"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)

21 mars 2013

L'homme et la femme sont faits l'un pour l'autre (Genèse 2)


Lecture des Vêpres : Genèse 2,4-19
 

Telle fut l’histoire du ciel et de la terre, quand ils furent créés. Au temps où le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs n’avait encore poussé, car le Seigneur Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol.  Toutefois, un flot montait de terre et arrosait toute la surface du sol.  Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la glaise du sol, Il insuffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant.  Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l'orient, et Il y mit l’homme qu'Il avait modelé.  Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toute espèce d’arbres séduisants à voir et bons à manger, et l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.  Un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin et de là il se divisait pour former quatre bras.  Le premier s’appelle le Pishôn: il contourne tout le pays de Havila, où il y a l’or;  l’or de ce pays est pur et là se trouvent le bdellium et la pierre de cornaline.  Le deuxième fleuve s’appelle le Gihôn: il contourne tout le pays de Kush.  Le troisième fleuve s’appelle le Tigre: il coule à l’orient d’Assur. Le quatrième fleuve est l’Euphrate.  Le Seigneur Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder.  Et le Seigneur Dieu fit à l’homme ce Commandement: "Tu peux manger de tous les arbres du jardin.  Mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, assurément tu mourras."  Le Seigneur Dieu dit: "Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut que Je lui fasse une aide qui lui soit assortie."  Le Seigneur Dieu modela encore du sol toutes les bêtes sauvages et tous les oiseaux du ciel, et Il les amena à l’homme pour voir comment celui-ci les appellerait: chacun devait porter le nom que l’homme lui aurait donné.  L’homme donna des noms à tous les bestiaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes sauvages, mais, pour un homme, Il ne trouva pas l’aide qui lui fût assortie.  Alors le Seigneur Dieu fit tomber une torpeur sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place.  Puis, de la côte qu’Il avait tirée de l’homme, le Seigneur Dieu façonna une femme et l’amena à l’homme.  Alors celui-ci s’écria: "Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair! Celle-ci sera appelée "femme", car elle fut tirée de l’homme, celle-ci!"  C’est pourquoi l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair.


Notes:

1. "La paléontologie s'arrête aux portes du Jardin d'Eden" (Olivier Clément, théologien chrétien orthodoxe). Ces anciens textes bibliques ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Ils expriment des vérités théologiques, ontologiques, et ne sont pas un compendium de recherches scientifiques.

2. Un des aspects spirituels qui nous amène à relire ce passage durant le Grand Carême, c'est ce rappel de "l'état édenique" au niveau alimentaire, qui nous amène à adopter (pour ceux dont ce n'est pas le régime normal) une alimentation végétarienne jusqu'à Pâques, à savoir la nourriture de l'état d'avant la "Chute adamique", état auquel l'Église nous appelle lutter (toute une vie durant) pour parvenir, l'état de béatitude et de vie de communion avec Dieu...

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