"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

01 août 2009

mariage: comment trouver le bon conjoint (2/2 Orthodox America)



Orthodox America : Se choisir un conjoint
http://www.roca.org/OA/154/154m.htm


Quel plaisir et quelle joie de voir une famille où l'amour et la paix prévalent entre le mari et son épouse, où mari et épouse partagent chacun les joies et les tristesses de l'autre, allégeant ainsi mutuellement toutes les difficultés de la vie. Par contraste, qu'il est triste pour un mari et une épouse quand la dissension existe entre eux – quand nul sentiment tendre ne les attire l'un vers l'autre. Hélas, de nos jours, ils sont nombreux les mariages où, au lieu de respect mutuel et de paix entre mari et femme, on trouve querelles et plaintes les uns à l'encontre des autres.
D'où cela provient-il? Il y a certainement nombre de raisons, mais la principale c'est d'avoir choisi la mauvaise personne pour se marier avec. Les Saintes Écritures nous enseignent une magnifique leçon à cet égard avec le cas de notre père Abraham (Genèse 24). Nous Chrétiens, devons nous souvenir du mariage du patriarche Isaac, le fils d'Abraham.
Le vieil Abraham avait 140 ans et son fils 40. Abraham dit au plus ancien serviteur de sa maison, Eliazar, celui qui régissait tous ses biens: "Mets ta main sous ma cuisse. Je veux te faire jurer par le Seigneur, Dieu du ciel et Dieu de la terre, de ne pas choisir pour mon fils une femme parmi les filles des Cananéens au milieu desquels je demeure; mais d'aller dans mon pays, dans ma parenté, choisir une femme pour mon fils Isaac." Le serviteur jura de s'occuper de l'affaire et partit sans tarder pour la Mésopotamie, où vivait Nahor, le frère d'Abraham. Après être parvenu à la ville d'Harran, Eliazar s'arrêta à un puits et commença à prier en lui-même :
"Seigneur Dieu d'Abraham, mon maître, veuille me faire rencontrer aujourd'hui ce que je désire, et manifeste ta bonté à mon maître Abraham. Me voici posté près de cette fontaine où les filles des gens de la ville viennent puiser l'eau. Que la jeune fille à qui je dirai: Incline ta cruche, je t'en prie, pour que je boive, - et qui me répondra: Bois, et j'en donnerai aussi à tes chameaux, - soit celle que tu destines à ton serviteur Isaac. Je saurai par là que tu manifestes ta bonté à mon maître."
Il n'avait pas fini de parler, que survint, sa cruche sur l'épaule, Rébecca, fille de Batuel, fils de Melca, femme de Nachor, frère d'Abraham. Quand Eliazar lui demanda de l'eau à boire, elle s'empressa de lui en donner, ainsi qu'à ses chameaux. Alors l'homme s'inclina et se prosterna devant le Seigneur: "Béni soit le Seigneur s'écria-t-il, le Dieu d'Abraham, mon maître, qui n'a pas failli à sa bonté et à sa fidélité envers lui. Le Seigneur m'a conduit directement à la maison des parents de mon maître." Lorsque la famille de Rebecca a apprit l'histoire d'Eliazar, pourquoi il était venu en Mésopotamie, et comment le Seigneur lui avait montré en Rebecca une épouse pour le fils de son maître, ils ne commencèrent pas à discuter mais donnèrent leur plein consentement à la proposition présentée par le serviteur d'Abraham. Ils lui dirent: "Tout cela vient du Seigneur, dirent-ils. Nous n'avons rien à objecter. Voici Rébecca; prends-la et pars. Qu'elle soit la femme du fils de ton maître, comme le Seigneur l'a dit." Ils appelèrent Rebecca le lendemain et lui dirent: "Veux-tu partir avec cet homme?" - "Oui", répondit-elle. Quand le serviteur rentra dans son pays, il rapporta à Isaac tout ce qu'il avait fait. Isaac introduit Rebecca dans la tente de sa mère, Sarah, et il prit Rebecca, et elle devint sa femme, et il l'aima, et Isaac fut consolé de la mort de sa mère.
