"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

20 janvier 2009

Compassion envers la faiblesse et inflexibilité envers les hérésies (Prologue d'Ochrid)

http://www.orthodox.cn/prologue/January20.htm

Autant nombre de saints étaient plein de compassion et indulgents envers les faiblesses humaines, autant ils étaient terriblement inflexibles et intraitables en ce qui concernait la confession des vrais dogmes de la Foi. C'est ainsi que saint Nicolas de Myre en Lycie frappa Arius lors du premier Concile Oecuménique (Nicée 325). Saint Antoine quitta son désert pour venir à Alexandrie afin d'y démasquer publiquement Arius. Saint Euthyme, étant terriblement mis sous pression par l'impératrice Eudocie et le pseudo-patriarche Théodose, et étant incapable de débattre rationnellement avec eux, quitta son monastère et se cacha au désert. Tous les autres moines éminents suivirent son exemple. Euthyme demeura dans le désert jusqu'à ce que le pseudo-patriarche soit évincé et que l'Orthodoxie soit restaurée. Lorsqu'à Jérusalem, la plus grande agitation fut fomentée au nom de l'empereur contre le 4ème Concile Oecuménique (Chalcédoine 451), et que toute la population fut terrorisée par les hérétiques, saint Théodose le Grand, déjà affaiblit par un âge avancé, mais intrépide soldat du Christ, vint à Jérusalem, entra dans l'église cathédrale, monta les escaliers, agita ses bras et dit au peuple : "Si quelqu'un ne respecte pas le 4ème Concile Oecuménique comme il le fait des 4 Évangélistes, qu'il soit anathème." (à ce moment-là, il n'y avait encore eu que 4 Conciles oecuméniques). L'auditoire fut effrayé par ces paroles, et aucun des hérétiques n'osa se lever contre ces mots.
Prologue d'Ochrid, par saint Nicolas Velimirovitch

saint Euthyme le grand

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