"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

26 juin 2012

Comment l'Église (Orthodoxe) comprend l'Évangile (Fondation apologétique saint Justin)



https://www.facebook.com/notes/saint-justin-the-philosopher-foundation-for-orthodox-christian-apologetics/the-gospel-as-understood-by-the-orthodox-church/297233733686601

par Saint Justin the Philosopher Foundation for Orthodox Christian Apologetics, lundi 23 avril 2012, 10:44 ·


Nombre de Protestants demandent aux Chrétiens quelle est la lecture et compréhension Orthodoxe de l'Évangile. Voici notre essai de clarification quant à ce qu'est l'Évangile:

La bonne nouvelle, l'évangile, c'est que le Royaume des Cieux a fait irruption dans notre règne, par l'Incarnation, la vie, la mort et la Résurrection de Jésus Christ. Si nous avons une compréhension erronée de tout ce que cela signifie, alors cela mènera à de grandes erreurs de pratique, qui vont sérieusement gêner notre entrée dans le Royaume de Dieu. Par exemple, le théologien calviniste Sinclair Ferguson décrit sa vie spirituelle comme "apporter ses péchés devant la Croix." Par là, il veut dire la mise en pratique de la substitution pénale. Lorsqu'il pèche, il se sent coupable parce que Dieu serait en colère contre lui. A ce moment-là, il se souvient que Dieu a déjà punit Jésus pour ses péchés à lui, alors il les apporte devant la Croix pour se débarrasser d'une culpabilité. Mais est-ce que cela le déifie? Notez ce terme, "déifier." Fergusson n'a jamais utilisé ce mot pour parler du Salut. Permettez-moi de vous expliquer. Notre Seigneur, le Fils pré-éternel et Verbe du Père, est pleinement divin. De toute éternité, Il a eu toutes les propriétés de la divinité communes au Père, au Fils et au Saint Esprit. L'homme a été créé à l'Image et à la Ressemblance de Dieu. Les saints Pères l'interprètent ainsi: l'homme reflète certaines propriétés de Dieu, mais ne les reflète pas entièrement. Ce n'est pas un "manque", mais plutôt un constat que Dieu est infini, et que la luminosité de la réflexion de Dieu par l'homme peut croître indéfiniment. Ainsi, Adam était "très bon." Mais il n'était pas aussi bon qu'il aurait pu l'être. Si cela avait été le cas, le texte hébreux aurait dit "très très bon." Adam reçu autorité sur le Jardin. Participant à la Grâce de Dieu, il pouvait lui-même refléter Dieu plus brillamment, et, comme gestionnaire de la Création de Dieu, comme "grand prêtre" pourrait-on dire, il pouvait guider toute la Création à plus brillamment refléter la grâce de Dieu.

A ce point précis, il nous faut brièvement commenter la signification de la "grâce" d'après les saintes Écritures et les saints Pères. Les Protestants interprètent la grâce comme signifiant la "faveur de Dieu non-méritée." C'est une interprétation incorrecte.

