"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

21 janvier 2012

Quand la France se décapita elle-même en assassinant le roi qui avait reçu "l'onction"

Des sanguinaires, des sans-Dieu, des dictateurs en puissance, des arrivistes, on trouvait de tout dans cette Révolution de 1789. De tout mais pas grand chose de bon. Les flots de sang qui en ont coulé l'ont prouvé - le million de meurtres commis en Vendée uniquement parce que les gens voulaient continuer à aller dans leurs églises est l'exemple le plus éloquent sur ce qu'est vraiment cette Révolution "française"


Exécution publique d'un roi innocent de ce dont on l'accusait. Exécution sous haute protection militaire. Que redoutaient les bourreaux? Si peu de confiance en eux, en leurs basses oeuvres.

Mais il est un Juge éternel, dont les jugements sont sans appel quand on Le repousse.
Louis XVI ne l'a pas repoussé

source icône: forum-orthodoxe.com

20 janvier 2012

Les épreuves permises par Dieu (Saint Ignace Brianchaninov)

Soyez assuré que les épreuves qui vous assaillent ne viennent pas d'elles-mêmes mais sont permises par Dieu. Alors efforcez-vous de les supporter avec patience et persévérance.
Saint Ignace Brianchaninov



Know for certain that the troubles which befall you come not of themselves but by God's permission; so take all possible care to bear them with patience and perseverance.
St Ignatius Brianchaninov

19 janvier 2012

Discerner la fausse paix (hiéromoine Joshua, Eorhf)


Pourrions-nous utiliser nos cerveaux et notre Foi pour discerner si les autres sont bons ou mauvais ou porteurs de mauvaises intentions? Si nous ne savons pas discerner cela, alors les Nazis pourront revenir en un clin d'oeil. Le rusé roule à chaque fois le naïf. Les mondains trompent toujours le spirituellement immature. La foule de gens qui n'ont pour principe de vie que "tout se vaut alors pourquoi se poser des questions", n'aspire à rien d'autre qu'une illusion de paix, une paix de façade, elle en récolte maintenant le bénéfice de la médiocrité, de sorte que le bon et le vertueux pourront en souffrir plus tard. Juger jusqu'à condamner pour ce temps, ce que reprochait le Seigneur dans les saints Évangiles. On ne peut pourtant pas verser dans la passivité, ni refuser d'aimer au point ne pas "parler de la vérité avec charité." Tous nous savons être rachetés, et tous nous savons nous repentir en cette vie. Le jugement des âmes appartient au Christ, et au Christ seul - qui serait assez orgueilleux pour penser le contraire?

Hiéromoine Joshua +

18 janvier 2012

Les pharisiens chrétiens (hiéromoine Tryphon, Eorhf)

La Foi Orthodoxe n'est rien sans la transformation de sa vie.



Si votre vie spirituelle ne se concentre que sur les pratiques extérieures et traditions, mais que cela n'apporte aucun réel changement, vous n'aurez rien gagné. Bien trop de gens s'imaginent que tant qu'ils respectent les règles du jeûne, récitent leurs prières, et participent aux Offices, ils sont de bons Chrétiens Orthodoxes. S'il n'y a pas d'amour, pas de charité, et de pardon envers autrui, et que votre vie est pleine de commérages et de jugement, votre Foi Chrétienne ne vaut rien. Le Christ a condamné les pharisiens non pas parce qu'ils respectaient la loi et honoraient les traditions de la foi juive, mais parce qu'ils faisaient tout cela en étant remplis d'orgueuil et d'arrogance. Sans repentance sincère et sainteté de vie, leur rencontre avec Dieu mena à une vacuité du coeur.

Du fait que notre Foi Orthodoxe est une Foi de tradition et liturgiquement structurée, il est facile de chuter dans le piège de n'être rien d'autre qu'un pharisien. Être pointilleux dans l'observation des pratiques Orthodoxes peut aisémment amener à l'orgueil et à l'arrogance. Si vous constatez que vous vous sentez meilleur que les autres, et êtes fier de votre piété, vous n'avez rien gagné. La pratique extérieure de la Foi Chrétienne Orthodoxe sans une profonde humilité et sans repentance mène droit à la ruine spirituelle.

