"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

29 mars 2008

La Croix et nos croix (saint Ambroise d'Optina)

Dieu ne crée pas une croix pour l'homme. Peu importe l'importance du poids de la croix qu'un homme peut avoir à porter dans la vie, ça n'est jamais que du bois, que l'homme a utilisé pour la fabriquer, et qui grandit toujours dans le sol de son coeur.
Saint Ambroise d'Optina, + 1891


Croix de Vieux Croyant
17ème siècle, argent, 6,5 x 4,7cm
Cette croix a une forme très inhabituelle – on appelle cela une croix germée
source & (c)



La Croix et les jonquilles


Carême 3 Rite Occidental: Choisir le loup ou l'unique Bergerie? (Hébreux 10,19-39) (EORHF)


P. Schmemann: 3ème Dimanche du Carême, Vénération de la Croix

Le jeûne dans l'Orthodoxie

http://www.gonj.org/fasting.html


Jeûner

Dès le début, il est plutôt évident que lorsque nous parlons de jeûner, nous nous réferrons à quelque forme d'abstinence physique de nourriture et de boisson. Cependant, avant que nous ne commencions à répondre à la question "pourquoi jeûnons-nous?", il nous faut nous souvenir que les règles à propos du manger et du boire ne doivent jamais être prises comme un but en soi, car le jeûne ascétique a toujours un but interne et invisible (1). Le but premier du jeûne, c'est de nous rendre conscients de notre dépendance à Dieu, et de nous amener au point où nous apprécions la pleine force de la déclaration du Christ : "sans Moi, vous ne savez rien faire" (Jean 15,5).

Lorsque nous parlons de jeûner, c'est nous égarer que de ne nous concentrer que sur les éléments de fatigue et de faim. Jeûner mène, non simplement à ça, mais aussi à une sensation de légèreté, d'éveil, de liberté et de joie. Même si le jeûne s'avère démoralisant au début, par la suite, nous trouvons qu'il nous permet à dormir moins, à penser plus clairement, et à travailler avec plus d'entrain. Bien qu'impliquant un authentique renoncement à soi-même, le jeûne ne cherche pas à faire violence à notre corps, et en fait un partenaire volontaire dans la tâche de la prière, de l'état d'éveil, et le rend réceptif à la voix du Saint Esprit.

Jeûner n'est pas une simple question de régime. C'est aussi bien moral que physique. Le véritable jeûne, c'est d'être converti coeur et volonté; c'est revenir à Dieu, retourner tel le fils Prodigue vers la maison du Père. Selon les paroles de saint Jean Chrysostome, cela signifie "abstinence non seulement de nourriture, mais aussi de péchés." "Le jeûne," insiste-t'il, "ne devrait pas être suivit par la bouche seule, mais aussi par l'oeil, l'oreille, le pied, les mains, et tous les membres du corps" : l'oeil doit s'abstenir de visions impures, l'oreille se tenir loin des mauvais racontars, la main des actes d'injustice. Il est inutile de jeûner de nourriture, s'indigne saint Basile, et cependant céder à la critique cruelle et à la calomnie : "vous ne mangez pas de viande, mais vous dévorez votre frère."

La signification intérieure du jeûne est résumée de la meilleure manière par le trio: prière, jeûne et aumône. Séparé de la prière et de la réception des saints sacrements, non-accompagnée d'actes de compassion, notre jeûne devient hypocrite. Il mène, non à la contrition et à la joie, mais à l'orgueil, la tension interne et l'irritabilité. Dès lors, jeûner est sans valeur voire même nocif, s'il n'est combiné à la prière. Dans les Évangiles, le démon est chassé non pas par le jeûne seul, mais "par la prière et le jeûne" (Mt 17,21; Mc 9,29); et des premiers Chrétiens, on dit qu'ils ne jeûnaient pas seulement, mais qu'ils "jeûnaient et priaient" (Actes 13,3). Il est aussi important que la prière et le jeûne soient accompagnés du don d'aumône – par amour pour les autres, exprimé d'une manière concrète, par des oeuvres de compassion et de pardon. Cela signifie non seulement donner de notre argent, mais aussi notre temps, non seulement de ce que nous avons, mais de ce que nous sommes; c'est donner une part de nous-mêmes.

Dans nos actes d'abstinence, nous devrions garder à l'esprit l'admonition de saint Paul de ne pas condamner les autres qui jeûnent moins strictement : "que celui qui jeûne n'aille pas juger celui qui ne jeûne pas." Nous devons également nous souvenir de la vive condamnation par le Christ d'une manifestation publique de la prière, du jeûne ou de l'aumône, comme nous le lisons dans l'Évangile de saint Mathieu (6,1-18).

Jeûner est censé être un acte d'obéissance. Lorsque nous jeûnons, nous ne devrions pas essayer de nous inventer des règles personnelles, mais nous devrions plutôt essayer de suivre aussi fidèlement que possible le schéma qui nous est présenté par la sainte Tradition. Ce modèle accepté possède une sagesse et un équilibre cachés. Quand il semble que les règles traditionnelles ne sont pas applicables à notre situation personnelle, nous devrions chercher conseil de notre père spirituel, afin de découvrir humblement avec son aide quelle est la volonté de Dieu pour nous.

Bien que tous les Chrétiens Orthodoxes devraient jeûner, chaque personne et famille devrait choisir dans la prière et s'engager à une discipline de jeûne qui est appropriée à leurs circonstances et à ce qu'ils savent suivre. Nombreux choisissent de jeûner de viande les mercredis et vendredis tout au long de l'année, et alors adaptent leurs pratiques de jeûne durant les autres périodes de jeûne de l'Église. Certains choisissent de jeûner strictement (ni viande ni laitages) tout au long du grand et saint Carême. Nombreux choisissent de jeûner strictement uniquement au cours de la première semaine du Carême et au cours de la Semaine Sainte. D'autres choisissent de jeûner de viande tout au long du Carême et de viande, poisson et laitages uniquement les mercredis et vendredis. D'autres encore suivent d'autres formes de discipline de jeûne. Habituellement, les enfants jeûnent avec modération et précaution afin de recevoir les éléments nutritifs nécessaires pour leurs corps en croissance. Bien entendu, les règles de jeûne ne s'appliquent pas aux gens malades, à l'hôpital, aux femmes enceinte, aux petits enfants, ou aux autres suivant un régime particulier sous contrôle médical.

"Voyez-vous, mes bien-aimés, ce que le vrai jeûne est réellement? Suivons celui-là, et ne nous laissons pas entraîner par la notion facile tenue par beaucoup, que l'essence du vrai jeûne, c'est s'abstenir de nourriture jusqu'au soir. Ce n'est pas le but poursuivit, mais que nous devrions faire preuve, tout en nous abstenant de nourriture, de tout ce qui est mauvais, et que nous devrions prêter meilleure attention aux devoirs spirituels" saint Jean Chrysostome.

Si vous avez encore des questions concernant le jeûne, veuillez les adresser à votre prêtre.

Directives de jeûne telles que prescrites par l'Église Orthodoxe

Mercredi & vendredi

Chaque mercredi et vendredi doit être observé par le jeûne, à moins qu'une importante fête prenne la préséance sur le jeûne (voir exceptions plus bas). Le jeûne du mercredi est en souvenir de la trahison du Seigneur, et le jeûne du vendredi en mémoire de Sa Passion et Mort sur la Croix.

