"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

28 décembre 2009

L’Église, laboratoire du Salut (Protopresbytre Stavros Triantafyllou)



Homélie du samedi 14 novembre 2009, fête de la paroisse saint Martin de Tours et saint Silouane l'Athonite, Rue de Serbie 73 – 1060 Bruxelles.



Dieu est glorifié par Ses Saints, et les Saints se glorifient par Dieu.

Chers frères et sœurs en Christ, notre Métropolite m’a chargé de vous transmettre ses salutations paternelles. Il n’a pas pu être présent aujourd’hui par des obligations antérieures. Il m’a demandé de le représenter dans la fête de cette Paroisse.
Nous nous sommes rassemblés aujourd’hui dans cette belle église, pour fêter le Saint Patron de cette Paroisse, Saint Martin.
L’Église est le laboratoire du Salut, le lieu par excellence de la production de la sainteté. Les saints nous montrent le chemin vers Dieu. Les saints sont la bible vivante. Ils ont appliqué dans leur vie les préceptes divins. Ils nous proposent un mode de vie conforme aux Commandements de Dieu, ils nous dirigent vers Dieu et vers l’être humain par le moyen de l’amour.
La gloire que Notre Seigneur donne à Ses Saints est tellement grande, de sorte que, si les gens apercevaient un Saint comme il est dans la réalité, ils seraient tombés par terre par respect et par peur, puisque l’homme charnel ne peut pas supporter la gloire de l’apparition céleste. Notre Seigneur a donné Sa grâce à Ses Saints, et les Saints L’ont aimé et L’ont suivi jusqu’à la fin, puisque la douceur de l’amour de Dieu surmonte l’amour pour le monde et ses beautés.

Je voudrais souligner aujourd’hui l’amour par excellence que le patron de notre Paroisse, Saint Martin, avait pour notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi aussi l’amour sans limites pour chaque personne humaine. Beaucoup de gens croient que les Saints sont très loin de nous. En vérité ils sont très loin de ceux qui se sont éloignés de Notre Seigneur, et par contre ils sont très proches à ceux qui observent les prescription du Christ, et bénéficient de la grâce du Saint Esprit.
Dans les Cieux tout bouge et est vivant par la grâce du Saint Esprit. Sur la terre aussi agit le même Saint Esprit. L’ Esprit Saint vit dans notre Sainte Église. L’Esprit Saint opère les Saints Sacrements. L’Esprit Saint se trouve dans les Écritures Saintes. Le Saint Esprit vit dans les âmes des fidèles. Le Saint Esprit unit tous et pour cela les Saints sont tout près de chez nous. Et quand on les appelle à être nos médiateurs auprès de notre Dieu, les Saints écoutent favorablement nos prières avec l’aide du Saint Esprit, et nos âmes sentent leurs intervention favorable pour nous.

Nous sommes heureux et bienheureux, nous les Chrétiens Orthodoxes, puisque Notre Seigneur nous a offert une vie dans le Saint Esprit, et nos âmes se réjouissent. Nous devons garder avec sagesse le Saint Esprit dans nos coeurs, puisqu'il suffit d'une pensée inconvenante pour nous abandonner, et ainsi nous sommes privés de l’amour de Dieu. Dans ce cas disparaît le franc parler dans la prière, et enfin disparaît l’espoir que nous allons obtenir ce que nous demandons.
Les Saints vivent dans un autre monde. De là haut ils observent avec l’aide du Saint Esprit la gloire et la beauté de Notre Seigneur. Avec l’aide aussi du Saint Esprit les Saints observent notre vie et nos œuvres. Ils connaissent nos tristesses et ils écoutent nos prières ferventes. Ils sont vécus sur la terre et ils ont appris à aimer Dieu avec l’aide du Saint Esprit. Celui qui obtient sur la terre l’amour pour Dieu, passe à la vie éternelle avec cet amour, et là bas cet amour se développe et devient parfait. Et comme l’amour ne peut pas oublier le frère sur la terre, beaucoup plus dans les cieux, les Saints ne peuvent pas nous oublier. Ils prient pour nous.

Les Saints, avec l’aide du Saint Esprit, couvrent avec leur amour tout le monde. Ils nous observent de là haut, où ils se trouvent, et ils savent bien que nous nous décourageons dans les difficultés et les tristesses, ils savent bien que nos âmes sont sèches, que la paresse a paralysé nos âmes, et pour cela ils intercèdent sans arrêt pour nous, auprès de Notre Seigneur Jésus Christ. Les Saints sont des gens comme nous. Beaucoup d’entre eux étaient des grands pécheurs, mais, avec leur pénitence, ils ont réussi à entrer dans le Royaume des Cieux. Tous ceux qui veulent y entrer, le réussissent avec leur pénitence, que Notre Seigneur Philanthrope nous a offert avec sa Passion.
Les Saints marchent sur la terre et leurs mains travaillent, mais en même temps leur esprit est dirigé toujours vers Dieu. Leur raison ne voulait pas se séparer de la mémoire de Dieu. Grâce à cet amour pour le Christ, ils ont subi toutes les douleurs sur la terre, et ils n’avaient pas peur d’aucune peine, et ainsi ils glorifiaient Dieu. Pour cela Notre Seigneur les a aimé et les a glorifié, et Il leur a accordé le Royaume des Cieux avec Lui.

Nous tous, qui nous sommes rassemblés aujourd’hui pour fête de Saint Martin, essayons de vivre en pénitence, en amour et avec une soif sans arrêt pour Notre Seigneur, essayons d'imiter les Saints de notre Sainte Église. Amen.
Protopresbytre Stavros Triantafyllou

Bibliographie : Saint Silouane l’Athonite, Archimandrite Sophroni Zakharov, Edition du Monastère de Saint Jean Baptiste, Essex, England, 1995, sixième édition en Gr., pages 495-500.




26 décembre 2009

La crèche pour Noël (humour)

Un petit garçon de nos régions demande à sa maman qui rentre du travail au soir :

- Dis maman, c'est parce qu'elle aussi travaillait que la sainte Vierge a mis le petit Jésus à la crèche?



Noël moderne...

20 décembre 2009

Paramonie ou dimanche avant la Nativité du Christ (Dynamis)



Colossiens 1,12-18 – épître pour le 28ème dimanche après la Pentecôte
Dimanche avant la Nativité du Christ (2009)

http://groups.yahoo.com/group/orthodoxdynamis/message/3923


[.......... à suivre......]

Dimanche avant la Nativité, explication liturgico-théologique par le p. Schmemann
http://stmaterne.blogspot.com/2006/12/dimanche-de-la-gnalogie-de-jsus-christ.html

Saint Évangile : Matthieu 1,1-25 (généalogie du Seigneur)
Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham. Abraham engendra Isaac; Isaac engendra Jacob; Jacob engendra Juda et ses frères; Juda engendra de Thamar, Pharès et Zara; Pharès engendra Esrom; Esrom engendra Aram; Aram engendra Aminadab; Aminadab engendra Naasson; Naasson engendra Salmon; Salmon engendra Booz, de Rahab; Booz engendra Obed, de Ruth; Obed engendra Jessé; Jessé engendra le roi David. David engendra Salomon, de la femme d'Urie; Salomon engendra Roboam; Roboam engendra Abias; Abias engendra Asa; Asa engendra Josaphat; Josaphat engendra Joram; Joram engendra Ozias; Ozias engendra Joatham; Joatham engendra Achaz; Achaz engendra Ézéchias; Ézéchias engendra Manassé; Manassé engendra Amon; Amon engendra Josias; Josias engendra Jéchonias et ses frères, au temps de la déportation à Babylone. Et après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel; Salathiel engendra Zorobabel; Zorobabel engendra Abiud; Abiud engendra Éliakim; Éliakim engendra Azor; Azor engendra Sadoc; Sadoc engendra Achim; Achim engendra Éliud; Éliud engendra Éléazar; Éléazar engendra Mathan; Mathan engendra Jacob; Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ. En tout donc, depuis Abraham jusqu'à David, quatorze générations; depuis David jusqu'à la déportation à Babylone, quatorze générations; et depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ, quatorze générations. Voici comment naquit Jésus Christ: comme Marie, sa mère, avait été fiancée à Joseph, avant leur union elle se trouva enceinte par l'action de l'Esprit-Saint. Joseph, son mari, qui était un homme de bien, et ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Il y réfléchissait lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe: "Joseph, dit-il, fils de David, ne crains point d'accueillir Marie, ta femme; l'enfant qu'elle a conçu vient de l'Esprit-Saint. Elle va mettre au monde un fils, à qui tu donneras le nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés." En tous ces événements, s'accomplissait l'oracle inspiré du prophète: Voici que la vierge va concevoir et enfantera un fils, auquel on donnera le
nom d'Emmanuel (Is 7,14) - c'est-à-dire: Dieu avec nous. Dès son réveil, Joseph exécuta ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit, et prit chez lui son épouse. Et, sans qu'il l'eût connue, elle mit au monde un fils, auquel il donna le nom de Jésus.


video

18 décembre 2009

Rien n'est impossible à Dieu. Ou presque rien? (humour)

Un homme se promène sur la plage et prie Dieu: "Dieu, accorde-moi un voeu". Le ciel s'ouvre et il entend la voix de Dieu: "Parce que tu as toujours cru en moi, je t'accorderai un voeu".

L'homme dit: "Construis-moi un pont entre ma maison et Hawaï de sorte que je puisse m'y rendre chaque fois que j'en ai envie". Dieu répond: "Ton voeu, il me serait très facile de l'exaucer. Construire un tel pont, les piliers qui doivent atteindre le fond de la mer, la distance, la quantité de béton et de macadam nécessaire, c'est du gateau pour moi. Je pourrais bien sûr exaucer ton voeu, mais n'y a-t-il vraiment rien de plus difficile que tu souhaiterais me voir exaucer?"

L'homme réfléchit profondément et dit: "J'aimerais comprendre les femmes, j'aimerais savoir ce qu'elles ressentent, pensent et veulent vraiment dire quand elles parlent et comment je peux réellement les combler".

Après un court silence, Dieu dit: "Ce pont, te le veux à deux ou quatre bandes?"


source img


une bien bonne blague d'Alexandre T.

14 décembre 2009

La joie (archim. Meletios & Ancien Joseph l'Hésychaste)

http://thehandmaid.wordpress.com/2009/09/16/joy/

Joueurs de tympanon
tableau de Victor Vasnetsov (1899)


La joie ne laisse place à rien d'autre.. Il n'y a pas de "non-joie."
Joy leaves no room for anything else… There is no "unjoy."

Archimandrite Meletios Webber (durant un de ses exposés en août 2009 à Colorado Springs)

N'attendez pas trouver de la joie et du repos dans quoi que ce soit qui afflige votre âme et heurte la divine grâce. La joie est un don de Dieu pour notre âme.. Et si vous la déshonorez, cela ne reviendra pas, à moins que vous ne le regrettiez amèrement et ne vous repentiez profondément pour chaque péché que vous aurez commis. Mais quel est l'intérêt de faire fuir par nonchalance la colombe de la grâce, et ensuite de le regretter, et au milieu d'amères larmes, essayer de la faire revenir? Nombre de gens ont fait fuir la joie en la déshonorant stupidement, et elle n'est jamais revenue.
Ancien Joseph l'Hésychaste, "Sagesse monastique," 49ème lettre, page 23 (édition US)

09 décembre 2009

Notre seul vrai souci en ce monde (Ancien Sophrony de Maldon)


"Nous ne nous occuperons pas de ce que les gens pensent de nous, ni comment ils nous traitent. Nous cesseront d'avoir peur de tomber en disgrâce. Nous aimerons notre prochain sans penser à comment lui pourrait nous aimer. Le Christ nous a donné le Commandement d'aimer autrui, mais n'a pas dit que le fait qu'ils nous aiment ou non serait une condition pour notre Salut. Et de fait, nous pouvons être tout à fait détestés pour question d'indépendance d'esprit. En ces jours, il est essentiel d'être capables de nous protéger nous-mêmes de l'influence de ceux avec qui nous entrons en contact. Autrement, nous risquons de perdre en même temps la Foi et la prière. Que le monde nous rejette seulement comme indignes d'attention, confiance ou respect – cela n'aura aucune espèce d'importance, pourvu que le Seigneur nous accepte. Et vice-versa : cela ne nous rapportera rien si le monde entier pense du bien de nous, et chante nos louanges, si le Seigneur refuse de demeurer en nous. Ceci n'est qu'une toute petite facette de cette liberté dont le Christ voulait parler quand Il a dit "Vous connaîtrez la liberté, et la liberté vous libérera" Jean 8,32). Notre seul souci sera de continuer selon la parole du Christ, devenir Ses disciples et cesser d'être serviteurs du péché."
Ancien Sophrony, Maldon, Essex
.

