"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

30 novembre 2012

Les Chrétiens sont de braves gens, ô empereur (Aristides le Juriste à Hadrien)

Les Chrétiens s'aiment les uns les autres. Ils ne manquent jamais d'aider les veuves; ils sauvent les orphelins de ceux qui voudraient leur causer du tort. Si quelqu'un possède quelque chose, il donne librement à celui qui ne possède rien. Si ils voient un étranger, les Chrétiens le ramènent à la maison, et sont contents de sa présence comme s'il s'agissait d'un vrai frère. Ils ne se considèrent pas comme frères dans le sens habituel du terme, mais comme frères à travers l'Esprit de Dieu. Et si ils apprennent que l'un d'entre eux est en prison, ou persécuté pour avoir proclamé sa foi dans le Nom de leur sauveur, ils lui apportent tout ce dont il a besoin. Si c'est possible, ils paient sa caution. Si l'un d'entre eux est pauvre et on ne trouve pas de quoi le nourrir, ils jeûnent plusieurs jours afin de lui donner la nourriture dont il a besoin. C'est véritablement une nouvelle race de personnes. Il y a quelque chose de divin en eux.
Saint Marcianus Aristides, juriste et philosophe, Apologie d'Aristides l'Athénien à l'empereur Hadrien (117-138 AD), écrite en réponse à la demande de l'empereur d'une justification légale pour interdire le christianisme 




"Christians love one another. They never fail to help widows; they save orphans from those who would hurt them. If a man has something, he gives freely to the man who has nothing. If they see a stranger, Christians take him home and are happy, as though he were a real brother. They don't consider themselves brothers in the usual sense, but brothers instead through the Spirit of God. And if they hear that one of them is in jail, or persecuted for professing the name of their redeemer, they all give him what he needs. If it is possible, they bail him out. If one of them is poor and there isn't enough food to go around, they fast several days to give him the food he needs. This is really a new kind of person. There is something divine in them."
From a report given by a Roman official, Aristides, to the Emperor Hadrian (117-138 AD), who was seeking justification to outlaw Christianity.
Marcianus Aristides (2nd century), lawyer, in "The Apology of Aristides on Behalf of the Christians", ed. J. Rendel Harris, Joseph Armitage Robinson, Cambridge: The University Press, 1891, p. 49-50

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