Jours de jeûne particuliers
29 août – décapitation (décollation) de saint Jean le Baptiste
14 septembre – élévation de la Précieuse et Vivifiante Croix
5 janvier – veille de la Théophanie (Épiphanie)
(ce sont des jours de jeûne strict pour lesquels la sainte Tradition nous enseigne que nous devrions nous y abstenir de viande, produits carnés, poisson, produits laitiers, huile d'olive et vin).

Grand Carême, le Grand Jeûne
Le Grand Carême commence 40 jours avant le Dimanche des Rameaux (Palmes), après le dimanche de la tyrophagie (des laitages), et dure jusqu'au soir précédent le Dimanche des Rameaux.

Semaine Sainte
Un jeûne spécial en honneur de la Passion de notre Seigneur, il dure du soir du Dimanche des Rameaux jusqu'au Samedi Saint compris.

Jeûne des saints Apôtres
Le carême des saints Apôtres commence le lundi après le dimanche de la Toussaint (dimanche qui suit la Pentecôte) et dure jusqu'au 29 juin, la fête des saints Apôtres Pierre et Paul. Le jeûne varie en durée selon la date de Pâques.

Le jeûne de la Théotokos
Le carême qui précède la Fête de la Dormition de la toute sainte Mère de Dieu commence le 1er août et dure jusqu'au 14 août.

Jeûne de Noël
Le carême avant Noël commence le 15 novembre et dure jusqu'au 24 décembre (le poisson est autorisé jusqu'au 12 décembre).

Période où il n'y a pas de jeûne
Tous les samedis, sauf le Samedi Saint (pas de jeûne d'huile)
Du 25 décembre au 4 janvier
La semaine qui suit le Dimanche du Pharisien et du Publicain
La semaine qui suit Pâques
La semaine qui suit la Pentecôte

(1) Il est à faire noter que dans l'usage Orthodoxe commun les mots "jeûner" et "abstinence" sont utilisés de manière interchangeable, au contraire du catholicisme-romain. Il n'y a pas de distinction claire entre ces 2 termes dans l'Église Orthodoxe. Les pères de l'Église déclarent simplement comme principe pour guider que nous ne devrions jamais manger à satiété mais toujours nous lever de table en ayant la sensation que nous aurions dû manger plus, et que nous sommes à présent prêts pour la prière. T. Ware, "The Lenten Triodon"

Quand vous jeûnez... Retrouver l'équilibre dans nos vies

Le prophète Isaïe, dans l'Ancien Testament, décrit le jeûne de la manière suivante:
"C'est de rompre les chaînes injustes, dénouer les cordes du joug, renvoyer libres les opprimés, et briser toute espèce de joug; c'est de partager sa nourriture avec l'affamé, d'héberger les malheureux sans asile, de vêtir les gens déguenillés au lieu de se détourner de son semblable. Alors ta lumière poindra comme l'aurore" (Isaïe 58,6-8)

Jésus jeûnait. Il Se prépara pour Son ministère public en jeûnant 40 jours. Et Jésus bouscula Ses disciples lorsqu'ils eurent échoué à guérir l'enfant souffrant en disant "cette sorte (de démon) ne sait être chassée que par la prière et le jeûne" (Mt 17,21).

Se livrer afin de donner
Jeûner n'est pas un acte de mortification ou "d'abnégation" pour le principe de le faire. Ce n'est pas fait pour causer une souffrance qui serait soit-disant agréable à Dieu. Ce n'est pas une "loi" qui, si supportée, nous gagnerait la faveur de Dieu ou qui, si ignorée, nous rendrait coupables.

Au contraire, le jeûne est intimement relié au don, et moins concerné par l'abandon. Il implique de retrouver le contrôle de ces choses auxquelles nous avons laissé prendre le contrôle de nous-mêmes – nourriture, loisirs, colère, orgueil, argent, en bref, tout ce que nous devrions contrôler mais que nous ne parvenons pas à faire. Jeûner nous met au défi de vivre sans certains choses de sorte que nous puissions prendre l'initiative de faire ces choses pour lesquelles nous échouons souvent, de laisser tomber les choses non-nécessaires afin de pouvoir donner plus de temps et d'attention aux éléments vraiment importants que souvent nous négligeons.

Une des hymnes du Carême l'explique précisément:
Entamons ce très précieux Carême dans la joie. Brillons des saints Commandements du Christ notre Dieu – avec la splendeur de l'amour, l'éclat de la prière, la propreté de la pureté et la force du bienheureux courage. Si nous jeûnons de nourriture mais non pas de nos passions, notre jeûne est vain. Le vrai jeûne est le rejet de tout mal, faire taire la langue, laisser la colère de côté, retrancher le désir, les vains discours, le mensonge et la malédiction – toutes ces choses qui ne disparaissent qu'à travers le jeûne véritable et acceptable.

Préparation personnelle
Traditionnellement, les Chrétiens Orthodoxes jeûnent les mercredis et vendredis tout au long de l'année, et chaque jour durant les 4 périodes de carême annuelles. Au sein de la communauté Chrétienne, chaque personne jeûne différemment, selon sa propre capacité, acuité spirituelle et vision. Tous devraient jeûner, au moins de manière minimale, et en tout cas, notre jeûne devrait être accomplit :
En secret, sans révéler aux autres ce que nous faisons; et dans la joie, sachant que le but de notre jeûne n'est pas simplement trouvé en renonçant, mais plutôt, dans notre réponse aux opportunités pour donner qui nous sont offertes.

Retrouver le contrôle de nos vies
Jeûner n'est dès lors pas un exercice dans le remord noir et déprimant. C'est un acte joyeux. Et c'est cette joie qui transforme les jours et les périodes de carême – et, en fait, toute période de nos vies, en temps de réjouissance par l'opportunité de changer nos paroles, nos pensées, nos actions, et nos vies, en gagnant sur toutes ces choses qui bien trop souvent gagnent sur nous et nous contrôlent.

Mathieu 6,16-18:
"Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air sombre comme les faux dévots qui se composent un visage exténué pour montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Oui, vous dis-je, ils ont leur récompense. Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage pour ne pas laisser voir aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est présent dans le secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra."
Dans ce passage du Sermon sur la Montagne, Jésus ne dit pas "si vous jeûnez" mais plutôt "quand vous jeûnez." Il présuppose que Son peuple voit le jeûne comme une partie essentielle de la vie.

Pour prier et réfléchir...
Pendant les jours qui viennent, réfléchissez à ceci :
Comment le jeûne vous a-t'il été présenté dans le passé? Comme un exercice d'abnégation par principe d'abnégation, ou comme moyen de recouvrer le contrôle de nos vies?
Jeûner signifie éliminer notre préoccupation pour la nourriture, les distractions vides de sens, et ces choses qui nous distraient et enlèvent l'équilibre de nos vies. Quelles choses provoquent de la distraction et du déséquilibre dans votre vie? Comment pourriez-vous les vaincre et commencer à retrouver l'équilibre?
Quand vous jeûnez, laissez de côté les autres activités, comme aider le pauvre et le nécessiteux, ou mettre de côté l'argent que vous auriez dépensé pour de l'argent ou des loisirs, et avoir cet argent en faveur de ceux dans le besoin.