08 décembre 2009

Calendrier liturgique 2010


128 pages - calendrier liturgique : 11 €, frais de port inclus pour la France. Pour la Belgique, ajouter 2,20€ de frais de port. Se renseigner au préalable, peut-être que cette année encore, la Fraternité aura la possibilité d'envoyer un colis à Bruxelles pour les acheteurs belges.

Calendrier édité par :
Fraternité Orthodoxe
Service des publications liturgiques
9, allée d'Arques
F-91390 Morsang-sur-Orge
France
courriel : ovicto@club-internet.fr

pour rappel 2010:

Début du Grand Carême : 15 février
Pâques : 4 avril
Ascension : 13 mai
Pentecôte : 23 mai


06 décembre 2009

Saint Nicolas de Myre: Acathiste




KONDAKION 1
Toi donc qui es écouté avec amour par le Segineur, demande-Lui de nous délivrer de tout malheur afin que nous puissions te crier :
Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

IKOS 1
Ayant été revêtu par la grâce, ta terrestre nature s'est manifestée avec la splendeur d'un Ange de miséricorde et l'Auteur de toute la Création, voyant la fertile beauté de ton âme, ô bienheureux Nicolas, nous enseigne à te clamer :

Réjouis-toi, toi qui fus béni dès le sein maternel !
Réjouis-toi, toi qui restas sanctifié jusqu'à la fin !
Réjouis-toi, toi qui stupéfias tes parents par ta naissance !
Réjouis-toi, toi qui manifestas sitôt après ta nativité la puissance de ton âme !

Réjouis-toi, jardin de la terre promise !
Réjouis-toi, fleur de divine plantation !
Réjouis-toi, sarment vertueux dans la vigne du Christ !
Réjouis-toi, arbre miraculeux au paradis de Jésus !

Réjouis-toi, lys des fleurs du Paradis !
Réjouis-toi, myrrhe parfumée du Christ !
Réjouis-toi, car par toi est bannie la lamentation !
Réjouis-toi, car par toi est offerte l'allégresse !

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

KONDAKION 2
Voyant l'effusion de ta myrrhe, ô divinement sage, nous sommes illuminés d'âme et de corps, réalisant quelle admirable et vivifiante source de bienfaits par toi coule, ô Nicolas. Car de miracles, comme d'ondes répandues par la grâce divine, tu abreuves ceux qui clament avec ferveur à Dieu : alléluia !

IKOS 2
Rendant intelligible l'incompréhensible connaissance de la Sainte Trinité, tu fus à Nicée avec les Saints Pères un champion de la confession de la Foi orthodoxe : car tu confessas le Fils égal au Père, et avec Lui règnant de toute éternité, tandis que tu gifleais Arius, qui persistait à nier la divinité du Christ et voulait imposer sa folie à l'Eglise. C'est pourquoi les fidèles apprirent à te chanter :

Réjouis-toi, haute colonne de piété !
Réjouis-toi, cité de refuge des fidèles !
Réjouis-toi, ferme citadelle de l'orthodoxie !
Réjouis-toi, vénérable réceptacle et louange de la Trinité !

Réjouis-toi, toi qui as prêché le Fils égal en honneur au Père !
Réjouis-toi, toi qui au Concile de Nicée a dénoncé la grave erreur du prêtre Arius!
Réjouis-toi, Père Nicolas, glorieuse beauté des Pères !
Réjouis-toi, très sage bonté des divinement sages !

Réjouis-toi, toi qui proféras d'ardentes paroles !
Réjouis-toi, toi qui conduisis bien ton troupeau !
Réjouis-toi, car par toi la Foi est affermie !
Réjouis-toi, car par toi l'hérésie est abattue !

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !


KONDAKION 3
Par la force qui te fut donnée d'en Haut, tu as séché toute larme au visage de ceux qui souffrent terriblement, ô Père Nicolas, qui portat Dieu au monde. Tu te révélas le nourricier des affamés, l'exceptionnel pilote de ceux qui se trouvent dans les tempêtes en mer, le guérisseur des infirmes, tu t'es manifesté comme le secours de tous ceux qui clament à Dieu : alléluia !

IKOS 3
En vérité, ô Père Nicolas, c'est un chant du Ciel, et non pas de la terre, qui devrait t'être chanté. Car comment l'un d'entre les hommes pourrait-il proclamer la grandeur de ta sainteté ? Mais nous, conquis par ton amour, nous te clamons:

Réjouis-toi, modèle des agneaux et des pasteurs !
Réjouis-toi, sainte purification des moeurs !
Réjouis-toi, réceptacle de hautes vertus !
Réjouis-toi, demeure pure et honorable de sainteté !

Réjouis-toi, lampe toute lumineuse de prédilection !
Réjouis-toi, lumière immaculée aux rayons d'or !
Réjouis-toi, digne interlocuteur des Anges !
Réjouis-toi, excellent enseignant de l'humanité !

Réjouis-toi, règle de pieuse Foi !
Réjouis-toi, modèle de la douceur spirituelle !
Réjouis-toi, car par toi nous sommes délivrés des passions corporelles !
Réjouis-toi, car par toi nous sommes comblés des délices spirituels !

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !


KONDAKION 4
La tempête du doute trouble mon esprit : comment dignement chanter tes miracles, ô bienheureux Nicolas ? Car nul ne saurait les dénombrer, même s'il avait, avec de multiples langues, la ferme intention de les énumérer. Mais nous avons l'audace de chanter à Dieu merveilleusement glorifié en toi : alléluia !

IKOS 4
Au loin tout comme aux environs, les gens entendirent parler, ô sage en Dieu Nicolas, de la grandeur de tes miracles, de comment, dans les airs, sur les ailes légères de la grâce, tu as coutume d'assister ceux qui sont plongés dans les malheurs, et d'en délivrer promptement tous ceux qui te clament :
Réjouis-toi, délivrance de l'épreuve !
Réjouis-toi, canal de la grâce !
Réjouis-toi, dispersion des maux inopinés !
Réjouis-toi, planteur des biens désirés !

Réjouis-toi, prompte consolation de ceux qui sont dans le malheur !
Réjouis-toi, terrible correction des offenseurs !
Réjouis-toi, abîme des miracles déversés par Dieu !
Réjouis-toi, tables de la Loi du Christ gravées par Dieu !

Réjouis-toi, ferme relèvement de ceux qui sont tombés !
Réjouis-toi, support de ceux qui se tiennent droit !
Réjouis-toi, car par toi toute tromperie est dénoncée !
Réjouis-toi, car par toi toute vérité est réalisée !

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !


KONDAKION 5
Tu es apparu comme un astre à la trajectoire divine, guidant ceux qui voguaient sur mer à grand péril, et qu'une mort imminente menaçait si tu ne les avais assistés, eux qui t'appelaient à l'aide, saint thaumaturge Nicolas; car, t'opposant aux démons effrontés qui tournoyaient et cherchaient à faire sombrer le navire, tu les chassas et enseignas les fidèles à clamer à Dieu qui, par ton entremise, les sauvait : alléluia !

IKOS 5
Les jeunes filles destinées à être vendues en raison de leur misère virent ta grande miséricorde à l'égard des pauvres, très bienheureux Nicolas, quand tu donnas secrètement de nuit à leurs vieux parents 3 bourses d'or, les sauvant ainsi avec leurs filles de la chute dans le péché. C'est pourquoi de tous tu entends ceci:

Réjouis-toi, trésor de grandiose miséricorde !
Réjouis-toi, amitié prévoyante pour le peuple !
Réjouis-toi, nourriture et rafraîchissement de ceux qui recourent à toi !
Réjouis-toi, pain inépuisable des affamés !

Réjouis-toi, richesse donnée par Dieu à ceux qui vivent pauvrement sur terre !
Réjouis-toi, rapide relèvement des miséreux !
Réjouis-toi, prompte écoute des pauvres !
Réjouis-toi, qui prend soin des affligés !

Réjouis-toi, immaculé maître de noce pour les trois vierges !
Réjouis-toi, zélé gardien de la pureté !
Réjouis-toi, espoir des désespérés !
Réjouis-toi, délectation du monde entier !

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

KONDAKION 6
Le monde entier te proclame, ô très bienheureux Nicolas, prompt intercesseur dans les malheurs. Car bien souvent, prenant les devants, tu vins à la même heure porter secours et à ceux qui voyageaient par terre et à ceux qui naviguaient par mer, et tous ensemble les préserva des maux, eux qui clamaient à Dieu : alléluia !

IKOS 6
Tu as resplendi comme une lumière vivante, apportant la délivrance aux généraux qui allaient être injustement exécutés et qui t'invoquaient, ô bon pasteur Nicolas, lors qu'aussitôt tu apparus en songe à l'empereur qui en fut terrifié, et tu lui ordonna de les relâcher indemnes. C'est pourquoi avec eux nous aussi te clamons dans notre gratitude :

Réjouis-toi, toi qui aides ceux qui t'invoquent avec ferveur !
Réjouis-toi, toi qui délivres d'une exécution injuste !
Réjouis-toi, toi qui protèges de la laide calomnie !
Réjouis-toi, toi qui fait échouer les injustes projets !

Réjouis-toi, toi qui déchires les mensonges comme une toile d'araignée !
Réjouis-toi, toi qui exaltes glorieusement la vérité !
Réjouis-toi, toi qui défais les liens des innocents !
Réjouis-toi, retour à la vie des défunts !

Réjouis-toi, révélateur de justice !
Réjouis-toi, dénonciateur de l'injustice !
Réjouis-toi, car par toi les innocents sont délivrés du glaive !
Réjouis-toi, car par toi ils jouissent de la lumière !

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !


KONDAKION 7
Voulant dissiper les infectes erreurs menaçant la Foi, tu apparus en vérité comme la myrrhe parfumée et mystique, ô Nicolas. Ayant sous ta houlette le peuple de Myre, tu as empli le monde entier de ta myrrhe pleine de grâce. Ainsi, débarrasse-nous de la puanteur du péché qui déplaît tant à Dieu afin que nous puissions dignement clamer à Dieu : alléluia !

IKOS 7
Nous réalisons que tu es un nouveau Noé, guide de l'arche salvatrice, Père Saint Nicolas, dispersant la tempête des calamités par tes conseils et apportant le calme divin à ceux qui clament:

Réjouis-toi, havre tranquille de ceux que ballote la tempête !
Réjouis-toi, sûre protection de ceux qui coulent !
Réjouis-toi, bon pilote de ceux qui naviguent parmi les gouffres !
Réjouis-toi, toi qui maîtrises le déchaînement des flots !

