"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

22 décembre 2008

Espagne: guerre des crucifix à l'école publique, 1-0 pour les athées


Le lecteur de ce "blog" se souviendra d'une lointaine annonce de "retour de flamme" prévisible en Espagne. Le gouvernement de l'ancien premier ministre José Maria Aznar, qui était ouvertement membre de la secte vaticane "Opus Dei," avait imposé dans l'enseignement public espagnol les cours de religion catholique-romaine pour tous les élèves, quelle que puisse être leur éventuelle conviction personnelle ou la confession des parents. Dernier pays où avait sévi la cruelle et violente institution du vatican appelée "Inquisition," avant de se transformer en 1836 en "Saint-Office" puis ensuite, sans jamais changer de programme et buts, en "congrégation pour la doctrine de la foi," une telle décision dans un tel pays avec un tel premier ministre, si elle était à craindre, elle n'avait rien de surprenant. Pas plus que les applaudissements de ses mentors de la république des ténèbres, le vatican.
De même, il n'était pas du tout imprévisible qu'un changement de régime politique allait amener à un retour de balancier fulgurant, qui ne ferait pas dans la dentelle et casserait tout sans discernement. Et de fait, tout ce qu'Aznar avait instauré de force dans son pays en suivant les diktats du vatican, le gouvernement athée que les Espagnols ont massivement élu s'est empressé de rapidement commencer à le démantibuler.
Nouvel épisode de cette guerre: les crucifix dans les écoles publiques. On n'a pas encore vu un juge faire interdire les tchadors, les halloween avec tous leurs symboles païens, les symboles athées des ligues "de libre pensée," les bannières de clubs de foot (nouvelle religion quasi obligatoire sur terre), etc. Mais le crucifix, aahh, quelle atteinte à la liberté..
Nous n'avons aucune sympathie pour l'intolérable intolérance catholique-romaine, ses siècles de massacres, de prédation, etc. Mais de là à s'en prendre à un symbole qui n'est pas du catholicisme-romain, bien que ce dernier l'ai détourné à son profit, c'est à nouveau jeter le bébé avec l'eau du bain. Il fallait s'y attendre, toute cette violence contre les consciences allait nécessairement générer une violence contraire. Pauvre Espagne.




Espagne - Les crucifix chassés d'une première école publique
http://www.ledevoir.com/2008/11/24/218239.html

AFP - Édition du lundi 24 novembre 2008

Madrid -- Un juge a ordonné, pour la première fois en Espagne, à une école publique de retirer les crucifix ornant les murs des salles de classe, annonçaient hier plusieurs journaux.

Un juge du tribunal administratif de Valladolid, Alejandro Valentin, a demandé à l'école publique Macias Picavea de Valladolid de «retirer les symboles religieux des salles de classe et espaces publics», selon la décision du magistrat, citée notamment par le journal conservateur ABC.

Le magistrat, qui ainsi accède à la demande formulée dès 2005 par un parent d'élève et une association locale de défense de l'école laïque, s'appuie sur la constitution espagnole qui garantit la «liberté de religion et de culte» et assure le caractère «laïque et neutre» de l'État espagnol.

«La présence de ces symboles dans les zones [...] où des mineurs en pleine phase de formation reçoivent des cours, peut provoquer chez eux le sentiment que l'État est plus proche» de la religion catholique que d'autres confessions, argumente le juge.

C'est la première fois que la justice espagnole prend une telle décision, selon l'association plaignante, militante de la laïcité à l'école, citée par ABC.




Espagne : les crucifix chassés de l’école publique pour la 1ère fois
http://www.fairelejour.org/breve.php3?id_breve=1820
dimanche 23 novembre 2008

AFP 23.11.08 - Un juge a ordonné, pour la première fois en Espagne, à une école publique de retirer les crucifix ornant les murs des salles de classe, annoncent dimanche plusieurs journaux. Un juge du tribunal administratif de Valladolid (nord), Alejandro Valentin a demandé à l’école publique Macias Picavea de Valladolid de "retirer les symboles religieux des salles de classe et espaces publics", selon la décision du magistrat, citée notamment par le journal conservateur ABC. Le magistrat qui ainsi accède à la demande formulée dès 2005 par un parent d’élève et une association locale de défense de l’école laïque, s’appuie sur la constitution espagnole qui garantit la "liberté de religion et de culte" et assure le caractère "laïque et neutre" de l’Etat espagnol. "La présence de ces symboles dans les zones (...) où des mineurs en pleine phase de formation reçoivent des cours, peut provoquer chez eux le sentiment que l’Etat est plus proche" de la religion catholique que d’autres confessions, argumente le juge. C’est la première fois que la justice espagnole prend une telle décision, selon l’association plaignante, militante de la laïcité à l’école, citée par ABC. Une affaire similaire avait éclaté à Jaén (sud) en 2006, mais cette fois le gouvernement régional (en charge des questions d’éducation) avait pris les devants et fait retirer les crucifix d’une école publique avant l’intervention de la justice, selon le journal. Malgré la constitution espagnole de 1978 assurant du caractère aconfessionnel de l’Etat et de ses institutions, les symboles catholiques demeurent très présents en Espagne, 30 ans après la fin de dictature franquiste qui avait érigé le catholicisme au rang de religion d’Etat. En particulier, tout nouveau chef de gouvernement doit jurer fidélité à la constitution devant un crucifix, lors de sa prestation de serment.




Santa Maria Quintanilla de la Vinas, Burgos, 9ème siècle.
L'Espagne a été Orthodoxe, mais l'islam puis le catholicisme-romain ont tout ravagé, chacun à son tour. Restent quelques témoignages dans la pierre...

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