Le Roi des rois
fin 18ème siècle, école de la Néva (Nevyansk), 44 x 37 x 3cm
Le centre de l'Icône représente Jésus-Christ sur Son trône – le Roi des rois. Dans les coins sont représentés en style baroque les 4 Évangélistes et leurs symboles (Mathieu / Ange, Marc / aigle, Jean / Lion et Luc / taureau).
Une grande quantité d'or est utilisée pour symboliser la Lumière divine.
Source & (c)

28 mars 2008

Une belle Hymne à la Mère de Dieu


chantée à genoux ou prosterné, face à sa sainte Icône, après la conclusion de l'Hymne Acathiste à la Mère de Dieu.

Reine de bonté, espérance mienne, Mère de Dieu,
Refuge des orphelins et rempart des égarés,
Joie des affligés et protection des miséreux,
Vois mon malheur et considère ma tristesse.
Aide-moi car je suis faible, guide-moi car je suis dans la nuit.
Tu sais l'offense qui me presse. Délivre-moi par ton seul vouloir.
Je n'ai d'autre aide, d'autre protection que toi, Mère de Dieu, douce consolation qui me couvre et me protège dans les siècles des siècles. Amen.

in: "Nous, convertis d'Union Soviétique," Tatiana Goritcheva, p.43


La Mère de Dieu Seraphimo - Diveevskaya ("Affection")
19ème siècle, 18,3 x 14,6 x 1,9cm
L'Icône de la Mère de Dieu "Diveevskaya" est cette image secrête devant laquelle priait saint Séraphim de Sarov.
On appellait aussi ce modèle "Réjouis-toi, épouse inépousée." On ne sait rien d'autre au sujet de cette Icône. Il y a cette inscription sur l'auréole de la Vierge, "Réjouis-toi, épouse inépousée" – c'est le refrain de l'Hymne Acathiste à la Mère de Dieu, l'hymne chantée debout.
Source & (c)

Le livre-mystère du patriarche - ENCOUNTERING THE MYSTERY

http://groups.google.com/group/alt.religion.christian.east-orthodox/



RENCONTRER LE MYSTÈRE: Comprendre le Christianisme Orthodoxe aujourd'hui (ENCOUNTERING THE MYSTERY: Understanding Orthodox Christianity Today), éd. Doubleday, 2008, 302 pages, par le patriarche oecuménique de Constantinople
Le livre de Bartholomeos est extraordinaire à deux niveaux.
Tout d'abord, c'est un excellent point de départ pour comprendre la signification cosmique et les valeurs du christianisme Orthodoxe, et comment ces anciennes valeurs sont applicables pour transformer les besoins mondiaux du 21ème siècle, les aspirations de justice sociale, de paix et de tolérance religieuse et raciale. La base fondamentale pour tout système Chrétien Orthodoxe est fondée sur la prémisse du "caractère sacré de la personne humaine, créée à l'image et à la ressemblance de Dieu." Le Christianisme Orthodoxe affirme que nous avons à appliquer activement nos valeurs Chrétiennes dans nos vies quotidiennes, et à être la lumière qui amène l'harmonie dans nos défis mondiaux, par l'amour et la vérité.
Sur le second plan, le livre révèle la vue totalement déformée que le patriarche a assumée dans ses efforts pour se définir lui-même comme un pape Oriental. Si l'Église Orthodoxe doit être un pont pour le monde, le patriarche oecuménique doit d'abord remplir son rôle au sein de la communauté Chrétienne Orthodoxe mondiale, et rechercher la coopération de tous les évêques Orthodoxes sur les problèmes actuels; et ensemble, collectivement, ils doivent s'exprimer en tant que voix de l'Église. Historiquement, l'Église Orthodoxe a été une Église des Conciles. Le véritable rôle du patriarche oecuménique est de montrer au monde que la Voie Orthodoxe de prendre des décisions, par la recherche du consensus et l'utilisation du processus conciliaire, est toujours un modèle valide et fonctionnant. Les valeurs perpétuelles de l'Église Orthodoxe seront reconfirmées lorsque le Grand et Saint Concile, qui a été en préparation depuis 100 ans, sera enfin convoqué. Les décisions collectives des évêques, oeuvrant en synergie avec le Saint Esprit, "rencontrant le mystère," permettront à l'Orthodoxie d'être le pont vers la paix et l'harmonie pour l'humanité toute entière.
C'est la fonction du patriarche oecuménique, en tant que "premier entre ses pairs," de donner aux évêques l'opportunité, en toute fraternité, de remettre en ordre la maison Orthodoxe Chrétienne. Jusque là, l'Orthodoxie restera fragmentée, empêtrée dans les luttes terrestres et personnelles, et incapable de vivre les valeurs éternelles qui lui ont été transmises, et dès lors, de devenir le pont pour tous les peuples de toutes fois qui luttent pour la justice sociale, la paix et la tolérance religieuse et raciale.
George Matsoukas, Executive Director Orthodox Christian Laity
Contact Orthodox Christian Laity at: PO Box 6954, West Palm Beach FL 33405-6954 / Tel. 877-585-0245.
OCL web site http://www.ocl.org

à lire absolument (en anglais), le commentaire et l'analyse page par page du p. Joseph (patriarcat Grec-Orthodoxe d'Antioche, à Houston, TX), avec larges citations très éloquentes.
http://southern-orthodoxy.blogspot.com/2008/03/review-encountering-mystery.html

à lire aussi, la page de commentaires sur l'article du p. Joseph, elle vaut son pesant d'or. En particulier la remarque du p. David Moser (paroisse Saint-Seraphim of Sarov, Rocor, à Boise, Idaho, USA) tout à la fin, sur le fossé séparant la méthode de "dialogue raisonné avec le monde" et la voie royale des saints:
http://www.haloscan.com/comments/huneycutt/2971802511772597810/

Russie/Patriarcat: guerre de succession déjà lancée (portal-Credo.ru)

Encore bien de ce monde, et certains veulent déjà l'en faire sortir...

"Fenêtre sur l'Eurasie": ça chauffe, dans la lutte pour succéder au patriarche Orthodoxe de Russie
http://portal-credo.ru/site/?act=news&id=61416&cf=



Paul Goble

Bakou, 24 Mars 2008 – Plusieurs factions dans et autour du patriarcat de Moscou (Église Orthodoxe de Russie) sont occupées à organiser en coulisses leur propres versions de "l'Opération Successeur" du président Vladimir Poutine – quand bien même Alexis II reste en relativement bonne santé et est encore bel et bien en fonction.

En effet, le commentateur Aleksandr Soldatov écrit dans Ogonyek, "cette lutte, que personne dans le clergé n'admettra ouvertement, est aujourd'hui "vivement discutée" et "sans complexe" dans les couloirs de l'Église." Vu les enjeux, dit-il, la succession à venir "n'est pas une affaire pour rire."

Durant de nombreuses années et en particulier la grave maladie d'Alexis II en 2003-2004, la plupart des ecclésiastiques de haut rang et presque tous les observateurs externes ont considéré que le métropolite Kirill de Smolensk et Kaliningrad était "naturellement" celui qui avait le plus de chances d'assumer le poste suprême après le décès d'Alexis.