La Grâce n'est pas une "faveur de Dieu non-méritée", mais fait référence à la puissance de Dieu actualisée dans le monde. Par exemple, dans le 1er chapitre de l'Évangile de saint Jean, notre Seigneur est décrit comme étant "plein de grâce et de vérité." Comment le Christ pourrait-Il être plein d'une "faveur non-méritée?" Dans le 3ème chapitre de l'Évangile de saint Luc, le Christ est décrit comme "croissant en grâce et en stature." Comment le Christ pourrait donc croître de faveur non-méritée? Une lecture plus en accord avec le texte biblique, c'est la compréhension de la grâce comme la "puissance de Dieu actualisée dans le monde." C'est cela que les Chrétiens signifient par les "énergies de Dieu." Dieu ne saurait être connu en Son Essence. Mais l'essence de Dieu est actualisée dans le monde par Ses énergies incréées. Ces énergies sont vraiment et réellement Dieu, et elles sont le moyen de participation à la vie de la divinité. Adam aurait grandit dans son reflet de la ressemblance divine en Ses énergies, mais puisque nul homme ou ange ne saurait avoir part à l'essence divine, il n'aurait jamais pu être "absorbé" en Dieu. Il aurait toujours été un Adam déifié, ne perdant jamais son existence personnelle. Quoiqu'il en soit, ce chemin de déification était la bonne voie, qu'Adam suivait. Hélas, par les événements que nous connaissons tous, Adam s'est détourné du droit chemin. Le serpent lui promit qu'il "serait comme Dieu." Vouloir être comme Dieu n'était pas l'erreur d'Adam - on notera en passant que le fait que nombre de Protestants le croient pourtant reflète à quel point ils ont complètement perdu la notion de déification. Nous devrions tous vouloir être comme Dieu. Le saint Apôtre Pierre dit que "nous avons à être saints, comme Lui est saint". Alors pourquoi voudrions-nous être autrement que Dieu? Non, l'erreur d'Adam était d'essayer d'être déifié (c-à-d refléter plus entièrement les propriétés de Dieu), mais HORS de Dieu. Ce n'était pas la fin de la Chute. Le Verbe pré-incarné apparut à Adam et lui demanda ce qu'il avait fait. Les Pères enseignent que si à ce moment-là, Adam avait honnêtement reconnu sa faute, repenti et promit dorénavant obéissance, le serpent aurait perdu, et Dieu aurait réconcilié Adam avec Lui-même. Mais Adam ne le fit pas. Adam mentit, et attribua la responsabilité à sa femme.

Ainsi, Adam fut chassé du Jardin d'Eden, et toute la Création dont il avait été fait le gestionnaire, sombra dans la corruption, la mort et la pourriture. Bien que l'image puisse être utilisée de manière métaphorique, la mort ne peut pas être décrite comme étant littéralement une punition de Dieu. Dieu n'avait pas dit à Adam "si tu en mange, Je te tuerai" mais "si tu en mange, assurément, tu mourras." La mort est simplement le résultat naturel de se détourner de l'unique source de vie. La corruption, la mort, la pourriture, dès alors, sont devenues des éléments de l'expérience humaine. Et dans un passage important mais souvent ignoré, Moïse écrit "lorsqu'Adam atteint l'âge de 130 ans, il enfanta un fils à sa propre ressemblance, à sa propre image, et l'appela Seth." Voilà "l'image d'Adam" décrite dans le Nouveau Testament. C'est l'image de Dieu dans un état de corruption et d'imperfection. L'Ancien Testament, même en ce qui concerne les prophètes et patriarches déifiés, est un récit décrivant comment l'homme essaie d'atteindre Dieu, et échoue sans cesse. Ils n'ont pas su atteindre cet idéal de sans cesse refléter plus encore l'Image divine. Même les saints de l'Ancien Testament n'ont pas su atteindre la pleine gloire, parce que l'humanité était réduite en esclavage.

