"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

03 janvier 2009

Grèce: abolition du serment religieux pour les fonctionnaires, soldats & élus politiques

Avant, chez nous aussi, on "jurait" sur la Bible, ou sur des reliquaires. Mais comme le fait fort justement remarquer l'archevêque d'Athènes, si la personne ne vit pas saintement, qu'elle jure devant Dieu ou pas, ça n'y changera rien... Il fait aussi remarquer qui veut l'abolition dudit serment, et les mauvaises raisons sous-jacentes. Bien vu.. nouvelle offensive des athées du Pasok. Comme si les dégâts de leur idéologie massivement appliquée des décennies durant à la Grèce n'étaient pas encore suffisamment visibles..


Bible : Codex Sinaiticus

L'Église n'est pas inquiète par l'abolition du serment
http://www.ekathimerini.com/4dcgi/_w_articles_politics_100006_29/12/2008_103368

L'archevêque Ieronymos, primat de l'Église de Grèce, a expliqué dans une entrevue dominicale donnée au quotidien Kathimerini, qu'il ne s'opposerait pas à l'abolition du serment religieux que les Grecs ont à faire pour diverses occasions de la vie publique.
Les cérémonies de serment étaient accomplies par diverses professions, dont les parlementaires, les soldats et les fonctionnaires. Ieronymos n'a pas précisé s'il serait d'accord avec une abolition généralisée de la pratique ou juste pour des domaines spécifiques.
"L'abolition du serment religieux ne crée aucun problème pour l'Église – en fait, il ne serait que la conséquence de son enseignement, qui est que 'oui' doit vouloir dire 'oui' et 'non' doit vouloir dire 'non," a-t'il précisé.
Ieronymos ajouta que prêter serment n'empêchait pas les gens de mal se comporter, "quand la vie intérieure de la personne a été détruite."
L'idée d'abolir le serment religieux n'est pas neuve, et elle revient de temps à autres, en particulier de la part des partis politiques de gauche, comme idée pour une séparation tranchée entre l'Église et l'état.
Ieronymos a expliqué que cette idée était mise en avant par "certains groupes idéologiques" dont le but principal est "d'effacer l'influence spirituelle de l'Église sur la société grecque."
Néanmoins, l'archevêque a dit qu'il ne s'opposerait pas à une telle manière de séparation si c'était vraiment ce que les Grecs voulaient. "Si l'état veut une telle séparation, il a l'opportunité, si pas le devoir, de soumettre cela au jugement du peuple grec, qui décidera alors ce que lui veut."
Commentant les récents événements à Athènes, Ieronymos dit qu'il considérait comme "naturel" que les jeunes protestent, mais il a condamné toutes les destructions.

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