Les raisons qui faisaient considérer Kirill ainsi sont très faciles à comprendre, dit Soldatov. Comparé à ses collègues vieillissants et "archaïques," le métropolite est remarquablement "énergique" et "au courant de tous les problèmes," tant au sein de l'Église que dans la société en général.

De plus, étant depuis longtemps à la tête de "l'énorme machine qu'est le département des relations étrangères du patriarcat," il s'est créé "un centre d'efficace analyse et expertise, avec ses propres sous-divisions de relations publiques et d'affaires," est devenu riche et a développé d'étroits liens avec des groupes-clés étrangers et russes – y compris les services secrets, le FSB [anciennement appelé KGB; ndt].

Et peut-être plus important de tout, Kirill a démontré à la fois sa puissance et son habileté politique par la "révolution" des cadres qu'il a entreprise au sein de l'Église en mai 2003. A l'époque, avec le patriarche extrêmement malade au point qu'on ne le pensait pas pouvoir survivre, Kirill exila plusieurs potentiels concurrents "poids lourds."

Le métropolite Mefodii, qui avait servit comme éditeur de "l'Encyclopédie Orthodoxe," contrôlait l'imprimerie de Sofrino, et avait d'étroits liens avec le Kremlin, fut envoyé à Astana. Et le métropolite Sergei, au sommet dans la hiérarchie administrative de l'Église, fut déplacé à Voronezh, un siège épiscopal dont Kirill réduisit l'importance en le divisant en 2 parties.

Mais après "les derniers succès de la médecine américano-suisse," qui ont réussi à ramener Alexis qui était à l'article de la mort, la propre position de Kirill auprès du Kremlin s'est mise à diminuer, et un nouveau concurrent pour le siège suprême de l'Église a émergé grâce aux changements au sein du patriarcat même.

D'un côté, dit Soldatov, beaucoup au Kremlin en sont arrivés à être mécontents de l'attitude de Kirill, que certains considèrent comme "hyperactivité" et "trop indépendante." Et par conséquent, Poutine est personnellement intervenu pour qu'un autre hiérarque soit en charge pour la réunification de l'Église Orthodoxe Russe Hors Frontières avec le patriarcat de Moscou.

En plus de cette insulte – après tout, le département de Kirill était logiquement le bon endroit pour superviser cette action – Poutine n'a pas nommé le métropolite à la Chambre Sociale, "quand bien même le métropolite désirait ardemment en faire partie." Une personne autorisée a dit que le Kremlin ne voulait pas lui permettre d'acquérir par là une encore plus grande "indépendance."

De la sorte, continue Soldatov, le Kremlin a signalé que, comme ses prédécesseurs soviétiques, l'élite politique du pays veut un patriarche qui suive soigneusement la ligne plutôt qu'un qui pourrait chercher à utiliser la plus grande confession religieuse du pays pour faire progresser ses propres buts religieux et sociaux.

Plus encore, la classe politique dominante et l'actuel patriarche ont signalé leur soutien au métropolite Kliment, administrateur de l'Église depuis 2005 – le poste d'où sont issus tous les patriarches de l'époque soviétique et post-soviétique, soit dit en passant -, métropolite que Poutine a nommé à la Chambre Sociale.

Lorsque Kliment a prit son poste dans l'Église, Kirill a crû qu'il était "un homme à lui": Kliment avait été son adjoint pendant plus de 10 ans, et s'en était toujours remis à son patron. Mais depuis lors, dit Soldatov, Kliment "a créé un véritable contrepoids au département (de Kirill) et subordonné à lui-même un nombre de structures-clés de l'Église."

Ensuite, pour le point de vue du Kremlin, Kliment est un candidat beaucoup plus attractif pour être patriarche. Il n'est pas aussi "impulsif" que Kirill, il n'a jamais été un "libéral," et il n'a jamais défié le gouvernement. Et au contraire de Kirill, Kliment n'a jamais été impliqué dans les affaires économiques de l'Église, et ne peut dès lors être accusé de corruption.

Mais ce qui est peut-être le plus important, c'est que Kliment a fait les bons choix politiques pendant l'année écoulée. Alors que Kirill voyageait fréquemment avec le ministre russe de la défense, indiquant peut-être sa préférence pour le successeur de Poutine, Kliment est devenu un proche ami de Svetlana Medveva, l'épouse de l'homme que Poutine et le pays ont en fait choisit.

Tout cela c'est du terrain d'entente pour les 2 concurrents et leurs alliés, quelque chose qui montre leur capacité à faire usage des règles de l'Église et à organiser cette sorte de campagne critique très spéciale, fait remarquer Soldatov. Et dans cette lutte, chacun a des avantages certains.

Kirill a réécrit les règles de l'Église en 2000, de sorte qu'une grande partie, mais pas tout, de la lutte pour le pouvoir aura lieu devant l'assemblée des hiérarques. Ensuite, selon ces mêmes règles, le rôle de l'Église d'Ukraine au sein du patriarcat de Moscou, à cause de sa position unique et de ses récentes actions, pourrait avoir le dernier mot.

Bien que cette Église d'Ukraine ne soit pas subordonnée au patriarcat de Moscou pour toutes les questions, ses hiérarques peuvent voter pour le patriarche de Russie. Et au cours des 2 années écoulées, l'Église d'Ukraine a créé de nouveaux sièges épiscopaux et nommé de nouveaux évêques bien plus vite que son homologue de Russie.

Il en résulte que de ce "forte expansion d'évêques," dit Soldatov, que les Ukrainiens pourraient bien vite avoir autant de voix dans l'ensemble, au point que sur le papier, ils pourraient choisir faire pencher la balance pour l'élection du prochain patriarche de Russie, quelque chose qui rend le résultat de l'élection très difficile à prédire.

D'un côté, on peut s'attendre à ce que certains hiérarques ukrainiens soient favorables à Kirill, du fait de sa plus grande indépendance face au Kremlin. D'un autre côté, nombreux redoutent que son activisme sera pour finir dirigé vers une recherche d'un plus grand contrôle sur leurs propres activités.

Vu que cela pourrait amener à une sorte de status quo entre Kirill et Kliment, Soldatov se demande s'il ne pourrait pas y avoir un candidat surprise qui émergerait. Les candidats de 1990 au patriarcat sont trop vieux pour revenir en lice, suggère-t'il, mais il met en avant 2 personnages de compromis possible, à tout hasard – l'archevêque Viktor de Tver et l'archevêque Longin de Saratov.

Mais quoique fassent Kirill et Kliment et peu importe ce que l'Église organise à l'avance pour cette élection, en définitive, le dernier mot, et même le vote décisif, ne sera probablement pas au sein de l'Église et pas même parmi les fidèles, mais plutôt par ceux au Kremlin, qui veulent à la fois l'utiliser, mais en même temps redoutent l'Église Orthodoxe de Russie.
© portal-Credo.Ru, 2002-2008.

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Les 2 principaux prétendants mentionnés par Credo.ru sont d'un style et de relations radicalement différents:

Kirill, metropolite de Smolensk et Kaliningrad et son ami le pape de Rome Benoit 16Kirill, metropolite de Smolensk et Kaliningrad et son ami le pape de Rome Benoit 16

Son éminence Kirill, métropolite de Smolensk et Kaliningrad
Date d'élévation comme métropolite : 25 février 1991
Date d'élévation comme archevêque :2 septembre 1977
Date de consécration épiscopale : 14 mars 1976
Date de tonsure monastique : 3 avril 1969
Kirill, metropolite de Smolensk et Kaliningrad




Kliment, metropolite de Kaluga et Borovsk

Son éminence Kliment, métropolite de Kaluga et Borovsk
Date d'élévation comme métropolite : 25 février 2004
Date d'élévation comme archevêque : 19 mai 1989
Date de consécration épiscopale : 8 août 1982
Date d'élection : 1982
Date de tonsure monastique : 7 décembre 1978
Kliment, metropolite de Kaluga et Borovsk


source texte :
http://www.orthodoxresearchinstitute.org/resources/hierarchs/russia/current.htm



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Question : Comment étaient élus les hiérarques de l'Église du Christ chez les Apôtres, et leurs disciples et ceux qui ont succédé à ces derniers?
Éléments de réponse avec les exemples de Jérusalem, Gaule, Italie et Russie :

Livre des Actes d'Apôtres 1,12-26

"Дела апостолска" - Hilandar, Mont Athos, 1643

Descendant alors du mont dit des Oliviers, situé près de Jérusalem à la distance d'un chemin de sabbat, ils retournèrent en ville. En arrivant, ils montèrent dans le cénacle où ils séjournaient. C'étaient Pierre et Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélémy et Mathieu, Jacques fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Et tous, d'un seul coeur, persévéraient dans la prière en compagnie des femmes, de Marie, la mère de Jésus, et de ses frères. Un de ces jours-là, il y avait une réunion d'environ 120 personnes, Pierre se leva au milieu de ses frères et dit: "Frères, il fallait que s'accomplît ce que l'Esprit-Saint a prédit dans l'Écriture par la bouche de David au sujet de Judas, le guide de ceux qui ont arrêté Jésus. Car il était l'un des nôtres, et avait reçu sa part de notre ministère. Cet homme avait acquis un champ avec le salaire de son crime. Puis il tomba en avant, creva par le milieu, et répandit toutes ses entrailles. (Ce fait est notoire parmi les gens de Jérusalem, à tel point que la terre en question porte dans leur langue le nom de Haceldama , ou Champ du Sang .) Aussi est-il écrit dans le livre des Psaumes: Que son habitation soit déserte, que personne n'y demeure ; et plus loin: Que sa charge passe à un autre (Ps 68,26;108,8). Il faut donc que, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, depuis le baptême de Jean jusqu'au jour où Il nous a été enlevé, il y en ait un qui se fasse avec nous, témoin de Sa Résurrection.
On en présenta deux: Joseph, dit Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias. Ils se mirent en prière et dirent: "Seigneur, Toi qui connais tous les coeurs, montre-nous celui des deux que Tu as choisi pour occuper, dans le ministère de l'apostolat, la place que Judas a quittée pour s'en aller en son lieu." Ensuite ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui prit rang parmi les onze Apôtres.


CHAPITRE IX : COMMENT SAINT MARTIN DEVINT MALGRÉ LUI ÉVÊQUE DE TOURS

Vers le même temps, on demandait Martin dans l'Église de Tours pour y exercer l'épiscopat, mais, comme il n'était pas facile de l'arracher à son monastère, un certain Rusticius, citoyen de la ville, prétexta une maladie de sa femme, se jeta aux genoux du saint, et réussit ainsi à le faire sortir. Sur le chemin se tenaient en embuscade des troupes de citoyens, qui conduisirent leur prisonnier sous bonne garde jusqu'à la cité. Là, spectacle merveilleux : une multitude incroyable de gens étaient assemblés, non seulement des gens de Tours, mais encore des gens venus des villes voisines, pour apporter leurs suffrages. Chez tous, même désir, mêmes voeux, même sentiment : « Martin, disait-on, est le plus digne de l'épiscopat. Heureuse l'Église qui aura un tel évêque ! » Néanmoins, quelques assistants, et quelques-uns des évêques appelés pour ordonner le futur prélat, faisaient une opposition impie. Ils disaient que Martin était un personnage méprisable. Ils déclaraient indigne de l'épiscopat un homme de si piteuse mine, mal vêtu, mal peigné. Mais le peuple, plus sensé, railla la démence de ces évêques, qui, en croyant blâmer un homme illustre, faisaient son éloge. Et les opposants durent s'incliner devant le voeu du peuple, inspiré par la Volonté du Seigneur.
Parmi les évêques qui étaient là, le principal opposant fut, dit-on, un certain Defensor; aussi l'on remarqua qu'il fut stigmatisé alors par un texte prophétique. Par un effet du hasard, le lecteur qui devait lire ce jour-là n'avait pu traverser la foule. Les ministres du culte perdent la tête. En attendant l'absent, l'un des assistants prend le psautier et saute sur le premier verset qu'il rencontre. Or voici ce passage du psaume : « De la bouche des enfants à la mamelle, tu as tiré la louange à cause de tes ennemis, pour détruire l'ennemi et le défenseur, defensorem » (Ps 8,3). Cette lecture soulève les clameurs du peuple; les opposants sont confondus. On considéra que ce psaume avait été lu par la Volonté de Dieu, pour que Defensor entendît la condamnation de son oeuvre : de la bouche des enfants à la mamelle fut tirée la louange du Seigneur en faveur de Martin, tandis que, du même coup, Defensor était dénoncé comme ennemi et détruit.
Vie de saint Martin de Tours, par son biographe et disciple saint Sulpice Sévère.
Saint Martin de Tours est fêté le 11 novembre


Saint Ambroise, évêque de Mediolanum (Milan)
Ce grand saint père de l'Église Orthodoxe était d'éminente naissance. Son père était le représentant impérial dans les Gaules et en Espagne, et de croyance païenne, mais sa mère était Chrétienne. Alors qu'il était encore au berceau, un essaim d'abeilles se posa sur lui, répandant du
miel sur ses lèvres, puis s'envolant. Et, étant encore enfant, il étendit sa main et dit à quelqu'un : "Embrasse-la, car je serai évêque." Après la mort de son père, l'empereur le nomma son représentant pour la province de Ligurie, dont Milan était le chef-lieu. Lorsque l'évêque de Milan mourut, une grande dispute éclata entre les Chrétiens Orthodoxes et les hérétiques, Ariens, au sujet de l'élection du nouvel évêque.
Ambroise entra dans l'église pour ramener l'ordre, ce qui était de son ressort. A ce moment, un enfant qui se trouvait dans les bras de sa mère s'écria "Ambroise pour évêque!" Tout le peuple prit cela pour la voix de Dieu, et unanimement, Ambroise fut élu pour leur évêque, contre sa volonté. Ambroise fut baptisé, passa par tous les rangs nécessaires et fut consacré à l'épiscopat endéans la semaine. Comme évêque, Ambroise renforça la Foi orthodoxe, supprima l'hérésie, orna les églises, répandit la Foi parmi les païens, rédigea nombre de livres instructifs, et servit d'exemple de vrai Chrétien et de vrai berger Chrétien. Il composa le célèbre hymne "Te Deum", "Nous Te louons, O Dieu." Ce glorieux hiérarque, que des gens venaient consulter de fort loin pour sa sagesse et la douceur de ses paroles, était très sobre, diligent et vigilant. Il dormait fort peu, travaillant et priant sans cesse, et jeûnant tous les jours sauf les samedi et dimanche. Dès lors, Dieu lui accorda d'être témoin de nombre de Ses miracles et d'accomplir lui-même des miracles. Il découvrit les reliques des saints martyrs Protais, Gervais, Nazaire et Celse (14 octobre). Doux envers les gens simples, il était sans crainte face aux puissants. Il reprocha à l'impératrice Justina d'être hérétique, il maudit Maximus le tyran et assassin, et interdisit même à l'empereur Théodose d'entrer dans l'église jusqu'à ce qu'il se soit repentit de son péché. Il refusa aussi de rencontrer Eugenius, le tyrannique empereur auto-proclamé. Dieu récompensa cet homme, qui Lui était si agréable, par un grâce si élevée qu'il put ressusciter des morts, chasser des démons, guérir des malades de toutes infirmités, et entrevoir l'avenir. Ambroise mourut en paix le matin de Pâques de l'an 397.
Prologue d'Ochrid, par saint Nicolas Velimirovic
Saint Ambroise de Milan est fêté le 7 décembre

