d'Angleterre – arrière-grand-mère d'Alexei. De désespoir de cause face à sa maladie, sa mère se tourna vers un moine mystique, Grigori Raspoutine, un geste que certains historiens considèrent avoir aidé à la chute de la maison impériale de Russie.
En 1905, Alexei avait une forte ecchymose suite à une chute de cheval, et des hémorragies internes qui durèrent plusieurs jours. Raspoutine fut appelé à l'aide.
Ses prières et conseils semblèrent fonctionner, et Raspoutine gagna une puissance influence auprès des Romanov, au point qu'il gérait l'accès au Tsar lui-même.
L'influence de Raspoutine sur la famille impériale fut utilisée contre lui et contre les Romanov par les politiciens et les journalistes qui voulaient affaiblir la dynastie.

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Dans son livre de lumière sur la famille impériale, Victor Loupan rapportait les propos du patriarche Alexis II, appelant à la plus grande prudence face aux "certitudes" des scientifiques et à l'empressement des milieux politiques, toujours prompts à récupérer ce qui leur semble bon pour attirer des foules ou des votes ou les deux.
Et malgré des années d'études complémentaires, on le voit bien, les scientifiques ne sont toujours pas unanimes.

Quoi qu'il en soit, en Belgique, il y a une certitude : à l'église Saint-Job (EORHF), à Uccle (Bruxelles), c'est bel et bien un doigt de la sainte impératrice martyrisée qui y est conservé comme relique. Car le juge Sokolov qui accompagna l'Armée Blanche lors
Victor Loupan de la reprise temporaire d'Ekaterinbourg avait, loin des tumultes et gesticulations des "enquêteurs médiatiques," retrouvé des traces, des restes identifiables, des certitudes. Ces certitudes sont un trésor spirituel, pas des objets pour musée. Ce fut pour moi une joie d'aller m'y recueillir il y a 3 ans.

Victor Loupan -->

A cet égard, le livre suivant m'a été chaudement recommandé par un très cher correspondant "Russe Blanc" – à qui va toute ma gratitude – et j'ai dévoré l'ouvrage sur 2 jours, passionnant, éclairant, poignant. J'ai déjà traduit des textes écrits par cette famille de saints martyrs, j'en ai découvert une foule d'autres, montrant la profondeur d'âme derrière les ors des palais. Un livre à découvrir sans tarder. Si j'ai traduit les dépêches de presse par principe informatif, leur contenu historique est sous bien des aspects toujours aussi douteux. Le livre rétabli de manière fondée toute cette épopée des Romanov, au destin si tragique, humainement parlant, mais si riche spirituellement, quoiqu'en pensent nos contemporains ici en Occident.





Russie, priere en rue devant un portrait de la sainte famille imperiale martyre




L'ADN est celui des enfants du Tsar, mettant un terme au mystère
http://www.themoscowtimes.com/article/1010/42/362462.htm


The Moscow Times » Issue 3895 » News


Le Tsar Nicolas II et son fils, Alexei, sciant du bois pour chauffer la maison dans l'Oural où ils furent détenus captifs durant la Révolution.

