"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

21 février 2013

Saint Ephrem de Nea Makri et la femme athée (Catherine Kalogeratos, Neos Kosmos, Athènes)


Un jour, un ami vint en visite et m'offrit une icône d'un saint nommé Ephrem. Par politesse je l'ai acceptée, tout en me demandant en moi-même comment je ferais pour m'en débarrasser vite et bien, car je ne croyais pas en Dieu. En attendant, je l'ai laissée traîner sur la table de la salle à manger.

Quelques jours plus tard, vers minuit, j'ai vu une petite lumière rouge éclairer l'avant de l'icône du saint. J'ai pris peur mais ça s'est transformée en une sorte de joie intérieure. J'ai pu voir cette lumière brûler toute la nuit, comme une bougie. Le lendemain de ce miracle, j'en ai parlé à mes voisins. Ils en furent fort surpris car ils savaient que je ne croyais pas en Dieu.

Les jours passèrent mais plus de lumière. Je n'ai pas osé toucher l'icône, j'en avais attrapé une grande crainte. J'étais décidée à la donner à n'importe qui car je ne voulais plus revoir cette flamme rouge. Lorsque je suis allée me coucher cette nuit-là, en rêve, j'ai vu saint Ephrem. Il était petit et d'aspect austère. Il portait une longue tunique qui touchait ses pieds, et avait une corde de noeuds comme ceinture - je me souviens en particulier de ses sandales byzantines. Je me suis sentie mal et je n'ai pas osé le fixer du regard. Il me dit d'une voix imposante "Tu ne reverra pas la lumière puisque tu as dit que c'est ce que tu voulais, mais attention - tu peux bien te débarrasser de mon icône, moi je serai quand même toujours ici."

A présent, grâce à saint Ephrem, je crois en Dieu.

Du livre "Evlogeite! A Pilgrim's Guide To Greece", par mère Nectaria Mclees, pp. 625-26.

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