C'est là qu'arrive le Christ. Le Verbe de Dieu, pré-éternel, infini et que rien ne saurait contenir, devint un être humain. L'éternel Logos divin acquis la nature humaine. C-à-d qu'Il acquit l'étendue des propriétés communes à tous les êtres humains. En assumant l'humanité en Lui-même, Il la déifia. La nature humaine fut parfaitement unie et amenée en communion avec le Logos de Dieu, et ainsi devint complètement déifiée au moment même de l'Incarnation. Le Christ, la parfaite Image de Dieu (Colossiens 1,15), a reconstruit l'Image de Dieu en l'homme en devenant Lui-même homme. Le Christ a grandit, sanctifiant toutes les étapes de la vie en Sa propre Personne. Lorsque le Christ annonça Son ministère public, ce n'était pas pour que ça soit une collection de pieuses maximes morales avant qu'Il n'arrive à ce qui aurait vraiment compté, c-à-d la Crucifixion. Non. Chaque miracle et acte du Christ, chaque parole qu'Il a prononcée, a une immense importance dans la vie Chrétienne. En se soumettant lui-même à la mort, Adam s'est soumis de lui-même à satan. Et satan était le "prince de ce monde", et le peuple de Dieu un petit mouvement de résistance. La plupart des faux dieux tout au long de l'histoire pré-Chrétienne étaient diaboliques. Nombre de civilisations pré-Chrétiennes étaient sous contrôle direct des légions de satan. C'est une vérité effrayante, mais si l'on lit le Livre de Daniel, on y trouve des références aux princes démoniaques et dirigeants de nations bien précises. Dès lors, lorsque le Christ annonça "le Royaume de Dieu est là", ce fut une vérité bouleversant le monde. Une déclaration de la fin de la toute puissance de satan, que Dieu était enfin venu pour tout redresser. Cependant, les Israélites attendaient cela dans un sens temporel. Ils attendaient que le Messie Juif viendrait et mènerait une armée pour chasser les Romains, et rétablir un gouvernement juif en Terre Sainte. L'infâme Empire Romain n'était qu'un symptôme de la maladie, notre Seigneur le savait bien, et dès lors Il S'attaqua à la source du problème - satan. Lorsqu'il chassait des démons, c'était une déclaration que Dieu en avait fini avec eux, qu'ils allaient être chassés pour de bon. Lorsque le Christ guérissait des malades, c'était déclarer que le règne de la corruption de la chair arrivait à sa fin. En clair, tout cela, c'était des moyens pour annoncer que la corruption, la mort, le règne démoniaque, tous touchaient à leur fin. Lorsque le Christ enseignait, Il nous donnait la véritable Torah, celle dont la Torah de Moïse n'était qu'une ombre. La Torah du Christ était celle du coeur. Le Christ exposait comment l'homme vivrait dans le Royaume. Cette Torah changea le coeur de l'homme, et c'est pour cela que le Seigneur dit que "le Royaume de Dieu est en vous" (Luc 17,21, texte grec). Ainsi donc, le ministère du Christ avait 2 fonctions étroitement liées. La première était d'annoncer la proximité du Royaume de Dieu, et la seconde, en prêchant une Torah du coeur, de décrire comment l'homme vivrait dans ce Royaume.

Le grand et saint Vendredi, notre Seigneur Jésus fut crucifié pour nos péchés. Bien que cette phrase soit reconnue par à peu près tous ceux qui confessent le Nom du Christ, ce qu'elle signifie réellement est l'objet d'intenses débats. La plupart des protestants suggèrent que Dieu aurait déversé Sa colère sur le Christ de sorte qu'Il n'aurait plus à la déverser sur nous dans l'Hadès / enfer. (ndt: et le catholicisme-romain quelque part aussi, avec le concept "atonement" d'Anselme de Canterbury). Les scolastiques (Thomas d'Aquin etc; ndt) suggèrent que le Christ, en mourant d'une mort terrible et honteuse, aurait généré une réserve infinie de mérites honorables, qui seraient accessibles par les sacrements et les bonnes oeuvres. L'Église cependant, à travers ses prophètes, Apôtres et Pères, a une doctrine très différente. Il a été rappelé ci-dessus qu'Adam avait rendu la souffrance, la corruption et la mort parties de l'expérience humaine. Le Christ est venu pour reconstruire l'Image divine à travers Sa propre Personne incarnée. Afin de sanctifier la totalité de l'expérience humaine, la terrible vérité, c'est que Dieu avait à prendre part même à la mort. Il avait à descendre jusqu'au plus bas niveau de l'existence humaine. Et Il le fit. Le Christ souffrit énormément, et mourut d'une des plus honteuses morts connues de l'homme. Il endossa toutes nos souffrances, nos peines, nos maladies et nos afflictions. Et parce que c'était le Dieu infini Qui entrait dans toutes ces choses, Il les guérit toutes. C'est pourquoi le prophète Isaïe disait "par Ses blessures, nous sommes guéris." Satan, détenteur du pouvoir de la mort, crû avoir gagné. Il s'était emparé du Messie de Dieu. Ce qu'il n'avait pas réalisé, c'est que le Christ ne S'était jamais soumis à son autorité démoniaque. Le Christ n'était jamais entré dans la communion avec satan. Mais satan Le reçut quand même, et ce fut sa plus grande erreur. Satan n'ayant en réalité aucun pouvoir sur la mort, le Christ S'en libéra, et libéra et emmena en Paradis aussi les esprits qui étaient en communion avec Lui. Satan était désarmé. Le Christ avait dit qu'Il "désarmerait le fort", et Il le fit. Dans l'Apocalypse, le Christ dit que c'est LUI Qui "détient les clés de la mort et de l'Hadès / enfer;" C'est une profonde et glorieuse vérité. Le Christ était descendu dans les tréfonds de l'existence humaine. Il élevait à présent l'expérience humaine aux plus hautes cimes de l'expérience divine. C'est ça, le message de la Résurrection! La Résurrection, c'est l'introduction de l'humanité dans les lieux les plus élevés. C'est la déification du corps lui-même. Alors qu'auparavant, le corps avait été une prison de corruption, maladie et mort, à présent en Christ, c'était une glorieuse bénédiction. Il était renouvelé, déifié, rendu incorruptible.