05 May 2008
Mike Eckel / The Associated Press
Pendant les 9 décennies après que les bourreaux Bolcheviques aient fusillé le tsar Nicolas II et sa famille, on n'a pas eu de traces des restes du prince héritier Alexei, l'héritier hémophile du trône.
Certains prétendaient que le délicat garçon de 13 ans aurait réussi à survivre et à s'échapper; d'autres croyaient que ses ossements étaient perdus dans l'immensité de la Russie, enterrés en secret cette ambiance de peur et de chaos alors que le pays plongeait dans la guerre civile.
A présent, un officiel dit que des tests ADN ont résolu le mystère en identifia des fragments d'ossements retrouvés dans une forêt comme étant ceux d'Alexei et de sa soeur, la grande duchesse Maria.
Les restes de leurs parents – Nicolas II et la tsarine Alexandra – et 3 soeurs, y compris la plus jeune fille du tsar, Anastasia, avaient été déterrés en 1991 et enterrés dans le mausolée impérial à Saint-Petersbourg. L'Église Orthodoxe de Russie les avait reconnus tous les 7 pour saints en 2000.
Malgré les découvertes antérieures, l'absence des restes d'Alexei et de Maria tenaillaient les descendants de la dynastie des Romanov, les historiens de tout poil et les royalistes. Même si l'annonce de la semaine dernière était confirmée et largement acceptée, nombre de descendants de la famille royale sont peu susceptibles d'être entièrement apaisés; ils attendent la "réhabilitation" officielle de la part du gouvernement.
"La tragédie de la famille du tsar ne s'achèvera que lorsque la famille aura été reconnue victime de la répression politique," dit German Lukyanov, l'avocat des descendants royaux.
Nicolas abdiqua en 1917, la fureur révolutionnaire balayant la Russie, et il fut détenu avec sa famille. Ils furent abattus par un groupe de tireurs le 4 juillet 1918, dans la cave de la maison de Yekaterinburg où ils étaient détenus.
Des rumeurs persistèrent, prétendant que certains membres de la famille avaient survécu et s'étaient échappés. Les prétentions de personnes affirmant être Anastasia furent particulièrement nombreuses, quoiqu'il y en ait eu aussi prétendant être Alexei ou Maria.
"C'était clair à 99,9% qu'ils avaient été tous tués; à présent, avec ces fragments, c'est 100%," dit Nadia Kizenko, une scientifique Russe de l'université d'Albany, université d'état de New York. "Ceux qui regretteront cette nouvelle seront ceux qui aimaient les mythes des prétendants royaux."
Alexei était une des victimes les plus touchantes, attirant la sympathie du fait de son hémophilie. La terreur de sa mère face à la maladie et la crainte qu'il ne pourrait pas vivre pour monter sur le trône furent ce qui la fit tomber sous l'emprise de l'auto-proclamé saint homme Raspoutine, hypnotique et dépravé sexuel, qui exerça une grande influence sur la famille royale. [*]
Les chercheurs ont déterré quelques restants d'ossements l'été dernier dans une forêt près de Yekaterinburg, où la famille impériale a été tuée, et les ont envoyés à des laboratoires russes et américains afin de les soumettre à des tests ADN.
Eduard Rossel, gouverneur de la région de Sverdlovsk, a dit que les examens menés par un laboratoire américain avaient identifiés les restes comme étant ceux d'Alexei et de Maria. "Il a été confirmé que c'était en effet les enfants," dit-il. "Nous avons à présent retrouvé toute la famille."
"Le principal laboratoire de génétique aux États Unis a conclu ses travaux avec une confirmation complète de nos propres travaux de laboratoires," dit Rossel.
Il n'a pas spécifié le laboratoire, mais une équipe de recherche génétique travaillant à l'université de la Massachusetts Medical School a été impliquée dans le processus. Evgeny Rogaev, qui dirigeait l'équipe qui a analysé les restes à Moscou et à la faculté de médecine à Worcester, Massachusetts, a été contacté pour le dossier par le bureau du Procureur Général.
Rogaev a dit la semaine dernière qu'il avait transmis les résultats aux autorités russes, mais qu'il revenait au bureau du procureur – et non pas à lui ou à son équipe – de dévoiler les résultats. "Le plus dur du travail a été accomplit, et nous leur avons communiqué nos expertises, mais nous travaillons encore," dit-il. "Scientifiquement, nous voulons l'enquête la plus approfondie possible."
Les résultats des tests ont été basés sur l'ADN mitochondriaque, le matériau génétique qui n'est transmis aux enfants que par la mère. Cet ADN est plus stable que l'ADN nucléaire – le matériau hérité du côté du père – en particulier quand les restes ont été fortement endommagés. L'analyse mitochondriaque achevée, l'équipe travaille ensuite sur l'analyse de l'ADN nucléaire, et compare les échantillons avec des parents côté mâle dans la famille du tsar.
Cette information, conjointement aux conclusions déjà transmises au procureur, sera éventuellement communiquée à une revue professionnelle pour étude et publication.