Réjouis-toi, guide de ceux qui sont pris dans les tourbillons !
Réjouis-toi, chaleur de ceux qui sont dans les frimas !
Réjouis-toi, éclair qui disperse la ténèbre des afflictions !
Réjouis-toi, lampe qui éclaire les confins de la terre !

Réjouis-toi, toi qui délivres les hommes de l'abîme des péchés !
Réjouis-toi, toi qui jettes Satan dans l'abîme infernal !
Réjouis-toi, car par toi nous invoquons hardiment l'abîme de la miséricorde divine!
Réjouis-toi, car par toi, délivrés du déluge de la colère, nous retrouvons la paix avec Dieu !

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !



KONDAKION 8
Ta sainte Eglise se révèle un étrange miracle pour ceux qui affluent vers toi, bienheureux Nicolas, car en y offrant même une humble prière, nous recevons la guérison de lourdes infirmités, pour peu qu'après Dieu nous placions notre espérance en toi, clamant avec ferveur : alléluia !

IKOS 8
Tu es en vérité le total secours de tous, ô Nicolas qui porte Dieu à l'humanité, et tu as rassemblé tous ceux qui ont recours à toi, en tant que libérateur, nourricier et prompt médecin pour tous les habitants de la terre, les incitant tous à te chanter cette louange :

Réjouis-toi, source de toutes sortes de guérisons !
Réjouis-toi, secours pour ceux qui souffrent terriblement !
Réjouis-toi, aurore luisant pour ceux qui errent dans la nuit du péché !
Réjouis-toi, toi qui donnes la prospérité à ceux qui le demandent !

Réjouis-toi, toi qui bien des fois devances les suppliques !
Réjouis-toi, toi qui restaures la force des vieillards aux cheveux gris !
Réjouis-toi, dénonciateur de beaucoup de ceux qui courrent loin du vrai chemin !
Réjouis-toi, fidèle célébrant des divins Mystères!

Réjouis-toi, car par toi nous terrassons la jalousie !
Réjouis-toi, car par toi nous parvenons à vivre dans de bonnes moeurs !
Réjouis-toi, car par toi nous suivons les conseils évangéliques !
Réjouis-toi, qui nous guide sur l'unique chemin du Salut !

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !


KONDAKION 9
Soulage toute maladie, ô notre grand intercesseur Nicolas, dispensant les grâces de guérisons, réjouissant les âmes et les cœurs de tous ceux qui recourent avec ferveur à ton aide et clament à Dieu : alléluia !

IKOS 9
Tu as démasqué les portes-parole de l'erreur, ô divinement sage Père Nicolas, car tu as réfuté l'égarement d'Arius qui mettait en doute la divinité du Christ Seigneur, et celui de Sabellius qui niait la divinité de l'Esprit Saint, mais nous, tu nous a affermis dans l'orthodoxie de la Foi. C'est pourquoi nous te clamons :

Réjouis-toi, bouclier qui défend la piété !
Réjouis-toi, glaive qui pourfend l'impiété !
Réjouis-toi, précepteur des commandements divins !
Réjouis-toi, destructeur des doctrines impies !

Réjouis-toi, échelle dressée par Dieu par laquelle nous montons aux Cieux !
Réjouis-toi, protection donnée par Dieu, par laquelle beaucoup sont abrités !
Réjouis-toi, toi qui par tes paroles rends sages les insensés !
Réjouis-toi, toi qui par tes moeurs ranimes les paresseux !

Réjouis-toi, luminosité inextinguible des commandements divins !
Réjouis-toi, rayon très lumineux des préceptes du Seigneur !
Réjouis-toi, car par ton enseignement les chefs de l'hérésie furent vaincus !
Réjouis-toi, car par toi les fidèles reçoivent la gloire !

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !


KONDAKION 10
Tu as équilibré en harmonieux concert ton corps et ton esprit, en vérité, ô notre Père Nicolas, tu as aussi conquis le Paradis : par le silence tout d'abord, puis des saintes réflexions, et ensuite par des paroles de vie, tu as uni l'action à la divine méditation, et par celles-ci, tu as acquis la parfaite intelligence avec laquelle tu converses hardiment avec les Anges devant la Face de Dieu, toujours clamant : alléluia !

IKOS 10
Tu es un rempart pour ceux qui louent, ô bienheureux, tes miracles et tous ceux qui recourent à ta protection. Ainsi, nous qui sommes pauvres en vertu, délivre-nous de la misère, de l'adversité, des infirmités et des besoins divers, nous qui te clamons avec amour :

Réjouis-toi, toi qui secours de l'éternelle misère !
Réjouis-toi, toi qui donnes l'impérissable richesse !
Réjouis-toi, incorruptible nourriture pour les affamés de justice !
Réjouis-toi, inépuisable boisson pour les assoiffés de vie !

Réjouis-toi, toi qui protèges de la rébellion et de la guerre !
Réjouis-toi, toi qui délivres des liens et de la captivité !
Réjouis-toi, très glorieux intercesseur dans les malheurs !
Réjouis-toi, très grand défenseur dans les tentations !

Réjouis-toi, toi qui en as arraché beaucoup à la perdition !
Réjouis-toi, toi qui as conservé intact un nombre incalculable d'humains !
Réjouis-toi, car par toi les pécheurs échappent à une mort terrible !
Réjouis-toi, car par toi les pénitents obtiennent la vie éternelle !

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !


KONDAKION 11
Tu as offert plus que tout autre un chant à la très Sainte Trinité, très bienheureux, par la pensée, la parole et l'action, car avec beaucoup d'expérience tu as énoncé les principes de la vraie Foi, nous instruisant avec foi, espérance et charité à chanter au Dieu unique en l'indivisible Trinité : alléluia !

IKOS 11
Nous te voyons comme un inextinguible rayon luisant dans les ténèbres de l'existence, Père Nicolas élu de Dieu. Car tu conversas de la lumière incréée de la Trinité avec les lumières angéliques immatérielles, et tu éclairas les âmes des fidèles qui te clament :

Réjouis-toi, rayonnement de la lumière au triple Soleil !
Réjouis-toi, astre levant du Soleil sans couchant !
Réjouis-toi, lampe allumée à la flamme divine !
Réjouis-toi, car tu as éteint la flamme démoniaque de l'impiété !

Réjouis-toi, lumineuse prédication de la vraie Foi !
Réjouis-toi, éclat plaisant de la lumière évangélique !
Réjouis-toi, éclair qui consume les hérésies !
Réjouis-toi, tonnerre qui terrifie les tentateurs !

Réjouis-toi, enseignement de la vraie connaissance !
Réjouis-toi, rosée versée du Ciel sur ceux qui sont dans la fièvre du labeur !
Réjouis-toi, car par toi l'adoration de la Création a été terrassée !
Réjouis-toi, car par toi nous avons appris à adorer le Créateur en la Trinité !

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !




KONDAKION 12
Connaissant la grâce qui t'a été donnée par Dieu et nous réjouissant, nous célébrons ta mémoire avec joie, très glorieux Père Nicolas, et nous accourons de toute notre âme implorer ta merveilleuse intercession. Incapables de dénombrer tes très glorieux actes qui sont comme le sable de la mer et la profusion des étoiles, et pris d'étonnement, nous clamons à Dieu : alléluia !

IKOS 12
Chantant tes miracles, nous te louons, ô très louable Nicolas; car en toi Dieu a été admirablement glorifié dans la Trinité, mais même si nous t'offrons une multitude de Psaumes et d'hymnes composés avec toute notre âme, ô Saint thaumaturge, nous ne ferions rien d'équivalent au don de tes miracles, et émerveillés par eux, nous te clamons :

Réjouis-toi, serviteur du Roi des rois et du Seigneur des souverains !
Réjouis-toi, compagnon de Ses célestes serviteurs !
Réjouis-toi, secours des rois fidèles !
Réjouis-toi, exaltation de la génération Chrétienne !

Réjouis-toi, homonyme de la victoire !
Réjouis-toi, porte-couronne remarquable !
Réjouis-toi, miroir de toute vertu !
Réjouis-toi, ferme contrefort pour tous ceux qui recourent à toi !

Réjouis-toi, après Dieu et la Mère de Dieu, toute notre espérance !
Réjouis-toi, santé de nos corps et salut de nos âmes !
Réjouis-toi, car avec Toi nous sommes libérés de la mort éternelle !
Réjouis-toi, car avec toi nous recevons la vie sans fin !

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !


KONDAKION 13
Ô très saint et merveilleux Père Nicolas, consolation de tous les affligés, reçois notre supplication présente et délivre nous du gouffre de perdition, prie le Seigneur par ton intercession agréable à Dieu afin qu'avec toi nous chantions : alléluia ! (trois fois)


[ A nouveau IKOS 1 puis KONDAKION 1 ]


IKOS 1
Ayant été revêtu par la grâce, ta terrestre nature s'est manifestée avec la splendeur d'un Ange de miséricorde et l'Auteur de toute la Création, voyant la fertile beauté de ton âme, ô bienheureux Nicolas, nous enseigne à te clamer :

Réjouis-toi, toi qui fus béni dès le sein maternel !
Réjouis-toi, toi qui restas sanctifié jusqu'à la fin !
Réjouis-toi, toi qui stupéfias tes parents par ta naissance !
Réjouis-toi, toi qui manifestas sitôt après ta nativité la puissance de ton âme !

Réjouis-toi, jardin de la terre promise !
Réjouis-toi, fleur de divine plantation !
Réjouis-toi, sarment vertueux dans la vigne du Christ !
Réjouis-toi, arbre miraculeux au paradis de Jésus !

Réjouis-toi, lys des fleurs du Paradis !
Réjouis-toi, myrrhe parfumée du Christ !
Réjouis-toi, car par toi est bannie la lamentation !
Réjouis-toi, car par toi est offerte l'allégresse !

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !


KONDAKION 1
Toi donc qui es écouté avec amour par le Segineur, demande-Lui de nous délivrer de tout malheur afin que nous puissions te crier :
Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

PRIÈRE Á SAINT NICOLAS
Ô saint évêque digne de toute louange et de tout honneur, grand par les miracles et Saint du Christ, Père Nicolas, homme de Dieu et fidèle serviteur, homme de désir, vase élu, ferme pilier de l'Eglise, flambeau très brillant, étoile qui illumine et éclaire l'univers entier. Tu es un juste florissant comme le palmier planté dans les parvis de ton Seigneur. Vivant à Myre, tu as répandu le parfum de myrrhe et tu déversas la myrrhe jaillissante de la Grâce Divine. Par ta présence, très saint Père, la mer fut bénie quand tes reliques miraculeuses furent transférées à la ville de Bari, de l'Orient à l'Occident, pour louer à l'unisson le Nom du Seigneur.
Ô très gracieux et merveilleux thaumaturge, rapide secours, fervent intercesseur, bon berger qui sauve ton troupeau spirituel de toutes sortes de maux, nous te glorifions et te magnifions comme un espoir pour tous les Chrétiens, une source de miracles, un protecteur des fidèles, un très sage docteur, nourricier des affamés, joie des affligés, vêtement pour ceux qui sont nus, un guérisseur des malades, un pilote de ceux qui voguent en mer, un libérateur de prisonniers, un nourricier et défenseur des veuves et orphelins, un gardien de la chasteté, un doux tuteur des enfants et support des vieillards, un guide des jeûneurs, un repos de ceux qui peinent et une source de richesse abondante pour les pauvres et nécessiteux. Ecoute-nous qui te prions et avons recours à ta protection, intercède en notre faveur auprès du Très-Haut et obtiens par tes puissantes prières tout ce qui est utile pour le salut de nos âmes et de nos corps. Protège cette sainte communauté et nos paroisses, toute ville, tout village et tout pays Chrétien et le peuple ici présent de tout mal par ton secours. Car nous savons, nous savons que la prière d'un juste est une grande et puissante force pour le bien. Et après la Toute bénie Vierge Marie, nous t'avons comme juste intercesseur auprès de Dieu très Miséricordieux, et nous avons humblement recours à ta fervante intercession et protection, très gracieux Père. Sous ta houlette, comme un berger attentif et bon, garde-nous de tous les ennemis, des fléaux, des tremblements de terre, de la grêle, de la famine, de l'inondation, de la violence, de l'invasion étrangère, de la guerre civile, des conflits sociaux, des désastres écologiques et de toutes nos adversités et afflictions. Tends-nous une main secourable et ouvre-nous les portes de la Miséricorde divine; car nous sommes indignes de contempler les hauteurs célestes à cause de la multitude de nos péchés; nous sommes enchaînés par tout ce mal que nous commettons sans nous repentir et nous n'avons pas accompli la volonté de notre Créateur, ni gardé Ses Commandements. C'est pourquoi dans un esprit de conversion et l'humilité nous fléchissons les genoux de notre coeur devant Dieu et sollicitons ton intercession paternelle auprès de Lui. Secours-nous, Saint de Dieu, afin que nous ne périssions pas dans nos péchés; délivre-nous de tout mal et de toute puissance hostile, dirige notre esprit et affermis notre cœur dans la vraie Foi, confiants qu'avec ton intercession, ni les plaies, ni les menaces, ni les fléaux ne nous écraserons, et que la juste colère de notre Créateur sera apaisée. Et accorde-nous de pouvoir mener une vie paisible ici-bas et de contempler les biens éternels dans la terre des vivants, glorifiant le Père, le Fils et le Saint Esprit, un seul Dieu glorifié dans la Trinité, maintenant et aux siècles sans fin. Amen.