Cependant, l'homme a toujours la liberté de choix. Dieu désire que tout homme entre en communion avec Ses énergies, Son amour. Mais l'amour véritable requiert la liberté. Si nous choisissons de ne pas être déifié, alors tel est notre choix. Si nous désirons ce merveilleux état de déification, alors comment faire? La première chose à faire, c'est avoir la foi. Car la foi est le fondement de toute la vie Chrétienne. Elle est cette attitude particulière qui ne considère pas Dieu comme un législateur distant, mais un Père tout proche, miséricordieux et bon. Celui qui agit en conformité à sa foi sera assurément sauvé. Il faut insister que la foi ne garantit pas qu'on agira en conformité avec la foi. On peut avoir la foi, mais si on n'agit pas en conformité avec elle, alors la foi meurt. Si quelqu'un AGIT conformément à la foi, alors il choisira d'être baptisé. Saint Paul nous le dit, ce Baptême nous revêt du Christ. Il nous revêt de Sa mort et Sa Résurrection. Il nous libère de la soumission à satan, qui s'empare de tout homme qui commet le péché, ne fut-ce qu'une seule fois. Ce système satanique est un système de loi. Une fois baptisés, nous en sommes libérés, car nous devenons "en Christ."
Comme satan n'avait nulle autorité sur le Christ, ainsi perd-t'il autorité sur tout homme qui est "en Christ." Nous nous retrouvons dans un autre système, un "système", où le but est "d'être participants à la nature divine" (2 Pierre 1,4), et d'être rendus "conformes à l'image de Son Fils" (Romains 8,29). Lorsque nous sommes oint de l'huile de Dieu - la Chrismation, décrite dans les Actes d'Apôtres et appelées "imposition des mains" - nous sommes habités par le Saint Esprit. Cette Chrismation fait vraiment partie du mystère du Baptême. Le Saint Esprit est notre seul espoir. Il est Celui Qui demeure en nous, Qui répand la grâce sur nous, et par Sa puissance nous pouvons accomplir toutes bonnes oeuvres, lesquelles sont requises pour le Salut. Ce n'est pas l'ouvrage que quelqu'un réalise sur son lieu de travail pendant un certain nombre d'heures et pour lequel le patron lui versera un salaire. Ça c'est le principe d'obligation, si fortement repoussé par saint Paul en Romains 4,4. Si nous oeuvrons ainsi, il n'y a pas de relation avec le patron. C'est simplement quelqu'un qui travaille et perçoit un juste salaire. Mais Dieu ne nous doit rien. Le Salut en lui-même requiert une COMMUNION intime avec Dieu, dès lors si quelqu'un accomplit ces oeuvres sans relation avec le Christ, la communion ne s'améliore pas, et ces oeuvres brûleront au Jugement Dernier. C'est pour cela que saint Seraphin de Sarov enseigne que seules les bonnes oeuvres accomplies pour l'amour du Christ nous apportent la grâce du Saint Esprit.
NT Wright décrit les oeuvres qui sauvent de la sorte. Les seules oeuvres qui apportent le bénéfice du salut sont celles qui sont organiquement liées à leur résultat. Par exemple, quand vous vous faites un nouvel ami, vous pourriez vous décrire comme "travaillant" à cette relation. Mais ce n'est qu'à prendre dans le sens que discuter, se fréquenter, lui consacrer du temps, cela produit naturellement une relation amicale. Si vous aviez été à sa maison, aviez tondu la pelouse, sans pour autant lui parler, cette "oeuvre" n'aurait pas produit de relation amicale. C'est la même chose avec Dieu. Prier, jeûner (car le jeûne étouffe les passions), communier aux vrais Corps et Sang du Christ dans l'Eucharistie, tout cela sont des moyens pour entrer en communion et relation avec Dieu. Ils produisent naturellement la communion avec Dieu.