Dans la Russie d'avant "l'illuminati" Pierre "le grand" et de ses héritiers athées du régime soviétique, quand le pouvoir se mêlait de nommer les hiérarques, ça ne tournait pourtant pas à la victoire du monde mais à celle du Christ et de Son Église :

Saint Philippe, métropolite de Moscou
http://www.fatheralexander.org/booklets/english/saints/philip_moscow.htm


16 juillet et 22 janvier (3 juillet et 9 janvier dans l'ancien calendrier)

La victorieuse période de l'histoire pour la Russie – conquête des royaumes d'Astrakhan et Kazan au milieu du 16ème siècle – fut suivie par des temps bien rudes pour le peuple russe. Après la mort de sa douce et humble épouse Anastasia, le tsar Ivan Vasilievich sombra dans la plus noire cruauté. Soupçonnant tout le monde de trahison, il s'entoura d'une garde personnelle appelée les "Oprichniks." Il fit de plusieurs villes et certaines rues de Moscou ses fiefs personnels et place-fortes – ces endroits étaient appelés "oprichnina," par opposition aux autres endroits appelés "zemshchina." La garde personnelle du tsar infligeait sans vergogne toutes sortes de sévices et pillaient les paisibles citoyens, sans encourir la moindre remontrance. Ce fut durant ces temps si durs pour la Russie que le hiérarque Philippe accomplit son exploit de sacrifice personnel.

Saint Philippe (Feodor Stepanovich Kolychev avant d'entrer dans l'Église) venait de la noble famille des Klychevs. Son père, Stepan Ivanovich Klychev était boyard (noble) et avait les faveurs du tsar. Son épouse Varvara était une femme craignant Dieu, et Feodor fut leur premier-né. Depuis sa plus jeune enfance, Feodor, selon son biographe, "étudia les livres théologiques sacrés avec une pieuse ardeur brûlant en son coeur;" il était humble et posé, et fuyait les distractions. Vu son origine noble, il vint souvent en visite au palais du tsar Ivan, qui avait le même âge que Feodor. Le tsar fut très impressionné par la douceur et la piété de Feodor.

Suivant l'exemple paternel, Feodor devint militaire, avec des perspectives pour une brillante carrière, mais son coeur était loin des plaisirs de la vie. Contrairement aux coutumes de l'époque, il attendit 30 ans avant de songer à se marier. Un dimanche, pendant la Liturgie, Feodor fut très impressionné par les paroles du Sauveur : "Nul ne peut servir deux maîtres; ou bien il faut haïr l'un et aimer l'autre, ou bien se vouer à l'un et faire fi de l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon" (Mt 6,24). Dans ces paroles, il entendit un appel à la vie monastique, et, secrètement, vêtu d'homme de la rue, il quitta Moscou pour le monastère de Solovetskaya (îles Solovki). Neuf ans durant, Feodor vécut la rude vie de novice obéissant, et travailla sans jamais se plaindre. Il travaillait comme laïc au jardin potager, à la forge et à la boulangerie. Pour finir, suivant les voeux unanimes de la communauté des moines, il fut ordonné prêtre et higoumène.

Dans cette charge, il veilla avec zèle au bien-être du monastère, et prit un soin tout particulier pour la vie spirituelle. Les lacs furent reliés par des canaux, les marais furent asséchés, et les salines furent améliorées sous sa direction. Il construisit 2 grandes cathédrales, l'Uspensky (Dormition de la Théotokos) et la Preobrazhensky (Transfiguration du Seigneur), de même que d'autres églises; un hôpital fut fondé, des endroits furent prévus dans les monastères et ermitages pour ceux cherchant paix et solitude. Parfois, il se retirait lui-même dans un de ces lieux isolés, qu'on appelait "désert de Philippe" dans les temps d'avant la révolution. Il rédigea une nouvelle règle pour la communauté monastique, établissant le mode de vie diligent et interdisant l'oisiveté.

L'higoumène Philippe fut convoqué à Moscou pour donner des conseils spirituels, mais dès sa première entrevue avec le tsar, il apprit qu'il allait être nommé métropolite. Les larmes aux yeux, il implora Ivan "ne permettez pas que je sois séparé de mon monastère, ne chargez pas la petite barque d'une charge insupportable!" Ivan resta inflexible et dit aux dignitaires ecclésiaux et aux boyards de persuader Philippe d'être ordonné métropolite. Philippe accepta à condition qu'Ivan abolisse son "oprichnina." Le clergé et les boyards demandèrent à Philippe de ne pas insister sur cette condition, par respect pour l'autocratie du tsar, et d'accepter dans l'humilité de se voir ordonner. Philippe céda, voyant dans l'inexorable insistance du tsar l'expression de la volonté de Dieu.

Au début du saint métropolitanat de Philippe (1567-1568) les horreurs de "l'oprichnina" se calmèrent, mais bientôt les oprichniki recommencèrent à piller et à assassiner les citoyens. A plusieurs reprises, lors d'entrevues privées avec le tsar, Philippe tenta de le raisonner, mais voyant qu'il ne parvenait pas à convaincre le tsar, il décida d'agir ouvertement.

Au cours de la semaine de la Vénération de la Précieuse Croix, le 21 mars 1568, avant le début de la Liturgie, le métropolite était assis sur son siège épiscopal (le siège surélevé au milieu de l'église). De manière inattendue, le tsar entra dans l'église accompagné d'une bande d'oprichniks. Tous, y compris le tsar, étaient affublés de grands chapeaux noirs, de manteaux noirs, avec dagues et épées luisant de dessous leur vêtement. Le tsar s'approcha du hiérarque par le côté et à 3 reprises il baissa la tête pour être bénit. Le métropolite se tenait immobile, regardant vers l'Icône du Christ Sauveur. A la fin, les boyards dirent : "métropolite, le tsar demande votre bénédiction." Philippe se tourna vers le tsar comme s'il ne l'avait pas reconnu, et il dit : "cet étrange accoutrement me rend peu familier votre tsar Orthodoxe, pas plus que je ne le reconnais dans la manière dont il se comporte comme tsar. Ô très pieux, quelle quête vous a amené à perdre votre grandeur? Depuis le début des temps, on n'a jamais entendu parler d'un tsar semant le malheur dans son propre peuple. Les Tatars et les païens ont l'ordre et l'équité que nous n'avons pas. Nous offrons des sacrifices non-sanglants même à notre Dieu, mais hors de ces murs, le sang innocent de nos Chrétiens est répandu. Je ne me lamente pas sur les innocents assassinés comme martyrs et saints; c'est pour votre âme que je suis en deuil. Bien que monarque bénit d'en haut, vous êtes cependant mortel, et vous aurez à rendre compte de tous vos actes devant le Seigneur."

