"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

01 février 2010

Grippe & Sainte Communion (encyclique du métropolite Nicolas de Mesogaia et Lavreotiki, 08/2009)


Sources:
http://www.imml.gr/webpages/egkyklioi/2009/41.htm
http://www.oodegr.com/english/koinwnia/koinwnika/Flu_and_Sacraments.htm

ΕΛΛΗΝΙΚΗ ΔΗΜΟΚΡΑΤΙΑ
ΙΕΡΑ ΜΗΤΡΟΠΟΛΙΣ
ΜΕΣΟΓΑΙΑΣ ΚΑΙ ΛΑΥΡΕΩΤΙΚΗΣ
ΘΟΥΚΥΔΙΔΟΥ & ΒΥΖΑΝΤΙΟΥ- 19004 ΣΠΑΤΑ ΑΤΤΙΚΗΣ
Τηλ: 210-6632687, fax: 210-6025101
Πρωτ. 681
Ἀριθμ.
Διεκπ. 433
Σπάτα, 27 Ἰουλίου 2009

LETTRE ENCYCLIQUE 41

Sujet : "La diffusion de la grippe porcine et les Mystères/Sacrements de notre Église"

Aux pieux fidèles de notre sainte métropole

Chers frères

Récemment, suite à l'annonce du début de la pandémie de grippe porcine, certains ont aussi – inutilement – évoqué la question de la possible transmission de la maladie à travers la Sainte Communion. Hélas, avec un vocabulaire inapproprié, une attitude sarcastique, et un argumentaire qui était tout sauf de bonne foi, une nouvelle tentative a eu lieu pour essayer de saper notre Foi, en des temps où nous n'avons justement plus rien d'autre à quoi nous raccrocher. Je profite dès lors de l'opportunité car je crois qu'il est bon de rappeler certaines vérités, qui sont nécessaires pour préserver le trésor inestimable de notre Foi en nous. l

Notre Église a transmis la grâce de ses Mystères depuis 2.000 ans, d'une manière familière, très humaine et à la fois bénie, pour "la guérison et la santé du corps et de l'âme." Elle n'a jamais ressenti le besoin de spéculer avec cette logique contemporaine de doute plein d'irrévérence, mais elle a vécu jour après jour avec cette expérience de l'affirmation d'un miracle suprême. Comment pourrait-il être un seul instant possible que la communion avec Dieu puisse être cause de maladie, ou ne fut-ce que d'un tout petit mal? Comment pourrait-il être possible que le Corps et le Sang de notre Seigneur et Dieu puissent polluer notre corps et notre sang? Comment pourrait-il être possible qu'une expérience quotidienne qui dure depuis 2 millénaires soit anéantie par le simple rationalisme et le vide froid de notre époque?

Les fidèles – tant ceux en bonne santé que les malades – ont reçu la sainte Communion depuis des siècles, distribuée par la même sainte cuillère de Communion – qui n'est jamais lavée ni désinfectée – et on n'a jamais rien observé d'anormal. Les prêtres qui servent dans les hôpitaux, même dans des hôpitaux où il y a des malades contagieux, tous distribuent la sainte Communion aux fidèles, puis ils consomment le restant du Calice avec dévotion, et tous vivent de vieux jours. La Sainte Communion est quelque tout ce que nous comme Église et comme peuple tenons pour sacré; elle est le médicament suprême pour l'âme et le corps. Tel est précisément l'enseignement et l'expérience de notre Église.

Ceux qui n'ont pas confiance dans le miracle de la Résurrection du Seigneur, ceux qui se moquent de Sa naissance d'une Vierge, ceux qui nient les effluves qui émanent de saintes reliques, ceux qui n'ont que mépris face à tout ce qui est saint et sacré, ceux qui conspirent contre notre Église, ceux qui cherchent à éradiquer la moindre trace de notre Foi dans nos âmes, vont naturellement tenter d'exploiter l'opportunité d'en plus insulter le si saint mystère de la divine Eucharistie.

Le fait que les Anglicans et les Catholiques-Romains ont décidé, à titre de précaution, de cesser de distribuer la sainte communion respectivement en Grande Bretagne et Nouvelle Zélande, comme cela semble bien exact, n'est pas une marque de prudence et de liberté – comme certains le prétendent – mais au contraire, cela met en évidence de la meilleure manière possible le fossé abyssal entre notre Église, dont la théologie et la vie sont eucharistiques, et qui vit, croit et prêche ce Mystère / Sacrement, et le reste des groupes chrétiens, qui par là même confessent indirectement l'absence de Grâce et de marque de Dieu dans leurs soi-disants sacrements, de même que leur perte de leur identité ecclésiale. La vie sans un Mystère ressemble à une terrible maladie sans un médicament approprié.

Hélas, le gros problème, ce n'est pas le virus de la grippe – comme les média sont empressés de l'annoncer – ni le virus de la panique mondiale – comme l'affirment les associations médicales; c'est en réalité le virus de l'irrévérence et le microbe de l'incroyance. Et le meilleur vaccin, c'est notre participation fréquente au mystère de la sainte Communion, "avec une conscience pure et sans trouble." Notre réponse à cette provocation impie de notre époque se trouvera dans notre propre manière de vivre au quotidien.

