"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

04 août 2008

Alexandre Soljenitsyne n'est plus, une conscience de l'humanité s'est éteinte


1944, en capitaine de l'Armée Rouge. (AP Photo)


1946, déporté. (AP Photo/File)

Soljenitsine dans le camp de concentration kazakh en 1950
Alexander Solzhenitsyn dans les années 1950, au camp de prisonniers Kazakh qui a inspiré son célèbre livre "Un jour dans la vie d'Ivan Denisovich," qui l'a révélé comme écrivain au monde entier


1953, libéré de sa première déportation. (AP Photo)



1962, en Russie. (AP Photo/File)


Solzhenitsyn en Allemagne en 1974, quelques jours après avoir été expulsé d'Union Soviétique et privé de sa nationalité. Depuis la publication de son livre "Un jour dans la vie d'Ivan Denisovich," la réputation de Soljénitsine s'était répandue dans le monde entier, grâce à ses récits de ses expériences de la dureté du régime totalitaire, récits tels que "Le Premier Cercle," et le célébrissime et historique "L'Archipel du Goulag," son chef d'oeuvre qui avait amené à son expulsion hors de sa terre natale.
Photo: Agence France-Presse -- Getty Images

source photos & commentaires : New York Times

Conscience vivante de ce monde sans morale ni justice, Alexander Soljénitsine s'est éteint ce dimanche 3 août 2008, à 89 ans, suite à une insuffisance cardiaque, a annoncé ce matin un de ses fils, habitant aux USA. Long article du NYT ci-dessous en cours de traduction.
En attendant, voyez quelques informations en français via ce lien vers Le Figaro, et en anglais sur yahoo

ses livres sur amazon.fr
en anglais
en français


Soljénitsine, le géant de la littérature qui défia les Soviétiques, est décédé à 89 ans
http://www.nytimes.com/2008/08/04/books/04solzhenitsyn.html



M. Solzhenitsyn à l'ouvrage, dans la bibliothèque Hoover, université de Stanford, 1976

Par Michael T. Kaufman
Publié: 4 août 2008

Aleksandr Solzhenitsyn, à qui ses luttes littéraires obstinées, solitaires et combatives valurent une force prophétique, quand il révéla la dure réalité du communisme soviétique dans des livres parmi les plus percutants du 20ème siècle, s'est éteint à 89 ans à Moscou. Son fils Yermolai rapporte qu'une insuffisance cardiaque en serait la cause.
M. Soljénitsine aura vécu près de 17 ans de plus que l'état soviétique et son système qu'il avait combattu au long de ses années d'emprisonnement, d'ostracisme et d'exil.
M. Soljénitsine avait été un obscur professeur d'âge moyen, enseignant les sciences dans une école supérieure, dans une ville de province russe, quand en 1962, il se retrouva projeté à l'avant-plan de la scène littéraire avec son livre "Un jour dans la vie d'Ivan Denisovich." Le livre, un roman innovateur parlant de la vie d'un prisonnier, fît sensation. Soudain, il fut comparé aux géants de la littérature russe, tels que Tolstoï, Dostoievsky et Tchekov.
Au cours des 5 décennies suivantes, la renommée de m. Soljénitsine s'agrandît dans le monde entier, alors qu'il couchait sur le papier ses expériences de l'âpre régime totalitaire, à travers des romans tels que "Le Premier Cercle," "Le pavillon des cancéreux," et des ouvrages historiques tels que "L'archipel du Goulag."
"Goulag" fut un récit monumental du système de camp de travail soviétique, une chaîne de prisons qui, selon les calculs de m. Soljénitsine, avait détenu quelque 60 millions de gens au cours du 20ème siècle. Ce livre mena à son expulsion et exil loin de sa terre natale. George F. Kennan, diplomate américain, le décrivit comme "la plus grande et plus puissante et unique dénonciation d'un régime politique à avoir été lancée à l'époque contemporaine."
M. Soljénitsine était l'héritier d'une tradition littéraire russe à orientation morale et souvent prophétique, et il en avait la tête de l'emploi. Avec son visage grave, son front haut et ferme, sa barbe de patriarche de l'Ancien Testament, il rappelait Tolstoi tout en suggérant un Jérémie des temps modernes, dénonçant les méfaits du Kremlin, et par la suite, les moeurs de l'Occident. Il rentra en Russie, et déplora ce qu'il considérait être un déclin spirituel, mais dans les dernières années de sa vie, il soutint le président Vladimir V. Poutine comme restaurateur de la grandeur de la Russie.
En près d'un demi-siècle, plus de 30 millions d'exemplaires de ses livres ont été vendus dans le monde entier, et traduits dans quelque 40 langues. En 1970, il reçut le Prix Nobel de Littérature.
M. Soljénitsine dû son succès initial à la décision de Kroutchev d'autoriser la publication de "Ivan Denisovich" dans un journal populaire. Kroutchev croyait que cette publication favoriserait la ligne libérale qu'il promouvait depuis son discours secret de 1956 contre les crimes de Staline.
Mais peu après que l'histoire ait été publiée, Kroutchev fut remplacé par des tenants de la ligne dure, et ils firent réduire l'auteur au silence. Ils firent arrêter la publication de ses nouveaux ouvrages, le dénoncèrent comme traître et confisquèrent ses manuscrits.