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[*] Propagande crapuleuse et blasphématoire propagée entre autres par Félix Youssoupov, richissime dandy homosexuel et organisateur du meurtre de Raspoutine. Le blasphème s'installera dans les esprits en Occident grâce à des décennies de propagande de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques et ses relais politiques au pouvoir dans nombre de nos pays, encore aujourd'hui. Elle fait toujours florès malgré les études ayant prouvé le faux de l'histoire. Voir "Une vie au service du Tsar : la vérité à propos de Raspoutine" (Жизнь за Царя, Правда о Григории Распутине), de Oleg Platonov (Олег Платонов) Editions Voskresenye, St-Pétersbourg, 1996 (Издательство Воскресение, Санкт-Петербург, 1996.)
On lit de ci de là qu'il n'était pas moine car on n'aurait pas de "preuve"... Le monachisme apostolique, donc Orthodoxe, n'a pas le système bureaucratique de ce que les Occidentaux appellent du monachisme. P. ex., feu l'archevêque Anton (Bloom) de Sourozh avait prononcé secrètement ses voeux monastiques au début de la 2ème guerre mondiale et servira comme médecin sans qu'on puisse deviner son état monastique. Pour un observateur non-averti, le monachisme est incompréhensible. C'est au retour d'un pèlerinage vers un célèbre monastère que Raspoutine, ce grand fermier indifférent à Dieu, changea du tout au tout. Et les changements radicaux amènent souvent à un absolutisme. Les pèlerinages à Jérusalem et au Mont Athos que Grigori Raspoutine avait effectués ne laissent aucun doute sur son changement. Et si c'est là que le changement d'état de vie devait avoir eu lieu, le Mont Athos ne communique pas de listings informatisés de voeux monastiques d'hommes les y ayant prononcés afin de vivre en colonnes de prière au coeur du monde. On n'a pas beaucoup d'informations concrètes sur sa vie, on sait que la haute société pétersbourgeoise était surtout un ramassis de canailles, d'habitués de cercles maçonniques, de cercles ésotériques, de louches assemblées spirites, de débauchés sexuels de tous poils, qui aimaient bien entraîner autrui dans leur chute. Au besoin par l'arme de la diffamation si la personne ne se laissait pas compromettre. Connaissant certaines habitudes russes, y compris dans le clergé, je peux cependant croire qu'il devait avoir "la descente facile" côté boisson – en ça, je suis dans le même club.. Ce n'est donc pas une preuve de non-monachisme, tout au plus un indice tendant à montrer que la conversion radicale n'aurait pas réussi à atteindre tout l'être.


Grigori Raspoutine, encore grand fermier, avec ses enfants, Matrenoy, Varvara et Dmitry




La maison originelle de Grigori Raspoutine, quand il était fermier. Village de la région de Pokrovsk. Elle a été démolie en 1980.


Pour revenir à la question monastique, on se demandera si ces évêques et startsis auraient posé à côté de quelqu'un en tenue monastique alors qu'ils le savaient ne pas être moine :

Le staretz Macaire, l'évêque Théophane et Grigori Raspoutine. 1911. C'est l'archimandrite puis évêque Théophane, confesseur du tsar, qui l'aurait introduit à la cour (si j'ai bien compris la page en russe, hum hum). Raspoutine vivait depuis 1903 à Saint-Petersbourg, était vu et connu de tous. Aucun des nombreux rapports écrits sur lui, qui vivait à gauche à droite selon l'hospitalité du moment, n'était négatif. Dès qu'il devint proche du Tsar et apporta le soulagement au Tsarévitch par ses prières, ce qu'aucun médecin n'avait jamais pu faire, il devint la bête noire de la société qui l'avait auparavant tant aimé...

Après l'assassinat de Raspoutine, Théophane en écrivit ceci : "Raspoutine n'était ni un hypocrite ni un méchant homme. C'était un vrai homme de Dieu, sorti des tréfonds du peuple. Mais la haute société a été incapable de le comprendre. Et son contact avec elle provoqua une terrible crise spirituelle qui finit par l'emporter." rapporté par Oleg Platonov, cité par Victor Loupan en page 191 de l'ouvrage cité plus haut.


Grigori Raspoutine, l'évêque Hermogène et le hiéromoine Illiodor

On m'objectera concernant cette photo que l'évêque et le hiéromoine ont changé d'avis par la suite concernant Raspoutine. Aussi l'histoire de ces 2 personnages mérite d'être rapportée, car elle est représentative de la vie rude en Russie à l'époque de Raspoutine et des nécessaires nuances pour espérer un peu comprendre l'époque et les faits.