Saint Grégoire le Théologien, évêque de Nazianze, se réfère au mariage d'Isaac avec Rebecca comme un exemple pour le comportement Chrétien avant le mariage et dit : "Quand vous voulez prendre femme, ne vous tournez pas vers les gens mais vers Dieu. Dites à Dieu 'Envoie-moi celle que Tu as préparée pour moi dans Ta Providence.' Confiez cette question à Dieu, et Il vous récompensera pour Lui avoir donné un tel honneur."
Dès lors, celui qui souhaite se marier devrait, par dessus tout, prier ardemment le Seigneur, Qui connaît le coeur humain, afin que Lui-Même arrange le mariage selon Sa volonté, dirigeant vers la bonne personne, et bénissant le mariage en lui accordant Sa grâce.
Si le serviteur d'Abraham, qui avait agit comme simple intermédiaire, a ainsi remercié Dieu pour avoir trouvé une fiancée pour Isaac, est-ce que le coeur de l'épouse et de l'époux ne devraient pas être bien plus encore remplis de gratitude?
Non seulement l'épouse et l'époux ont à remercier le Seigneur, Qui les a unis et leur a donné à marcher unis sur le chemin de cette vie terrestre, mais ils ont aussi à Le prier d'envoyer Sa miséricorde pour leur avenir.
Qu'ils reconnaissent qu'ils ne sauraient construire leur bonheur et un mariage bien ordonné rien que par leurs propres forces, sans la bénédiction de Dieu. Qu'ils prient ensemble Dieu de bénir leur union, et d'envoyer Sa grâce de sorte qu'ils puissent vivre dans l'amour, un en esprit, dans la chasteté, accomplissant les commandements de Dieu.
Et pourtant, combien d'entre nous ont abandonné leur mariage à la volonté de Dieu, et quand ils ont voulu se marier, ont pensé en premier et principalement à recevoir pour cela la bénédiction de Dieu? N'est-il pas vrai que nous sommes tous premièrement concernés par les soucis et pensées de ce monde?
Combien d'hommes, avant de se choisir leur partenaire pour la vie, ne se renseignent-ils pas sur les habitudes de la demoiselle, mais plutôt sur ce qu'elle possède et gagne, sur ce qu'a sa famille, l'origine de la famille, etc etc.
Jeunes gens, jeunes filles! Rappelez-vous qu'un mariage conclu sur base de calculs matérialistes est rarement heureux. Un mariage qui n'est pas conclu dans la sincérité, la confiance mutuelle, et en ayant les coeurs unis, il va être dégradant pour ceux qu'il va unir, et dès lors apporter beaucoup de mal, créer des dissensions familiales, des reproches, voire même de la violence et des injures mutuelles.
A ceux qui étaient sous sa direction spirituelle, saint Jean Chrysostome enseignait : "Je vous supplie de ne pas rechercher argent et richesses chez une jeune fille à marier, mais plutôt les bons aspects : modestie, piété, vie de foi; ceux-là valent mieux que d'innombrables trésors." "Prenons quelqu'un qui s'est enrichit grâce à sa femme. N'est-ce pas honteux? J'ai entendu bien des gens dire 'je préférerais être très pauvre que de recevoir des richesses d'une femme'."
Et en effet, ceux qui font choix d'une femme riche choisissent pour eux-mêmes plutôt un maître qu'une épouse et aide. D'un autre côté, celui qui se marie avec quelqu'un de position sociale équivalente ou moindre, trouvera en elle une aide fidèle.
La pauvreté du départ dispose une femme à sauver son mari, à l'écouter en tout, à lui être obéissante, et à prendre grand soin du travail domestique. Une femme bonne, sensible et modérée, même si elle est d'origine pauvre, arrivera à mieux s'occuper d'une situation de manques matériels, bien mieux qu'une femme râleuse et méchante mais qui serait d'origine riche. De plus, richesses et argent sont sans intérêt si on ne trouve pas de bonté en l'épouse.