Un géant et une victime.
Leur poigne de fer ne réussira pas à freiner la diffusion de m. Soljenitsyne. Mais c'est alors par la parution de ses oeuvres hors d'Union Socialiste Soviétique, en de nombreuses langues, et c'est là qu'on le comparera non seulement aux géants de la littérature russe, mais aussi aux victimes littéraires de Staline, des auteurs tels qu'Anna Akhmatova, Osip Mandelstam et Boris Pasternak.
Sur place, le Kremlin accrut sa campagne en chassant m. Soljenitsyne. de l'Union des Écrivains. Il contre-attaqua. Il réussit à faire sortir clandestinement d'Union Socialiste Soviétique des microfilms de ses manuscrits interdits. Il adressa des plaintes aux organismes gouvernementaux, il écrivit des lettres ouvertes, il rallia le soutien d'amis et d'artistes, et entama une correspondance avec des gens à l'étranger. Ils transformèrent ses luttes en un des plus célèbres cas de la période de la "guerre froide."
Des centaines d'intellectuels renommés signèrent des pétitions contre la censure le concernant; des gens de gauche comme Jean-Paul Sartre eurent un certain impact avec Moscou. Parmi ses autres soutiens, on trouvait Graham Greene, Muriel Spark, W. H. Auden, Gunther Grass, Heinrich Boll, Yukio Mishima, Carlos Fuentes et, aux États Unis d'Amérique, d'Arthur Miller, John Updike, Truman Capote et Kurt Vonnegut. Ils se joignirent tous à un appel demandant un boycott culturel international de l'Union Socialiste Soviétique.
Cette position fut confirmée lorsqu'il reçut le Prix Nobel en 1970, un soufflet à la face de Moscou. Les jurés du Nobel le citèrent pour "la force éthique avec laquelle il a poursuivit l'indispensable tradition de la littérature russe."
M. Soljenitsyne. n'osa pas faire le voyage de Stockholm pour y recevoir le prix, de peur que les autorités soviétiques n'en profitent pour l'empêcher de rentrer au pays. Mais sa lettre d'acceptation fut largement diffusée.


[suite en travaux]

Depuis Moscou, Anne Barnard a contribué à cet article, de même qu'Ellen Barry depuis New York.



Aleksandr Solzhenitsyn et son épouse Natasha, à Vladivostok en 1994.
Michael Estafiev/Agence France-Presse -- Getty Images




M. Soljenitsyne réagit avant un concert donné en l'honneur de ses 80 ans à Moscou, en 1998.
Photo: Viktor Korotayev/Reuters


M. Soljenitsyne acceptant le Prix Nobel de Littérature à Stockholm, 4 ans après attribution, en 1974. Photo: UPI




M. Soljenitsyne saluant alors qu'il prenait le train en 1994 à Vladivostok, en direction de Khabarovsk. Grâce à la chute de l'Union Socialiste Soviétique, il était rentré en Russie en 1994, après 2 décennies d'exil.
Photo: Michael Estafiev/European Pressphoto Agency



