"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

11 février 2012

Aimer son ennemi est si difficile.. (Mae Murry, via p. Joshua EORHF)

Prière pour les ennemis.
Seigneur, plein d'amour pour les âmes, Toi qui as prié pour ceux qui T'ont crucifié et as commandé à Tes serviteurs de prier aussi pour les ennemis, pour ceux qui nous haïssent et nous persécutent, pardonne-leur et conseille-leur de se détourner de tout mal et de toute tromperie, et de vivre pour l'amour fraternel et le bien. Nous t'adressons humblement cette prière afin que d'une seule voix et d'une seule pensée, nous Te louions, Toi qui es plein d'amour pour les hommes.
Amen.




La réflexion ci-dessous, c'est comme si on me tendait un miroir..




"Personnellement, j'en suis à m'éloigner du Christ lorsque je suis blessée. Quand je fais du tort, je fais du tort, je souhaite faire du tort, non parce que j'aurais un masochisme profondément ancré en moi, mais parce que je sais que la guérison de mes blessures est dans le pardon envers ceux qui m'ont causé du tort,.. jusqu'à ce qu'à la fin je parvienne à les aimer en dépit de la manière dont ils me maltraitent. Je ne veux pourtant pas aimer mes ennemis, quand bien même je sais que dès lors, je dois continuer à souffrir.
Je ne cherche pas le Christ jusqu'à ce que la souffrance que j'endure arrive à vaincre la résistance de mon coeur, et là, pour finir, je découvre que la douleur que j'avais expérimentée, elle venait de moi, depuis le pire moment où je venais d'être blessée. Mes ennemis peuvent bien en effet m'avoir blessée, oui, mais c'est moi qui continue à appuyer avec mes doigts sur la blessure." Mae Murry

Mae Murry est nièce du hiéromoine Joshua (EORHF), qui a partagé sa réflexion




"I personally find myself retreating from Christ when I am wounded. When I hurt, I wish to hurt, not because I possess a deep seated masochism, but because I know that the treatment for my wounds is forgiveness of those who have wronged me, ...until ultimately I can love them in spite of their treatment of me. I do not want to love my enemies, so I do not seek Christ, even though this means I must continue to suffer.
I do not seek Christ until the suffering I experience overwhelms the resistance of my heart, and I ultimately discover that the pain I have been experiencing has been self-inflicted since the barest moments after I was injured. My enemies may have wounded me, yes, but it is I who continues to press my fingers into those wounds." Mae Murry



touche d'humour..

10 février 2012

La prière, remède pour un état désordonné (hiéromoine Tryphon, EORHF)


L'Homme vit dans un état de désordre perpétuel, très éloigné de la vie bien ordonnée que Dieu voulait pour lui. Le remède à cet état de désordre, on le trouve dans la prière. C'est dans le fondement de la prière que nous trouverons la guérison qui nous restaurera, nous ramenant à l'image que Dieu avait voulue au moment de la Création. La prière, c'est l'âme qui tend vers l'image de son prototype. Quand nous sommes purifiés par la grâce de Dieu, c'est une attraction entre semblables. Nous sommes déifiés par le contact avec le Créateur, ramenés à un état bien ordonné, et retrouvons notre plénitude.

dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon, EORHF

09 février 2012

la compassion de Dieu et le mal humain (saint Isaac le Syrien)

De même qu'une puissante fontaine jaillissant n'est pas arrêtée par une poignée de terre, ainsi la compassion du Créateur n'est-elle pas vaincue par la méchanceté de Ses créatures.
saint Isaac le Syrien



Just as a strongly flowing fountain is not blocked up by a handful of earth, so the compassion of the Creator is not overcome by the wickedness of his creatures
Saint Isaac the Syrian

08 février 2012

Comment acquérir un coeur reconnaissant (hiéromoine Tryphon, Eorhf)


Rendre grâce à Dieu pour tout.

Quelles que soient les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons, Dieu nous donne une opportunité pour parvenir à la liberté qui vient de l'acquisition de l'humilité. Quel que soit notre métier, quelle que soit la tâche qu'on nous demande d'accomplir, quoi que la vie nous apporte, tout est une opportunité pour rendre grâce à Dieu.

Quelle que soit la difficulté ou la lutte à laquelle nous sommes confrontés, l'accueillir d'un coeur confiant et avec la volonté de plaire à Dieu, apporte un coeur humble. Et un coeur humble ouvre les portes de cette paix qui surpasse toute compréhension, et les Portes du Paradis.

Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon

07 février 2012

Priez pour ceux qui vous complimentent mais négligez les compliments (saint Jean de Cronstadt)

Lorsque par gentillesse, quelqu'un dit du bien de vous auprès d'autrui, et que la nouvelle vous parvient, ne considérez pas cela comme quelque chose que vous méritez, n'attribuez cela qu'à la bonté de coeur de la personne qui a ainsi parlé de vous. Et priez pour cette personne afin que Dieu la renforce dans sa bonté de coeur et et toute vertu. Mais reconnaissez-vous comme le plus grand des pécheurs, non pas uniquement par humilité, mais en vérité, car vous connaissez vos actes mauvais.
Saint Jean de Cronstadt

(c) http://www.orthphoto.net/photo.php?id=66281&id_jezyk=1

06 février 2012

Ne rien entreprendre sans passer par Dieu (saint Tikhon de Zadonsk)



Au commencement de toute tâche, invoquez le Nom du Seigneur, votre Dieu, et commencez par prier, afin que le Seigneur en favorise l'entreprise et l'achèvement. Et de ceci découle bien évidemment le fait qu'un Chrétien ne devrait jamais entreprendre quoique ce soit de contraire à la Loi de Dieu, mais uniquement ce qui en accord avec elle.
Saint Tikhon de Zadonsk

(c) http://www.orthphoto.net/photo.php?id=66291&id_jezyk=1

05 février 2012

Quelques autres simples paroles (dimanche du Publicain et du Pharisien - prêtre Theodore Liudogovsky)



http://www.pravmir.com/and-further-words-of-foolishness/


"
Deux hommes montèrent prier au temple; l'un était pharisien, l'autre publicain. Debout, le pharisien priait en lui-même : Je Te remercie, mon Dieu, de ne pas être comme le reste des hommes, rapaces, malhonnêtes, adultères, ni même comme le publicain que voilà; je jeûne deux fois la semaine; je paie la dîme de tous mes revenus.
Le publicain, lui, restant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel; il se frappait la poitrine en disant : Ô Dieu, aie pitié du pécheur que je suis!
Eh bien! Je vous le déclare, celui-ci redescendit chez lui justifié, au contraire de l'autre. Quiconque en effet s'élève, sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé.
"
Luc 18,10-14



Le Grand Carême est occupé à se rapprocher progressivement. Le premier élément, c'était dimanche dernier, l'histoire de Zachée. En l'entendant à la Liturgie, nous avons compris qu'il était temps de se préparer au jeûne. Cependant, jusqu'à présent, il est peut-être suffisant de garder à l'esprit la pensée que le grand Carême va bientôt commencer.

Comme rien en la matière ne va commencer avant samedi et dimanche prochain, nous en sommes presqu'enclins à croire que cela n'aura pas lieu. Mais l'Église ne nous laisse pas nous assoupi. Elle ne nous laisse pas stagner dans l'auto-suffisance et la complaisance. Aux matines festives après l'évangile dominical, après le chant "ayant contemplé la Résurrection du Christ" et le Psaume 50, nous entendons une hymne, dont le contenu ne laisse aucun doute : "Ô Donateur de Vie, ouvre-moi les portes de la repentance."

Et au matin, à la Liturgie, c'est la parabole du Publicain et du Pharisien qui est lue.

Qui sont les personnages de cette parabole, racontée il y a 20 siècles? Nous pouvons facilement nous les dépeindre. Ce sont des gens de leur époque et lieu. Le publicain était un collecteur d'impôts, détesté de tous : il extorquait l'argent de ses compatriotes, et une partie était destinée aux occupants romains, et une partie directement pour lui. Cependant, le pharisien était un homme respectable. Un "nationaliste" dans le bon sens du terme, un zélé observateur de la Loi, et même à un degré supérieur, des préceptes des anciens. L'on pourrait argumenter que ces 2-là appartenaient à des groupes sociaux diamétralement opposés au sein de la société israélite de l'époque. Le publicain était sans aucun doute un pécheur, et le pharisien.. Certes, bien sûr, nous sommes tous pécheurs, mais dans l'ensemble, le pharisien était le genre de brave type, un citoyen respectable.

Cependant, la plupart d'entre nous le savent à force d'avoir entendu cette parabole se répéter, le pharisien était le mauvais, et le publicain était bon. Est-ce que c'était vraiment le cas?



Voyons ce que l'Évangile nous dit à propos des autres publicains et autres pharisiens. Prenons par exemple, le publicain Matthieu. Il quitta absolument tout et suivit le Maître. Voici d'autres publicains - le Sauveur s'assied parmi eux et mange avec eux. Mais est-ce que cela signifie que les publicains sont bons par eux mêmes et en eux-mêmes? Non. Le Christ ne dit rien de la sorte, et nulle part dans l'Évangile nous ne trouvons une telle affirmation.