Par Son Incarnation, Sa mort, et Sa Résurrection, le Christ a élevé le Peuple de Dieu - qui existait déjà sous la forme de l'ancien Israël - à l'état le plus haut et avancé qui puisse être, à savoir être Son propre Corps, que nous appelons l'Église.
L'Église est le Peuple de Dieu qui a pris part à la Nature divine de Jésus Christ et par le Saint Esprit. L'Église n'est "nécessaire pour le Salut" que parce que le Christ est nécessaire pour le Salut. C'est uniquement par le Christ que l'homme peut être sauvé, et l'Église est la présence du Christ dans le monde. C'est signifié d'une manière bien plus que symbolique. L'Église est une communauté eucharistique. C'est l'Eucharistie qui crée l'Église. Saint Paul dit "la Coupe de bénédiction que nous bénissons n'est-elle pas communion au sang du Christ? Le Pain que nous rompons, n'est-il pas communion au Corps du Christ? Parce qu'il n'y a qu'un Pain, plusieurs nous ne sommes qu'un corps, car tous nous participons à ce Pain unique." (1 Corinthiens 10,16-17)
L'Église est la Présence du Christ au monde du fait de la sainte Eucharistie. Nous devenons "un seul corps en Christ" en participant au Corps du Christ dans la sainte Eucharistie. Telle est la condition normative des choses sous la Nouvelle Alliance. Le Bon Larron sur la croix était-il membre de l'Église? Oui, car il était uni au Christ pour la rémission des péchés dans le Salut. Bien entendu, comme à ce moment-là le Christ n'était pas encore ressuscité, et le Saint Esprit pas encore répandu, on ne pourrait considérer ce bandit en croix comme un exemple normatif menant au Salut.
Moïse et Élie étaient aussi membres de l'Église, parce que l'Église n'est pas une organisation qui existe en ce monde, elle est une réalité céleste, contenant TOUT le Peuple de Dieu, rendue manifeste et visible en ce monde sous la forme des Communautés Eucharistiques.
Bien qu'à sa mort, l'homme expérimente un avant-goût de cette destinée éternelle, lorsque son corps et son âme sont séparés, ça reste un état non-naturel. Le Jour du Jugement Dernier, le Seigneur reviendra sur terre pour juger toute l'humanité. Ce "Jugement" est simplement le fait de placer chaque personne dans la situation que la condition de son âme requiert. Le Christ déifiera la Nouvelle Création. La grâce de Dieu sera en tous et par tous. Pour celui qui sera orienté vers Dieu, cela signifie qu'il continuera éternellement son voyage de déification. Pour celui qui est détourné de Dieu, les énergies de Dieu n'inspireront qu'une augmentation de la résistance à Dieu. Ainsi, celui qui s'était prélassé en étant sur la mauvaise voie continuera à jamais en cette voie. Son Image divine sera déconstruite à jamais, il deviendra toujours plus mauvais et égoïste. L'état de vivre éternellement sans le moindre amour pour autrui, et de vivre avec d'autres qui sont pareils, c'est ça, l'Hadès, l'enfer. L'état de vivre éternellement, dans un corps déifié et glorifié, dans une condition d'amour et de béatitude éternellement croissants, et de vivre sous le règne direct du Christ, le Roi, avec tous les autres qui servent avec amour le Christ Roi, ça c'est le Paradis. Cela ne veut pas dire que nous n'aurions rien à faire sur la Nouvelle Terre. Non, nous les porteurs de l'Image de Dieu pour toute la Création, ensemble avec Jésus-Christ, Qui est l'ultime Image de Dieu, nous oeuvrerons à jamais à notre mission de déifier toute la Création. Ca, c'est la joie éternelle.


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