A la conférence de presse à Vladivostok en 1994. A son retour en Russie, m. Soljenitsyne commença à exprimer son pessimisme, déplorant crimes, corruptions, effondrement des services publics, démocratie bafouée, et ce qu'il ressentait comme le déclin spirituel de la Russie. Durant ses 20 ans d'exil, jamais il ne douta qu'un jour il pourrait rentrer dans sa patrie.
Photo: Michael Estafiev/Agence France-Presse -- Getty Images

(article US copyright New York Times, traduction FR blog "Saint Materne")

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(agence Belga) : "L'écrivain russe Alexandre Soljenitsyne, 89 ans, grande figure de la dissidence sous le régime soviétique et prix Nobel de littérature, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à son domicile à Moscou, a annoncé l'agence de presse Itar-Tass, citant son fils Stepan.
Alexandre Soljenitsyne est décédé "à la suite d'une insuffisance cardiaque aigue" dimanche à 23h45 heure de Moscou, a déclaré son fils, cité par l'agence. Alexandre Soljenitsyne a révélé au monde la réalité du système concentrationnaire soviétique dans ses ouvrages "Une journée
d'Ivan Denissovitch", "Le premier cercle" et "L'Archipel du Goulag". Prix Nobel de littérature 1970, il a été privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d'URSS. Il a alors vécu en Allemagne, en Suisse puis aux Etats-Unis, avant de revenir en Russie en 1994 après la chute de l'URSS. "A la fin de ma vie, je peux espérer que le matériel historique (...) que j'ai collecté entrera dans les consciences et la mémoire de mes compatriotes", avait-il dit en 2007 alors que le président Vladimir Poutine venait de lui remettre le prestigieux Prix d'Etat russe. (BVH)"

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source des photos ci-après
news.yahoo.com


Hommes, femmes et enfants déposent des fleurs aux portes de la maison d'Alexander Solzhenitsyn, dans la banlieue de Moscou, 4 août 2008. (Alexander Natruskin/Reuters)




Vladimir Poutine, président de Russie (R) et Alexandre Soljenitsyne en conversation, pendant une visite présidentielle à sa maison à Troitse-Lovo, Moscou, 12 juin 2007. (RIA Novosti/Kremlin/Reuters)

(AP Photo/RIA Novosti, service de Presse de la Présidence, Mikhail Klimentyev, File)



A domicile à Troitse-Lovo, Moscou, Soljenitsyne parle avec le président Poutine, après avoir reçu le Prix d'État pour ses oeuvres dans le domaine humanitaire, 12 juin 2007.
(ITAR-TASS/ service de Presse de la Présidence/Reuters)


12 juin 2007, au centre Natalya, l'épouse d'Alexander Soljenitsyne, entourée de ses fils Stepan (g) et Yermolai (d), pendant la cérémonie de remise du prix d'État, au Kremlin de Moscou. (AP Photo/RIA Novosti, service de Presse de la Présidence, Mikhail Klimentyev, File)




Soljenitsyne, en1998, au théâtre Na Taganke, Moscou. (AFP/File/Alexander Nemenov)



Un monastère des îles Solovestky, où se trouvait le plus célèbre des camps de travail soviétiques, décrit par la suite comme étant "la mère du Goulag" par l'auteur devenu dissident, Alexander Solzhenitsyn. (AFP/File/Dmitry Kostyukov)



10 juin 1991, Alexander Solzhenitsyn va recevoir le Doctorat en Lettres du Collège Dartmouth, à Hanover, N.H. (AP Photo/Toby Talbot, File)


24 mai 1994, Soljenitsyne plaisante avec les journalistes, en quittant ce qui aura été sa maison 18 ans durant, à Cavendish, Vermont (US), pour rentrer dans sa Russie natale. (AP Photo/Toby Talbot, File)
Commentaire NYT : "M. Soljenitsyne passa la majeure partie de son exil dans le hameau de Cavendish, VT. Là, il vécu dans la plus grande discrétion, protégé des curieux par ses voisins."