Regardons alors les pharisiens. Est-ce que le Seigneur leur reproche d'être pharisiens, de respecter la Loi, ou de leur "nationalisme" positif? Non, absolument pas. Le Christ avait au contraire déclaré que pas un iota de la Loi ne passerait. Et à la Cananéenne, Il avait répondu "Je suis envoyé aux brebis perdues de la maison d'Israël." On ne trouve ni modernisme ni esprit cosmopolitain ici. De plus, Jésus nous commande d'accomplir tout ce que le pharisien dit faire.

Seulement, ne le faites pas comme eux, nous avertit le Maître. Pourquoi? Parce qu'ils disent, mais ne font pas.

Telle est l'essence de ce pharisaïsme comme nous le comprenons à présent. Le pharisaïsme devint synonyme d'hypocrisie, de duplicité, de piété feinte. Cependant, cet avertissement et la connaissance de ces faits ne nous empêchent pas de commettre encore et encore les mêmes erreurs.

Le publicain était l'opposé du pharisien, mais pas seulement socialement, aussi spirituellement. Il est évident que le publicain est mauvais. Cependant, nombre de publicains le reconnaissaient et voulaient changer. D'un autre côté, les pharisiens - qu'ils soient bons ou pas entièrement bons - se satisfaisaient d'eux-mêmes. Le pharisien affirmait la droiture de sa vie.

Notre Salut est accompli en coopérant avec Dieu. Seul, Dieu saurait faire absolument tout, et Il fait presque tout pour nous - la parabole du Fils Prodigue, qui suivra, nous en parle. Mais l'action et l'effort sont requis de notre part. Ce que sera cette action, vers où nous dirigerons notre volonté, tout cela ne dépend que de nous. Si nous devenons humbles, le Seigneur nous exaltera. Au niveau de la prise de décision, le choix est évident. Cependant, qu'il est difficile d'accomplir réellement ce choix, qu'il est difficile de le confirmer par nos vies!


O Seigneur, aide-nous à changer, et à Te présenter une repentance sincère pendant les jours du Grand Carême!



Dimanche du Pharisien et du Publicain (hiéromoine Tryphon, EORHF)


L'Icône du Dimanche du Publicain et du Pharisien montre les 2 hommes dans l'attitude qu'ils avaient lorsqu'ils entraient au temple pour prier. Le pharisien se dirigeant vers un lieu éminent, d'où tout le monde pourrait le voir. La position de ses mains indique qu'il s'adresse à Dieu, exposant son comportement et ses réalisations. Par contraste, le publicain entre et reste en retrait, loin de la partie la plus sainte du temple. Son attitude montre son ouverture à Dieu, son humilité, et sa soif de miséricorde.

L'icône montre aussi l'état des 2 hommes lorsqu'ils quittent le temple. Suivant les paroles du Christ en Luc 18,14, le publicain s'est vu exalté dans le Royaume de Dieu, du fait de son humilité. Il quitte le temple en étant pardonné, et il montre qu'il reste ouvert à la volonté de Dieu. Par contraste, le pharisien quitte le temple sans avoir été justifié, toujours dans le besoin d'être pardonné. A cause de son orgueil et de son absence de repentance, il sera abaissé devant Dieu, Celui Qui connait la condition de l'âme de tout un chacun, et Qui offrira le don du Salut à ceux qui viendront à Lui dans une véritable repentance.

Dans l'amour du Christ,
hiéromoine Tryphon
All-Mercifull Saviour Orthodox Christian Monastery, ROCOR


Être Lecteur du saint Évangile pour une telle péricope est périlleux, car on ne voit que trop à quel point on correspond peu à celui qui en ressorti justifié...

La Croix, notre arme sur le chemin (saint Jean Chrysostome)

Que nous soyons en route ou à la maison, où que nous puissions nous trouver, la Croix est une grande bénédiction, une armure salutaire, un bouclier invincible, une arme contre le démon.

Et quand vous êtes en guerre avec le démon, vous portez la Croix. De même, lorsque vous endurez ce qui appartient à la Croix, vous portez la Croix du Christ. Ne nous assoupissons pas tranquillement, mais oeuvrons pendant ce court temps ici bas, afin que nous puissions nous reposer éternellement."

saint Jean Chrysostome, homélie sur la Croix


(c) http://www.orthphoto.net/photo.php?id=66277&id_jezyk=1