Saint Materne

Vagues-à-l'âme d'un ami des vraies racines de la Belgique Chrétienne

scribe saint Baudemont, biographe de saint Amand


"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

07 juillet 2011

Abandonner le chemin du Seigneur ne satisfait jamais longtemps (saint Jean Maximovitch)

En quittant les voies du Seigneur, nous ne savons trouver que de la satisfaction temporelle avec les plaisirs charnels. Par la suite, nous ne ressentirons qu'amertume pour le mal qui avait semblé si doux.

saint Jean Maximovitch


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05 juillet 2011

Les reliques des saints, la Bible et la Foi Orthodoxe (matushka Frederica Mathewes-Green)

http://www.facebook.com/home.php#!/notes/frederica-mathewes-green/relics-of-the-saints/224427094253459




Quelqu'un m'a demandé aujourd'hui pourquoi les Orthodoxes honoraient les reliques des saints. Voici ce que je lui ai répondu :

C'est amusant que vous demandiez cela aujourd'hui. C'est la fête du saint prophète Élisée. Voir dans la Bible: 2 Rois 13,21. Je lisais ce matin la vie des saints du jour, et on y citait ce passage comme étant le motif pour lequel nous vénérons les reliques des saints.
L'autre raison est une conception du monde commune au judaïsme et au christianisme oriental. Il n'y a pas cette séparation entre le corps et l'esprit qui est née en Occident, suite au néo-platonisme augustinien. Au contraire, une compréhension que Dieu imprègne toute la réalité matérielle qu'Il a créée, aussi quelque chose qui dépasse infiniment notre entendement. Les miracles peuvent guérir le corps, ou multiplier la nourriture, ou affecter diversement la matière, car Dieu y est présent en Sa puissance.
Lorsque le corps et l'âme sont séparés par la mort, c'est une séparation temporaire qui durera jusqu'au Jour du Jugement. Ceux qui ont lutté contre leur égocentrisme et péché, et se sont "vidés" pour être remplis de l'Esprit Saint, expérimentent la présence de Dieu dans leur corps autant que dans leur âme et leur esprit. Le corps qu'ils quittent peut retenir cette transformation. Les dépouilles mortelles, les corps, devraient être traités avec respect, honneur, bien entendu, mais parfous des gens découvrent en manipulant et préservant certains corps que des miracles commencent à survenir, comme avec Élisée dans notre péricope vétéro-testamentaire de ce jour. Alors le principe, c'est qu'il convient de traiter les reliques des saints avec tout le respect qu'ils méritent - un élément particulièrement caractéristique de la chrétienté antique, quand rassembler les restes des martyrs et leur donner une sépulture décente étaient un motif suffisant pour être arrêté et exécuté. Dans le nouveau documentaire "Mysteries of the Jesus Prayer" (Mystères de la Prière de Jésus, en vente en dvd), les cinéastes visitent des monastères où s'écoule une huile fragrante des ossements de saints, huile aux effets miraculeux.

Nous voyons dans le Livre des Actes d'Apôtres qu'il n'est point besoin du corps des saints pour que s'accomplisse une guérison, mais que des vêtements et mouchoirs que saint Paul avait touchés étaient apportés pour guérir des malades, et que d'autres étaient étendus sur la rue afin que l'ombre de saint Pierre les couvre, les guérissant.

matushka Frederica Mathewes-Green




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03 juillet 2011

Le mensonge en parole et en esprit (Thomas Jefferson)

Celui qui se permet de mentir une première fois, trouvera bien plus facile de le faire une seconde fois, puis une troisième fois, jusqu'à ce que cela devienne habituel; il mentira sans s'en rendre compte, et dira la vérité sans que personne ne le croie. Cette fausseté en parole mène à celle du coeur, et le temps passant, finit par abimer toute bonne disposition.
THOMAS JEFFERSON,3ème président des USA, dans sa lettre à Peter Carr, Paris, 19 août 1785




Mort et vie sont au pouvoir de la langue, ceux qui la chérissent mangeront de son fruit. Proverbes 18,21

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01 juillet 2011

L'humour, une nécessité théologique (In Communion / Orthodox Peace Fellowship)

http://www.incommunion.org/2004/12/12/the-theological-necessity-for-humor/




Dans une collection d'essais appelé "Sainte rigolade", Conrad Hyers dit "un trait commun des dictateurs, révolutionnaires et des autoritaires ecclésiastiques, c'est de refuser de rire d'eux-mêmes ou de permettre aux autres à rire d'eux."