1994: Alexander Solzhenitsyn (g), avec son fils Stephan, parlant avec les journalistes devant sa maison de Cavendish, VT, où il passa 18 de ses 20 ans d'exil, dit qu'il ne recommanderait pas les États Unis d'Amérique comme modèle pour transformer l'Union Soviétique.
(AFP/File/Steve Rose)



Jeudi 10 décembre 1998, Soljenitsyne (g) discute à l'ambassade de Suède à Moscou, où il est fêté avec d'autres Prix Nobels. (AP Photo/ Alexander Zemlianichenko, File )


28 octobre 1994, Soljenitsyne parle à la tribune de la Douma, la chambre basse du Parlement russe à Moscou, avec le drapeau national en arrière-plan. Dans ce premier discours officiel depuis son retour en Russie après 20 ans d'exil, Soljenitsyne s'est exprimé sur la situation sociale russe. (AP Photo/Sergei Karkuphin, File)



Jeudi 10 décembre 1998, Soljenitsyne (g) discute avec l'ancien président soviétique Mikaïl Gorbatchev (d), pendant que l'ambassadeur suédois, m. Sven Hirdman, les observe. (AP Photo/Alexander Zemlianichenko, File)

(ndt : Soljenitsyne avait refusé la décoration que Gorbatchev voulait lui remettre, un "Gorbi" pourtant si courtisé par les "élites" occidentales..)



11 décembre 1998, Soljenitsyne garde les yeux clos pendant son discours dans la salle de Moscou où il venait de refuser la distinction culturelle suprême que lui accordait le président Boris Eltsine. (AP Photo/Mikhail Metzel, File)



1993. (AFP/File/Joel Robine)


1974, Soljenitsyne parle avec les journalistes à Stockholm, Suède, venant y chercher le Prix Nobel de Littérature obtenu en 1970. (AP Photo/File)


16 novembre 1974. Soljenitsyne donne sa première conférence de presse en Occident après avoir été déporté hors de Russie plus tôt dans l'année, appelant à une campagne de résistance passive au régime communiste et à son idéologie, depuis sa maison à Zurich. (AP Photo/Bernhard Frye). Commentaire NYT : "En exil, il continua d'écrire et de parler de la Russie. Nombreux en Occident ne savaient que faire de l'homme. Il y était perçut comme un grand écrivain, indéniablement, et un héros qui avait voulut se dresser contre les dirigeants d'un État totalitaire. Cependant, il semblait vouloir se dresser contre un tas d'autres aussi – les démocrates, les sécularistes, les capitalistes, les gauchistes et le consumérisme."



30 juillet 1975. Soljenitsyne joue au tennis à l'université de Norwich, Northfield, Vermont, USA. L'auteur en exil passa 4 jours enfermé dans le campus pour écrire un article à propos de l'Église Orthodoxe en Russie. (AP Photo)


17 Septembre 1993, à Paris. (AP Photo/Jacques Brinon, File)



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"L'argent est devenu la principale valeur et au gouvernement on s'est désintéressé des arts et des sciences. Deux cents personnes, élus par les magnats du capitalisme, gouvernent la Russie ne pensant qu'à leurs propres profits, et vivant mieux que les tzars. Ce totalitarisme de l'argent est aussi destructeur que ceux que notre siècle a déjà connus."
Paroles fortes prononcées après son voyage de retour en Russie, après son exil forcé..

Oui, on fera bien de se souvenir aussi de son pessimisme exprimé pour le redressement de la Russie, le monstrueux passé des Républiques Socialistes Soviétiques n'étant pas clairement rejeté, ni par le pouvoir politique, ni par une partie importante de la population, ni - pire encore - par l'Église. Il faut l'écrire un peu partout, car maintenant qu'il s'est éteint, "on" va se le réapproprier et en faire un bon soutien politique grâce à l'une ou l'autre photographie.. C'est pratique, les photos, on peut leur faire dire ce qu'on veut.

Aleksandr Isayevich Solzhenitsyn, Prix Nobel de littérature, qui décrivit les horreurs du système du Goulag Socialiste soviétique, reçoit dans sa maison près de Moscou celui qui était alors le président russe, m. Vladimir Poutine, en 2007. Il venait lui remettre une distinction honorifique patriotique.
Photo: Ria Novosti/Reuters

Soljénitsine en disait :
"Poutine a reçu en héritage un pays pillé et à genoux, avec une majorité de la population démoralisée et tombée dans la misère. Et il a commencé sa reconstruction, (...) petit à petit, lentement."
Mais il n'était pas dupe sur la corruption qui continuait, le musellement de l'information et de bien des libertés...