VIE DE SAINT NICOLAS, ÉVÊQUE DE MYRE en Lycie (+ 325)
Fêté les 6 décembre, 25 septembre, 3 février et 18 mars.
Grec :

" nike" , "nike", victoire;
"

laos ", "laos", peuple.
Jeune homme, il apprit qu'à cause de la pauvreté, un voisin n'arrivait pas à marier ses filles et risquait de devoir les vendre. De nuit, Nicolas jetta par la fenêtre des bourses d'or, et ainsi les filles purent se marier. Élu évêque de Myre, sur une indication expresse de Dieu, il fut un évêque modèle. Lors des dernières grandes persécutions contre les Chrétiens, il fut jetté en prison pour décourager le peuple, et laissé 7 ans loin de son Eglise. La Tradition rapporte qu'il assista au 1er Concile Oecuménique de Nicée; un prêtre fou et méchant, Arius, prétendait que Jésus-Christ n'était pas vraiment Dieu, et saint Nicolas, habituellement doux, le giffla. Sur son lit de mort, il déclara aux fidèles présents : "Lorsque je serai au Ciel, je veux d'abord aller voir la Mère de Dieu, que j'ai tant priée ici bas. Et puis je veux revenir sur terre pour faire le bien et aider". Des Anges vinrent accueillir l'âme de Nicolas mourant.
Au tombeau, son corps distilla de l'huile et de l'eau. "De nos jours encore", une huile sainte émane de lui et guérit bien des personnes. Les invasions des musulmans semaient la désolation, ils massacraient tout sur leur passage. Quand les Turcs arrivèrent à Myre, les habitants s'enfuirent, sans rien emporter. Mais un bateau de corsaires d'Italie vint sur place, 62 hommes en tout, dont on possède les noms. Et les 47 soldats de cet équipage de Bari prirent le corps précieux de saint Nicolas et l'emportèrent chez eux en 1087. Un jour, des matelots en péril l'invoquèrent: comme saint Claude de Besançon ou sainte Anne avec d'autres marins, saint Nicolas apparut, aida la manoeuvre, et la tempête s'apaisa. En temps de famine, il ravitailla miraculeusement sa province. Il est le saint patron de la Russie, des marins, des enfants, des voyageurs, etc. C'est un des prénoms masculins les plus portés en Grèce et en Russie. Il s'accomplit encore de nos jours beaucoup de miracles par l'intercession de saint Nicolas de Myre.
Voici une histoire avec une de ses saintes icônes : lors de la guerre entre la Russie et le Japon en 1904, les Japonais s'emparèrent d'un navire torpilleur Russe. 30 ans après, ils envahirent la Chine. Le navire était amaré à Shangaï. L'évêque du lieu était saint Jean Maximovitch, qui deviendra ensuite archevêque de l'Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières pour l'Europe Occidentale, avec son Siège épiscopal en Belgique, à Bruxelles. Cet évêque, tout petit et pourtant "de feu comme le prophète Elie", grimpa à bord du navire, malgré l'interdiction des soldats de garde. Il entra dans le réfectoire des officiers sans que personne n'arrive à l'arrêter, et là il leur montra une sainte icône de saint Nicolas qui était encore accrochée à la paroi, à l'endroit où les marins Russes l'avaient fixée auparavant. Il dit aux Japonais, ébahis : "Si votre navire est encore à flot, c'est à saint Nicolas que vous le devez. Alors respectez-le!". Ces Japonais-là furent d'autant plus surpris que n'étant pas (encore devenus) Chrétiens, ils ne savaient ni qui était saint Nicolas de Myre, ni ce qu'était une sainte icône et sa force spirituelle pour ceux qui vivent dans la Foi.


Notes : c'est l'adaptation que j'ai réalisée avec bénédiction du prêtre qui venait à l'époque célébrer dans la chapelle locale, et nous avons utilisé cette Acathiste pour un office lors d'un pèlerinage à saint Nicolas le 6 décembre 2005. Le texte d'origine venait de l'Église Orthodoxe Russe Hors Frontières, mais utilisait un vocabulaire parfois incompréhensible pour la plupart des gens d'ici, d'où l'adaptation demandée par le prêtre.
La courte "vie" est ce que j'avais composé dans un carnet de "vies de saints" que l'institutrice de 3ème primaire d'une de mes enfants m'avait demandé, à l'époque, car elle ne trouvait pas dans les livres de sa confession de quoi parler du saint patron de la plupart des enfants de ses 2 classes. C'est un abrégé très personnel, destiné à des mômes de 8-10 ans, pas à des théologiens férus!



à (re)lire aussi, cette richissime page, tant au niveau iconographique qu'historique, et même liturgique (explications de la Liturgie par le p. Schmemann, Liturgie de l'Occident Orthodoxe, etc):

http://stmaterne.blogspot.com/2006/12/que-saint-nicolas-apaise-les-temptes.html

02 décembre 2009

L'Église face aux questions de sorcellerie (conférence 061209)


6 décembre 2009, 13h30, Atelier du Forum Orthodoxe de Bruxelles

Conférence-débat avec le Père Timothée Dewedi,
Protopresbytre du Patriarcat grec-orthodoxe d’Alexandrie, Vicaire épiscopal pour le Bénin

entrée libre

Lieu: église orthodoxe de la Sainte-Trinité et des Saints-Côme-et-Damien
(26 rue Paul Spaak, 1050 Bruxelles, arrêt Stib: Bailli, trams 81 et 94, bus 54)

Renseignements :
tél./fax 02-6401596
gsm 0477584130
fob@orthodoxie.be
http://www.orthodoxie.be

01 décembre 2009

Notre soif de savoir (Ancien Sophrony de Maldon)

http://thehandmaid.wordpress.com/2009/09/26/our-longing-to-know/
Anachorète dans les forêts du Nord de la Russie
O Miloradovic (date inconnue)


Chapitre 1 : la connaissance de Dieu
L'esprit humain aspire à la connaissance – mais la connaissance entière, intégrale. Rien ne saurait détruire notre aspiration à vouloir connaître, et, naturellement, notre désir ultime c'est la connaissance de l'Être Primordial, ou Celui ou Ce qui est. Tout au long des siècles, l'homme a rendu instinctivement hommage à cet Être Premier. Nos pères et nos ancêtres L'ont vénéré de différentes manières car ils ne Le connaissaient pas comme étant "Celui Qui Est" (1 Jean 3,2). Certains – et ils devaient sûrement être parmi les plus élevés en sagesse – ont élevé "un autel avec l'inscription 'au dieu inconnu' (Actes 17,23)." Même de nos jours, nous nous voyons sans cesse rappeler que la raison seule, per se, ne pourrait pas nous faire franchir le seuil vers "l'Inconnu." Dieu est notre seul moyen d'accès à cette connaissance suprême, s'Il veut Se révéler.
"His Life is Mine" par l'archimandrite Sophrony

30 novembre 2009

Créer un homme ayant toutes les vertus (saint Jean le Petit)

http://thehandmaid.wordpress.com/2009/09/12/to-compose-a-man-of-virtue/



saint Jean le Petit disait :
"Je vais inventer un homme qui possédera toutes les vertus. Tous les matins, il se lèvera à l'aube, commencera à pratiquer chaque vertu, et gardera les Commandements de Dieu. Il vivra dans la patience totale, dans la crainte de Dieu, l'attente de Dieu et l'amour de Dieu; son corps et son âme y seront fermement dévoués; il vivra dans l'humilité, la patience, résolu d'âme et de corps; de profonde humilité et de patience, d'un coeur léger et appliqué à tout. Il prierait souvent, avec le coeur repentant, gardant ses lèvres pures, veillant à ce que ses yeux regardent. Il accepterait l'injure sans se mettre en colère, se soumettant humblement à toute créature, renonçant à toute propriété matérielle et à tout ce qui est de la chair. Il aimerait comme s'il était crucifié, en lutte, l'esprit abaissé, plein de bonne volonté et d'abstinence spirituelle, dans le jeûne, la pénitence, dans les larmes. Il combattrait contre le démon, il serait sage et prudent dans ses jugements, et d'esprit chaste. Il recevrait tout bon traitement paisiblement, il travaillerait de ses propres mains, veillant la nuit, supportant la faim et la soif, le froid et la nudité, et le labeur. Il vivrait comme s'il était déjà dans la tombe, déjà mort, sentant chaque jour sa proximité avec la mort."

Le vagabond
Vasily Perov
(19ème s., qui a peint entre autres un portrait de Fedor Dostoïevsky)

27 novembre 2009

Moira, la destinée, la prédestination, Fatum, le sort, la scoumoune, la poisse, etc

Cakyamuni le Solitaire, dit Sidarta Gauma le Sage, dit le Bouddah, se saisit d'un morceau de craie rouge, traça un cercle et dit
"Quand des hommes, même s'ils l'ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d'entre eux et ils peuvent suivre des chemins divergents. Au jour dit, inéluctablement, ils seront réunis dans le cercle rouge."

source

Je ne le crois pas. Pour moi, tout n'est pas écrit d'avance – sinon il n'y a pas de liberté. Et sans liberté - bien comprise! (*) - il n'y a pas d'amour. Dieu est amour. Dieu nous a créés par amour. Je pense qu'une forme de "fil d'or" nous guide, mais on peut très bien s'en détacher et suivre un tout autre chemin. Le cercle rouge où on se retrouve tous, il existe en quelque sorte, mais pas il n'est pas pour ici bas/ C'est face au Jugement du Christ. Nul n'y échappera.

Par contre, j'ai comme la sensation que certains qui acceptent de suivre le fil d'or que Dieu déroule devant eux, qui "zigzague" à travers les méandres de la vie, ceux-là pourraient ainsi rentrer dans un projet où des rencontres sont "prévues" – à condition toujours que tous les "prévus" suivent jusqu'au bout. La possibilité existe.

Mais on est si souvent pas d'accord avec soi-même. Pas même avec sa conscience - quand on ne la fait pas tout simplement mourir pour avoir la paix. Encore moins avec ses propres convictions - qu'on en préfère ses opinions car elle sont fluctuantes et très malléables. Etc. Comment être sûr?

