"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

05 août 2012

Récent nouveau miracle du père Païssios l'Athonite à Serres, Grèce (14.7.12)


Cet article est une traduction par John Sanidopoulos d'un article qui paraîtra dans l'édition de septembre 2012 du mensuel grec DIALOGOS (ΔΙΑΛΟΓΟΣ). L'auteur a permis cette diffusion vu les temps difficiles que nous vivons, en particulier en Grèce.

Il y a quelques semaines, un nouveau miracle du père Païssios a eu lieu, dans la petite ville de Serres. Il a été rapporté par le sous-diacre Amphilochios, de la cathédrale des saints Archanges, à Serres, et est survenu à Pantelis K.

Pantelis, 18 ans, était un jeune toxicomane. Il a eu un terrible accident de moto à la sortie de son village, avec fractures du crâne et nombre de contusions. Il roulait probablement sous l'influence de la drogue, car bien qu'il était en programme de traitement de substitution, le démon de l'héroïne ne le quittait pas. Il s'est ainsi retrouvé aux soins intensifs à l'hôpital principal de Serres, avec ses graves blessures à la tête.

Les médecins l'ont placé en coma artificiel, pour traiter une infection, et il sombra dans le coma total, avec diagnostic final de la mort cérébrale. N'ayant pas d'alternative devant eux, les médecins abandonnèrent et dirent à la mère éplorée que la situation était entre les mains de Dieu.

La date de déclaration de mort cérébrale était le 13 juillet. Le lendemain, son fils aurait dû avoir 18 ans, et au lieu d'entrer dans la vie adulte, elle le voyait gisant sur ce lit, ne luttant plus contre l'esclavage de la drogue, mais directement pour sa survie.

Cette brave mme Anastasia ne se laissa pas abattre. Suivant le conseil de son père spirituel, père Athanasios, elle prit le bus pour Thessaloniki le lendemain matin, et se rendit au saint monastère de saint Jean le Théologien, à Souroti.

Elle connaissait la grande réputation du père Païssios, mais elle ignorait que ce jour-là, 14 juillet 2012, cela faisait exactement 18 ans que l'Ancien s'était endormi. Lorsqu'elle arriva et vit le nombre de pèlerins, elle fut surprise. Lorsqu'elle apprit que son fils unique était né exactement le jour où l'Ancien s'était endormi, elle faillit s'évanouir. Elle ressentit quelque chose d'indescriptible. Une union avec le divin, la présence du père, et une impression que quelque chose de bon allait se produire.

Malgré l'état critique de son fils, elle ne voulu pas dépasser la file, et elle attendit avec humilité, agenouillée 4 heures durant, jusqu'à ce que son tour vienne pour aller vénérer l'endroit où reposait l'Ancien Païssios. Elle pria pour son enfant, et emporta un peu de terre de la tobe, qu'elle apporta à son père spirituel. Ce dernier dit une prière sur cette terre, et la mit en un petit sachet. Mme Anastasia courut à l'hôpital et plaça le sachet sous l'oreiller de son fils.

La nuit venue, elle vit en songe l'Ancien Païssios qui lui dit "n'ayez pas peur. Pantelis va s'en remettre."

Le lendemain matin, Pantelis revint à lui, complètement guérit, quelque chose que les médecins ne parvinrent pas à expliquer. Un fort parfum avait envahi la chambre, et on remarqua par la suite qu'il venait de son oreiller, sous lequel sa mère avait secrètement placé le petit sachet avec la terre de la tombe de l'Ancien.

La seule chose dont Pantelis se souvenait de son coma, c'était l'image d'un ancien, de noir vêtu, lui disant "Allons, gamin, relève-toi et rejoins ta mère. Ton kolyva (*) n'est pas encore sur la table. Il faudra encore longtemps avant qu'on ne le mange."

Depuis ce matin-là, Pantelis a une profonde aversion pour les drogues, et il est guéri. Il étudie et voudrait entrer à l'université. Il se confesse au père spirituel de sa mère, et il a voulu que ce miracle vécu par sa famille soit rendu public par le sous-diacre Amphilochios.

"Dieu, parfois, lorsque quelqu'un ne veut pas comprendre ce qui est pour son bien, permet qu'il subisse une épreuve, afin de guérir. S'il n'y avait pas cette petite souffrance, cette maladie, etc, les gens deviendraient comme des bêtes, et ne se tourneraient plus du tout vers Dieu."

Ancien Païssios


(*) NDT : Le Kolyva est ce plat de blé qui est béni pour les commémorations des défunts. Voir cet article :

http://stmaterne.blogspot.be/2008/04/la-prire-pour-les-dfunts-panikhide.html



1 commentaire:

Basile a dit…

Saint Père Païssios, prie Dieu pour nous !