Bien entendu, ce "eux" peut facilement se traduire par "nous"." Parfois, nous nous prenons trop au sérieux, oubliant de rire devant le miroir, et refusant les autres de nous voir tels que nous sommes, comme des petits enfants avançant en hésitant et titubant vers le Royaume. Si nous ne rions pas de nous-mêmes, et ne permettons pas aux autres de rire de nous et avec nous, alors nous avons tendance à nous adorer nous-mêmes. Rire de soi-même, c'est comme faire une bonne confession. Laisser les autres rires de nous, c'est comme accepter une parole prophétique.
Nombre de paroles des Pères du Désert sont de fameuses touches d'humour. Avez-vous entendu parler du saint abbé Moïse? Un jour qu'il se pressait vers des pèlerins qui venaient le voir, l'abbé refusa d'agir comme s'il était important, et dit de lui-même : "que lui voulez-vous? Cet homme est un dingue et un hérétique!"

Avez-vous entendu parler de ce disciple qui avait pour instruction de récompenser quiconque l'insultait? Pendant 3 ans, il accepta d'échanger de l'argent contre des injures. Après ces 3 années, le disciple fut relevé de son obligation et voyagea à Athènes. Lorsqu'il tenta d'entrer dans la ville, il fut salué par un vieillard, qui aussitôt après l'injuria. Le disciple éclata de rire : "pourquoi rigoles-tu?" demanda le vieillard. Le disciple répondit "parce que 3 ans durant, j'ai payé pour ce genre de chose, alors que toi tu me le donne pour rien."

Comme le disciple du récit, nous avons tous besoin de réagir comme des petits enfants, de laisser notre rire éclater en présence d'autrui, même devant de vieux grincheux. Si nous tuons le rire en nos vies, une bête désagréable va se lever pour emplir le vide. Dieu épargna Sourire (Isaac) et fournit un autre sacrifice. Le bélier, un symbole de guerre, fut brûlé à la place d'Isaac. Maintenant, certains dans le monde, et certains dans l'Église, voudraient nous voir remettre Sourire sur le bûcher du sacrifice. Dans son livre "The Joyful Christ" (le Christ joyeux), Cal Samra dit : "L'humour est une force équilibrante, désarmante, et dès lors pacifiante, qui touche au divin."



Les hommes et les femmes pacifiques ont un divin sens de l'humour, une force guérissante. Ils ont une manière détachée de repousser les choses. Les pacifiques savent combattre sans haïr, et dès lors combattent rarement. Comme dit Cal Samra, "il est possible d'acheter la paix avec de l'humour."
Avez-vous entendu cette histoire de 2 pères du Désert qui allaient se disputer? Les 2 saints hommes voulaient se quereller pour une question de brique – un bon symbole de terre et de propriété – mais aucun d'entre eux ne gagna, car au cours de leurs années de prière et de jeûne, ils en avaient oublié comment se battre. "Tu dis que cette brique est à toi? Bon, alors garde-là!"
Le meilleur humour a lieu lorsque l'Évangile surnaturel est utilisé dans la vie réelle : un général trois étoiles qui tend l'autre joue; un président d'une très grande entreprise qui travaille pour un salaire minimum; un modiste parisien célèbre qui abandonne son emploi pour aller coudre des tuniques pour des moniales. Lorsque quelqu'un vit l'Évangile, c'est une contradiction hilarante face à ce que le monde prend au sérieux. Le monde rigole de ceux qui cherchent la perfection évangélique. Le monde rigole de gens comme sainte Xénia de Saint-Petersbourg, qui avait vendu tout ce qu'elle vait et donné l'argent aux pauvres. Le monde rigole et appelle Xénia une folle. L'Église sourit et l'appelle une "folle-en-Christ", et une sainte.
Comme nous le savons tous, le miroir peut être l'endroit le plus comique au monde. Vous auriez dû me voir ce matin. J'ai 35 ans, et je dois encore apprendre comment me raser. J'ai mis de la mousse plein mon nez et mes yeux, et par une surprenante loi de physique de salle de bains, une bulle de mousse à raser grosse comme une mouche a atterit sur le bouton de mon pantalon. Est-ce la révélation de Dieu, qu'Il favoriserait vraiment les Chrétiens portant la barbe? Plus sérieusement, tout ce foutoir était simplement le résultat de ma propre impatience, un péché quotidien de croire que je suis trop important pour vivre l'instant présent.
Dans la féodalité médiévale, il y avait un personnage qui pouvait défier le prince au pouvoir et pourtant rester en vie. C'était le fou du roi, suffisamment sot pour exprimer de manière satirique la vérité plutôt que de flatter. Et dans la Russie du 16ème siècle, Ivan le Terrible n'acceptait de critique de personne sinon de saint Basile le Fol-en-Christ. Peut-être qu'aujourd'hui, nous aurions tous besoin d'un fou, si pas un fol-en-Christ, pour dans nos propres petits royaumes.

David Athey est un auteur créatif à l'école des arts à Palm Beach, Floride, USA.

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