Solzhenitsyn sera enterré dans le cimetière du monastère Donskoy à Moscou
http://www.interfax-religion.com/?act=news&div=5041

Moscou, 04 août 2008, 13:45, Interfax - Alexander Solzhenitsyn sera enterré mercredi dans le cimetière du monastère Donskoy, à Moscou.


"Alexander Isayevich [Solzhenitsyn] avait lui-même choisit le lieu de sa sépulture. Il y a 5 ans, en réponse à sa demande, le patriarche Alexis II donna sa bénédiction pour attribuer une parcelle du cimetière monastique de Donskoy comme futur lieu de sépulture pour Solzhenitsyn," a expliqué au correspondant d'Interfax-Religion l'archiprêtre Nikolai Balashov, secrétaire du département des affaires étrangères du patriarcat de Moscou.



Par les prières de saint Alexandre de Lyon (+ 178) et saint Alexandre Nevsky (+ 1263), Seigneur Jésus-Christ, ait pitié de Ton fils Alexander Soljénitsyne, et acceuille-le dans ton Royaume céleste, parmi Tes élus.




VETCHNAÏA PAMIAT - MÉMOIRE ÉTERNELLE !

1 commentaire:

Antoine-bis a dit…

Cher Jean-Michel,

Pardonnez-moi de m'adresser ainsi à vous car vous ne me connaissez pas et pardonnez-moi de vous écrire ici car j'ignore votre adresse. Moi, je ne vous connais que par vos écris que j'approuve entièrement avec enthousiasme et parfois avec désespoir.

Si je vous écris, c'est parce que sur le blog de p'tit moine, vous êtes le seul à avoir élevé une protestation concernant la censure de mes commentaires. J'ignore si j'ai abusé de la liberté de donner mon avis qui m'était offerte mais je l'ai fait sincèrement et selon la seule manière de communiquer que je connaisse : l'humour, la caricature et la tarte à la crème (j'ai été formé à l'école de Coluche et de Pierre Desproges). Car j'ai toujours pensé qu'amplifier certaines aberrations pour en bien faire voir l'absurdité était une bonne pédagogie. Les dictateurs ont horreur du ridicule. Que Dieu me pardonne si je pèche en cela.

Comme le laconique message de p'tit moine : "Ceux qui auront eu la malchance de le lire comprendront. Je crains fort que son auteur ne comprenne toujours pas" laisse sous entendre quantité de vilainies de ma part, je me permets de vous faire parvenir les textes qui ont été censurés.

Fraternellement !
Que Dieu vous sauve Jean-Michel !

Antoine (monk-ey-@hotmail.com)
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Remarque de p'tit moine à la suite de mon commentaire sur la rencontre des 2 patriarches, version langue de bois :

À lire certains commentaires de nos amis francophones, on retrouve l'esprit issu de la révolution française, comme on dit ici.
On peut s'exprimer librement, mais il convient de respecter quelques normes en usage dans l'Église, en tout cas quand on s'exprime ici. Ce qui signifie que des expressions comme celles que vous utilisez (“ Comment peut-on se foutre pareillement de la gueule des Chrétiens ? ”, par exemple) sont tout à fait malvenues, ici — je le répète. Malvenu aussi le manque de respect à l'égard des Primats des Églises.
Je crains fort de devoir filtrer les commentaires, si les commentateurs n'observent pas ces règles élémentaires.
ptit moine
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Tous les commentaires qui suivent ont été publiés, puis effacés et remplacé par ce message bourré de sous-entendus par dans la demi-heure qui suivait leur publication :

"7. Le jeudi 31 juillet 2008, 11:15 par Antoine-bis
► Commentaire mis dans le spam.
Ceux qui auront eu la malchance de le lire comprendront. Je crains fort que son auteur ne comprenne toujours pas.
ptit moine"
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7. Le jeudi 31 juillet 2008, 11:15 par Antoine-bis (commentaire censuré par P'tit moine)

