"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

21 septembre 2012

Souffrance corporelle et Salut de l'humanité (p. Tryphon, EORHF)



L'Ancien Ambroise d'Optina disait "nous ne devrions pas oublier qu'en notre époque de 'progrès', même les petits enfants sont blessés spirituellement parce qu'ils voient et entendent. Dès lors, la purification est requise, et elle n'est accomplie que par la souffrance corporelle.. Vous devez comprendre que la béatitude du Paradis ne sera pas accordée à qui n'aura pas enduré."

Une personne ne reçoit pas seulement le Salut pour ses bonnes oeuvres, mais aussi pour avoir patiemment enduré diverses épreuves, maladies, accidents et échecs (Luc 16,19-31, Marc 8,31-38, Romains 6,3-11, Hébreux 12,1-3, et Galates 6,14). Jésus-Christ nous donne la force requise pour la transformation, et nous prépare à vivre avec force dans les pires conditions, nous préparant pour la paix éternelle.

Le Ciel et l'hadès / enfer sont des conditions de relations avec Dieu, c'est soit la theosis / déification, soit la perdition. Le fleuve de feu et le ciel sont dans le même règne, il n'est pas question de lieux mais de relations. Car pour celui qui hait Dieu, être en présence de Dieu sera une souffrance éternelle. L'Église Orthodoxe enseigne que le Ciel et l'hadès / enfer sont dans un même règne, et que cet enfer n'est pas une séparation physique ou symbolique de Dieu, l'enfer est un état choisi.

Sans souffrance, nous ne savons pas nous unir à la Croix, et lorsque dans la souffrance nous prenons notre croix, nous le faisons avec notre compagnon de souffrance, le Sauveur. La maladie et la souffrance ne nous sont pas infligées Par un Dieu vengeur et punitif parce que nous avons péché, mais elles sont plutôt permises par ce Dieu aimant qui souffre avec nous. C'est la conception occidentale du péché, juridique donc erronée, qui a mené à se méprendre sur la souffrance et sa relation au péché.

Dans l'amour du Christ,
Hiéromoine Tryphon

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