Que de questions, jamais de certitudes...

Prisonniers Cosaques pendant la Guerre Civile
Dmitri Shmarin (2000)
Certes, l'étoile rouge maudite flottait là-bas, mais un cercle rouge y était-il tracé? Toute la terre là-bas était rouge, de ce rouge-brun du sang qu'ont abondamment fait couler les "libérateurs" du peuple russe...


(*) liberté... "La seule liberté, c'est de se donner comme le font les pétales d'une fleur. La seule joie c'est l'état de grâce qui découle d'une profonde et humble reconnaissance"
Lord Yehudi Menuhin (New York, 22 avril 1916 – Berlin, 12 mars 1999)
(dans mon jeune temps, lors d'un camp de la FNACEM, étant alors élève violoniste, mes condisciples et moi avons eu le privilège incroyable de recevoir ce grand maître du violon (et de la paix) dans notre stage estival. Et d'avoir un bout de parcours musical avec lui. L'année suivante, c'était avec Lola Bobesco.. j'ai encore aujourd'hui les "trompettes d'Aïda" qui résonnent dans mon âme musicale, oeuvre que les mômes que nous étions alors avions apprise à l'époque...)

portrait par Myfanwy Pavelic (1916-2007)

24 novembre 2009

Hérétique, il n'y a rien de pire! (Abba Agathon / Dynamis)

http://groups.yahoo.com/group/orthodoxdynamis/message/3881


abba Agathon (8 janvier)

On rapporte à propos d'abba Agathon qu'un jour, quelques moines vinrent le trouver, ayant entendu parler de son grand discernement.
Voulant voir s'il perdrait son calme, ils l'apostrophèrent ainsi : "N'es-tu pas cet Agathon qu'on dit n'être qu'un fornicateur et un orgueilleux?"
"Hélas oui, c'est bien vrai" répondit-il.
Ils reprirent : "N'es-tu pas cet Agathon qui n'arrête pas de dire des bêtises?"
"Oui, c'est moi"
Alors ils insistèrent : "N'es-tu pas Agathon l'hérétique?"
Mais à ça il répondit "je ne suis pas un hérétique."
Alors ils lui demandèrent "dis-nous pourquoi tu as accepté toutes nos invectives, mais que tu as rejeté cette dernière insulte." Il répondit "les premières accusations, je les ai prises pour moi, car c'est bon pour mon âme. Mais l'hérésie, c'est être séparé de Dieu. Je n'ai aucune envie d'être séparé de Dieu."
Cette parole les surpris, ils comprirent son discernement, et ils s'en retournèrent édifiés.

Extrait de la version anglaise : "The Sayings of the Desert Fathers: The Alphabetic Collection," "Agathon," # 5, Benedicta Ward (ed. tr.), pp. 20, 21.


Effectivement, malgré certaines apparences, ça mène à se séparer de Dieu, voire à en arriver à tuer ceux qui veulent obstinément y rester attachés... rien n'a changé, sauf qu'on utilise d'autres méthodes moins saignantes de nos jours, pour tenter vainement de détruire l'Église...


22 novembre 2009

Bruxelles: Vente de Noël 2009 pour un monastère de Minsk


Du 7 au 30 décembre 2009, vente d'objets liturgiques & culturels au profit des oeuvres du monastère Sainte Élisabeth la néo-martyre, de Minsk (Biélorussie).
à l'étage de la Librairie UOPC
avenue G. Demey, 14-16
1160 Auderghem (Bruxelles)

informations : soeur Elisabeth http://www.diakonia.be

21 novembre 2009

Les 2 Tabernacles (Dynamis: Entrée de la Mère de Dieu au Temple)

L'entrée de la Mère de Dieu au Temple
(Введение во храм Пресвятой Богородицы)

Les deux Tabernacles
http://groups.yahoo.com/group/orthodoxdynamis/message/3879

Épître pour la Fête de l'Entrée de la Theotokos dans le Temple - Hébreux 9,1-7:
La première Alliance avait donc un rituel pour le culte et un temple terrestre. En effet, une tente fut installée, une première tente appelée le Saint, où étaient le chandelier, la table et les pains d’offrande. Puis, derrière le second voile, se trouvait une tente, appelée Saint des Saints, avec un brûle-parfum en or et l’Arche de l’Alliance toute recouverte d’or ; dans celle-ci un vase d’or qui contenait la manne, le bâton d’Aaron qui avait fleuri et les tables de l’Alliance. Au-dessus de l’Arche, les chérubins de gloire couvraient de leur ombre le propitiatoire. Mais il n’y a pas lieu d’entrer ici dans les détails. L’ensemble étant ainsi installé, les prêtres, pour accomplir leur service, rentrent en tout temps dans la première tente. Mais, dans la seconde, une seule fois par an, seul entre le grand prêtre, et encore, ce n’est pas sans offrir du sang pour ses manquements et pour ceux du peuple. Le Saint Esprit a voulu montrer ainsi que le chemin du sanctuaire n’est pas encore manifesté, tant que subsiste la première tente. C’est là un symbole pour le temps présent : des offrandes et des sacrifices y sont offerts, incapables de mener à l’accomplissement, en sa conscience, celui qui rend le culte.

Les 2 Tabernacles, Héb 9,1-9, en particulier les versets 8-9 : "la première tente [..] est [..] un symbole pour le temps présent : des offrandes et des sacrifices y sont offerts, incapables de mener à l’accomplissement, en sa conscience, celui qui rend le culte."

Ouvrant la Fête, l'Église chante : "Aujourd'hui le monde entier déborde d'allégresse en cette radieuse Fête de la Mère de Dieu, élevant la voix et clamant : 'C'est celle qui est le tabernacle céleste!" Dans les 2 versets de l'épître aux Hébreux ci-dessus, l'Apôtre parle d'un sanctuaire ou tabernacle dans le désert (v. 1, 2), le premier arrangé par Moïse comme ordonné par Dieu : "Ils Me feront un sanctuaire, et Je demeurerai parmi eux" (Ex. 25,8). En donnant naissance à Dieu le Fils dans la chair, la Theotokos dévoile que tout comme elle, le sanctuaire du désert était un "type", une image du sanctuaire éternel, le tabernacle céleste.

Dans l'hébreux original, littéralement, tabernacle c'est une tente. L'Apôtre nous décrit les 3 divisions à l'intérieur de ce sanctuaire du désert : 1) une cour en plein air devant le tabernacle, où le Peuple de Dieu se rassemblait; 2) ensuite, derrière une tenture en protégeant l'entrée, se trouvait un espace dans la tente pour les prêtres et les lévites, espace dans lequel se trouvaient le chandelier, la table et les pains d'offrande, endroit appelé le sanctuaire ou lieu saint (Héb 9,2); et 3) tout au bout, séparé par une autre tenture, se trouvait la tente la plus intérieure, appelée le Saint des Saints (v. 3).

Cet antique agencement a influencé le plan du sol typique de la plupart des églises Orthodoxes, où le narthex est divisé en 2 parties devant une nef. Aux débuts du Christianisme, la partie intérieure et extérieure du narthex étaient séparées de la nef par une porte. Le narthex intérieur offrait un espace pour les catéchumènes, afin qu'ils puissent être séparés de l'assemblée lorsque le diacre proclamait "les portes, les portes..." La nef, où le Peuple de Dieu célèbre, et le Saint des Saints, où les prêtres officient, derrière l'iconostase et devant le trône, correspondent aux 2 parties intérieures de l'ancien tabernacle.

L'ancien Saint des Saints contenait "...un brûle-parfum en or et l’arche de l’alliance toute recouverte d’or ; dans celle-ci un vase d’or qui contenait la manne, le bâton d’Aaron qui avait fleuri et les tables de l’alliance...." (v. 4). Cet endroit très sacré et son équipement sont traités avec grand respect sur base de la théologie de la présence, qui amène à un vocabulaire qui enrichit notre vénération de la Mère de Dieu comme ultime tabernacle. Par elle, Celui Qui EST vient, Se présente, Se révèle aux fidèles. Celui que rien ne saurait contenir aime demeurer parmi les hommes. D'où la Vierge est appelée Platytera, celle dont le sein est plus grand que les cieux, celle que Dieu a sanctifiée, qui a contenu Dieu le Verbe, Lui que rien ne pouvait contenir.

Dans les rites du culte mosaïque, la fumée de l'encensoir en or était offerte par le Grand Prêtre, elle devait recouvrir le propitiatoire, au dessus des tables de témoignage, et préserver le Prêtre de la mort en présence de Dieu (Lév. 16,13). De la même manière, dans l'humanité reçue de la Vierge, Jésus le suprême Grand Prêtre offre Sa vie et embrasse la mort afin de vaincre notre mort éternelle et de nous gagner la vie.

La Mère de Dieu est elle-même appelée l'Arche. Anciennement, l'Arche, un coffre, contenait un pot en or dans lequel on trouvait de la manne, aliment périssable, mais la Vierge contient la Nourriture dont il est dit : "c’est Mon Père qui vous donne le véritable Pain du ciel. Car le Pain de Dieu, c’est Celui qui descend du Ciel et qui donne la vie au monde" (Jn 6,32-33).

Le bâton d'Aaron était fait de bois d'amandier – en hébreux, "le réveilleur", car c'est le premier arbre à fleurir au printemps. De Marie vient Jésus, la première floraison de la nouvelle Vie.

Les tables de l'Alliance, se trouvant aussi dans l'Arche, avaient été reçues par Moïse, et on y trouvait ce que littéralement en hébreux on lit "Les Dix Paroles" – l'Alliance de Dieu avec Son Peuple. Marie elle-même, étant l'Arche, contient Celui Qui est l'Ultime Alliance, le Verbe Vivant et Éternel de Dieu.

Exaltons tous Marie, celle que les prophètes avaient annoncée, un récipient, un bâton, une table, la sainte Arche.

20 novembre 2009

La colère nous intoxique (saint Jean Chrysostome)

http://thehandmaid.wordpress.com/2009/09/02/an-intoxicant/

Ivan III déchirant la lettre de semonce du Khan
Alexei Danilovich Kivshenko (1851-1895)


La colère est un puissant feu qui dévore tout sur son passage; elle gaspille les ressources du corps et corrompt l'âme, et rend l'homme bas et odieux à voir. Et s'il était possible à l'homme en colère de se voir lui-même à ce moment-là, il ne lui faudrait pas d'autre exhortation, car il n'y a rien de moins agréable à voir qu'un apparence colérique. La colère est un poison et pire qu'un démon.
Saint Jean Chrysostome

19 novembre 2009

Russie: une montagne portera le nom d'un saint

http://www.spc.rs/eng/mountain_probable_bear_name_orthodox_saint_first_time_russia


Arkhangelsk, Russie, 2 septembre 2009 – Le conseil régional de Komi a transmis au gouvernement fédéral russe sa volonté de voir appeler un sommet montagneux sub-polaire de l'Oural "Montagne de saint Etienne de Perm." Le sommet se trouver à un carrefour de routes touristiques. Si les autorités fédérales soutiennent l'initiative, ce sera la première montagne russe à porter le nom d'un saint Orthodoxe, comme l'a rapporté mercredi le site internet Pravoslaviye na Severnoy Zemle.
Le groupement de laïcs Rossiya Pravoslavnaya et l'évêque Pitirim de Syktyvkar et Vorkuta avaient lancé cette initiative pour nommer le sommet Etienne de Perm. Dans une allocution passée prononcée devant le conseil régional, l'évêque Pitrim avait mis l'accent sur le fait que la perpétuation du nom de saint Etienne renforcerait les traditions historiques qui étaient en cours de restauration à Komi. Feu le patriarche Alexis II avait béni l'initiative en 2007.
Des fidèles Orthodoxes avaient organisé une expédition il y a 3 ans, et avaient escaladé le sommet sans nom, afin de commémorer le 610ème anniversaire de saint Etienne. L'évêque Pitrim avait donné sa bénédiction pour qu'on pose une plaque commémorative avec le nom du saint au sommet de la montagne.



http://rocorunity.blogspot.com/2009/09/mountain-to-be-in-named-in-honour-of-st.html
"Notre père parmi les saints, Etienne de Perm, était un missionnaire russe du 14ème siècle. Il est connu sous le nom d'Illuminateur de Perm et Apôtre des Zyriènes, pour avoir apporté le Christianisme Orthodoxe au peuple Zyrien (ou Komi). Pour faciliter ses activités missionnaires, il avait conçu un alphabet pour la langue komi (ou permiak). On fête saint Etienne de Perm le 26 avril."