Au début, l'évêque était son ami, et il n'aurait sûrement pas laissé un faux moine se promener en soutane. Ensuite, il s'opposa fermement à Raspoutine. En 1917, cet évêque Hermogène fut nommé évêque de Tobolsk. Il est mort martyr, assassiné par les Socialistes le 16 juin 1918, noyé à Pokrovskoye, dans la rivière Tura, avec son frère et les fidèles venus demander sa libération, car il avait été arrêté en avril 1918... comme tant d'autres évêques et prêtres...

Le hiéromoine Illiodor (S. Trufanov dans le monde), des Cosaques du Don, obtint son diplôme de l'académie de théologie de Saint-Petersbourg en 1905. Il partit pour Tsaritsyn en 1908 puis fut envoyé en 1911 pour un monastère du diocèse de Tula. Mais il bascula dans le vide.. Il n'y alla pas, commença à collaborer à des revues publiant des discours enflammés contre les intellectuels et les Juifs – les 2 grandes catégories formant l'élite de la Révolution qui se préparait. En janvier 1912, le Saint-Synode le défroqua et le renvoya. Il repartit pour le Don, se maria, et devint prédicateur d'une nouvelle religion, celle de "la raison et du soleil." Il attaqua verbalement la famille impériale, fut recherché, et s'enfuit. En 1917, il écrivit contre Raspoutine.. dont il avait été l'ami auparavant..

Une époque où il n'y avait pas de tout noir ou de tout blanc, beaucoup de nuances, beaucoup de changements, parfois radicaux, parfois en surface... une époque difficile à juger...








Raspoutine dans sa maison à Saint-Petersbourg - c'est tardif puisque longtemps durant, il n'eut pas de maison personnelle..



Grigori Raspoutine, entouré du général-major le prince M.S. Poutjanym et du colonel D. N. Pomanom, Saint-Petersbourg, 1904 ou 1905.

Ignoraient-ils qui il était, avec la police en permanence à le suivre, à fouiller son passé comme son présent? Auraient-ils pu l'ignorer, si Raspoutine avait été un imposteur? Je n'en crois pas un mot.

Si nombreux l'ont crucifié médiatiquement et par les ragots avant de l'empoisonner, le flinguer et jeter son corps dans l'eau glacée du proche fleuve, et d'autres, encore plus nombreux, n'ont cessé de le comparer à un Dutroux doublé d'un curé, quelques uns l'ont cependant quasiment canonisé :


source

Quant à moi, pour ce qui concerne le moine Grigori Raspoutine, entre anathème et dithyrambe, je pense qu'un juste milieu sera parfait... comme toujours, dans l'Orthodoxie.


Gouverneur de Sverdlovsk : les experts américains confirment que les restes trouvés près de Yekaterinburg sont ceux des enfants de Nicolas II
http://www.interfax-religion.com/?act=news&div=4629




Yekaterinburg, 30 avril 2008, 15h15, Interfax – Un laboratoire américain d'analyse ADN a confirmé que les restes qui ont été récemment découverts près de Yekaterinburg sont ceux des enfants du dernier empereur de Russie, Nicolas II, a déclaré Eduard Rossel, le gouverneur de la région de Sverdlovsk.
"Nous avons à présent trouvé toute la famille," a dit Rossel lors d'une conférence de presse, mercredi.
Il avait été annoncé auparavant que des restes de corps humains portant des marques de morts violentes avaient été retrouvés durant des fouilles à l'extérieur de Yekaterinburg, en juillet 2007. Les découvertes préliminaires indiquaient que les restes auraient pu être ceux d'un adolescent entre 10 et 14 ans, et d'une jeune femme d'une vingtaine d'année.
Il fut estimé que les restes pourraient être ceux du prince Alexei, le fils unique du dernier tsar de Russie, Nicolas II, et l'héritier du trône, ainsi que ceux de la grande duchesse Maria, autre fille de Nicolas II, qui avaient été tous assassinés hors de Yekaterinburg en 1918.
Les analyses des restes furent confiés au bureau d'expertise médico-légale de la région de Sverdlovsk, à un laboratoire de Moscou, au laboratoire d'identification ADN de l'armée américaine, et au laboratoire de génétique de l'université du Massachusetts. Les experts du bureau de Sverdlovsk conclurent leurs examens préliminaires en se basant sur les analyses anatomiques et morphologiques, disant qu'il "y avait un haut niveau de probabilité que les restes étaient ceux du prince Alexei et de la grande duchesse Maria."
Les restes humains découverts près de Yekaterinburg en juillet 1991 furent identifiés par la suite comme étant ceux de Nicolas II, d'un certain nombre de membres de sa famille et de membres de la suite impériale. Les restes furent enterrés dans la cathédrale des saints Pierre et Paul, à Saint-Petersbourg, le 17 juillet 1998.



