"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

12 avril 2011

La plus ancienne prière connue à la Mère de Dieu (anno 250, manuscrit Ryland)



Un fragment de parchemin, de la taille d'une fiche d'index, trouvé il y a un siècle en Égypte. Il a été daté de 250 après Jésus-Christ, et il contient la plus ancienne prière connue à la Vierge Marie. C'est la prière que nous utilisons à Complies durant le Grand Carême : "Sous ta miséricorde nous cherchons refuge, sainte Mère de Dieu [Theotokos], ne dédaigne pas nos prières dans toutes les épreuves, mais délivre-nous du danger, O toi la seule pure, la seule bénie."
Ce qui est si intéressant dans ce fragment, c'est qu'il date de bien avant les Conciles des années 300 qui nous ont synthétisé le Credo (sans son ajoute vaticane, merci) et le Nouveau Testament. Il est nécessaire pour certains de mes amis qui Protestent encore de regarder l'Histoire de notre Foi en face, telle qu'elle est réellement. Et non pas comment on la leur a racontée. Demander clairement à ceux qui sont vivant aujourd'hui et avec notre Seigneur de prier avec et pour nous est une très ancienne pratique de l'Église.
C'est un peu comme demander à vos amis de prier pour vous. L'Église des origines était *vraiment* convaincue que le Christ avait vaincu la mort. Dès lors les fidèles qui étaient "morts" étaient vivants, et prient tous, là, maintenant, devant le Trône céleste. Il n'y a qu'un voile pour nous séparer, rien de plus. Nous leur demandons de prier, et nous nous demandons les uns les autres de prier. "Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob? Ce n’est pas de morts mais de vivants qu’il est le Dieu!" - la Bible parle des défunts saints en tant que vivants, Mt 22,32.

La bibliothèque John Rylands a acheté ce parchemin en 1917. L'apparence est informelle, c'est écrit à la hâte, il y a des fautes d'orthographe, ce n'est pas une feuille sortie d'un livre, plutôt une note prise au vol. Ce qui est surprenant, c'est qu'on y appelle Marie "Théotokos", un terme qu'on pensait ne pas avoir été utilisé avant les débats christologiques des années 400.
khouria Frederica Mathewes-Green


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