"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

17 avril 2010

Dimanche des Myrophores (S.V. Bulgakov, manuel d'Eglise)


S. V. Bulgakov, Manuel pour serviteurs de l'Église, 2ème éd., 1274 pp. (Kharkov, 1900), p 0589-0591

Épître: Actes 6,1-7.
Évangile: Marc 15,43-16,8.

Les Offices de ce dimanche se rapportent au récit de l'Évangile racontant l'apparition du Seigneur ressuscité aux femmes myrophores. Cette joyeuse apparition du Seigneur était la première après Sa sortie de la tombe, et dès lors elle est glorifiée par l'Église comme étant l'évidence de Sa Résurrection. Les Myrophores mentionnées dans l'Évangile sont les suivantes : Marie-Madeleine (22 juillet), Marie de Cleopas (23 mai), Salomé (3 août), Jeanne (27 juin), Marthe et Marie (soeurs de Lazare, 4 juin et 18 mars), et Susanne (voir Luc 8,3, elle n'est cependant pas dans le Ménologue). A côté de ces 7 Myrophores, "il y avait aussi les autres, fort nombreuses, qui servaient le Christ et Ses disciples de leurs biens." Les saintes femmes Myrophores et les circonstances de l'apparition du Seigneur devant elles sont glorifiés dans les stichères et le tropaire du Canon pour le 3ème dimanche après Pâques, et pour tous les jours de cette semaine, et c'est pourquoi on l'appelle le Dimanche des femmes Myrophores.

En plus des saintes Myrophores, les hymnes glorifient aussi ce dimanche Joseph d'Arimathie et Nicodème, les disciples secrets du Sauveur. D'après l'explication du Synaxaire, les saintes femmes Myrophores furent "les premières à rendre un témoignage authentique à la Résurrection, Joseph et Nicodème rendant témoignage de la mise au tombeau, mais ceci est le plus important et le plus soutenu de nos enseignements. C'est parce qu'avec ces femmes qui ont vu la Résurrection, ils sont les authentiques témoins de la mise au tombeau, et il a été décidé de les célébrer après la première vérification par Thomas, qui a lieu avant car elle avait eu lieu en 8 jours comme l'explique le saint évangéliste."

Appelant ses enfants en ce jour à louer "le merveilleux Joseph avec Nicodème, et les fidèles Myrophores," la sainte Église glorifie principalement notre Seigneur Jésus-Christ dans les hymnes de ce jour, car Il doit toujours être le premier et le principal sujet de commémoration et de glorification pour nous. Comme les saintes Myrophores ont été témoins non seulement de la Résurrection du Sauveur, mais aussi de Ses souffrances, mort et mise au tombeau, dès lors la sainte Église va aussi commémorer la "Passion" du Sauveur et, s'adressant à Lui, chante : "Pour nous Tu fus outragé par des impies sans foi ni loi", "Pour nous, Sauveur, Tu bus le vinaigre et le fiel", "O Christ, une lance perça Ton vivifiant côté", "Tu fus compté parmi les morts, Toi qui nous vivifies, dans le sépulcre déposé." (Ode 9, ton 2)

Mais cette triste commémoration des souffrances et de la mort du Sauveur va largement se dissiper avec les instructions réconfortantes sur les fruits salvifiques de la Croix du Sauveur pour nous, et dans la joie de Sa Résurrection. La sainte Église s'exclame : "O mort, où est ton aiguillon? O Hadès, où est ta victoire? Exulte, Adam: la mort est abolie par la vie de Celui Qui ressuscite les morts"Sion se réjouisse et que le ciel exulte d'allégresse comme nous: Il est ressuscité, le Christ, ressuscitant les morts." Même les tropaires de ce dimanche ("Le noble Joseph", "les anges annoncèrent aux femmes myrophores") sont repris de l'Office du Grand Samedi, où ils exprimaient principalement de pieuses tristesses et donnaient seulement un aperçu de la célébration à venir, mais en ce dimanche, ils sont aussi complémentés par les joyeuses instructions sur l'accomplissement de la Résurrection du Sauveur – voyez la finale de ces tropaires. A travers de telles comparaisons des commémorations tristes et joyeuses dans les hymnes de l'Église en ce jour, l'état spirituel des saintes femmes, qui avaient accueilli le Sauveur après la Résurrection, est nuancé, rayonnant d'une force spéciale, "au lieu de pleurer l'ineffable joie", mais aussi cette "joie inexprimable" de la Résurrection du Christ, "qui a tout illuminé jusqu'aux confins du monde, ce qui est ainsi plus profondément marqué dans nos coeurs."


us

traduit dans un état de santé désastreux, "chargé" de très puissants calmants. J'espère qu'il ne subsiste pas trop de fautes et d'incohérences. Merci de prier pour le pécheur qui lutte pour ses enfants et pour sa santé.

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