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Quoiqu'il en soit, dans ce monde devenu dingue, rien ne change, et pour la sainte famille impériale, ça va toujours aussi mal sur terre :

Incendie éteint sur le lieu de sépulture de la famille impériale
http://www.interfax-religion.com/?act=news&div=4630

Yekaterinburg, 30 avril 2008, 16h41, Interfax – Un incendie a été éteint dans le quartier Ganina Yama à Yekaterinburg, où les restes de la famille du dernier Tsar de Russie, Nicolas II, avaient été découverts.
L'incendie a éclaté mercredi matin. Les églises se trouvant sur le territoire du proche monastère n'ont pas été endommagées. Les pompiers sont encore occupés à fouiller les débris, a déclaré à Interfax le porte-parole du ministre russe des situations de crise, département de la région de Sverdlovsk.
"Il n'y a pas eu de victimes. Grâce aux actions prises par les pompiers, les proches bâtiments en bois ont été sauvés. Seul le magasin du monastère a brûlé," a-t'il déclaré.
La cause de l'incendie et les dégâts provoqués ne sont pas encore déterminés.
Le deuxième étage du magasin du monastère, qui a complètement brûlé, était occupé par un musée de l'histoire de la famille du tsar et des soldats Orthodoxes russes. Le musée contenait des photos de la famille Romanov, une maquette de la maison où les Romanov ont été assassinés, des Icônes, des livres, et d'anciens uniformes militaires.





Le diocèse de Yekaterinburg n'a pas commenté l'incident.
En 1991, les restes de la famille du Tsar avaient été découverts à Ganina Yama près de Yekaterinburg. Le 17 juillet 1998, les restes avaient été ensevelis dans la tombe impériale à la forteresse Petropavlovskaya, à Saint-Petersbourg.
Des analyses génétiques effectuées sur les restes en 1998 confirmèrent que les restes sont ceux de Nicolas II et de sa famille. Un monastère en l'honneur de la famille impériale, dont les membres avaient été reconnus comme martyrs, avait été construit à Ganina Yama.

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En l'honneur des saints martyrs de la famille impériale de Russie, voici une belle "petite" photothèque, composée de ce que j'ai pu glaner de ci de là sur l'internet russophone. Pour le lecteur qui trouverait que "là, il y en a de trop," qu'il daigne se rappeler que 90 ans durant, tant de mensonges, de haine et de vilenies ont été déversés sur la mémoire des saints martyrs - et les dépêches de presse prouvent à l'envi que c'est loin d'être terminé.... Ce n'est donc sûrement pas "de trop" que quelques heures de collationnement et republication données à leur saintes mémoires...
Nb : quantité de ces photos de la sainte famille impériale martyre proviennent des pages russes suivantes:
http://derzava.com/art_desc.php?aid=236
http://uatoday.net/rus/article/history/47557
http://www.rus-sky.com/history/library/kravtzova/


























































































et tous, hommes, femmes et enfants, finiront victimes de "l'humanisme athée" dans son application la plus totale...



Расстрел царской семьи, врача и слуг. Реконструкция 1922 года
Tableau de l'exécution de la famille impériale et de ses serviteurs. Reconstitution de 1922.
A mon humble avis, elle rend très mal compte des faits côté martyrs, quand on lit de la plume même des bourreaux que les duchesses et la tsarine se signèrent, que le tsar présenta son dos afin de protéger sa famille, etc...


Ulyanov Oleg Germanovich Zaveduyuschiy Sektorom cerkovnoy arheologii Centralnogo muzeya drevnerusskoy kulturuy i iskusstva imeni prep

Les balles, les couteaux, tout a été utilisé pour massacrer les saints martyrs impériaux, jusqu'au chien Jimmy et aux serviteurs que soit-disant les Bolcheviques prétendaient défendre...



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Так выглядел в июле 1918 г. дом Ипатьева—Дом Особого Назначения (ДОН)
la maison du bourgeois Ipatiev, lieu du terrible martyre





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