L'Église est l'hôpital des âmes, mais la guérison ne s'en suivra que si nous y consacrons nos efforts. Si votre médecin vous prescrit un médicament requis par votre état de santé mais que vous négligez de le prendre, vous ne guérirez pas. L'Église a tout ce qu'il vous faut pour la transformation spirituelle, mais la guérison n'arrivera que si vous coopérez avec le processus de guérison. Le but, c'est la sainteté (plénitude), et elle est le résultat direct de vous être soumis en toute humilité à une vie de repentance. Lorsque vous le faites, le Christ vous transforme. Si vous vous contentez d'accomplir les mouvements de votre Foi Orthodoxe, vous ne valez pas plus que ces Pharisiens que le Christ a condamnés.

Dans l'amour du Christ,
Hiéromoine Tryphon

17 janvier 2012

Le début de la vie spirituelle (saint Ephrem le Syrien)

L'humiliation est le début de l'humilité, et l'humilité est le début de la vue spirituelle.
Saint Ephrem le Syrien



Humiliation is the beginning of humility and humility is the beginning of the spiritual life.
Saint Ephraim of Syria

16 janvier 2012

Être aveugle face au péché (saint Dorothé de Gaza)

Le véritable amour cache toutes choses, comme les saints le faisaient lorsqu'ils voyaient les manquements de leurs concitoyens. Étaient-ils aveugles? Non, pas du tout! Mais ils ne voulaient tout simplement pas égarer leur regard sur les péchés.
Saint Dorotheos de Gaza



True love screens anything of this kind, as did the saints when they saw the shortcomings of men. Were they blind? Not at all! But they simply would not let their eyes dwell on sins.
St. Dorotheos of Gaza

15 janvier 2012

Comment ne pas être un obstacle à la prière (hiéromoine Tryphon, Eorhf)

Placez-vous au second plan lorsque vous priez Dieu.



Vous avez de ces gens qui prennent un air dépit lorsque la conversation glisse vers un sujet où ils n'ont pas la place centrale. Je me souviens d'un tel personnage qui passait son temps à attendre qu'il y ait une brève pause dans une conversation pour tenter de s'y immiscer afin de la recentrer sur lui. Il n'existait pas de sujet de causerie ne lui donnant l'occasion de vous faire savoir à quel point il était une sommité en la matière, ou lui permettre de reparler d'un moment de sa vie qui était digne de votre intérêt.

Notre vie de prière ne devrait pas nous être une occasion pour nous comporter de la sorte vis-à-vis de Dieu. Le Seigneur désire une relation avec nous, et comme le jeune homme qui courtise la jeune femme, l'entourant d'attention et voulant tout savoir d'elle, nous devrions être ainsi avec Dieu.

Cette relation avec Dieu a commencé au moment de notre conception, et recommencé lorsque nous avons abandonné le "vieil homme" à notre Baptême. Le Seigneur a fait tout le travail, et attend simplement notre réponse. Comme toute relation, notre communion avec le Christ doit être une communion à laquelle nous travaillons.

Lorsque nous avons été créés, nous avons reçu le don du libre-arbitre, ce qui signifie que c'est depuis le début une relation égalitaire. Vous ne sauriez avoir une relation profonde avec quelqu'un si vous sentiez obligé ou forcé. La relation que nous offre le Christ est centrée sur l'amour. Il nous a aimé le premier, et nous a invités à une relation vouée à être éternelle.

Votre vie de prière devrait refléter la nature personnelle de cette relation. Si vous vous approchez de Dieu comme la personne dont il était question au début, n'écoutant rien, votre relation sera vide. Dieu connaît vos besoins et n'a pas besoin que vous Lui présentiez une liste quotidienne.

Consacrez du temps en adoration silencieuse devant le Trône de Dieu, et vous serez récompensés d'une joie qui surpasse tout entendement.

Dans l'amour du Christ,
Hiéromoine Tryphon