"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

17 août 2012

Lutter contre les pensées avant qu'elles nous écrasent (saint Maxime le Confesseur)


La mémoire porte d'abord dans l'intelligence une simple pensée. Si cette pensée s'ancre, vient la passion. Si la passion n'est pas écartée, elle incline l'intelligence au consentement. Et quand le consentement est là, on en arrive à l'acte du péché. Le très sage Apôtre, écrivant aux Chrétiens issus des nations païennes, leur ordonne donc d'en finir d'abord avec le résultat du péché, puis, remontant petit à petit et dans l'ordre, d'aboutir à la cause. Et la cause est la cupidité qui, comme il a été dit, engendre et augmente la passion. Elle peut signifier ici la gourmandise, qui est la mère et la nourricière de l'absence de vie chaste. Car la cupidité est mauvaise non seulement quand elle s'attache à l'argent, mais quand elle s'attache à la nourriture. De même que la tempérance s'applique non seulement à la nourriture, mais aussi à l'argent.
Saint Maxime le Confesseur, Centuries sur l'Amour, 1,84