"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

01 février 2009

Hiéromartyr Pierre Skipetrov (+ 1918)

http://www.orthodox.net/russiannm/petrograd-hieromartyrs-martyrs-and-confessors-01-of-04.html

icône de saint Pierre Skipetrov, néo-martyr Russe, victime des Socialistes en 1918
L'archiprêtre Pierre Skipetrov était le recteur de l'église des saints Boris et Gleb, qui se trouvait à côté de la célèbre chapelle de la "Mère de Dieu, Joie des Affligés", dans le district Kalashnikov de Saint-Petersbourg (appelé alors Petrograd). Des centaines de milliers de pèlerins affluaient après de l'Icône miraculeuse de la Mère de Dieu. Le père Pierre bénéficiait d'une grande influence sur les gens et était un grand ennemi des Communistes, dont il dénonçait courageusement le régime dans ses sermons.

Début 1918, le vieux père Pierre venait de rentrer d'une réunion du concile diocésain. Alors qu'il leur souhaitait l'au-revoir, le métropolite Benjamin de Petrograd conseilla au clergé de ne pas rentrer seul à la maison, mais de le faire en groupes. Le p. Pierre et son beau-frère, le futur hiéromartyr Philosoph, partirent avec un de ces groupes. A proximité de la cathédrale de la Laure saint Alexandre Nevsky, ils croisèrent un gros détachement de soldats et marins de l'Armée Rouge. Des agents de la police secrète, la Tcheka prétendirent vouloir inspecter le coffret en argent contenant les reliques de saint Alexandre Nevsky. Un des soldats apostropha vulgairement le p. Pierre, avec des paroles insultantes. D'après un témoignage, le p. Pierre se tenait sur le porche de l'église, portant ses vêtements et une croix de bénédiction. Ses yeux étaient enflammés de colère, ses longs cheveux blancs, tels ceux des anciens prophètes, flottaient dans le vent. Il tenta vainement d'arrêter les hommes armés, les exhortant à ne pas faire violence aux fidèles. Un ordre fusa, et le p. Pierre fut abattu d'une balle dans la bouche. Il tomba sur le sol, couvert de sang. Les agents passèrent tranquillement sur son corps et entrèrent dans l'église. Le p. Pierre fut emmené à la petite infirmerie militaire sur la Perspective Nevsky, mais lorsque les médecins arrivèrent, ils ne purent rien faire de plus qu'une trachéotomie. Le lendemain matin, il s'endormit du dernier repos.
Ses funérailles furent solennellement triomphantes, car elles eurent lieu durant la période Pascale et le tropaire "Christ est ressuscité!" fut chanté. L'office funéraire fut présidé par le métropolite Benjamin, accompagné d'un grand nombre de clergé. Le sermon fut prononcé par le p. Philosoph (Ornatsky)
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