Un amour mutuel fort entre l'époux et l'épouse est un fondement essentiel pour un mariage heureux. Ce même amour doit servir comme incitent pour le fiancé et sa fiancée afin de se marier.
De plus, il ne faut pas prêter attention à la beauté physique, mais à la beauté du coeur de l'être aimé. "Le temps fait s'évanouir toute beauté physique, et la maladie la dévore," dit saint Jean Chrysostome, "mais la beauté du coeur est immuable. La beauté physique fait naître colère et jalousie, mais la seconde n'amène pas de pareille passion, et ne connaît pas la vaine gloire."
Il n'y a rien qui ne rend la personne plus belle, ou ne gagne sa faveur, qu'un bon coeur. C'est pourquoi les saints Pères nous enseignent tous à essayer de connaître l'intériorité de quelqu'un que nous trouvons attirant; et si ce n'est pas beau, d'ignorer les apparences.
Pères de famille! Imitez la sollicitude de notre ancêtre Abraham, qui s'est efforcé de trouver une pieuse épouse pour son fils; car il n'a pas cherché un bon parti pour elle, ni la renommée familiale, mais uniquement la noblesse de coeur.
Et vous, mères de famille, n'embellissez pas vos filles avec de l'or ou de beaux vêtements, mais avec la modestie et la douceur. Une femme douce et bienséante encouragera son mari à être un père bon, aimant pour ses enfants aussi, et à participer lui aussi aux travaux domestiques.
Semyia Pravoslavnavo Khristianina.



Le texte de la Bible – Genèse 24,1-67 :
"Le vieil Abraham était avancé en âge, et le Seigneur l'avait béni en toutes choses. Abraham dit au plus ancien serviteur de sa maison, celui qui régissait tous ses biens: "Mets ta main sous ma cuisse. Je veux te faire jurer par le Seigneur, Dieu du ciel et Dieu de la terre, de ne pas choisir pour mon fils une femme parmi les filles des Cananéens au milieu desquels je demeure; mais d'aller dans mon pays, dans ma parenté, choisir une femme pour mon fils Isaac." Le serviteur répondit: "Peut-être cette femme ne voudra-t-elle pas me suivre dans ce pays-ci; ramènerai-je alors ton fils dans le pays d'où tu es originaire?" - "Garde-toi bien, lui dit Abraham, d'y ramener mon fils! le Seigneur, le Dieu du ciel, qui m'a tiré de la maison de mon père et de ma patrie, m'a parlé et m'a fait le serment de donner ce pays à ma postérité, ce Seigneur enverra son ange devant toi, et tu choisiras là une femme pour mon fils. Si elle ne veut pas te suivre, tu seras quitte du serment que je t'impose. Mais en tout cas tu ne ramèneras pas mon fils là-bas." Alors le serviteur mit sa main sous la cuisse d'Abraham, son maître, et lui fit le serment qu'il demandait. Il choisit dix chameaux de son maître, et partit, chargé d'objets précieux remis par Abraham. Il se dirigea vers la Mésopotamie, et la ville de Nachor. Il fit agenouiller les chameaux en dehors du bourg, près d'un puits. C'était le soir, à l'heure où les femmes vont puiser l'eau. "Seigneur, pria-t-il, Dieu d'Abraham, mon maître, veuille me faire rencontrer aujourd'hui ce que je désire, et manifeste ta bonté à mon maître Abraham. Me voici posté près de cette fontaine où les filles des gens de la ville viennent puiser l'eau. Que la jeune fille à qui je dirai: Incline ta cruche, je t'en prie, pour que je boive, - et qui me répondra: Bois, et j'en donnerai aussi à tes chameaux, - soit celle que tu destines à ton serviteur Isaac. Je saurai par là que tu manifestes ta bonté à mon maître."
