"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

03 juin 2011

Demandez sans cesse pardon au Créateur (saint Raphaël de Lesvos)

http://www.serfes.org/writtings/straphael.htm


Suppliez toujours le Créateur de vous pardonner. Il connaît tous les
actes et pensées cachés par ceux qui ne se confessent pas, peut-être
de honte, par manque de force pour dire la vérité.


saint Raphaël de Lesvos


01 juin 2011

Nos résurrections au quotidien (saint Ignace Brianchaninov)


La première Résurrection a lieu par le moyen de deux Mystères, le Baptême et la Confession.. Le ministre de cette Résurrection est le Saint Esprit. Le Christ est ressuscité en celui qui est préparé pour la Résurrection, et Son tombeau, le coeur, devient à nouveau le Temple de Dieu.
Relève-Toi, Ô Seigneur, et sauve-moi, Ô mon Dieu! C'est en cela, en Ta Résurrection mystique, essentielle et matérielle, que se trouve mon Salut.


Saint Ignace Brianchaninov


Parlant de Résurrection, c'est la clôture de la Fête de Pâques en cette veille de l'Ascension (en 2011)

31 mai 2011

Construire sa vie dans le bon ordre (abba Jean le Petit)


"On ne construit pas une maison en commençant par le toit pour continuer jusqu'en bas. Vous devez commencer par les fondations pour arriver jusqu'au bout de la construction."
Ils lui demandèrent "Abba, que signifie cette parole?"
Il répondit "La fondation, c'est notre prochain, que nous devons gagner. Et c'est ici qu'il faut commencer. Car tous les commandements du Christ dépendent de celui-ci."
Abba Jean le Petit

29 mai 2011

Orthodoxie, évangélisation et culture – débat & quelques réflexions

http://www.facebook.com/notes/torrey-john-gilday/orthodoxy-and-canadian-culture/10150137361311927


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Orthodoxie et culture canadienne
par Torrey John Gilday, vendredi 1 avril 2011, 08:16

un ami: les Canadiens vont rire de l'Orthodoxie, parce que l'Orthodoxie est essentiellement incompatible avec la culture canadienne.
John: oui, c'est pourquoi nous avons besoin de changer la culture. L'Orthodoxie était aussi incompatible avec la culture païenne gréco-romaine, c'est pourquoi les Apôtres ont changé la culture.

La question [pour nos pays], selon moi, n'est pas la langue.
N'oublions pas que ne pas s'occuper de ceux qui sont perdus, c'est la même chose que de leur dire qu'ils peuvent aller au diable.

P. Raphael Johnston: nos "révisionistes" et nos modernistes affirmeront que nous devons rendre l'Orthodoxie plus accessible à notre culture. Pour ma part, je dirais que l'Orthodoxie a toujours été "inaccessible" à la culture dans laquelle on l'implantait. Nous avons à changer les gens, afin qu'ils puissent accéder à la Foi originelle en Christ, celle des Apôtres, et non pas à modifier la Foi afin de l'adapter à la culture

John: tout à fait exact, père. L'Orthodoxie baptisera la culture lorsque les gens de cette culture seront baptisés. C'est pour cela que nombre de coutumes d'origine profane sont entrées dans la vie ecclésiale. L'Église en a éliminé les éléments incompatibles avec la Foi, et a "baptisé" les éléments compatibles. Le résultat, c'était des cultures où la Foi était aussi naturelle que possible, partie intégrante de l'ensemble. La relation culture-Foi s'est développée en quelque chose de magnifique.

P. Gregory-Francis Desmarais: le problème, c'est que lorsque la Foi s'attache à la culture, elle perd sa dynamique de témoignage spirituel. Elle cesse d'être "pas de ce monde." La culture est un aspect de notre société temporel et variable. Rattacher la Foi immuable à une culture changeante présente nombre de problèmes. Il n'est qu'à voir l'histoire de la Foi se rattachant à des identités et entités de ce monde. Le Christianisme Orthodoxe doit se purger de ces efforts à rester attaché à des cultures ethniques er nationales.

John:
"le problème, c'est que lorsque la Foi s'attache à la culture, elle perd sa dynamique de témoignage spirituel."
J'admet, père, que cela pose un vrai problème. D'un autre côté, on envisagera la mission et l'évangélisation en termes de p.ex. le contexte chinois par contraste avec le contexte canadien. Pour le meilleur ou pour le pire, je crois que la culture a son importance, bien qu'il faille reconnaître qu'elle appartienne à ce monde transitoire.

P. Gregory-Francis Desmarais: je crois que vous comparez le Confucianisme et le Christianisme. Si tel est le cas - nous le savons, ce n'est pas comparable. L'un est une religion (ou une philosophie), l'autre est LA VIE.

John: en effet, le Christianisme Orthodoxe est vie.
[..] Là où je veux en venir, c'est que quiconque veut aborder la mission et l'évangélisation dans un contexte culturel donné, doit être conscient de ses influents ancrages, et il faudra adapter son approche à ces réalités. Certains points ou erreurs qui prédominent chez ceux d'entre nous hélas influencés par une culture avec sa religiosité locale, pourraient ne pas être un problème pour quelqu'un en Chine - qui lui, de son côté, aura ses propres problèmes du genre, à aborder d'une manière différente et adaptée.

P. Raphael Johnston : je crois que la vraie question à propos de l'Église et de la culture, c'est celle de l'ethnicité. De quelle race sommes-nous? La sainte Tradition nous enseigne à devenir ethniquement citoyens du Royaume des Cieux : "Notre partrie est au Ciel." Tant que nous serons citoyens du Royaume, nous ne deviendrons pas la proie des diverses cultures dans lesquelles nous nous trouvons, et nous ne serons jamais identifiés avec elles. Mais aussitôt que nous nous identifierons avec une attache ou ethnicité de ce monde - je suis "Antiochien", John est "Ukrainien", p. Gregory est "Roumain" etc - nous serons captifs de ce monde et auront bien peu à lui dire.

P. Gregory-Francis Desmarais : Je suis d'accord, mais pour être correct, je suis d'une famille canadienne-française. Et comme un moyen d'éliminer l'identité ethnique de la paroisse où je sers maintenant, je n'utilise que le titre de la paroisse sans l'identité ethnique.