15 novembre 2009

Recevoir la Foi comme un petit enfant – la voie Orthodoxe par excellence

http://01varvara.wordpress.com/2009/06/02/dmitri-slepushkin-a-molieben-before-the-battle-1994/

Un moleben avant la bataille
Dmitri Slepushkin, 1994


Je crois que ce tableau est parfait pour illustrer ce titre. J'ai un jour lu quelque part quelqu'un mettant en doute la capacité de compréhension de "paysans illettrés." Cependant, l'Orthodoxie n'est pas un exercice intellectuel, comme l'est l'hétérodoxie. En effet, je dirais que n'importe lequel de ces simples soldats dépeints ci-dessus avait une meilleure compréhension intérieure de la Foi et de ce qu'elle impliquait que tant de nos contemporains qui sont pleins de suffisance en croyant tout comprendre avec leur lecture non-éclairée. "Vous devez redevenir tel un petit enfant..." Voilà, CA c'est la voie Orthodoxe!
Varvara

12 novembre 2009

Vivons-nous en diaspora? (archevêque Pierre L'Huillier, OCA)

http://www.jacwell.org/Fall_2003/are_we_living_in_diaspora.htm

Par l'archevêque Pierre (L'Huillier) [Eglise Orthodoxe d'Amérique / OCA]
[Automne, 2003]


[traduction © www.amdg.be 05 avril 2005]

Bien que le terme Diaspora soit souvent utilisé dans les milieux ecclésiastiques Orthodoxes, il est difficile de trouver une définition exacte de sa signification. La traduction littérale de ce terme en anglais [comme en français, ndt] est Dispersion; cependant, dans les dictionnaires, on trouvera 3 explications relativement proches : 1) la dispersion des Juifs après l'Exil de Babylone; 2) les Juifs ainsi dispersés; 3) au temps des Apôtres, les Chrétiens Juifs qui vivaient hors de Palestine. (Webster's Dictionary)

Dans l'Ancien Testament, cela se réfère tout d'abord à la situation du peuple israélite en Exil après la prise de Jérusalem par les Babyloniens en 587 avant Jésus-Christ. Par la suite, on retrouvera des Juifs tout autour du Bassin Méditerranéen et du Moyen Orient jusqu'en Perse. Mais pour tous les Juifs, la terre d'Israël était la Terre Promise, et le Temple de Jérusalem était le seul lieu légitime de sacrifice. Ainsi nous pouvons comprendre la tristesse du Psalmiste qui proclame: "Comment chanterions-nous un cantique du Seigneur sur une terre étrangère? Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite se dessèche! Que ma langue s'attache à mon palais" (Psaume 136,4-6).

Pour les fidèles du Christ, la position est différente. Ils se souviennent en particulier de la prophétie de Jérémie :
"Voici venir des jours -- oracle du Seigneur -- où Je conclurai avec la maison d'Israël (et la maison de Juda) une Alliance Nouvelle. Non pas comme l'Alliance que J'ai conclue avec leurs pères ... Mais voici l'Alliance que Je conclurai avec la maison d'Israël après ces jours-là, oracle du Seigneur. Je mettrai ma Loi au fond de leur être et Je l'écrirai dans leur coeur. Alors Je serai leur Dieu et eux seront Mon peuple" (Jér. 31,31-34). Cette prophétie est de toute évidence mentionnée comme accomplie dans le Nouveau Testament. Elle est citée par l'Épître aux Hébreux 8,8-10, et elle est le thème de toute cette lettre. Une des caractéristiques les plus essentielles de cette Nouvelle Alliance est son universalité, basée sur le Commandement du Christ avant Son Ascension : "Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que Je vous ai prescrit. Et voici que Je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde" (Matthieu 28,19-20)

Ces paroles de Jésus étaient quelque chose de si nouveau qu'il fallut du temps avant que leur signification soit pleinement comprise et mise en pratique. Ce fut essentiellement, mais pas uniquement, l'oeuvre de saint Paul, l'Apôtre des Nations. Il proclama le principe axiomatique de l'absence de discrimination dans la propagation évangélique : "il n'y a ni Juif ni Grec, il n'y a ni esclave ni homme libre, il n'y a ni homme ni femme; car tous vous ne faites qu'un dans le Christ Jésus" (Galates 3,28).

Dans le Christianisme des origines, il y avait une profonde conscience du fait que l'Église était la communauté messianique de la fin des temps, et il est remarquable que saint Pierre, dans son sermon à la foule le jour de la Pentecôte, affirme que cet événement était l'accomplissement de la prophétie de Joël 2,28-32. Cette attente de la seconde Venue du Christ est exprimée dans notre dernier article de notre Credo : "J'attend la résurrection des morts et la vie du monde à venir." Comme de bien entendu, ce dogme fondamental de notre Foi a été reflété non seulement par la pensée, mais aussi dans le vocabulaire Chrétien, même si plus que souvent, cette réalité, les croyants l'ignorent ou n'y prêtent guère attention.

Malgré cela, la lecture des Saintes Écritures et de la littérature Patristique le montre à l'envi. Par exemple, saint Pierre adresse sa première épitre : "aux étrangers de la Dispersion: du Pont, de Galatie, de Cappadoce, d'Asie et de Bithynie" (1 Pierre 1,1). Plus loin, il appelle les croyants "des étrangers et des exilés" (ibid 2,11). Une telle terminologie est habituelle parmi les auteurs Chrétiens des premiers siècles. A côté de cela, et jusqu'à nos jours, nous utilisons fréquemment des termes qui, étymologiquement, se réfèrent à notre condition sur terre; il suffit de mentionner le terme Paroisse, qui vient du verbe grec Paroikein, qui signifie séjourner en pèlerin en un lieu.

De ce que je viens juste d'exposer, il est évident que la tendance contemporaine à utiliser le terme Diaspora pour caractériser les communautés Orthodoxes établies hors des territoires où l'Église a été présente dans l'Antiquité ou durant le Moyen-Age est inexacte et souvent tendancieuse. Assurément, le terme Diaspora peut être utilisé de manière correcte pour désigner des immigrants d'un certain pays, et qui ont droit à conserver leur langage, leurs coutumes, et préserver leur héritage culturel. En ce domaine, la communauté Orthodoxe locale doit apporter son utile contribution en organisant des services liturgiques et des activités culturelles, dans le cadre de paroisses, et du diocèse. Dans la mesure où l'unité, ou l'unité au niveau du diocèse est respectée, c'est parfaitement acceptable.

Ce principe a été exprimé dans l'Antiquité par le peuple de Rome lorsque l'empereur Constance a proposé que l'office d'évêque soit partagé entre 2 évêques. Le peuple Chrétien proclama : "Un seul Dieu, un seul Christ, un seul évêque."
Il vaut la peine de noter que ce principe ecclésiologique fut strictement observé jusqu'à la deuxième moitié du 19ème siècle, et lorsqu'il fut enfreint, il fut officiellement condamné comme une hérésie [*]. Ce n'est qu'à partir des années 1920, conséquemment à la révolution Bolchévique, que cette situation anti-canonique a affecté l'Amérique, et de là les autres parties du monde. Il est inutile de dire que cette situation anormale a soulevé et continuer de soulever d'innombrables et insolvables problèmes d'ordre ecclésiologique.

Il appert qu'une erreur de conception existe parfois en certains lieux concernant l'unité de l'Église universelle : l'Unité est vue comme impliquant nécessairement une subordination juridictionnelle. En réalité, il n'y rien qui n'était plus étranger à la pensée de l'ancienne Chrétienté. Je ne donnerait qu'un seul exemple, tiré de l'Histoire de l'Église. C'est dans le récit des persécutions qui eurent lieu en 177 en Gaule. Il commence par cette adresse : "Les serviteurs du Christ demeurant à Lyon et Vienne en Gaule aux frères en Asie et Phrygie, ayant la même Foi et espérance avec nous; paix et grâce et gloire de Dieu le Père et le Christ Jésus notre Seigneur." Il est remarquable qu'il n'y avait nulle subordination de l'Église des Gaules vis-à-vis de l'Asie Mineure, mais qu'il y avait pleine communion de Foi, d'amour, et de vie sacramentelle, et que cela constitue le modèle de l'unité qui doit toujours prévaloir dans toute l'Église Orthodoxe.

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la diaspora, notion humaine résultant d'un millénaire de guerres entre l'Atlantique et l'Oural, notion non-ecclésiale par excellence, piège du Diviseur.



[*] Ndt : Le patriarche Anthime VI de Constantinople convoqua un Concile général en 1872, Concile auquel furent conviés les autres patriarches, et parmi les évêques on trouvait les patriarches d'Alexandrie et de Jérusalem. Ce Concile pan-Orthodoxe, oecuménique donc, condamnera comme HÉRÉSIE le principe même d'ethno-phylétisme, et excommuniera dès lors les Bulgares. Qui pourtant n'étaient pas les seuls à pratiquer ladite hérésie, loin s'en faut. Mais qui avaient transformé un concept flou, verbalement condamné mais pourtant pratiqué, en principe ecclésiologique de base. On se souviendra que c'est le sultan Abdulaziz, un musulman donc, qui avait signé un décret ("firman") instaurant une église Bulgare sur base ethnique. Dividere ut regnes. La faiblesse humaine aura valu à cette Église "bulgare" d'être excommuniée jusqu'en 1945!
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10 novembre 2009

Ce que comporte aussi la récompense divine (saint Ambroise de Milan)

http://thehandmaid.wordpress.com/2009/08/27/the-reward-includes-this/

Nativité du Précurseur, saint Jean le Baptiste


Chose remarquable, le saint évangéliste a jugé bon de noter en premier lieu que beaucoup pensaient donner à l'enfant le nom de son père Zacharie : ainsi vous observerez que sa mère n'a pas trouvé déplaisant le nom de quelque étranger, mais que l'Esprit Saint lui a communiqué celui que précédemment l'Ange avait annoncé à Zacharie. Muet, celui-ci n'a pu indiquer le nom de son fils à son épouse, mais Élisabeth a appris par révélation ce qu'elle n'avait pas appris de son mari. "Jean, dit-il, est son nom"; c'est-à-dire : ce n'est pas nous qui lui donnons un nom, puisqu'il a déjà reçu son nom de Dieu. Il a son nom : nous le reconnaissons, nous ne l'avons pas choisi. Les saints ont ce privilège de recevoir de Dieu un nom.
saint Ambroise, évêque de Milan, "traité sur l'évangile selon saint Luc", Luc 1, 57-80

08 novembre 2009

Synaxe des puissances angéliques (Dynamis)

Épître pour la Synaxe des Archanges et Puissances Incorporelles - Hébreux 2,2-10:
http://groups.yahoo.com/group/orthodoxdynamis/message/3865

Car si la parole annoncée par des Anges entra en vigueur et si toute transgression et toute désobéissance reçurent une juste rétribution, comment nous-mêmes échapperons-nous, si nous négligeons un pareil Salut, qui commença à être annoncé par le Seigneur, puis fut confirmé pour nous par ceux qui L’avaient entendu, et fut appuyé aussi du témoignage de Dieu par des signes et des prodiges, des miracles de toute sorte, et par des dons de l’Esprit Saint répartis selon Sa volonté! Car ce n’est pas à des Anges qu’Il a soumis le monde à venir, dont nous parlons. L’attestation en fut donnée quelque part en ces termes : Qu’est-ce que l’homme pour que Tu Te souviennes de lui? Ou le fils de l’homme pour que Tu portes Tes regards sur lui? Tu l’abaissas quelque peu par rapport aux anges; de gloire et d’honneur Tu le couronnas; Tu mis toutes choses sous ses pieds. En lui soumettant toutes choses, il n’a rien laissé qui puisse lui rester insoumis. Or, en fait, nous ne voyons pas encore que tout lui ait été soumis, mais nous faisons une constatation : celui qui a été abaissé quelque peu par rapport aux Anges, Jésus, Se trouve, à cause de la mort qu’Il a soufferte, couronné de gloire et d’honneur. Ainsi, par la grâce de Dieu, c’est pour tout homme qu’Il a goûté la mort. Il convenait, en effet, à Celui pour Qui et par Qui tout existe et Qui voulait conduire à la gloire une multitude de fils, de mener à l’accomplissement par des souffrances l’Initiateur de leur Salut.