Il n'avait pas fini de parler, que survint, sa cruche sur l'épaule, Rébecca, fille de Batuel, fils de Melca, femme de Nachor, frère d'Abraham. La jeune fille était d'une grande beauté, vierge, qu'aucun homme n'avait connue. Elle descendit à la fontaine, remplit sa cruche et remonta. Le serviteur courut au-devant d'elle et lui dit: "veux-tu me permettre de boire un peu d'eau de ta cruche?" - "Bois, mon seigneur", répondit-elle. Et avec empressement, elle inclina sa cruche sur la main pour lui donner à boire. Quand il eut bu, elle dit: "Je vais aussi puiser de l'eau pour tes chameaux, jusqu'à ce qu'ils aient bu tout leur saoul." Elle s'empressa de vider sa cruche dans l'abreuvoir et courut de nouveau puiser à la fontaine pour tous les chameaux. L'homme la considérait en silence, voulant savoir si, oui ou non, le Seigneur avait fait réussir son voyage. Quand les chameaux eurent fini de boire, l'homme prit un anneau d'or pesant un demi-sicle, et deux bracelets d'or pesant dix sicles. Il dit à la jeune fille: "De qui es-tu fille? Dis-le moi, je t'en prie. Y aurait-il dans la maison de ton père une place pour nous loger?" - "Je suis, répondit-elle, fille de Batuel, le fils de Melca qu'elle a enfanté à Nachor." Puis elle ajouta: "Il y a chez nous de la paille et du fourrage en abondance, et de la place pour loger." Alors l'homme s'inclina et se prosterna devant le Seigneur: "Béni soit le Seigneur s'écria-t-il, le Dieu d'Abraham, mon maître, qui n'a pas failli à sa bonté et à sa fidélité envers lui. Le Seigneur m'a conduit directement à la maison des parents de mon maître." La jeune fille courut raconter à sa mère ce qui venait de se passer. Rébecca avait un frère, nommé Laban. Celui-ci se hâta de rejoindre l'homme qui se trouvait près de la source. Il avait vu l'anneau et les bracelets aux mains de sa soeur, et il avait entendu le récit de sa soeur Rébecca: "Cet homme m'a dit ceci et cela." Il se rendit donc près de l'étranger et le trouva auprès des chameaux, à la source. "Viens, dit-il, béni du Seigneur, pourquoi restes-tu dehors? J'ai préparé la maison et une place pour les chameaux." L'homme entra dans la maison. On déchargea les chameaux, auxquels on donna de la paille et du fourrage, tandis qu'on apportait à l'étranger et à ses compagnons de l'eau pour se laver les pieds. Ensuite on lui servit à manger; mais il dit: "Je ne mangerai rien avant d'avoir dit ce que j'ai à dire." - "parle", dit Laban. "Je suis, dit-il, le serviteur d'Abraham. Le Seigneur a comblé de bénédictions mon maître, qui est devenu puissant. Il lui a donné des brebis et des boeufs, de l'argent et de l'or, des serviteurs et des servantes, des chameaux et des ânes. Sara, la femme de mon maître, lui a, malgré sa vieillesse, enfanté un fils, auquel il a donné tous ses biens. Alors mon maître m'a fait jurer que je ne choisirais pas pour son fils une femme parmi les filles des Cananéens, dans le pays desquels il réside, mais que je me rendrais dans la maison de son père, dans sa famille, afin d'y choisir une femme pour son fils. Je lui ai dit: Peut-être la femme ne voudra-t-elle pas me suivre. - Le Seigneur, m'a-t-il répondu, dans la voie de qui j'ai toujours marché, enverra son ange avec toi pour faire réussir ton voyage: tu choisiras pour mon fils une femme de ma famille, dans la maison de mon père. Tu seras alors quitte du serment que tu me fais, dès que tu seras arrivé dans ma famille; et si l'on repousse ta demande, tu en seras quitte également. - Or, en arrivant aujourd'hui à la fontaine, j'ai