"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

06 décembre 2012

Saint Nicolas et le miracle des deux calices



Il y avait un homme qui désirait ardemment un fils. Il pria saint Nicolas, lui demandant son aide afin que Dieu lui accorde ce fils. L'homme promit d'apporter le fils à l'église, et qu'ils déposeraient un beau calice en or sur l'autel de l'église Saint-Nicolas. Un fils naquit, et lorsqu'il fut assez âgé, l'homme fit réaliser un très beau calice. Il était si exceptionnel qu'il ne parvenait pas à se décider de le donner comme prévu. Alors il en fit réaliser un second.

Alors qu'ils faisaient voile vers l'église Saint-Nicolas, le gamin, qui tenait le précieux calice, tomba à l'eau. Catastrophe, il fut perdu, emporté et noyé au fond des eaux, introuvable.

Déchiré de douleur, l'homme continua sa route vers l'église. Lorsqu'il arriva à l'autel, il déposa le 2ème calice sur l'autel. A peine l'avait-il posé, que le calice tombait par terre. Il le reposa dessus, et il retomba, cette fois bien plus loin encore. La 3ème fois, même chose, et il chuta bien plus loin encore.

Les gens étaient surpris et vinrent voir le calice. A chaque fois qu'on le déposait sur l'autel, il en chutait. Alors qu'ils regardaient, soudain le fils qui était tombé à la mer en tenant le 1er calice, entra dans l'église, portant ce calice original. Il raconta comment il était tombé par dessus bord, entraîné au fond des eaux loin sous les vagues, et comment saint Nicolas arriva et le sauva du péril.

Le père bondit de joie et plaça les 2 calices sur l'autel. Cette fois, ils n'en tombèrent pas.

Aucun commentaire: