"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

18 mars 2012

La mesquinerie, l'ennemie interne du clergé (hiéromoine Tryphon, EORHF)



La mesquinerie est cette maladie du coeur qui peut mener certains membres du clergé à être constamment à l'affût de ceux qui pourraient les offenser. Prêts à tout instant, ils sont impatients d'en découdre avec l'offenseur. De tels clercs ont bien peu confiance en eux, à chercher quelqu'un qu'ils pourraient regarder d'en haut, avides de trouver quelqu'un qui leur serait d'un statut qu'ils pensent inférieur. De tels prêtres souffrent inévitablement de basse condisération, et le besoin qu'ils ressentent de réprimander autrui leur font s'en prendre à quiconque ils considèrent comme leur étant inférieur. Qu'il s'agisse d'une servante, d'un jardinier, d'un magasinier, ou d'un paroissien, ce sont des proies faciles pour ces clercs mesquins, car ils refusent de voir quiconque comme leur étant égal.

Nous autres prêtres devons prendre garde, de peur de sombrer dans la mesquinerie, et de donner du grain à moudre à ceux qui voudraient rejeter l'Église comme n'étant qu'une institution médiévale indigne du 21ème siècle. Lorsque la mesquinerie entre dans la vie de l'Église, et des choses sans importance, non-essentielles, deviennent le centre d'intérêt du clergé, les dégâts causés peuvent être énormes. Clergé Chrétien Orthodoxe, nous devons rejeter toute mesquinerie et nous concentrer sur l'amour de Dieu, et sur tout ce qui concerne la Foi et qui est vraiment important. Nous devons être ouverts et accessibles à tous ceux avec qui nous entrons en contact, afin d'être les canaux pour la grâce de Dieu.

Dans la vie de l'Église, il n'y a pas de place pour le snobisme, on ne peut pas être pompeux. Le clergé Orthodoxe doit être ouvert, chaleureux, et encourageant, afin que l'amour du Christ ne soit pas caché. Si nous voulons être de véritables ambassadeurs du Christ, nous ne devons pas être comme les Pharisiens, nous considérant au dessus des autres et dignes d'un traitement particulier. Au contraire, nous devons imiter notre Seigneur Jésus-Christ, Qui vint tel un humble serviteur, et être prêts à humblement servir autrui.

Dans l'amour du Christ
Hiéromoine Tryphon, EORHF

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