Il serait bon que nos pères confesseurs et spirituels puissent exhorter les fidèles – avec le discernement approprié et pour autant qu'il n'y ait pas d'obstacle spirituel – afin que ces derniers reçoivent plus fréquemment la sainte Communion en ces temps d'épreuves, et que ceux d'entre nous qui ont déjà reçu cette bénédiction de nos pères spirituels approchent eux aussi plus souvent le Calice de la Vie, mais toujours "avec crainte de Dieu, grande foi et amour sincère."

+ Nicolas

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Biographie abrégée de l'archevêque Nikolaos Hatzinikolaou

* Né à Thessaloniki, 1954.
* Diplômé du département de physique de l'université de Thessaloniki, Grèce.
* Maîtrise en astrophysique, université d'Harvard, Boston.
* Maîtrise en ingénierie mécanique, MIT, Boston.
* Maîtrise d'études en Théologie, Holy Cross Greek Orthodox School of Theology, Boston
* Maîtrise en Théologie, Holy Cross Greek Orthodox School of Theology, Boston
* 1986. Doctorat de l'université d'Harvard. Spécialisation en ingénierie biomédicale (dynamique des biofluides).
* 2003. Doctorat de l'université aristotélicienne de Thessaloniki, faculté de Théologie, spécialisé en bioéthique.
* 2008. Docteur Honoris Causa de l'université d'Athènes, faculté de Théologie (science et religion).
* Travaille comme assistant dans divers hôpitaux à Boston et comme consultant en technologie médicale spatiale pour Arthur D. Little et la NASA.
* A rejoint le Mont Athos en janvier 1988, et à partir de mai 1990 jusqu'en avril 2004, a servi comme hiéromoine au métochion athonite de l'Ascension, à Athènes.
* Titulaire du cours d'hémodynamique et pathophysiologie des maladies vasculaires à la Faculté de Médecine de Crête.
* Depuis 1992, est le directeur du Centre Hellénique pour l'éthique bio-médicale.
* Est aussi président du comité de bioéthique de l'Église de Grèce, et membre du Comité national de bioéthique.
* A été élu et ordonné le 30 avril 2004 métropolite de Mesogaea et Lavraeotica.

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L'ami de Vatopedi : La nouvelle pandémie de grippe et la sainte Communion

Sources: http://vatopaidi.wordpress.com/2009/07/
http://www.oodegr.com/english/koinwnia/koinwnika/Flu_and_Communion.htm

La semaine dernière, alors que je regardais les nouvelles à la télévision, j'ai remarqué qu'on voulait attirer notre attention sur ceci : les badauds en rue se voyaient demander s'ils n'avaient pas peur d'aller à l'église – où beaucoup de gens se rassemblent dans un endroit confiné et peu ventilé – et plus encore, s'ils devraient recevoir la sainte Communion, puisqu'elle était distribuée à tous avec la même cuillère de Communion.



Et le reporteur de poursuivre en décrivant de manière très éloquente comme cela pourrait dégénérer en un très sérieux problème, si on ne prenait pas certaines mesures.
Il y a eu aussi diverses entrevues avec quelques prêtres et un protopresbytre, mais aucun d'entre eux n'a donné de réponse claire, ou alors ils ont donné de mauvaises réponses, malgré leurs efforts pour faire le contraire.
Mais venons-en au fond du problème : comment pourrait-il être possible que les Saints Dons – le saint Corps et Sang de notre Seigneur Jésus-Christ – pourrait être pollué par quoi que ce soit de grippe ou de virus?
Jésus-Christ est à la fois Dieu et humain parfait!
En prenant part à Son Précieux Sang et Corps, c'est exactement le contraire qui se passe : nous recevons le remède pour nos maladies spirituelles et physiques.
En plus, à la fin de chaque Divine Liturgie, lorsque les prêtres consomment les restent de sainte Communion dans le Calice, est-ce qu'ils ne devraient pas présenter de graves problèmes de santé – ou même en mourir – après tant d'années à accomplir ce Sacrement?
Je connais un prêtre qui est chapelain dans un hôpital public bien connu, et depuis de longues années, et il distribue quotidiennement la sainte Communion à toutes sortes de patients – même à des cas graves voire contagieux – de même qu'à des patients sur leur lit de mort, et lui aussi ensuite il consomme les restants dans le Calice, avec la même cuillère de Communion, à chaque fois.
Et pourtant, il n'est strictement jamais rien arrivé à ce prêtre – en fait, sa santé est restée excellente!
Dès lors, ne succombons pas à la panique, à la peur, à la pseudo-raison, et aux divers expédients qui tentent de nous détourner de l'essence même de notre communion (et communication) avec Dieu – et je me demande, serait-ce vraiment une coïncidence qu'ils s'efforcent ainsi de relier ce récent problème de santé publique avec notre présence à l'église et notre participation au plus saint de ses Sacrements majeurs?
Il n'y a pas la moindre possibilité pour les fidèles Chrétiens d'attraper quelque chose de mauvais avec la sainte Communion – la seule chose qu'ils en "retireront", c'est un très grand bien.

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