Ivan parvint à peine à refréner sa colère, il chuchota des menaces et frappa de son bâton contre les piliers du siège de l'évêque. Pour finir, il éructa : "Philippe! Ainsi donc tu oses t'opposer à mon autocratie? Nous verrons quel est ton pouvoir." Le hiérarque répliqua : "Bon tsar, c'est en vain que vous tentez de me faire peur. Je ne suis que visiteur sur cette terre, c'est en vérité que je me fais du souci, et nulle menace ne me réduira au silence." Enragé au delà du possible, le tsar Ivan sortit de l'église, ravalant sa vindicte pour cette fois.

Au cours de l'Office du 28 juillet dédié à la vénération de l'Icône Smolensk de la Théotokos, appelée Odigitriya, le hiérarque Philippe était en procession autour des murs du monastère de Novodevichii. Le tsar s'y trouvait aussi, entouré de ses oprichniks. Pendant la lecture de l'Évangile, l'évêque remarqua qu'un oprichnik qui se trouvait derrière le tsar portait un chapeau Tatar, et il attira l'attention d'Ivan sur lui. Mais le coupable se hâta de se découvrir et de cacher le chapeau. Alors les oprichniks accusèrent le métropolite de mensonge et de vouloir déshonorer le tsar en public. Ivan ordonna de juger Philippe. Des calomniateurs furent utilisés pour le diffamer, il n'eut aucune chance pour répondre aux parjures, et il fut rétrogradé.

Le 8 novembre, fête de l'Archange Michel, l'évêque célébrait à la cathédrale Uspenski, et comme le jour où il avait accusé le tsar, il se tenait sur son siège épiscopal. Soudain, les portes s'ouvrirent, un boyard nommé Basmanov entra dans l'église accompagné d'une troupe d'oprichniks, et annonça qu'il avait un ordre à proclamer, suite à quoi les paroissiens ébahis apprirent que leur métropolite était défroqué. Immédiatement, les oprichniks s'emparèrent de l'évêque, déchirèrent ses vêtements épiscopaux, et l'ayant revêtu d'une tenue de moine, ils l'emmenèrent hors de la cathédrale, le jetèrent dans une carriole et le conduisirent à un des monastères de Moscou, l'insultant et le méprisant tout au long du chemin. Des rumeurs couraient que le tsar comptait faire exécuter le confesseur du Christ en le brûlant, mais suite à un appel du clergé, il comua sa sentence en prison à vie. En même temps, il fit exécuter nombre de proches de Philippe. Ivan le Terrible envoya à Philippe la tête d'Ivan Borisovich Klychev, le neveu de Philippe, qu'il aimait tant. L'évêque Philippe la reçut avec effroi, la posa, se courba devant, l'embrassa, et après avoir dit "Bienheureux est celui que Tu as élu et accepté, ô Seigneur!" - il la rendit pour la renvoyer au tsar. Jour et nuit, il y avait une foule de gens autour du monastère, espérant apercevoir le grand évêque; les gens se racontaient des récits à son sujet. Lorsqu'Ivan apprit cela, il ordonna de transférer Philippe au monastère Otroch à Tver.

Un an plus tard, le tsar et son armée entamèrent la conquête de Novgorod et Pskov. Il envoya son oprichnik Maliuta Skuratov vers le monastère Otroch. Saint Philippe avait prédit sa propre mort 3 jours auparavant, et s'était préparé au départ en recevant les saints Mystères. Maliuta vint auprès de l'évêque avec une attitude d'humilité feinte, et demanda à Philippe de donner sa bénédiction au tsar. Philippe dit : "ne blasphème pas, accomplit le but de ta visite." Maliuta se jeta sur Philippe et l'étrangla. Une tombe fut aussitôt creusée, et ils enterrèrent le corps du saint martyr pendant que Maliuta surveillait (23 décembre 1569). Ses reliques furent par la suite ramenées à la cathédrale Uspensky de Moscou, cathédrale témoin de son grand exploit.

Tropaire de saint Philippe de Moscou, ton 8
Compagnon des pontifes saints et colonne de l’orthodoxie, champion de la vérité et nouveau confesseur de la foi, * saint Philippe, tu as donné ta vie pour ton troupeau ; * c’est pourquoi, grâce au crédit que tu possèdes auprès du Christ, * prie-Le pour le peuple Orthodoxe * qui célèbre comme il se doit ta mémoire sacrée.

Kondakion de saint Philippe de Moscou, ton 3
Le fidèle guide de l’orthodoxie, * le prédicateur de la vérité, l’imitateur du Pontife à la bouche d’or, * le luminaire de la Russie, * c’est le sage Philippe : louons-le, * car de ses discours il a nourri * en esprit ses enfants * qui le reconnaissent de lèvres et de coeur, * par des cantiques de louange et des hymnes sacrées, * comme initiateur de la divine grâce du Christ.

icone orthodoxe du saint hieromartyr le metropolite Philippe II de Moscou, victime du tsar autocrate Ivan le Terrible

27 mars 2008

Carême à l'irlandaise! (humour)

http://www.orthodox.net/greatlent/irishlent.html
la guiness, c'est l'Irlande, c'est bon


Un Irlandais venait de déménager et de s'installer dans un petit hameau du Comté de Kerry; un jour, parcourant le village, il entre dans le pub et commanda 3 bières. Le tenancier haussa le sourcil mais servit les 3 bières, que l'homme but tranquillement, seul à sa table. Le lendemain soir, l'homme revint et recommanda la même chose et but donc ses 3 bières tout seul. Bientôt tout le patelin commença à murmurer à propos de L'Homme Qui Commande Trois Bières.
Pour finir, une semaine plus tard, le tenancier aborda le sujet de la part de la communauté. "Je ne voudrais pas avoir l'air indiscret, mais les gens ici se demandent pourquoi vous commandez toujours 3 bières pour les boire seul."
"C'est un peu étrange, je n'en disconviens pas" répondit l'homme. "Voyez-vous, j'ai 2 frères, un est en Amérique et l'autre est parti en Australie. Nous nous sommes promis les uns les autres de toujours commander 2 bières supplémentaires, à chaque fois que nous en consommerions, une manière de garder le lien familial."
Le tenancier et tout le patelin furent satisfaits de sa réponse et de son sens de la famille, et bien vite l'Homme Qui Commande Trois Bières devint une célébrité locale et une source de fierté pour le hameau.
Un jour, l'homme entra dans le pub et ne commanda que 2 bières. Le tenancier les lui servit, mais avec le coeur lourd. Cela continua le restant de la soirée... 2 bières de commandées à la fois..
La nouvelle fit rapidement le tour du village. Des prières furent dites pour l'âme d'un des frères. Le lendemain, le tenancier dit à l'homme : "les gens d'ici, et moi en premier, nous vous présentons nos plus sincères condoléances pour le décès d'un de vos frères, vous savez – 2 bières seulement..."
L'homme réfléchit un moment, puis répondit : "vous serez tous heureux d'apprendre que mes 2 frères sont vivants et se portent comme un charme. C'est juste qu'en ce qui me concerne, j'ai décidé de cesser de boire de la bière pendant le Carême."