Icône géorgienne de Lasha Kintsurashvili

Les puissances angéliques : Hébreux 2,2-10, en particulier le verset 2 : "Car si la parole annoncée par des anges entra en vigueur...."

Les Chrétiens Orthodoxes sont les heureux bénéficiaires de "..la culture intemporelle et universelle transmise par les saints Pères et Mères de l'Église Orthodoxe à travers la discipline personnelle et l'obéissance." Bénis comme bénéficiaires de cet ethos, de cette manière d'être et de vivre, nous repoussons sans détour le dédain contemporain pour tout ce qui est immatériel et spirituel, et dès lors, nous célébrons cette Fête qui honore les puissances incorporelles qui oeuvrent au sein de l'économie salvifique de Dieu.

La culture sécularisé dominante de l'Occident, sans la moindre appréhension de vérité spirituelle, et handicapée par un étroit matérialisme comme seul avenir, s'oppose à cette connaissance Orthodoxe de longue existence. Dès lors, nombre d'hommes et de femmes relèguent toute discussion sur les puissances invisibles, incorporelles, à une affaire de piété individuelle. Bénis que nous sommes, nous, de célébrer notre dépendance à ces invisibles hôtes des Cieux, tels que nous les connaissons par la riche vie scripturaire et liturgique de notre Église! Renouvellons notre relation aux saints Anges et à l'accueil de leurs actions parmi nous!

Dans la lecture d'Hébreux de ce jour, saint Paul éclaire la relation entre Dieu et Son peuple, dans l'Ancienne Alliance, la montrant administrée par les Anges (v. 2). Ce portrait classique du ministère angélique peut aussi se voir dans l'Icône peinte par saint André Roubleev, montrant l'épisode de la Genèse, la théophanie avec les Trois Visiteurs venus à Abraham, "Le SEIGNEUR apparut à Abraham aux chênes de Mamré alors qu’il était assis à l’entrée de la tente dans la pleine chaleur du jour" (Gen 18,1), Icône dépeignant les Trois Personnes de la Triune Divinité.

Dieu est aussi apparu avec Ses Anges dans d'autres théophanies, comme lors du don de la Loi Mosaïque : "Le SEIGNEUR est venu du Sinaï, pour eux Il S’est levé à l’horizon, du côté de Séïr, Il a resplendi depuis le mont de Parân; Il est arrivé à Mériba de Qadesh; de son midi vers les Pentes, pour eux" (Deut. 33,2). Nombre de Juges et de prophètes, comme par exemple Gédéon (Jug. 6), ont reçu des révélations de Dieu par des Anges.

Le prophète Gad avait prédit une épidémie de peste qui frapperait la nation à cause des péchés du roi David; mais par les prières du prophète et du roi, la main de l'Ange qui apportait la peste fut arrêtée après une journée (2 rois 24,13-17). Le prophète Isaïe vit la délivrance divine de Jérusalem accomplie par un Ange contre les Assyriens (Is. 37,33-36).

Pour annoncer l'Incarnation du Seigneur Jésus, l'Archange Gabriel apparut à Marie, la Théotokos. Gabriel était le messager du Roi à venir (Lc 1,26-38; Mt 1,20-24), et maintenant, dans l'actuel temps de l'Église, Dieu a remis le pouvoir à Son Fils Unique engendré, Qui pour un temps avait été quelque peu abaissé par rapport aux Anges (Héb. 2,7). Au fil des siècles Chrétiens, l'Église a enregistré nombre d'apparitions d'Anges ayant un message particulier, et accomplissant des miracles, pour des personnes comme pour des communautés de fidèles en Christ. Bien entendu, jusqu'au retour du Seigneur, nous ne voyons pas encore toutes choses soumises à Lui (Héb. 2,8), y compris les puissances angéliques.

Il y a bien longtemps, les Anges furent révélés à Isaïe comme dirigeant la liturgie céleste (Is. 6,1-4). A présent, dans la Nouvelle Alliance, l'angélique direction voit son rôle élargi dans le culte céleste, comme dévoilé en Apoc. 4,6 & 5,11. L'Église comprend aussi que les Anges nous sont très proches pendant le culte sur terre, et en particulier pendant la Divine Liturgie, où nous "..représentons mystiquement les Chérubins.." lorsque nous "..chantons l'hymne trois fois sainte à la Vivifiante Trinité" en même temps que les puissances célestes. Les Icônes de bien des portes latérales d'iconostases dépeignent les Archanges présents et nous aidant dans le culte.

Enfin, notons que les Anges servent aussi les fidèles comme saints gardiens, protégeant nos coeurs, âmes et corps. Par dessus tout, ils prient Dieu pour nous, afin qu'Il nous accorde la grâce de la repentance, nous pardonne toutes nos offenses, et nous recouvrent toujours de l'ombre de leur gloire immatérielle, nous préservant, nous qui nous agenouillons et crions sans cesse à nos angéliques gardiens:

Délivrez-nous des oppressions, car vous êtes les princes des nuées des puissances célestes!

Synaxe des saints Anges (Synaxaire)



SYNAXAIRE DE L’ÉGLISE ORTHODOXE
Édition To Perivoli tis Panaghias (Thessalonique)
Tome 1, 8 Novembre, pages 451 et seq.

Le 8 de ce mois, Synaxe des Archistratèges de la milice céleste, MICHEL et GABRIEL et des autres Puissances célestes et incorporelles.

De toute éternité Dieu est Lumière: la seule véritable Lumière éternelle, immatérielle, infinie et absolument incompréhensible. Il repose dans le secret inaccessible de sa Nature unique et jouit de la communion inexprimable d’amour entre ses trois Hypostases: le Père, le Fils et le Saint Esprit. Il est bon et principe de toute Bonté et de tout Amour; c’est pourquoi Il ne s’est pas contenté de sa propre contemplation, mais dans la surabondance de sa bonté Il a voulu qu’un autre participât à Sa Lumière - et Il a tiré le monde du non-être à l’existence.
Avant de créer le monde visible, Il a amené à l’existence par son Verbe et perfectionné en sainteté par son Saint Esprit la nature angélique, faisant des Puissances célestes et incorporelles ses serviteurs zélés, et ardents comme un feu immatériel. Ils sont des lumières secondes, qui reçoivent par la Grâce du Saint-Esprit les illuminations de la Lumière première et sans principe (incréée), et la participation à son immortalité. Fidèles images de l’essence divine, les saints Anges sont de nature spirituelle, dépourvus de la lourdeur du corps, toujours en mouvement, libres et raisonnables. Ils voient Dieu dans la mesure où ils peuvent l’atteindre et trouvent dans Sa contemplation leur nourriture, leur stabilité et la raison même de leur existence.
Bien qu’ils soient libres de toutes affections du corps, ils ne sont pourtant pas impassibles comme Dieu, car ils ont été créés par un changement (le passage du non-être à l’être). Ainsi sont-ils difficilement portés au mal, mais non à l’abri de son atteinte. C’est pourquoi ils doivent faire usage de la souveraine liberté que Dieu leur a accordée pour persévérer dans le bien et progresser dans la contemplation des mystères divins, sous peine d’être entraînés irrémédiablement vers le mal et ]’éloignement de Dieu, et sans pouvoir alors compter, comme l’être humain, sur le repentir, car ils sont dépourvus de corps.
Sans corps, ils ne sont pourtant pas totalement immatériels: seul le divin est véritablement sans matière et incorporel (car impassible et au-delà de tout mouvement). Ils sont circonscrits dans le temps et l’espace. Lorsqu’ils sont dans le ciel, ils ne sont pas sur la terre; et envoyés par Dieu sur la terre, ils ne demeurent plus au ciel. Leur nature subtile les fait échapper aux limitations que sont pour nous les murs, les portes et les sceaux, lorsqu’ils sont envoyés par Dieu en mission auprès des hommes et que pour cela, ils empruntent une forme corporelle nous permettant de les voir. De même, leur légèreté et leur extrême rapidité de mouvement leur permettent de traverser l’espace presque instantanément ou de deviner les pensées des hommes, ce qui nous fait croire qu’ils sont dotés de l’omniscience divine. Mais, comme êtres créés, ils ne sont toutefois ni doués d’omniscience, ni susceptibles de se trouver en deux endroits simultanément. S’ils prophétisent, c’est par grâce et par ordre divin, non par leur propre vertu.

Dieu les a faits ses serviteurs et les envoie («ange» signifie «envoyé») veiller sur la terre. Ils président aux peuples, aux nations et aux Églises (selon l’Apocalypse, chaque Eglise locale possède un ange protecteur), et ils assurent la marche des desseins de la Providence à notre égard: aussi bien en général que pour chacun en particulier. Dieu a placé invisiblement auprès de chacun d’entre nous personnellement un Ange Gardien, qui veille constamment sur nous, sans cesser d’être auprès de Dieu. I1 nous suggère le bien par la voix de notre conscience, nous aide à éviter les pièges du Diable et attise en nous le feu salutaire du repentir lorsque nous avons péché.




Seul le Créateur connaît le genre et les limites de la nature angélique. Elle est une par rapport à Dieu, mais innombrable par rapport à nous. «Un fleuve de feu coulait devant Lui... Mille milliers Le servaient, et des myriades de myriades se tenaient devant Lui» dit le prophète Daniel (Dan. 7, 10). Nous ne pouvons pas les dénombrer, c’est pourquoi la sainte Tradition a coutume de les ranger en neuf ordres divisés en trois triades.
La première disposition hiérarchique est celle qui est toujours auprès de Dieu et qui est immédiatement unie à Lui, avant les autres et sans intermédiaire. Elle comporte les Séraphins, dont le nom en hébreu signifie: «brûlants». En effet, leur mouvement éternel et stable autour des réalités divines leur donne le pouvoir d’élever leurs subordonnés vers Dieu en animant en eux la chaleur purificatrice et lumineuse de la vertu.
Les seconds, de même rang mais de fonction distincte, sont les Chérubins, dont le nom évoque la plénitude de leur connaissance de Dieu. On les représente couverts d’yeux de toutes parts, en signe de leur aptitude à contempler la lumière divine.
Les troisièmes sont les Trônes, sur lesquels Dieu trouve repos impassible.

La seconde triade, intermédiaire, transmet avec bonté et ordre les décrets de la Providence et élève les esprits de rang inférieur vers l’imitation de Dieu. Elle se compose des Dominations, des Vertus et des Puissances.

