"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

02 novembre 2012

La Vigne, le raisin, le pressoir: paroles symboliques de l'Église dans la Bible (Saint Augustin d'Hippone)





On peut encore entendre les pressoirs d’une autre manière, mais en les regardant toujours comme figure de l’Eglise. Le Verbe divin aurait pour emblème Je raisin; car on voit dans cette grappe suspendue au bois, que les émissaires d’Israël rapportaient de la terre promise (Nb 13,24), une figure de Jésus crucifié. Alors quand le Verbe divin a besoin d’emprunter le son de la voix pour arriver à l’oreille de Ses auditeurs, l’intelligence de ce Verbe est au son de la voix, comme le vin doux est au marc qui le contient; et cette grappe sacrée arrive à nos oreilles comme sous la violence des pressoirs. C’est là qu’elle se déchire; et le son de la voix est pour les oreilles, tandis que le sens arrive dans la mémoire des auditeurs comme dans un réservoir, pour se déverser ensuite dans la règle des moeurs et dans les mouvements de notre âme, comme le vin coule de la cuve dans les celliers, où il prendra sa force en vieillissant, si la négligence ne le laisse pas aigrir. 

+ Augustin, évêque d'Hippone

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