"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

14 février 2012

Ces lieux où on se sent plus près de Dieu (hiéromoine Michael, EORHF / Rite Occidental)

Les "lieux fins"

Les Celtes - l'antique Église de Brittanie - avaient un dicton à propos des "lieux fins" - cette conception qu'il semblait y avoir quelques rares endroits sur cette terre où la division entre la dimension céleste et la terrestre était en effet très fine - où il était possible de voir la transition - de comprendre plus facilement la dimension céleste. En effet, de tels endroits existent, où pour quelque raison que ce soit, il est plus facile de prier - non pas des endroits "faciles" comme une chapelle paisible ou un bâtiment inspirant - mais "faciles" parce que la division "semble" être mince.

Ces endroits se trouvent un peu partout - certains en trouvent sur une certaine montagne, d'autres dans un véritable désert, d'autres en des lieux où mer, terre et ciel semblent se rejoindre, peu importe.

Les scientifiques semblent à présent être d'accord avec saint Paul, qu'il y aurait en effet au moins 4 dimensions dans cet univers, et que l'univers tel que nous le connaissons ne saurait continuer à exister s'il n'en était ainsi. Nous autres Chrétiens, nous le savons parfaitement - que sans ces dimensions du Ciel, cet univers n'existerait plus.


L'univers est absolument gigantesque - nous l'apprenons des sciences modernes - nous pourrions bien ne jamais être à même de discerner les confis de l'univers, nos télescopes ne pourraient bien jamais voir la plus éloignée des étoiles. Tout cela se trouve au delà de nos imaginations éduquées. Cependant, ici, assis en tel ou tel "lieu fin," nous nous sentons proche - très proche de la dimension céleste qui embrasse l'entièreté de cet insondable cosmos.

Nous nous sentons on ne peut plus proche de Dieu - plus proche que n'importe où, proche de Ses intentions envers nous, proche de Sa pensée pour nous, proche en toutes manières - et attirés vers Sa dimension - un endroit bien meilleur pour se trouver, un lieu désiré de tout notre être.

Ce Dieu, ce Maître de l'univers, notre Dieu, notre Maître, qu'ici bas nous arrivons à peine à comprendre est là, proche, accessible, nous attendant. Nous nous approchons, nous prions non pas avec des paroles, mais avec notre désir d'être avec Lui, pour être comme Lui désire que nous soyons. Cela, c'est en effet un "lieu fin."

Hiéromoine Michael (Woods), monastère Saint-Petroc, Tasmanie




The Celts – the Early British Church had a saying about “thin places” – the concept that there seemed to be some very few places on this earth where the division between the Heavenly dimension and the worldly dimension seemed very thin indeed – where it was possible to see transition – to understand more easily the Heavenly dimension. There are indeed such places, for some reason they are easier to pray in – not “easy” like a quiet chapel or inspirational building – but “easy” as in the division “seems’ thin.

Such places vary – some find it on a particular mountain – some find it in a real desert, some find it in one of those places where sea, land and sky seem to merge, it matters not.

The scientists now seem to agree with Saint Paul, that there are indeed at least four more dimensions in this universe, and that the universe as we know it could not continue to exist if they were not there. We Christians know that perfectly well – that without these dimensions of Heaven, this universe would no longer exist.

The universe is stupendously immense – we learn that from the modern sciences – we may never be able to discern how far the universe extends, we may never see with our telescopes the farthest star. It is beyond our educated imaginings. Yet, here, sitting in some thin place, we feel close – very close to the dimension of Heaven which encompasses the entirety of this stupendous cosmos.

We feel exceedingly close to God – closer than elsewhere, close to His intentions for us, close to His thinking for us, close in every way – and drawn to His dimension – a far better place to be – a place to be desired with our whole being.

This God, this Master of the universe, our God, our Master, whom we can scarcely comprehend is there, close, accessible, waiting. We draw near, we pray not with words but with our desire to be with Him, to be as like Him as He desires us to be. This is indeed a thin place.
Fr. Michael





"Devant ce décor fantastique, le corps semble anéanti, trop grêle. Mais l'âme est à l'aise, et la prodigieuse poussée des roches fauves devient une prière."
méditation dans le Grand Canyon, Guy de Larigaudie, "Par trois routes américaines", 1935



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