La troisième triade achève la hiérarchie céleste. Elle comporte les Principautés, les Archanges et les Anges. C’est par ces derniers que Dieu nous communique les décrets de Sa Providence et, comme ils sont les plus proches de nous, c’est eux qu’Il envoie sous une forme corporelle lorsqu’Il le veut.

Dans le plan divin, l’homme, en la personne d’Adam, devait être le dixième ordre de cette hiérarchie et devait achever la perfection de la création (Luc 15, 1-10)- Comme il déchut et se soumit à la mort, le Christ s’est précipité (ou abaissé)du haut des Cieux (kénose)pour le tirer de l’enfer. Il traversa les degrés de la hiérarchie angélique, prit un corps et releva par Sa Résurrection la nature humaine bien au-delà du rang où elle se trouvait à l’origine, en la faisant siéger à la droite de Dieu, au-dessus des Chérubins et des Séraphins.

Mais avant cela, au moment où Dieu créa le monde invisible, la plénitude innombrable de la hiérarchie céleste jouissait de la lumière de Dieu et menait une ronde sacrée, simple et incessante, en chantant d’une voix forte: «Saint, Saint, Saint est le Seigneur Sabaoth (i.e. «des Armées» ou « des cohortes »), le ciel et la terre sont remplis de Sa gloire» (Is. 6, 3). Or l’esprit céleste qui tenait alors le premier rang, le plus proche de Dieu, et qui était tout irradié de Sa lumière, Lucifer, vint à tirer orgueil des privilèges qu’il avait reçus et voulut s’assimiler au Très-Haut. Il se dit: «Je monterai dans les Cieux: au-dessus des étoiles de Dieu, j’élèverai mon trône; je monterai sur les sommets des nues: je serai assimilé au Très-Haut » (Is 14, 14) - Il n’était pas mauvais par nature; mais par orgueil, il se révolta librement contre Celui qui l’avait créé. C’est lui le premier qui rejeta le bien et choisit le mal. I1 s’est détourné de la Lumière pour sombrer dans les ténèbres de la privation de Dieu; c’est pourquoi, aussitôt ces paroles prononcées, il tomba de son rang élevé et fut précipité dans le gouffre de l’enfer. Comme il avait ainsi « déchiré les cieux », il attira par violence dans sa chute une multitude d’Anges de tous les ordres et se fit leur chef. Leur nombre était si grand, qu’à ce spectacle lamentable, l’Archange Michel, chef des milices célestes , qui par son humilité et sa sage soumission à son Créateur était puissamment affermi dans la Lumière, s’élança, rassemblant les Anges restés fidèles et s’écria: «Soyons attentifs!» C’est à dire: «Prenons garde, soyons vigilants, nous les êtres créés qui avons le privilège de nous tenir devant Dieu. Reconnaissons notre état de serviteurs. Prenons soin à la connaissance de nous-mêmes et voyons quelle est la chute de ceux qui ont voulu s’égaler à Dieu!» C’est en mémoire de cette Synaxe [c’est à dire de cette assemblée, de cette réunion des choeurs angéliques sous la direction du saint Archange Michel dans la vigilance, la concorde et l’unité] que, de tradition très ancienne, les Pères ont institué la fête d’aujourd’hui.




pages 455 et seq :
A PROPOS DE MICHEL, Archistratège de la milice céleste

Le très glorieux et très lumineux Prince des puissances célestes et incorporelles, Michel, apparaît souvent dans la sainte Écriture. C’est lui que Dieu envoie auprès des hommes pour leur annoncer les décrets de Sa Justice. C’est lui qui le premier est apparu au patriarche Abraham (Gen. 12) et à sa servante Agar dans le désert, pour lui annoncer la naissance d’Ismaël (Gen. 16). Il fut envoyé auprès de Lot pour le sauver de Sodome, vouée par Dieu à la destruction (Gen. 19). Lorsque Dieu ordonna à Abraham de sacrifier son fils Isaac, afin d’éprouver son obéissance, ce fut Michel qui intervint au dernier moment pour l’arrêter (Gen. 22). Il apparut encore au patriarche Jacob, pour le délivrer des mains meurtrières de son frère (Gen. 27, 41). C’est lui qui se tenait au-devant du peuple d’Israël lorsqu’il sortit d’Egypte et le dirigeait sous la forme d’une nuée le jour et d’une lueur la nuit (Ex. 13, 21). Il fut envoyé aussi au devant du devin Balaam, en route vers Balaq roi de Moab pour maudire le peuple d’Israël, et lui barra le passage en se tenant devant sa mule, une épée nue à la main (Nbr. 22, 22). Quand Josué était aux pieds des murs de Jéricho, attendant un signe de Dieu pour assiéger la ville, Michel lui apparut, tenant à nouveau une épée. Comme il craignait que ce ne soit une ruse du Malin, qui sait se transformer en Ange de lumière, Josué lui demanda: « Es-tu des nôtres ou de nos adversaires?». Michel répondit: « C’est comme chef de l’armée du Seigneur que je viens maintenant», et lui ordonna de vénérer désormais le lieu qu’il venait de sanctifier par sa présence (Jos. 5, 13). Sous les Juges, il vint réconforter Gédéon et l’envoya pour délivrer Israël de l’oppression des Madyanites (Jug. 6, 11).
Quand David, contrairement à l’ordre de Dieu, eut fait recenser le peuple, Michel fut envoyé par Dieu pour être l’instrument de sa colère. En un jour, il ravagea par son épée plus de soixante-dix mille hommes et il se tenait prêt à détruire Jérusalem, lorsque, ému par le repentir de David, le Seigneur l’arrêta et lui ordonna de remettre son épée au fourreau (I Chron. 21). Il se révéla plusieurs fois au prophète Elle pour le consoler dans ses tribulations et l’envoyer en mission (I Rois l 9, 5; II Rois, 1, 15). Lors de l’invasion du roi des Assyriens, Sénnacharib, Michel abattit en une nuit cent quatre-vingt cinq mille hommes dans le camp des envahisseurs (II Rois 19, 35). C’est lui encore qui descendit du ciel et se tint au milieu de la fournaise ardente, à Babylone, avec les trois jeunes gens, en chantant avec eux les louanges du Seigneur (Dan. 3, 92), et qui ferma la gueule des lions dans la fosse où avait été jeté le prophète Daniel (Dan. 6, 23).
Les interventions salutaires du saint Archange Michel sont en fait innombrables, aussi bien sous l’Ancienne Alliance que, plus encore, après la venue du Christ. C’est lui qui délivra les Apôtres de prison (Actes 5, 19), lui fut envoyé à l’Apôtre Philippe pour baptiser l’eunuque de la reine l’Éthiopie (Act. 8, 26), qui apparut au centurion Corneille et lui demanda de faire venir saint Pierre pour le baptiser (Act. 10), qui libéra Pierre de prison (Act. 12) et frappa le roi Hérode qui voulait se faire passer pour un Dieu (idem). Il apparut à saint Paul pour le réconforter dans ses épreuves, et fut pour l’Évangéliste saint Jean l’interprète des secrets de Dieu concernant la fin des temps, dans l’Apocalypse. C’est en effet Michel qui va engager l’ultime combat contre l’Antéchrist et le Diable, et qui les précipitera éternellement dans l’enfer (Apoc. 12, 7). Et lors du Jugement dernier, il se tiendra, une balance à la main, pour peser nos actes

La tradition de l’Eglise a gardé la mémoire d’autres miracles de l’Archange Michel, comme, par exemple, celui accompli à Colosses en Phrygie (commémoré le 6 septembre).



pages 456 et seq:
A PROPOS DE GABRIEL, Archistratège de la milice céleste

En Dieu, la Justice ne peut être séparée de la Miséricorde: «La miséricorde et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées», chante le Psalmiste (Ps 84, 11). C’est pourquoi, on ne peut commémorer Michel, l’Ange de la Justice, sans lui associer Gabriel, l’Ange de la Miséricorde. Il est envoyé par Dieu aux hommes pour leur annoncer les merveilles de son Amour et de sa bienveillance en vue de leur salut. Il donna au prophète Daniel l’interprétation de la vision énigmatique qu’il avait eue concernant la fin des royaumes des Mèdes et des Perses (Dan. 8, 6), et lui annonça, une autre fois, que le Christ, le Sauveur du monde, devait venir quatre cent quarante-neuf ans plus tard (Dan. 9, 24). Il fut aussi envoyé auprès de la femme de Manoé au temps des Juges, pour lui annoncer la naissance prochaine de Samson. Quand, tout à sa joie, Manoé voulut le retenir pour lui offrir un banquet, Gabriel lui répondit qu’il ne se nourrissait pas de tels mets et lui recommanda d’exprimer son action de grâce en offrant un holocauste au Seigneur. Comme on lui demandait son nom, il répondit: «Pourquoi me demandes-tu mon nom? C’est un mystère », et il disparut de leurs yeux dans la fumée du sacrifice (Juges 13).
Il fut le messager de toutes les heureuses nouvelles de la naissance miraculeuse d’enfants à partir d’un sein flétri ou stérile. En particulier, c’est lui qui apparut à Joachim et Anne pour leur annoncer la naissance de la Mère de Dieu, et à Zacharie et Élisabeth, pour les prévenir de celle du saint Précurseur (Luc 1). Il a nourri de la manne céleste la Mère de Dieu pendant douze ans, dans le Temple , et fut envoyé par Dieu auprès d’elle pour lui annoncer la bonne nouvelle attendue depuis l’origine du monde: c’est à dire qu’elle devait enfanter Dieu par l’opération du Saint-Esprit. Il vint rassurer Joseph en songe, lorsque celui-ci était tourmenté de doutes quant à la virginité de la Mère de Dieu (Mat. 1, 20). Lors de la naissance du Sauveur, il conduisit les bergers vers la grotte de Bethléem, pour qu’ils puissent l’adorer. Il prévint Joseph des desseins meurtriers d’Hérode et lui conseilla de prendre l’enfant et sa mère et de les conduire en Égypte. Lorsque le danger fut passé, il lui apparut à nouveau en songe pour lui ordonner de revenir. Lors de la sainte nuit de la Résurrection du Christ, Gabriel descendit des cieux, revêtu d’une robe blanche étincelante de la Lumière divine, repoussa la pierre qui fermait le tombeau et s’assit dessus. Lorsque les femmes Myrophores arrivèrent sur les lieux, il les rassura de leur effroi en disant: « Ne craignez pas. Je sais que c’est Jésus, le Crucifié, que vous cherchez. Il n’est pas ici: Il est ressuscité, comme Il l’avait dit» (Mat. 28, 5).

Ainsi, depuis l’origine du monde jusqu’à la Résurrection du Christ et la fin des temps, le Saint Archange Gabriel est-il le messager envoyé par Dieu pour annoncer aux hommes les merveilles de Sa miséricorde en la Personne du Seigneur Jésus Christ.



Fresque montrant le Christ entouré des Ordres angéliques. Remarquablement, ils forment les constellations. Autour du Christ, un extrait du Psaume 148, celui chanté durant l'Office d'Orthros / Matines : Que tout ce qui vit et respire loue le Seigneur !
Louez Le Seigneur depuis les Cieux,
Louez-Le dans les lieux très hauts.
À Toi convient la louange, ô Dieu.
Louez-Le, vous tous Ses anges;
Louez-Le, vous toutes Ses puissances incorporelles.
Louez-Le pour Ses hauts faits ;
Louez-Le pour Sa grandeur infinie
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source de l'Icône http://www.imartis.gr/imartis/gallery2


un lien iconographique & liturgique en russe :
http://www.pravoslavieto.com/calendar/feasts/11.08_Arhangelovden.htm


http://vatopaidi.files.wordpress.com/2009