Encore une fois, vous avez raison cher "p’tit moine". Si ne pas avoir un esprit de serfs et oser émettre un avis critique est, par vous, nommé "esprit issu de la révolution française", si dénoncer les mensonges et les manipulations des Primats des Eglises est un manque de respect, si avoir un geste d’indignation en disant "qu’ils se foutent de nos gueules" est déplacé et malvenu et, pire que tout, le faire avec un brin d’humour, alors dépêchez-vous de censurer votre blog et mettez-y aussi un panneau "prière de s’essuyer les pieds avant d’entrer" et un cadenas. Vous recréerez enfin ici ce pur esprit de l’Eglise russe fin XIXème siècle, ce merveilleux esprit de servilité inconditionnel qui fut un si propice terreau où put se développer ce cancer qu’est le communisme (oui, les milieux stériles sont excellents pour la croissance des infections). Vous aurez ainsi un joli p’tit blog propre en ordre, tels certains linceuls dont il est question dans l’Evangile. Et vous pourrez à nouveau nous délecter de la description minutieuse de la croissance de vos bégonias, nous raconter la couleur des nuages de "par chez vous", nous faire croire que nos primats sont des anges quoi qu’ils fassent et nous décrire le monde tout sucre tout miel dont vous rêvez. Pensez donc à relire de temps en temps "le grand inquisiteur" de Dostoïevski, on y parle de vérité et de ceux qui ont peur de la liberté. Le Vœu d’obéissance n’est pas une lobotomie. Mais rappelez-le moi, car j’ai soudain un doute, êtes-vous bien Orthodoxe et non romain ? Car s’efforcer de croire au mensonge en cultivant la peur de la liberté, c’est si romain. N’est-ce pas un "saint Métropolite de Dieu" qui dernièrement a été condamné à 6 ans de prison à Athènes pour avoir volé l’argent d’un monastère pendant des années ? Quelle injustice ! Je suppose que pour vous il n’aurait jamais fallu en parler, punir les moines et étouffer l’affaire !
Et vous vous étonnez que l’athéisme progresse dans le monde ? Je suis confronté à des athées tous les jours et sachez que bien souvent ce n’est pas le Christ qui les rebute mais une "certaine mentalité" qui règne à l’intérieur d’une certaine institution qu’on nomme Eglise (car j’ai un trop profond respect pour ce qu’est réellement l’Eglise orthodoxe, l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique, le Corps du Christ pour la confondre avec ça, avec ce club de marchands du Temple et de pharisiens).

Mais sur le fond ne vous inquiétez pas, personne, à part quelques habitués, ne lit ces blogs et l’"image" de nos Primats ne risque pas d’être ternie par mes propos. D’ailleurs rien ne pourra jamais la ternir puisque vous et vos semblables avez décidé une fois pour toutes qu’ils sont des saints puisque ce sont des patriarches (par une sorte de "canonisation automatique et pré-mortem" je suppose).

Merci à Marie Genko qui a la charité de ne mettre en doute que l’orthodoxie de mon commentaire mais aucunement la mienne. Merci à toi, chère Sœur !
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8. Le jeudi 31 juillet 2008, 12:21 par Antoine bis (commentaire censuré par P'tit moine)
Merci P'tit moine de confirmer ainsi mes dires, mais je vous en prie, ne jetez pas l'eau du bain avec le bébé.
Epargnez au moins mon amical message à Marie :

"Merci à Marie Genko qui a la charité de ne mettre en doute que l'orthodoxie de mon commentaire mais aucunement la mienne. Merci à toi, chère Sœur !"
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Ajout que je n'ai pas eu l'occasion de publier sur le blog de p’tit moine pour cause de censure systématique :

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je ne renie nullement ces Eglises locales ni leur patriarcat, mais simplement, je dis que le cœur de leurs serviteurs est divisé comme celui de la majorité des d’hommes, qu’ils travaillent à la fois pour et contre l’Eglise selon l’instant, selon le cas et malheureusement trop souvent selon leurs intérêts. Un clerc peut être dans l’Eglise par un acte canonique et l’instant d’après se mettre hors d’elle par un acte d’hérésie. Et que, lorsque, par leurs actes, ils sortent momentanément ou non de l’Eglise, par maladresse ou par malhonnêteté, qu'ils soient Patriarches ou non, je refuse alors de les suivre !
Refuser d’admettre cette évidence, c’est refuser la Vérité pour vivre dans l’illusion.
Mais l’expérience m’a montré qu'hélas, il n’y a pas que les chevaux qui ont des œillères.
(L’article suivant va dans le même sens que mes dires http://orthodoxie-libre.over-blog.com/article-21570769.htm )

"Toute parole vraie est dite par le Saint-Esprit." L. C.
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