"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

27 janvier 2009

Exposition: Byzantium 330–1453 (Londres)

http://www.royalacademy.org.uk/exhibitions/byzantium/about/


Homélies du moine Jacques Kokkinobaphos, 1100-1150.
Manuscrit, 22,8 x 18 x 7 cm, Bibliothèque nationale de France, Paris, Ms. Gr.1208, fol. 3v.
Photo © Bibliothèque nationale de France, Paris

Icône de l'archange Michel
Constantinople, 12ème siècle.
Détenu à la basilica di San Marco, Venise, Tresoro, inv. no. 16.
photo gracieusement fournie par la Procuratoria di San Marco/Cameraphoto Arte, Venice


Exposant les splendeurs de l'empire de Constantinople, "Byzantium 330–1453" comprend près de 300 objets, dont des Icônes, des fresques murales détachées, des micro-mosaïques, des ivoires, des émaux, plus divers ouvrages en or et en argent. Certaines de ces oeuvres n'ont jamais été exposées auparavant au public.
L'exposition comporte quelques grandes oeuvres tirées du trésor de San Marco à Venise, et des pièces rares venant de collections d'Europe, des USA, de Russie, d'Ukraine et d'Égypte. L'exposition commence avec la fondation de Constantinople en 330 par l'empereur romain Constantin le Grand, et s'achève avec la prise de la ville par les troupes ottomanes de Mehmed II en 1453. C'est la première exposition majeure d'art de Constantinople dans le Royaume Uni depuis 50 ans.
Cette exposition épique a été rendue possible grâce à une collaboration entre la Royal Academy of Arts et le musée Benaki d'Athènes.
"Byzantium 330–1453" suit une progression chronologique couvrant l'étendue, la puissance et la longévité de la production artistique dans l'empire à travers une série de sections à thème. De la sorte, l'exposition explore les origines de Byzance; la naissance et montée en puissance de Constantinople; la menace de l'iconoclasme, lorsque les empereurs bannirent l'art Chrétien figuratif; la renaissance post-iconoclaste; le remarquable crescendo du Moyen Age et les relations étroites entre l'art de Constantinople et les premiers éléments de l'art de la Renaissance en Italie au 13ème et début du 14ème siècle.

encensoir en forme d'église
artiste inconnu, 10-11ème siècle
Argent, 36 cm, Procuratoria di San Marco, Venezia.


Entre 1204 et 1261, Constantinople fut aux mains des Croisés latins, mais le retour des empereurs romains à Constantinople initia une période finale de grande diversité dans l'art. Cet art de Constantinople, des Balkans et de Russie montre la phase finale du raffinement des formes et fonctions distinctivement Orthodoxes, alors que des artistes crétois tels qu'Angelos Akotantos signaient leurs icônes et mélangeaient styles constantinopolitain et italien. Jusqu'à la fin de l'empire romain, survenu avec la chute de Constantinople prise par les Turcs Ottomans en 1453, les manuscrits, micro-mosaïques et ouvrages en métal démontrent la virtuosité de ses artistes.
L'exposition montre la longue histoire de l'art de l'empire romain, et documente les commanditaires et artistes et le monde dans lequel ils vivaient. Se sachant membres de l'empire romain Chrétien, ils croyaient qu'ils représentaient l'aboutissement de la civilisation sur terre. L'art projette une énergie intellectuelle, émotionnelle et spirituelle, et cependant cela reste distingué par l'expression d'une croyance passionnée et d'une grande émotion, dans un art de modération et de retenue.


"Byzantium 330-1453" présente (à gauche) le Calice d'Antioche, en prêt du Metropolitan Museum of Art, New York. Après sa découverte en 1911, l'objet recouvert d'argent a été considéré comme pouvant être le Saint Graal, le calice utilisé par le Christ lors de la Dernière Cène. Des oeuvres majeures du trésor de San Marco (Venise) ont été prêtés à la Royal Academy, dont le Calice des patriarches, décoré (10-11ème s.). Entre autres oeuvres marquantes, une Icône à double face, avec la Vierge Hodegetria au verso et l'Homme de Douleurs au verso (12ème s.) venant du Musée byzantin à Kastoria, un impressionnant coffre en ivoire venant de la cathédrale de Troyes et montrant des scènes de chasse et des cavaliers, ainsi que les homélies du moine Jacques Kokkinobaphos, un manuscrit des années 1100-1150 en prêt de la Bibliothèque Nationale de France, Paris.

La patène de Riha
artiste inconnu – patène avec la Communion des Apôtres, vers 565-578.
Diamètre 35 cm, Byzantine Collection, Dumbarton Oaks, Washington, DC.
Photo © Dumbarton Oaks, Byzantine Collection, Washington, DC


"Byzantium 330–1453" a été organisée par la Royal Academy of Arts et le musée Benaki d'Athènes. L'exposition a été préparée par le professeur Robin Cormack, Courtauld Institute, London, le professeur Maria Vassilaki, University de Thessalie à Volos, et le musée Benaki, et m. Adrian Locke, responsable des expositions à la Royal Academy of Arts.


Le Calice d'Antioche
Syrie, première moitié du 6ème s. Hauteur 19,7cm

En prêt du Metropolitan Museum of Art, New York. The Cloisters Collection, 1950 (50.4). Ce calice d'Antioche, une coupe recouverte d'argent pur découverte en 1911, est inséré dans un support sur lequel sont représentées des images du Christ et de 10 Disciples. D'après sa technique de réalisation, le calice daterait du 6ème siècle. Le professeur Cormack dit qu'un des arguments en faveur de la thèse selon laquelle "la coupe serait le saint Graal est qu'elle a été découverte à Antioche, une ville où ont été trouvées de nombreuses reliques Chrétiennes."
Photo wikimedia

Sponsors
Les J.F. Costopoulos Foundation, A.G. Leventis Foundation, et Stavros Niarchos Foundation sont très fières de soutenir l'exposition "Byzantium 330-1453."
Les 3 fondations se vouent à faire la promotion et à préserver la culture hellénique et l'héritage en Grèce et à l'étranger. De plus, les fondations veillent à exprimer leur soutien actif aux projets de collaboration entre des institutions internationales reconnues, comme celui réalisé dans ce cas présent par le musée Benaki d'Athènes et la Royal Academy of Arts à Londres.
Les J.F. Costopoulos Foundation, A.G. Leventis Foundation, et Stavros Niarchos Foundation possèdent une longue tradition de soutien aux principales expositions d'art de Constantinople, et espèrent qu'à travers leur collaboration avec de telles organisations culturelles renommées, elles aideront à mieux faire connaître et comprendre une culture très importante.



icône en mosaïque de saint Étienne, vers 1108-1113
artiste inconnu, zone de conservation nationale, Sainte-Sophie de Kiev


Angelos, icône de saint Théodore Tyron tuant le dragon, 1425-1450.
Tempera sur bois, 122,8 x 70 cm, musée byzantin et chrétien, Athènes


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