26 mars 2008

Photos privées & officielles des funérailles de vladika Laur, 21/3/2008 (EORHF)




Au risque de me répéter (quoique.. "bis repetita placet"..), si je trouve beau (et normal) de voir ces hommages rendus par l'Église Orthodoxe de Serbie ou le patriarcat de Jérusalem, qui ont toujours été amis et soutenu l'EORHF, je trouve que venant de nombre d'autres patriarcats, c'est tout simplement indécent et un manque d'authentique respect pour le défunt. C'est même insultant. Car tant d'années durant, l'EORHF a été simplement considérée comme un ramassis de fanatiques, et ce du premier jusqu'au dernier, donc son métropolite aussi. Et ils n'ont jamais voulu l'accepter en communion, tout en allant pour nombre d'entre eux concélébrer avec des hérétiques de tous poils, des païens, des idolâtres, des polythéistes, j'en passe et pas des meilleurs.

Et tout d'un coup, l'encre du document "d'anschluss" pas encore sèche, tout change. Et lui ayant à peine remis son âme entre les mains du Seigneur, voilà vladika Laur paré de toutes les vertus, et ses plus féroces opposants d'hier annoncent même qu'ils vont lui dédier une église... voire le canoniser. Indécent, tout simplement. Que cela puisse venir de l'intérieur de l'EORHF, si, une fois retombée l'émotion humainement compréhensible, on découvre quoi que ce soit qui aille dans ce sens, pourquoi pas, ce serait normal et sain(t). Mais de "chez eux," faut pas pousser. La "récupérationite aiguë" et la politique du "plaire sur tous les tableaux" n'ont pas leur place ici. Le mur de Berlin est tombé, il serait tout de même temps de réapprendre un peu la dignité, le sens de l'Église apostolique, et laisser enfin tomber cette vie mondaine qui a transformé tant de hiérarques en "politiciens en costard ecclésiastique." Dixi!

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Notre chère correspondante nord-américaine "Varvara," qui réalise les blogues "Art and Faith" (art et Foi) et "Voices from Russia" (Voix de Russie), a participé aux funérailles de mgr Laur. Elle a posté des photos prises lors de la cérémonie. Avec son autorisation de republication de ses sites traduits, en voici :



le clergé se rend à l'église pour les funérailles



le clocher vu de loin



le clocher et l'église




Une Icône en mosaïque de l'Archange Saint Michel



Le puits à Jordanville



l'intérieur de l'église durant la Liturgie des funérailles



La procession funéraire 1




La procession funéraire 2



La procession funéraire 3



La procession funéraire 4



La procession funéraire 5



"Vara" Drezhlo, en route pour se recueillir devant le défunt métropolite Laurus Skurla


Photographies prises le vendredi 21 mars 2008 on monastère Holy Trinity, Jordanville NY, par Nicholas Petroczko.

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Le site officiel de l'Église Orthodoxe Russe Hors Frontières en a aussi (page en russe), en voici quelques unes
http://russianorthodoxchurch.ws/synod/2008/3mlfuneral.html
funerailles de vladika Laur de l'EORHF


(tuyau moinillon.net)





Vladika Hilarion de Sydney, ancien n°2 et "locum tenens" du Synode jusqu'à l'élection du 12 mai 2008








paix à son âme!

Signification du Grand Carême (paroisse Saint-Spyridon)

Le printemps en Arménie


Le Grand Carême avant Pâques, c'est lorsque le Chrétien s'occupe pleinement à se préparer lui-même à louer et à glorifier son Dieu comme Seigneur et Sauveur. Le Grand Carême est comme un "atelier" où la personnalité du fidèle est spirituellement élevée et affermie; où sa vie est redirigée vers les principes et idéaux de l'Évangile; où la Foi culmine dans la profonde conviction de la vie; où l'apathie et l'état d'abandon se transforment en vigoureuses activités de foi et de bonnes oeuvres. Le Carême n'est pas suivit pour lui-même, comme le jeûne n'est pas accompli pour lui-même. Mais ce sont des moyens par lesquels et pour lesquels le fidèle se prépare lui-même à atteindre, à accepter et à réaliser l'appel de son Sauveur. Dès lors, la signification du Grand Carême est hautement estimée, pas seulement par les moines qui augmentent progressivement la longueur de l'observance, mais aussi par les laïcs eux-mêmes, quand bien même ils n'observent pas toute la durée du Carême. De la sorte, le Grand Carême est une institution sacrée de l'Église pour servir au fidèle à participer comme membre du Corps Mystique du Christ et, le temps passant, à améliorer le niveau de foi et de morale de sa vie Chrétienne. La ferme intention du fidèle pendant le Grand Carême est celle de saint Paul : "oubliant le chemin que j'ai derrière moi et me précipitant en avant, je cours droit au but, pour remporter le prix de la vocation d'en
haut, de l'appel de Dieu dans le Christ Jésus" (Phil. 3,13-14).
Saint-Spyridon church, Sydney, Australie



c'était pour qui encore, ce super-méga-giga hamburger?
Source & (c) Gazet van Antwerpen


Une des 4 périodes de jeûne de l'année, le Grand Carême est la plus longue, et dure 7 semaines. Elle commence après la semaine de la tyrophagie (laitages) et s'achève le jour de Pâques. L'année de l'Église n'est pas faite que de célébrations et de fêtes. L'Église Orthodoxe a instauré 4 périodes de jeûne – le jeûne de l'été dure de 3 à 6 semaines, depuis le dimanche de la Pentecôte jusqu'à la fête des saints Pierre et Paul (Petrivka, 29 juin); les 3 premières semaines d'août sont le jeûne "Sapsivsky" ou "jeûne de la Dormition de la Mère de Dieu;" les 6 semaines qui précèdent Noël (l'Avent) sont appelées "jeûne Pylypivsky" ou "Pylypivka;" et le plus long et le plus strict de tous, c'est le jeûne du Grand Carême avant Pâques.



Recettes végétariennes du Québec :
http://www.recettes.qc.ca/sections/vege.php
(tuyau : Vasili-Régis - merci!)

Les Vêpres abrégées pour liturgie familiale dans leur version "Grand Carême" ont été mises à jour :
http://www.orthodoxes.net/textes/vepres_abregees-careme1.pdf
Ce n'est pas un "texte liturgique officiel," comme précisé dans la marge de gauche de ce blog Saint-Materne. Mais c'est une adaptation d'un livre de prière réalisé par une paroisse grecque-orthodoxe anglosaxone à destination de ses fidèles. Le prêtre y a veillé à avoir des Offices utilisables en famille. Ce petit Office, qui a été présenté au prêtre qui veille sur nos âmes, est donc quelque part bien lié à la tradition liturgique de l'Église. Voyez de toute façon avec votre prêtre / père spirituel.