"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

03 février 2009

Hosannah – explication par saint Jérôme / NT

Selon saint Jérôme, dans sa lettre 22, 4-5 à Eustochie, écrite à Rome en 384:

le terme exact est "osi-anna" en hébreu. "Osi" signifie: "Sauve!" à l'impératif; et "anna" est une interjection de supplication: "anna, Seigneur" = Ô Seigneur".

"Osianna" est donc composé de deux mots et pourrait se traduire: "Sauve, ô Seigneur." Mais on prononce "selon notre prononciation" 'osanna', par élision de la voyelle médiane" (dixit Saint Jérôme).

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Dans l'Évangile selon saint Matthieu, lors de la montée du Seigneur à Jérusalem (fêtée le Dimanche des Palmes / Rameaux), on trouve 2 références vétérotestamentaires pour "Hosannah" (Mt 21,9 & 21,15) :

Psaume 118,25 : De grâce, Seigneur, donne le salut! De grâce, Seigneur, donne la victoire!

2 Samuel 14,4 : La femme de Téqoa parla au roi. Elle tomba la face contre terre et se prosterna, puis elle dit: "Au secours, ô roi!"

Le dictionnaire nous apprend que le terme grec hosanna est dérivé de l’hébr. hochi’ah na’, Ps. 118.25, impératif hiphil: sauve, maintenant ou: sauve, nous t’en prions. Dans la version hébraïque, l’impératif hocha’, Ps. 86,2; Jr. 31,7 paraît cependant être à l’origine du grec hosanna
On retrouve ce terme comme l'acclamation de la foule lorsque Jésus entra en triomphe à Jérusalem. L’expression "hosanna" figure 6 fois dans les Evangiles: (Mt. 21,9 a et b, 15; Mc. 11,9, 10; Jn. 12,13). D’après la tradition hébraïque, que l'on voit utilisée par le Seigneur dans Ses prières, on récitait le verset 25 du Psaume 118 une fois chacun des 6 premiers jours de la fête des tabernacles, pendant que la procession solennelle faisait le tour de "l'autel des holocaustes." Le 7e jour, ce verset était répété 7 fois. Comme on l'a vu avec l'explicatif de saint Jérôme, à l’origine, le mot hosanna avait le sens d’une supplique. Cependant, comme le contexte des Évangiles le démontre, ce sens changea, et il devint une exclamation de joie ou un cri de bienvenue.


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