"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

30 novembre 2008

Dieu en communication locale (humour)

(librement adapté d'une blague entendue dans un groupe de pèlerins pour le Mont Athos ;-)



Le patriarche Bartholomeos est invité à Rome par son vieux complice le président du Vatican, Benoît 16, et il quitte Istanbul en avion charter. Arrivé à Rome, il prend un taxi pour le vatican. Là, après repas festif et promenades touristiques, ils concélèbrent discrètement dans une immense chapelle privée, comme tous les 29 juin. Puis Benoît lui fait visiter ses appartements personnels. A côté de son lit, il lui montre une table en or massif, avec un téléphone dernier cri posé dessus, mais orné de diamants et autres pierres précieuses. Interloqué, Bartholomeos demande ce que c'est.
"C'est une ligne spéciale pour parler à Dieu," répond Benoît. "Tu veux essayer?"
Curieux, Bartholomeos se laisse tenter. Il décroche, et au bout d'une longue attente, il a Dieu au bout du fil. Il y a de la friture, mais il a bien reconnu la Voix. Alors il bredouille quelques mots d'excuses pour l'audace qu'il a eue, se prosterne, raccroche en tremblant, et se retourne vers Benoît en demandant combien il lui doit pour ces 20 secondes d'appel.
"Cent mille euros, et c'est au prix coûtant," répond Benoît. Bartholomeos paie avec un chèque, la visite s'achève, il rentre chez lui.


Quelque mois plus tard, le président du vatican va rendre visite à son vieux pote le patriarche à Istanbul, pour concélébrer pour la fête de saint André, comme à leur habitude. Il débarque de son avion privé, sa grosse limousine "papamobile" l'attend sur le tarmac de l'aéroport. Il part aussitôt, direction le Phanar, que son chauffeur a quelques difficultés à atteindre, devant passer par les barricades des nationalistes Turcs qui en barrent l'accès 6 jours par semaine. Quelques liasses de livres turques plus tard, le passage était autorisé et voilà Benoît 16 entrant dans le modeste palais aux murs lézardés.
Bartholomeos vient l'embrasser, l'amène à sa cathédrale (plus petite que la chapelle vaticane où ils étaient ensemble en juin), et ils y concélèbrent devant les 15 ou 20 fidèles fort âgés qui campaient là depuis 2 semaines pour échapper au blocus. Ensuite, Bartholomeos fait visiter sa demeure à Benoît.
Dans sa petite cellule monastique, à côté de sa paillasse, un petit téléphone à cadran. Benoît sourit et demande "c'est une ligne pour les cuisines?"
"Non," répond Bartholomeos, "c'est notre ligne vers Dieu. Tu veux l'essayer?"
Benoît veut comparer alors il accepte. Il décroche, et aussitôt, il a Dieu en ligne. Et une qualité de ligne exceptionnelle.
Par discrétion, on vous passera les détails du savon qu'il se prend, mais on précisera que ça dure une heure tout de même.
Raccrochant, en sueur, Benoît consulte sa montre et en tremblant il demande à Bartholomeos : "Ouille, là ça va casquer, je te dois combien pour cet appel?"

"Ah oui, le prix? Oh, tu sais, si tu veux, tu peux déposer 10 centimes dans la caisse, mon cher ami. Je sais, c'est pour rien, c'est normal : chez nous, c'est toujours au tarif local quand tu appelle Dieu..."

Hééééé oui, dans la véritable Église, pour appeler Dieu, on utilise uniquement le "téléphone" de gauche, et c'est toujours au "tarif local"!!
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