dit: Seigneur, Dieu de mon maître Abraham, si tu daignes faire réussir le voyage que j'ai entrepris (accorde-moi ceci:) je vais me tenir près de la fontaine; que la jeune fille qui sortira pour puiser et à qui je dirai: Laisse-moi boire, s'il te plaît, un peu d'eau de ta cruche, et qui me répondra: Bois, et je vais aussi puiser de l'eau pour tes chameaux, - qu'elle soit la femme que le Seigneur destine au fils de mon maître. Je n'avais pas fini de parler en moi-même, que Rébecca sortait, sa cruche sur l'épaule, et descendait à la fontaine pour y puiser. Je lui ai dit: Donne-moi à boire, s'il te plaît. - Inclinant aussitôt sa cruche de dessus son épaule, elle me dit: Bois, et je donnerai aussi à boire aux chameaux. - J'ai bu, et elle a fait boire les chameaux. Puis je lui ai demandé de qui elle était la fille. Elle m'a répondu: Je suis fille de Batuel, le fils de Nachor, que Melca lui a enfanté. Alors j'ai passé l'anneau à ses narines et les bracelets à ses poignets. Je me suis ensuite incliné, prosterné devant le Seigneur, le Dieu de mon maître Abraham, qui m'a conduit directement là où je pouvais prendre pour son fils la fille du neveu de mon maître. Maintenant, si tu désires témoigner à mon maître de l'affection et de la fidélité, dis-le moi; sinon, dis-le aussi, afin que je poursuive mes démarches." Laban et Batuel prirent alors la parole: "Tout cela vient du Seigneur, dirent-ils. Nous n'avons rien à objecter. Voici Rébecca; prends-la et pars. Qu'elle soit la femme du fils de ton maître, comme le Seigneur l'a dit." En entendant ces paroles, le serviteur d'Abraham se prosterna jusqu'à terre devant le Seigneur. Puis il déballa des objets d'argent, des objets d'or et des vêtements, dont il fit présent à Rébecca. Il offrit aussi de riches cadeaux à son frère et à sa mère. Ils se mirent alors à table, lui et ses compagnons, et ils passèrent la nuit. Le lendemain, quand ils furent levés, le serviteur dit: "Laissez-moi retourner chez mon maître." À quoi le frère et la mère de Rébecca répondirent: "que la jeune fille reste quelques jours encore avec nous, dix jours peut-être; après quoi elle partira." - "Ne me retardez pas, reprit-il; puisque le Seigneur a fait réussir mon voyage, laissez-moi retourner chez mon maître." - "Appelons la jeune fille, dirent-ils, et demandons-lui son avis." Ils appelèrent Rébecca, et lui dirent: "Veux-tu partir avec cet homme?" - "Oui", répondit-elle. Alors ils laissèrent partir leur soeur Rébecca et sa nourrice avec le serviteur d'Abraham et ses gens. Ils la bénirent en disant: "Ô notre soeur, puisses-tu devenir la mère de milliers de myriades! Que ta postérité possède la porte de ses ennemis!" Rébecca et ses servantes se levèrent et montèrent sur les chameaux pour suivre l'étranger. Et le serviteur qui emmenait Rébecca se mit en route. Cependant Isaac était revenu du puits de Lachaï-Roï, et il habitait dans le Négeb. Un soir qu'il était sorti pour s'isoler dans la campagne, regardant au loin, il aperçut des chameaux qui approchaient. Rébecca, elle aussi leva les yeux, l'aperçut et sauta à bas de sa monture. Elle dit au serviteur: "Qui est cet homme qui vient à notre rencontre dans la campagne?" - "c'est mon maître", répondit-il. Aussitôt elle se couvrit de son voile. Le serviteur raconta à Isaac tout ce qu'il avait fait. Puis Isaac conduisit Rébecca dans la tente de Sara, sa mère. Il l'épousa, et elle devint sa femme bien-aimée. Ainsi Isaac fut consolé de la mort de sa mère."



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