"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

06 décembre 2008

Saint Nicolas de Myre nourrit miraculeusement des pères Athonites pendant l'occupation fasciste

saint Nicolas, port de iera moni Grigoriou, dans le port, en bas du chemin montant au monastère


Iera moni Stavronikita est un monastère athonite dédié à saint Nicolas de Myre. Il possède des reliques de saint Nicolas reçues avant le vol du restant à Myre et leur enlèvement vers Bari, où elles se trouvent encore.

Saint Nicolas nourrit des pères Athonites pendant l'occupation fasciste
http://www.orthodox.net/stnicholas/miracle-nicholas-athos.html

"Que se passe-t'il?" demanda le prêtre inconnu. "Est-ce tout le blé que vous avez? Pas plus que ça?"

Les pères du monastère athonite répondirent qu'en effet, c'était tout ce qu'il leur restait. On était en décembre, et ils étaient dans l'impossibilité d'en acheter plus, à cause de l'occupation fasciste. Il est à remarquer que 10.000 oka de blé étaient nécessaires pour l'approvisionnement d'un an du monastère, et qu'ils n'avaient pas pu en acheter un seul oka (*).

Le mystérieux prêtre prit quelques grains de blé en main, les bénit, et les jeta sur le restant du blé. Il bénit les 4 points cardinaux, le monastère et la mer, puis s'apprêta à partir.

"D'où venez-vous?" demandèrent les pères. "Restez avec nous, partageons un peu de pain et des olives."

"Je viens de très loin – de Myre en Lycie," dit-il, et il partit.

Entre-temps, un des frères était partit pour chercher de la nourriture pour offrir au visiteur, mais l'ancien, qui s'était donc avéré être le protecteur du monastère, avait disparu. Les 150 oka restants de blé béni suffirent pour une demi année, à savoir depuis le mois de décembre où saint Nicolas leur était apparu, jusqu'au mois de juillet suivant, lorsque la nouvelle récolte fut moissonnée.

Récit d'un gerontikon athonite.

(*) mesure turque, 1 oka = +/- 2,5kg

Agios Nikolaos, fresque du 12ème siècle
église Agios Nikolaos tis Stegis.
On y remarque la Mère de Dieu qui lui rend son étole, que le Concile lui avait retirée pour avoir giflé l'hérétique Arius
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